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  • L’aspect affligeant de la campagne présidentielle aux USA

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    L’aspect affligeant de la campagne présidentielle aux USA

    Affligeant est un bien faible mot. Comment en sommes nous arrivés là ? Le pays le plus puissant au monde offre un spectacle incroyable et oppose deux personnalités de qualité plutôt médiocre qui s’affrontent sur des sujets et des discours en dessous de la ceinture. Or, de ceux là sortira nécessairement le futur président des USA. Comment alors leur faire confiance ? Comment les suivre, comment les imiter ?

    Imaginez vous un débat au cours duquel les challengers s’accusent de pratiques sexuelles inacceptable, un discours avilissant sur les femmes. Et quand le débat s’ouvre, les deux candidats s’envoient d’incroyables accusations. En présence d’un ancien président US, époux de la candidate démocrate, Donald Trump parle de viols, d’inconduite conjugale, de traitement incroyable des femmes, etc… Alors que le monde entier attend de connaître les orientations économiques du pays.

    Pendant ce temps, la Russie de Vladimir Poutine avance ses pions sur place en Syrie et ne reculera pas car l’hyperpuissance est paralysée par la campagne électorale jusqu’au début de janvier 2017… D’ici là, Alep aura été noyée sous les bombes et Daesh aura probablement disparu au plan territorial.

    Les USA auront beaucoup de travail à fournir s’ils veulent restaurer leur leadership moral mondial. Les inconduites sexuelles de Bill Clinton appartiennent au passé mais elles jettent toujours une lumière crue sur la candidate qui peine à apparaître comme une personnalité vertueuse et irréprochable.

    Il est probable que Hillary Clinton deviendra la future président. Est ce un gage sérieux pour l’avenir ? J’en doute. Mais comme disent les Britanniques : Wait and see…

     

  • Les hommes politiques et les femmes: le cas de Donald Trump…

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    Les hommes politiques et les femmes: le cas de Donald Trump…

    Les récentes révélations concernant certains agissements particulièrement choquants à l’endroit des femmes, de la part du candidat républicain à l’élection présidentielle US auront au moins un effet bénéfique, ont au moins un mérite : attirer enfin l’attention sur une insupportable injustice commise à l’endroit des femmes par des hommes disposant d’un pouvoir, qu’il soit financier ou politique et parfois les deux.

    Je ne reviendrai pas sur les détails signalés avec une veulerie incroyable par cet homme qui veut diriger la plus puissante nation au monde. Je risquerai simplement quelques réflexions sur deux aspects de cette injustice : ceux qui usent de leur position de force pour mettre des femmes, dépendant d’eux, sous coupe réglée, et aussi, hélas, des femmes qui usent de leurs charmes pour obtenir ce qu’elles veulent : une nomination politique ou administrative, une augmentation de salaire ou une mesure individuelle qu’elles ne peuvent pas obtenir par des moyens plus légaux…

    Qu’on me comprenne bien car je veux éviter tout malentendu : je condamne absolument et sans la moindre réserve, les mœurs inqualifiables de ces hommes politiques ou de ces patrons, ou de ces petits chefs, qui écrasent, avilissent ou assujettissent de pauvres femmes, qui doivent travailler pour subsister et assurer le quotidien de leurs familles, surtout quand elles élèvent seules leurs enfants. Refuser d’accorder leurs faveurs à ceux dont elles dépendent économiquement signifie presque toujours la perte de l’emploi, être victime de bassesses et de brimades dans leur vie quotidienne, au travail, avec des répercussions presque automatiques dans leur vie privée…

    Des êtres qui s’aiment n’ont pas à être conformistes ni à bannir certaines pratiques amoureuses que chacun ou chacune est libre d’aimer, de rechercher ou de prodiguer. Mais dans le cas qui nous occupe, on assiste à un cynisme éhonté et même fier de sa conduite, présentée comme une victoire, un triomphalisme personnel.

    Dans les milieux de pouvoir (culturel, économique, politique) les femmes ont longtemps subi et continuent de subir le diktat des hommes : l’homme (avec un petit h) ne doit pas être un loup pour la femme… Quand les deux s’aiment, ils se complètent, s’unissent, voire, pour les plus chanceux et les plus comblés, fusionnent… C’est tout le contraire de présenter ces privautés sexuelles comme une domination, un asservissement, une dévaluation…

    A ce cynisme masculin qui dure depuis des temps immémoriaux, largement impuni et devenu presque une banalité, fait face, depuis peu, un cynisme de même nature, mais incarné par des femmes qui entendent user à l’égard des hommes des mêmes armes que ces derniers utilisent contre elles… Elles aussi recherchent le plaisir arraché à l’homme, el compromettent par des maternités dissimulées pour être ensuite brandies au grand jour, ruinant la vie familiale des imprudents qui pensaient jouir impunément d’une double vie… Elles instrumentalisent les hommes comme ces derniers les ont cyniquement instrumentalisées…

    Récemment, une chaîne de télévision a diffusé un filme américain où un homme marié, un magnat de l’industrie a eu une aventure avec une femme qui se retrouve enceinte de ses œuvres, lui demande de reconnaître l’enfant et de tout abandonner pour la rejoindre… Ce qu’il refuse de faire, provoquant par là même la ruine de se vie de famille.

