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  • France: interrogations sur l'autorité de l'Etat

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    France : Questions sur l’autorité de l’Etat

    Revenu d’Israël où la situation intérieure n’est guère plus rassurante, je scrute les derniers événements qui secouent la France. Hier, c’était le président de la République qui se faisait copieusement huer par les habitants des banlieues, je veux dire des cités et des quartiers, lesquels avaient pourtant vu en lui le sauveur, la planche de salut, l’homme providentiel qui allait les arracher à  la misère et au mépris. Hier, pas un seul seul n’a dit qu’il revoterait pour François Hollande…

    Hier encore, en Isère, dans une bourgade (Moisan), ce sont les gens du voyage qui ont mis à feu et à sang ce lieu dit, au motif qu’un juge avait refusé d’accorder une permission de sortie à un jeune homme incarcéré, afin qu’il puisse assister aux obsèques de son frère/ On se souvient qu’un incident de même nature s’était produit il y peu de temps et que la justice, et donc l’Etat, avait dû céder…

    Aurais-je la cruauté de revenir sur les incidents honteux qui émaillèrent la réunion du comité d’entreprise d’Air France ? Devrais-je rappeler que le gouvernement avait appuyé les décisions de la direction, avant de se raviser et de bloquer les licenciements annoncés ? J’ajoute, comme je l’ai déjà fait, qu’un licenciement n’est jamais agréable aux yeux de ceux qui le subissent, mais que les agressions dont furent victimes les cadres d’Air France sont honteux et inacceptables.

    En somme, ces quelques incidents marquent un délitement de l’autorité de l’Etat. On en vient même à se demander si ceux qui gouvernent savent où ils vont. Et je ne parle même pas de la crise des migrants qui suscitent de graves oppositions, ni des interruptions de discours du premier ministre et de son ministre de l’économie, traité de licencieur par une dame tout ce qu’il y a de plus français. Il ne s’agit plus de populations récemment immigrées dans le pays.

    Et pour le bouquet final, des associations font comparaître devant un tribunal correctionnel la président d’un grand parti politique, depuis peu le premier parti politique de France.

    Tout ceci fait désordre et l’autorité de l’Etat en prend un coup.

    Il est vraiment dommage que les plus hautes autorités de l’Etat n’aient pas recouru à un gouvernement d’union nationale allant de la gauche à la droit parlementaire et au centre.

    Maintenant, il est trop tard.

  • Une nouvelle forme de colonialisme

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    http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/le-djihadisme-nouvelle-forme-de-colonialisme-14-10-2015-5010_118.php

    Je vous recommande ce matin la lecture attentive de l'article de mon ami François ADIBI, paru ce matin dans le site du Monde des religions.

    François ADIBI qui suite cette question depuis longtemps montre comment s'est enclenché le djihadisms dont certains aspects rappellent un colonialisme inédit.

    Notamment lorsqu'on assiste à un afflux de djihadistes qui s'abattent sur un territoire qui n'est pas le leur.

    Cet article montre de manière convaincante qu'il ne faut pas confondre islam et islamisme

  • Au bout du monde, au Béréchit de Mizpé Ramon

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    Au bout du monde, au Béréchit de Mizpé Ramon (Néguev)

    Tout le monde en parle et il figure dans la liste des hôtels les plus beaux et les plus insolites au monde : le Béréchit de Mizpé Ramon. Pourquoi Béréchit qui est le premier terme de la Bible hébraïque (in principio en latin) ? Parce que l’hôtel, si original et si inimitable est quasiment bâti sur un cratère préhistorique et depuis le balcon de chaque suite (avec piscine privée) vous pouvez contempler le désert. Je dis bien le désert sans aucune addition de la main de l’homme.

    On me dit que c’est un observatoire sans égal, c’est en tout cas le sens du terme hébraïque  pour désigner un point d’observation ou de vue. Mais pour Ramon on croit savoir mais je n’en suis pas certain, que ce serait une déformation de l’hébreu romaï pour romain car les légions romaines, du temps de leur domination en terre d’Israël, avaient construit une route jusqu’à cet endroit. D’où l’appellation ramon.

