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  • La pieuvre

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    La pieuvre terroriste

    Au moment où je rédige ce texte, les forces de police sont en train de donner l’assaut à deux appartements situés à Saint-Denis en Seine Saint-Denis, une région connue pour sa population étrangère et son marasme économique et social.

    J’ai suivi cela sur les télévisions depuis plusieurs heures et les informations diffusées font froid dans le dos. De quoi s’agit il ?

    Les services de police et du renseignement ont acquis la certitude, en analysant les indices découverts, que le concepteur de l’opération était encore sur place en France, qu’une autre équipe, repliée en Seine Saint Denis, allait de nouveau passer à l’action pour commettre des attentats.

    Au moment où j’écris, trois terroristes ont été tués dans un appartement en plein centre ville, six autres ont été appréhendés dans un appartement voisin, et le tout à moins d’un km du stade de France. Par ailleurs, dans le premier appartement, une femme s’est fait exploser en actionnant sa ceinture d’explosifs.

    Du jamais vu, absolument inouï. C’est une guerre que l’on a transplantée sur le territoire national avec d’évidentes complicités intérieures, des gens, bien que nés en France, s’acharnent à détruire ce pays et à massacrer ses habitants qui sont pourtant leurs compatriotes mais pas leurs coreligionnaires : c’est de là que vient tout le mal.

    Le gouvernement a visiblement été pris de court. Il n’a rien vu venir, rien prévu. Heureusement, que les services de police réussissent à rattraper le retard et que les kamikazes ont commis quelques erreurs, en laissant derrière eux des indices permettant de remonter jusqu’à eux.

    Quand donc cela va t il s’arrêter ? On sent un désarroi même dans les cercles dirigeants ; c’est pourquoi il faut bien réfléchir avant de maintenir la COP 21. Je me demande si les chefs d’Etats les plus importants vont vraiment faire le déplacement.

    Il faut une prise de conscience. Des interrogations angoissantes assaillent notre esprit. Pouvons nous, devons nous tenter d’intégrer des gens qui n’ont visiblement pas les mêmes valeurs judéo-chrétienne que nous ? La France a généreusement accueilli toutes ces populations, leur prodiguant aide et assistance, éducation et culture. Or, ce sont elles ou leurs enfants que l’on retrouve dans les rangs de Daesh avec un seul point commun : la haine du pays qui a tant fait pour eux.

    A Versailles, on a vu le chef de l’Etat revenir sur tous les idéaux dits de gauche. Et s’aligner sur des positions proches du FN. Il faut abandonner les postures idéologiques et réfléchir aux mesures les plus saines en vue de sauver la patrie et la nation.

  • Ce qu'il faut retenir du discours au congrès de Versailles

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    Ce qu’il faut retenir du discours de François Hollande au Congrès à Versailles

    Sans chercher à amoindrir la portée ni la valeur du discours du Président Hollande, il faut bien reconnaître qu’en dépit de la solennité et de la douleur ressentie par toute la France, l’intervention manquait de souffle. Certes, il y a un virage incroyable, toutes les doctrines de la diplomation française sont abandonnées, au grand dam de Laurent Fabius. Enfin, M. Hollande a compris qu’il fallait oublier Bachar et se concentrer sur Daesh, n’en déplaise aux monarchies pétrolières du Golfe. Enfin, on a compris qu’il fallait fermer les mosquées extrémistes et déchoir de la nationalité française ceux qui commettent des actes de terrorisme.

    Mais on se pose des questions : pourquoi avoir tant attendu ? Depuis les lendemains de ce terrible mois de janvier de cette même année, la France avait été durement touchée, il fallait réagir. Et même dans le cas présent, les questions nécessaires n’ont pas été posées au ministère de l’intérieur : comment s’explique cette cécité, cette ignorance de ce qui se tramait ?

    Différentes questions existentielles se posent : devons nous continuer à accorder la nationalités française sans trop de discernement ? Devons nous dépenser encre tant de milliards pour la réhabilitation des banlieues ? Ne faut il pas exiger fermement de ceux qui veulent vivre en France un minimum d’amour de la patrie ? Existe t il une compatibilité entre l’essence de ces terroristes et la culture européenne, de nature judéo-chrétienne ?

    On a vu avec une certaine surprise que le président actuel a accédé aux demandes du FN qui fait de ces mesures un axe central de sa politique.

    L’heure est grave. Il faut rechercher l’intérêt national exclusivement. Il faut laisser de côté les luttes partisanes. Les attentats barbares d’hier nous forcent à avoir désormais une vue manichéenne des choses : d’un côté le bien, et de l’autre, le mal.