    Changer l’homme, voici la chose la plus dure à faire. Pour rénover la politique, introduire plus de justice sociale, égaliser les relations entre les sexes, bref instaurer un ordre éthique universel, c’est qu’il faut modifier en profondeur. Chaque jour que Dieu fait, nous prenons nos repas ou conduisons nos voitures en écoutant les médias égrener le nombre de morts causés par la guerre et des catastrophes naturels : la ruine de l’existence de milliers de nos congénères ne nous coupent pas l’appétit. Nous sommes devenus comme les bactéries résistant aux antibiotiques… C’est peu glorieux.

    Certains, les plus cyniques ou les plus désabusés d’entre eux, que les femmes sont imprévisibles, d’humeur changeante, imprudentes, intéressées, ambitieuses, manipulatrices, et j’en passe ! Cela peut être vrai dans certain cas comme pour les hommes mais de là à en faire une généralisation, voilà une ligne rouge qu’il est interdit de franchir.

     

  • Poutine osera t il envahir les républiques baltes?

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    Tension croisssante entre Moscou et Washington: Poutine osera t il envahir les républiques baltes?

    La question est loin d’être saugrenue. Après l’inaction des Occidentaux lors de l’annexion de la Crimée, Poutine n’a pas été découragée dans sa volonté de rétablir la grandeur passée de la Russie. Il a dit partout que le jour le plus triste de sa vie fut la chute de l’URSS et ajouté qu’il regrettait amèrement la politique suivie par Gorbatchev.

    Depuis lors, la tension est allée croissant entre les USA et la Russie au point que le secrétaire d’Etat US a accusé publiquement Moscou de crimes de guerre en Syrie. Depuis ces graves accusations, Moscou et son allié syrien continuent de bombarder la ville d’Alep où quelques centaines de djihadistes sont encore retranchés. Mais pas pour longtemps car les plans des Russes et de Bachar sont clairs : il faut reprendre la ville, battre à plate couture les rebelles, qu’ils sont d’opposition modérée ou de Daesh car c’est la seule manière de réimplanter la Russie au Proche Orient et d’étouffer dans l’œuf des velléités islamistes dans les secteurs musulmans de la fédération de Russie.

    N’oublons pas l’Ukraine où Poutine refuse obstinément d’appliquer les accords de Minsk. On déplore des centaines et des centaines de mort dans une guerre qui ne dit pas son vrai nom. C’est pourquoi, dans toute l’Europe de l’est on observe les faits et gestes de Poutine avec une inquiétude à peine dissimulée. Le pays qui se sent menacé et qui se réarme est évidemment la Pologne qui a subi un demi siècle durant la botte soviétique. Mais la Mologne compte plusieurs dizaines de millions d’habitants, ce qui n’est pas le cas des républiques baltes dont l’adhésion à l’OTAN mécontente gravement Moscou laquelle serait capable d’y fomenter des troubles, voire des menées séparatistes.

    D’autres agissements russes à Moscou même suscitent bien des inquiétudes de la part des USA : des diplomates US ont été drogués dans un bar. Le troisième secrétaire de l’Ambassade a été victime d’une agression commise par un policier à deux pas de son ambassade. D’autres diplomates retrouvent leur domicile avec la télévision allumée, des choses dérangées alors qu’ils avaient tout laissé en ordre en quittant l’appartement. Ce harcèlement semble systématique et même les protestations au plus haut niveau n’y ont pas mis bon ordre.

    Même à l’ONU la Russie va opposer son véto à la résolution française ; le ministre français a fait preuve de naïveté lorsque son homologue Lavrov a répondu qu’on allait travailler sur la résolution… Résultat : les Russes ont produit une contre résolution où il n’est fait aucune mention des bombardements. Coup d’épée dans l’eau de la diplomatie française laquelle a tenté de revenir dans le jeu… Avec le succès qu’on l’on sait.

    Que ferons nous si les Russes s’en prenaient aux Etats baltes ? Je rappelle que Pour-tine a renforcé la défense anti-aérienne de sa base à Tartous…

  • Les casques blancs syriens méritent le Prix Nobel de la Paix

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    Les casques blancs syriens méritent le Prix Nobel de la Paix

    Ils se sont rendus célèbres par une devise qui figure dans le Talmud de Babylone depuis les IIIe-Ve siècle de notre ère : Qui sauve une seule vie sauve l’humanité dans sa totalité. Cette recommandation hautement éthique figure dans la quasi totalité des religions et des spiritualités, celles qui sont authentiques et ne tuent jamais, au grand jamais, au nom de Dieu…

    On a vu ces hommes, ces volontaires, affronter les risques de chute, voire de mort sous les décombres provoqués par les bombardements et les attaques de toutes sortes. Ce matin encore, on a vu un jeune casque blanc en pleurs, tenant entre ses mains, un nouveau-né d’un mois, arraché à la mort. Ces hommes, tous des volontaires, proviennent de toutes les classes sociales et n’ont qu’un objectif : se porter au secours de leurs concitoyens, sans distinction de couleur de peau ni de religion. Le respect de la vie humaine prime sur tout le reste.