    Quand vous êtes arrivés dans cette huitième merveille du monde, vous avez du mal à trouver l’ouverture, l’entrée principale. En fin de compte, vous vous engagez dans une allée carrossable qui vous conduit vers un bâtiment principal aux pierres apparentes et tout autour vous distinguez une noria de voiturettes électriques conduites par des jeunes gens d’une affabilité extrême surtout pour un pays comme Israël où l’idée même de service ou de servir n’est pas encore totalement entrée dans les mœurs.

    On roule au pas et c’est heureux car à moins de dix mètres je n’en crois pas mes yeux : cinq ou six bouquetins broutent les maigres arbustes avant de se tourner vers l’eau des piscines individuelles des suites en rez de jardin.

    Pour rejoindre sa chambre (une vaste chambre à coucher, une grande salle de bains avec douche et baignoire) et un beau balcon dominant le désert, une voiturette électrique se tient à votre disposition ; il en sera de même quand vous serez prêt à rejoindre la belle salle à manger pour le dîner.

    Chaque suite dispose d’un escalier en bois et quand vous entrez dans la chambre les pierres du lieu sont apparentes, elles sont liées les unes aux autres par une espèce de mortier qu’aucune truelle n’a tenté d’uniformiser. L e dépaysement est total ; j’ai envie de dire : un très bel hôtel au milieu de nulle part. Un joyau aux vifs éclats et auquel le désert sert d’écrin..
    Mais ce n’est rien par rapport à ce que vous allez ressentir le lendemain matin après une nuit de sommeil réparateur, car il ne faut pas oublier qu’il faut presque trois heures de route depuis Tel Aviv pour arriver dans ce lieu charismatique. Et trois heures de toute en Israël, ce n’est pas comme l’autoroute pour aller en Normandie !

    Le matin venu, je me précipite pour tirer le lourd rideau qui bouche la vue et là c’est la révélation : un immense cratère au bord de l’hôtel, un désert à perte de vue, sans que la main de l’homme y ait changé quoi que ce soit. Seigneur Dieu, quelle vue ! Je lirai plus tard que ce cataclysme ayant entraîné ce cratère de plusieurs km de long et de large, remonte à quelques millions d’années et qu’il constitue une source infinie d’informations aux géologues et aux cosmognistes (si tant est que le mot existe).

    Je prends place sur le balcon avant même de me raser. Et je reste là, cloué à ma chaise, vissé sur place. Des idées me reviennent à l’esprit ; je pense à Renan et à ses pages immortelles lors de sa visite en Orient, au Liban et ailleurs dans la région. Je pense à sa phrase inoubliable selon laquelle le désert ne peut être que monothéiste.

    Il y a un contraste que les concepteurs de cet hôtel de luxe ont voulu maintenir et développer : un contraste entre le raffinement ouvragé de l’hôtel et la nudité, j’ai envie de dire la crudité de cette nature morte et pourtant bien là et bien vivante qui nourrit ma réflexion comme elle a nourri celle de Renan et de tant d’autres, avant et après lui.

    Les chapitres de la Genèse (Béréchit) nous parlent des pérégrinations du patriarche Abraham et de son petit fils Jacob : des étendues désertiques, la nécessité de trouver des pâturages pour les troupeaux, des points d’eau pour que les bêtes ne meurent pas de soif, les querelles entre les bergers des différentes tribu… Er c’est ainsi que Moïse en personne trouve le chemin du cœur de Sephora, la fille de Jethro, le prêtre de Madian. Fort et courageux, il se met entre les jeunes bergères et leurs tourmenteurs, et celles-ci, ravies de cette aide providentielle, l’invitent dans la maison de leur père. On connaît la suite.

    Quand vous scrutez de votre balcon ces blocs de pierre, fracassés par le froid nocturne et surchauffés par la température diurne, vous ne manquerez pas de vous interroger sur la fugacité de la vie humaine.