    Des journalistes, désemparés, posent des questions sans réponse à des spécialistes, authentiques ou prétendus tels : comment des gens peuvent ils ainsi, du jour au lendemain, sombrer dans le djihadisme ? Et qu’on ne vienne pas nous dire que c’est la faute de la France. Quand je pense que la grande majorité de ces terroristes ont français et qu’ils ont abattu, sans ciller, des dizaines de leurs compatriotes au motif qu’ils ne sont pas leurs coreligionnaires…

    Et c’est encore plus absurde : à la télévision, deux hommes arabo-musulmans déploraient la mort de leurs deux sœurs qui laissent des orphelins derrière elles…

    Et l’un des tueurs était chauffeur de bus dans une banlieue… C’est incroyable. On croit rêver.

    Le parti au pouvoir va sûrement perdre les élections régionales. Mais il est des victoires qui discréditent ceux qui les remportent en usant de moyens peu recommandables et des défaites qui honorent sans jamais couvrir de honte ceux qui les subissent.

  • Sommes nous en guerre?

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    Sommes nous en guerre ?

    Ce matin sur I-Télé M. Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre, a fait une mise au point que je juge très appropriée. Il s’est interrogé sur les déclarations très hâtives et plutôt émotives des deux têtes de l’exécutif, selon lesquelles, nous sommes en guerre… L’orateur a expliqué que l’usage abusif de cette phrase ne s’accompagnait évidemment pas de mesures généralement prises en temps de guerre : suspension des libertés publiques, mise entre parenthèses du parlement, vote des pleins pouvoirs, fermeture des frontières, internement d’une certaine frange de la population qui pactise avec l’ennemi, sorte d’ennemi intérieur, etc…

     

    En gros, cet homme politique voulait attirer l’attention sur le fait qe toutes les mesures n’avaient pas été prises, pour être en accord avec de telles déclarations. Il est vrai que depuis hier soir et plus encore ce matin, les critiques pleuvent sur l’action des pouvoirs publics

     

    Pourquoi a t on accordé aux terroristes du Bataclan plus de deux heures de répit avant de donner l’assaut, sachant qu’ils mettraient ce temps à profit pour mettre à mort des dizaines de personnes ? Chacun sait que ces terroristes sont des kamikazes, ils n’avaient rien à discuter ni à négocier.

     

    D’autres critiques touchent l’inaction du gouvernement, voire son inertie, concernant les imams radicalisés, prêcheurs de haine et de culture de mort, ou les Arabes ayant une fiche S, ou encore les binationaux : pourquoi ne pas donner un sérieux coup de pied dans la fourmilière ? Mais ceci s’applique aussi à la Belgique ou tout un quartier de la capitale belge est devenu un sanctuaire de salafistes.

     

    Depuis ce matin, plus de 180 perquisitions ont été lancées et la police a découvert des armes (même un lance-roquette) et des munitions. Se pose aussi la question du cheval de Troyes. D’aucune disent même dans la presse étrangère que l’Europe, en accueillant tous ces étrangers et faux réfugiés, réchauffe en son sein l’œuf du serpent.

     

    Je crains que des lendemains douloureux nous attendent. Tant de décennies d’attentisme, de négligence, voire d’amateurisme ne sauraient être réparées en un quart d’heure.

     

    Et de grâce que la France cesse de réclamer le départ de Bachar avant d’agir ; il faut que les deux coalition fusionnent (ce sera plus tuile que pour les régionales) et que l’on éradique les ennemis de la vie, de la culture et du bonbeur.

     

    Deux indices d’un relèvement de la tête : on a refusé de complaire aux demandes inconvenantes du président Rouhani qui bannissait le vin de la table présidentielle et François Hollande a bombardé énergiquement l’EI en réponse à leurs crimes d’avant hier à Paris

  • un Français parmi les assaillants, un faux réfugié aussi...

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    Un Français parmi les assaillants, un faux réfugié aussi

     

    Ces deux découvertes vont révolutionner les dimensions des attentats d’avant-hier à Paris. Ainsi donc, l’Etat Islamique met sa menace à exécution : il forme en Syrie des terroristes qu’il renvoie dans leurs pays d’Europe, dont ils sont originaires, avec pour mission de perpétrer des attentats. Cette politique a accompli ses effets avec une précision meurtrière à Paris.