    Je trouve symbolique le fait que des Syriens prennent pour devise un apophtegme talmudique, ce qui montre une fois de plus l’universalité de la loi morale, laquelle se place au-dessus des religions et des dénominations confessionnelles ; surtout dans une région du monde où elles forment une mosaïque, génératrice d’identités meurtrières, pour parler comme M. Amin Maalouf.

    Auront ils le prix Nobel de la paix ces casques blancs ? Je l’ignore, mais sans faire de peine peine à personne, je dois dire qu’ils le méritent.

  • Les primaires à la présidentielle française: quelques réflexions

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    Les primaires à la présidentielle française: quelques réflexions

    C’est une nouveauté sans conteste : depuis quelque temps, on a décidé de départager les candidats à l’élection présidentielle en convoquant les électeurs avant l’élection elle-même, ce qui veut dire qu’on préjuge du résultat final puisqu’on empêche fatalement d’autres gens de se présenter, considérant qu’ils n’avaient aucune chance de l’emporter. On peut donc dire que le postulat de cette pratique est largement contestable. Mais c’est l’air du temps et il faut s’y plier. Toutefois, cette approche souffre quelques exceptions puisque tous les candidats de gauche ne participeront pas aux primaires pour une simple raison : ils dépendent de l’organisation matérielle de cette primaire par les partis, lesquels n’agissent pas toujours par pure philanthropie. Et surtout ceux qui participent à cet écrémage, pour ainsi dire, s’engagent à soutenir le candidat arrivé en tête… Des gens comme Jean-Luc Mélenchon font cavalier seul.

    Un mot des candidats connus à droite ou à gauche : A droite, la question se jouera entre deux candidats, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, mais il en est un qui fait du forcing médiatique juste pour être assuré de ne pas retomber dans le néant après l’élection, étant entendu qu’il n’a strictement aucune chance. Il en devient même extravagant et agaçant. En particulier quand il fait semblant de ne se rallier à aucun candidat, ce qui montre bien qu’il poursuit des visées personnelles de carrière…

    Tant de candidats à droite se sont déclarés uniquement pour exister médiatiquement ; ainsi, ils sont invités par les radios et les télévisions. Le meilleur exemple nous est livré par ce député qui n’a même pas été capable de réunir les parrainages nécessaires…

    Ce spectacle est désolant et il faut tout faire pour y remédier.

  • Pourquoi Poutine et Bachar veulent en finir avec Alep au plus vite

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    Pourquoi Poutine et Bacahr veulent en finir avec Alep au plus vite

     

    Une course de vitesse s'est engagée entre les deux grandes puissances, les USA et la Russie.Poutine sait que les Occidentaux vont bientôt en finir avec Daesh à Mossoul, en Irak. Il se dit qu'alors naîtrait une situation nouvelle rendant nécessaires des négociations de paix alors que lui et son allié Bachar seraient encore empêtrés dans le bourbier syrien. Alors, il jette toutes ses forces dans la bataille. C'est un cynisme qui caractérise les Etats, ces monstres au sang froid...

    Poutine ne s'arrêtra que lorsque les insurgés d'Alep seront vaincus ou auront pris la fuite.. Il a même dépêché sur place un porte avions, comme vient de le faire la France. Derrière ces calsuls qui font froid dans le dos, la population d'Alep, prise par les rebelles, endure le pire et vit un martyre

    Si les Occidentaux font tomber Mossoul, Poutine veut les prendre de vitesse et recoqnuérir Alep afin de dire qu'il est temps de venir à la table des négociations. En effet, c'est un traitement symétrique qui s'impose: vous faites tomber Mossoul, nous reprenons Alep et ferons tomber Rakka. Vous voulez faire gagner votre camp, celui des partisans de l'opposition modérée, non islamiste, de notre côté nous jetons toutes nos forces dans la bataille afin que notre homme sur place, Bachar, soit absolument incontournable.

    Au fond, les deux grandes puissances s'opposent sur le champ de bataille syrien, comme d'ailleurs l'Iran et son ennemi chiite juré, l'Arabie Saoudite. Et la Syrie dans tout cela? Bientôt 350 000 morts, voire plus, hélas, et un pays dévasté qu'il faudra des décennies pour qu'il renaisse de ses cendres.

    La physionomie de la Syrie ne sera plus la même au terme de ce terrible conflit. Israël ne passera plus pour l'ennemi prirotaire car d'autres affrontement seront plus urgents: les Kurdes, aux prises avec la Syrie, la Turquie, l'Iran et l'Irak. Cela ne se passera pas très bien. On comprend qu'Obama ait en peur de s'embourber dans le guêpier syrien.

    Mais il n'est pas exclu qu'il hâte la reconquête de Mossoul afin de libérer l'Irak avant le début de janvier, date de son départ de la Maison Blanche.

    Parfois, on se demande d'où peut bien provenir cette indestructible propension des hommes à la violence et à l'auto-destruction