     

    La population française qui vit en paix depuis plus de 70 ans a fait connaissance avec le terrorisme de masse. Le nombre de victimes l’atteste sans difficulté/ En général, de tels actes terroristes surviennent en Afghanistan, en Syrie, au Yémen, en Irak, au Pakistan, dans les pays d’Afrique noire ou du nord… Et voici que cela arrive au cœur même de la France, à Paris. Du jamais vu, inouï.

     

    Le fait que l’un des terroristes kamikazes soit de nationalité française va sûrement conduire à encore plus de clivages au sein de la société française qui va s’interroger sur le réel degré d’attachement et d’appartenance à la communauté nationale française. On entend déjà des gens dire qu’une certaine frange de la population d’origine étrangère habite le pays sans y vivre. Traduisez : ils ne s’intègrent pas, ne s’assimilent pas, rejettent nos valeurs et leur regard les porte vers d’autres horizons. Mais au lieu de s’y rendre et de s’y fixer, ils vont là bas pour se militariser et se former, et reviennent dans leur pays de naissance pour y semer la destruction et la mort. Cela aura des conséquences et se fera sentir largement non seulement dans les prochaines élections mais aussi dans celles qui vont suivre. Et cela n’améliorera pas l’intégration de ces populations vivant en marge des grandes villes.

     

    Le deuxième motif d’inquiétude concerne ces faux réfugiés, adeptes de l’EI, qui se sont glissés parmi les migrants, dans le seul but d’entrer plus facilement dans les pays où ils veulent commettre des attentats. Et dans ce contexte, Madame Merkel a du souci à se faire. Cette trahison, cette bassesse inqualifiable va porter préjudice aux vrais réfugiés, en quête d’un havre de paix où ils pourront enfin assurer un avenir à leurs enfants, loin des zones de combat et d’attentats.

     

    De tous les hommes politiques d’envergure, seul Alain Juppé a eu le courage et la sagesse d’aborder cette question qui de toute façon va continuer de se psoer avec une acuité croissante : comment combattre ce communautarisme guerrier ? Avec quelles armes ? L’Etat de droit doit il les suivre sur leur propre terrain où on ne respecte rien, ni foi ni loi ? Ce serait une victoire pour les ennemis de la liberté.

     

    Mais on constate aussi que ces terroristes ont déjà remporté une victoire psychologique : les Parisiens, les Français en général, sortent peu, changent de comportement, bref ont peur. Ce qui se comprend : chaque jour apporte son lot de nouveaux témoignages où l’on voit que les actes les plus anodins ne sont plus sans danger. Exemple : un jeune homme donne rendez vous à sa petite amie dans un petit restaurant du XIe arrondissement. La rencontre turne au vinaigre, ils se quittent et sortent de la terrasse qui, quelques secondes plus tard, sera mitraillée à l’arme automatique…

     

    Cette providentielle chamaillerie leur aura sauvé la vie. Impénétrables sont les voies de la Providence qui confient à d’humaines mains la sauvegarde ou la perte de nos vies…

     

    Mais comme je l’écrivais hier matin, tant qu’Obama est en plae, on ne pourra rien faire. Il faut changer de stratégie, même les généraux US en conviennent, pourtant leur commandant en chef ne bouge. Mais qu’attend il ? Un nouveau 11 septembre ? Qu’à Dieu ne plaise.

  • L'abomination de la désolation, les attaques terroristes à Paris

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    L'abominationn de la désolation, les attaques terroristes à Paris, hier soir

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  • La nouvelle stratégie de l'Etat Islamique

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    La nouvelle stratégie de l’Etat Islamique

    A l’évidence, l’intervention massive de l’armée de Vladimir Poutine en Syrie, notamment l’inestimable appui aérien accordé à l’armée de Bachar, a fait ses preuves. En quelques semaines, Poutine a changé la donne, ce que des années de bombardement US n’ont pas réussi à faire. Depuis deux semaines, l’armée syrienne a reconquis des positions stratégiques appréciables qui ont mis l’EI sur la défensive. Petit à petit, les Russes donnent de puissants coups de massue à l’EI qui s’est affaiblie sur place. On parle même d’une très vaste offensive des Kurdes d’Irak et de Syrie, vertébrés par les USA et leur coalition, sur la ville de Rakka et de Mossoul. Cela a désorganisé les forces de l’EI qui a dû rappeler des centaines d’hommes, dégarnissant ainsi d’autres fronts où sa situation est vulnérable, voire critique. Enfin, l’armée de l’air US a ciblé le tueur en chef de l’EU, le tristement célèbre Djihadi John qui avait commencé sa carrière en décapitant les deux journalistes américains.

    Face à cet affaiblissement, l’EI a décidé d’exporter ses frappes : il y a quelque semaines, ce fut l’avion russe, et hier un effroyable attentat-suicide dans le fief du Hezbollah à Beyrouth, faisant près de 50 morts et plus de 200 blessés. Le lien entre ces deux attentats (Sinaï et Liban) n’est autre que la Syrie : les Russes, comme le Hezbollah, aident Bachar que l’EI combat férocement depuis quatre ans. Si les choses se poursuivent au même rythme, l’EI disparaîtra de la carte plus vite que prévu. Mais Barack Obama porte une très lourde responsabilité dans cette affaire : au lieu de réagir vite en envoyant des troupes au sol, il a fait perdre plus de deux ans au monde civilisé, l’empêchant de frapper vite et fort. L’Histoire retiendra cela.

    S’il est permis de faire des paris sur l’avenir, on peut espérer un nouveau Proche Orient à la fin de cette guerre horrible. La Syrie ne sera plus ce qu’elle était du temps de la splendeur des Assad ; elle ne pourra même plus assurer son intégrité territoriale. IL existe déjà une partition de fait ; les Kurdes ne rentreront plus au bercail calmement, les Sunnites non plus, sans même parler des autres minorités ethniques et religieuses.

    Que vont faire les états voisins ? Ils seront confrontés aux avancées des Iraniens dans cette région. C’est pour cela que l’Iran ne se résoudra jamais à la chute de Bachar ou à l’installation d’un régime hostile à Damas. Ce serait sonner le glas de son influence au Proche Orient. Mais si cela dure plus que prévu et si EI oppose une résistance farouche, c’est l’affaiblissement du Hezbollah qui surviendra inéluctablement. La milice chiite a perdu des centaines d’hommes lors des combats.

    Israël scrute avec une attention soutenue ce qui se passe à ses abords. Dans un Proche Orient où tous les états existants sont menacés de désintégration, il est le seul havre de paix et de démocratie.

  • Manuel Valls souhaite t il un gouvernement d’union nationale ?

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    Manuel Valls souhaite t il un gouvernement d’union nationale ?

    Ce matin sur BFM TV les journalistes se sont demandé ce que Manuel Valls pouvait bien signifier en utilisant l’expression suivante : il faut tout faire pour empêcher le FN de gagner une région… Et ils ont proposé en guise d’exégèse de cette déclaration plusieurs pistes allant, plus ou moins, dans le même sens : une fusion des listes au second tour des régionales. Ou désistement simple et clair en faveur de la liste républicaine la mieux placée.

    Dans la foulée, une journaliste politique a dit que cela pouvait ouvrir la voie à une stratégie d’union nationale, donnant ainsi raison aux dénonciations de l’UMPS si chères à Marine Le Pen. La journaliste a ensuite détaillé quelques thèmes où les positions des uns et des autres (la gauche et Les Républicains) n’étaient pas inconciliables. Filant encore plus la métaphore, les journalistes ont intégré à leurs spéculations l’invitation adressée par François Hollande à Nicolas Sarkozy de participer aux commémorations du 11 novembre. Selon eux, une telle initiative accréditerait un tel rapprochement aux yeux de l’opinion. On verrait côte à côte à la télévision deux hommes, l’ancien et l’actuel président, œuvrant pour la France dans le souvenir des grandes dates de la nation.

    C’est très beau sur le papier mais irréalisable sur le terrain. Depuis plusieurs mois, voire près de deux ans, ce blog plaide pour une brève période d’union nationale où les deux grands partis de droite et de gauche auraient quelques objectifs prioritaires afin de relever le pays et résoudre les problèmes les plus graves. Et quinze mois avant la nouvelle échéance présidentielle, chacun reprendrait sa liberté en présentant son propre candidat.

    Disons à présent pourquoi cette vue de l’esprit est une véritable utopie : d’abord, il est trop tard et le pouvoir ne cherche qu’une chose : amortir, autant que faire se peut, la déroute aux régionales. Ensuite, la droite n’acceptera jamais de voler au secours d’une gauche qu’elle rêve de battre à plate couture aux prochaines élections. Enfin, il y a cet esprit français, rétif à toute grande coalition à l’allemande.

    La France souffre de cet antagonisme latin qui croit pouvoir régenter le pays avec 50% des voix : une moitié ne peut pas gouverner le pays contre l’autre moitié.

    Mais revenons pour conclure sur la phrase de l’actuel Premier Ministre : on ne peut pas prendre position contre près de 30% de l’électorat. Ce sont tout simplement de bons Français qui s’alarment de ce qui se passe : hausse du chômage, hausse de l’insécurité, baisse du pouvoir d’achat, absence de perspectives, etc… Et puis, disons le tout net : si le FN est dangereux, qu’on l’interdise, sinon qu’on cesse d’agiter de telles menaces !

    Il faudrait que la politique redevienne cet art noble, que les hommes politiques ne soient plus des politiciens. Et enfin que la fonction politique ne soit plus un job à temps plein. Après quelques mandats on doit retourner dans l’entreprise ou la fonction publique. Plus de politiciens professionnels.

  • Barack OBama et Benjamin Netanyahou

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    Barack Obama et Benjamin Netanyahou

     

    Voici deux chefs d’Etat qui ne s’apprécient guère et qui sont contraints d’œuvrer ensemble en raison de la situation stratégique et de la convergence de leurs intérêts dans une région très dangereuse. On sait que l’alliance entre les USA et Israël est pérenne et ne pourra jamais disparaître, même si les projets de B. Obama et son attitude face au problème iranien ont porté atteinte gravement à cette entente.

    1. Obama est devenu, à tort ou à raison, l’homme le plus détesté d’Israël, le président US le moins aimé de tout le pays. Certains vont même jusqu’à en faire un ennemi d’Israël en raison de sa propre filiation paternelle, ce qui est plutôt exagéré.

    Comme tous ses prédécesseurs démocrates, voire nettement plus qu’eux, Obama a tenté de faire fléchir Israël, voire contraindre son gouvernement à accepter des conditions difficiles pour accéder à la paix avec les Arabes. L’intention est très louable mais le danger, aux yeux d’Israël, est très grand.

    Aujourd’hui, Obama ne peut plus rien faire, il est, ce que les USA appellent a lame duck… Israël obtiendra certainement cette hausse substantielle de l’aide américaine. Obama lui-même sera obligé de s’y soumettre, faute de quoi il compromettrait gravement les chances d’un autre démocrate à accéder à la Maison Blanche.

    En réalité, cette discrépance dépasse, et de loin, le conflit entre les deux hommes : d’un côté, vous avez des USA qui désengagent du Proche Orient et qui ont les yeux rivés sur le Pacifique et l’Asie, de l’autre vous avez un Etat juif qui est concentré sur l’Iran.

    Et d’ailleurs, à ce sujet, on relèvera une phrase d’Obama de nature à inquiéter les Iraniens : Israël, a t il dit, a le droit de se défendre… Mais il n’a pas été plus précis. Toutes les options sont sur la table.

    Ce serait tellement mieux si les hommes étaient plus sages.

  • Le Front NAtional veut la suppression du regroupement familial ?

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    Le Front National veut supprimer le regroupement familial ?

     

     

     

    Ce matin même, sur deux stations de radio périphérique différentes, un homme politique de gauche, Moscovici et un homme de droite ou d’extrême droite, Philippot, ont évoqué ce qui semble être les deux préoccupations fondamentales des Français : se sentir envahis et se sentir déclassés. Mais chacun de ces deux intervenants ne donne pas la même solution : pour Moscovici, c’est faux et les immigrés peuvent dans certaines conditions apporter un bénéfice, et pour Philippot, c’est la source de tous les maux dont souffre le pays.

     

     

     

    Le FN a toujours dénoncé la décision prise sans discernement par Valéry Giscard d’Estaing d’instaurer le regroupement familial ; les travailleurs, loin de leurs familles réclamaient une telle mesure mais les gouvernants de l’époque ne se doutaient pas que cela changerait les équilibres, que l’islam deviendrait ainsi la seconde religion de France, qu’on aurait d’insolubles problèmes dans les banlieues, que le FN lui-même en tirerait avantage, etc…

     

     

     

    Si l’on regarde les choses objectivement, on doit reconnaître que si la France s’y était opposée, le regroupement familial nous aurait été imposé par l’Europe et Bruxelles. Mais le FN souligne qu’on aurait dû veiller à l’application concrète qui a donné lieu à tant d’abus. Un exemple : un homme venu d’Afrique noire et qui entend bénéficier de ce droit que la loi lui octroie  , n’a pas une seule épouse ou concubine mais plusieurs ; il n’a pas deux ou trois enfants comme la moyenne des familles françaises, mais quatre ou cinq fois plus. Comment faire face ?

     

     

     

    Une fois sur place, cet homme demande une HLM ou un ILM et finit par l’obtenir. Une famille française de souche qui attend depuis des années, s’en offusque et exprime sa défiance en votant pour le FN.

     

     

     

    Voilà pourquoi cette mesure du FN (la suppression du regroupement familial) est si populaire, en dépit du silence gêné que l’on observe autour de soi.

     

     

     

    La même chose vaut du droit de vote des étrangers, une promesse que Manuel Valls s’est empressé d’enterrer sans tambour ni trompette, tant elle aurait provoqué une vague d’indignation dans ce pays, jadis fille aînée de l’église.

     

     

     

    Nous allons vers des temps difficiles car les partis de gouvernement ne réussissent pas à régler les problèmes.

     

  • Incertitudes et fragilités égyptiennes

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    Incertitudes et fragilités égyptiennes…

     

     

     

    Est ce qu’un jour, que nous souhaitons proche, les pays du Maghreb et du Moyen Orient se rapprocheront de la mentalité européenne, qui se veut scientifique, rigoureuse et fiable ? On peut hélas en douter encore un peu, surtout en considérant l’attitude égyptienne faite d’atermoiements et de contre vérités des autorités suite à la destruction par une bombe de l’avion russe décollant de la station balnéaire du SinaÏ .

     

     

     

    Certes, le pays du Nil joue gros, il y va de sa survie économique et politique. Sans oublier la crédibilité de son chef qui clamait haut et fort, il n y a pas si longtemps, qu’il avait réussi à juguler le terrorisme à la fois dans les grandes villes, dont Le Caire, et le Sinaï… Et voilà que les services de renseignements des grands pays comme les USA et le royaume uni évoquent une bombe et conseillent de rapatrier en toute hâte leurs ressortissants, rejoints par les Russes, durement éprouvés : 224 morts ! Vladimir Poutine a interdit tout vol en direction de l’Egypte et a envoyé 44 avions vides pour ramener ses compatriotes au pays.

     

     

     

    Ce scénario est justement celui du sauve-qui-peut que les Egyptiens voulaient éviter : alors que le pays est au bord de la faillite depuis la révolution, et en proie à des troubles depuis l’éviction de l’islamiste Mohammed Morsi, le tourisme reprenait timidement, lui qui représente près de 10% des rentrées de devises.

     

     

     

    Les terroristes, responsables de ce qui est bien un attentat, ont voulu atteindre l’Egypte dans son point faible : la reprise économique.

     

     

     

    On comprend mieux à présent les atermoiements du pouvoir égyption qui se refuse à reconnaître une évidence, prétend qu’on n’a pas de preuves et qu’il faut attendre. Ce même pouvoir dont nous souhaitons vraiment qu’il réussisse à rétablir l’ordre, la sécurité et la confiance, sait qu’il doit manœuvrer finement s’il ne veut pas scier brutalement la branche sur laquelle il est assis. Si l’on reconnaît l’évidence, c’est la fin. Tout le monde cessera de faire confiance à la sécurité égyptienne.

     

     

     

    Mais bien au-delà des aspects techniques qui prouvent à l’évidence que les mesures de sécurité dans le aéroports sont notoirement insuffisants, il y a les failles dans les services de renseignements : c’est certainement un complice dans l’aéroport qui a introduit la bombe, sous une forme ou sous une autre, dans l’avion russe.

     

     

     

    Il faut donc espérer que le pouvoir égyptien renforcera la sécurité et alors les affaires pourrons reprendre. L’Egypte est un grand pays et de sa stabilité intérieure dépend la stabilité de la région.

     

     

     

    Mais la question qui se pose aujourd’hui est autrement plus préoccupante : que va faire Vladimir Poutine après cette gigantesque provocation et cette humiliation ? Ceux qui le connaissent prévoient un apocalypse qui va s’abattre sur l’Etat Islamique qui a eu l’imprudence de revendiquer bruyamment ce sinistre exploit.

     

     

     

    Certains affirment que la ville de Rakka, capitale de l’EI, va subir un sort peu enviable, que le maître du Kremlin va traquer les commanditaires et les artisans de cet attentat… On se souvient de la gestion par Poutine d’une prise d’otages en plein Moscou par des Tchétchénes : pas loin de 180 morts lors de l’assaut donné par les Spetnats…

     

     

     

    Mais l’Egypte doit être préservée, à condition qu’elle s’aligne sur les critères et les valeurs en cours en Occident.