    Un Psaume, récité par les Lévites au temple de Jérusalem, évoque la brièveté de la vie humaine, sa précarité et sa fragilité : les jours de nos années se montent à soixante=dix années, et pour les plus vigoureux parmi nous à quatre-vingts… Et ces pierres à nos pieds étaient déjà et le seront encore lorsqu’aucun souvenir de notre passage sur cette terre ne subsistera.

    Le bulletin d’information de la télévision israélienne m’arrache à mes pensées maussades : à Jérusalem, mais aussi dans le nord du pays, on se demande si l’on vit une nouvelle intifada avec toutes ces agressions au couteau qui blessent, mutilent et tuent. Et les réactions de Tsahal qui s’adaptent à la gravité de la situation.

    Troublé par ce que j’ai entendu dire par la télé, je reviens à mon poste d’observation et je me dis ceci : si ces pierres pouvaient parler, que diraient elles, elles qui en ont vu d’autres ? Probablement que la folie de certains hommes n’a pas évolué, en tout cas pas dans le bon sens.

    Au moment où nous quittons la chambre pour aller dîner, un vent froid et piquant nous assaille et je me souviens alors de ce vers de Charles Baudelaire qui évoquait la dureté des hommes : Le cœur des villes change plus vite que le cœur des hommes

     

    Maurice-Ruben HAYOUN in Tribune de Genève du  12 octobre

  • V. Poutine remet Bacahr en selle

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    V. Poutine remet Bachar en selle…

    Petit à petit la Russie dévoile son jeu en Syrie. Il ne s’agit plus uniquement d’écraser l’EI mais avant tout de rétablir le contrôle de Bachar sur son territoire, en commençant par ce qui est considéré comme le pays utile par son clan alaouite. D’où les bombardements aériens des Russes préparant la voie à des assauts terrestres effectués par l’armée loyaliste, avec le soutien ou au moins les conseils de ces mêmes experts militaires russes.

    Il y a seulement quelques jours, John Kerry avouait benoitement ne pas savoir ce que faisaient les Russes en Syrie : depuis hier soir, il le sait !

    Mais l’attitude russe divise la coalition arabe au sujet de la Syrie. En s’en prenant à ce que les Occidentaux, dans leur naïveté abyssale, nomment l’opposition modérée, les Russes se mettent à dos l’Arabie Saoudite et la Turquie, ce qui n’est pas rien. Les Wahabites ont déjà lancé des appels à la guerre sainte, quant aux Turcs, membres de l’OTAN, ils menacent de réagir militairement contre tout aéronef russe violant leur espace aérien.

    Si j’osais utiliser un vocabulaire médical, je dirais que les métastases du conflit syrien débordent largement sur les pays limitrophes et que le mal risque de s’étendre démesurément.

    Mais comment s’explique l’attitude volontariste de V. Poutine ? Est ce une manière cynique de réagir à l’isolement auquel son pays fut condamné, suite à ses actions délibérées en Ukraine ? On discerne tout de même les traces d’un marchandage : comme par magie, les choses ont l’air de se calmer en Ukraine alors que concomitamment les choses s’accélèrent en Syrie. L’analyse de V. Poutine est claire désormais : concentrer tous ses efforts pour sauver un allié menacé Bachar et tenter de rompre l’isolement en se rapprochant des Occidentaux, sans vraiment servir les mêmes intérêts ni les mêmes objectifs.

    Quel avenir peut on prédire ? Si l’armée russe réussit à redresser la situation désespérée de Bacahr, ce dernier bénéficiera à la fin du conflit, d’une armée, certes fatiguées, mais aguerrie et dotée de matériel russe ultra perfectionné. Ce qui n’arrange pas les affaires d’Israël. Quelle sera alors la réaction de l’Etat hébreu ? J’en ai une petite idée et elle n’ira pas dans le sens de l’apaaisement…

    Vous voyez, ce Proche Orient où le Dieu biblique s’est révélé pour la première fois aux hommes, est vraiment maudit. Quand donc sera t il enfin touché par la Grâce ?

  • La Russie, la TTurquie et la Syrie

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    La Russie, la Turquie et la Syrie

    Nul ne peut prétendre de quoi demain sera fait : c’est ce que disait un livre biblique, celui des Proverbes, si ma mémoire ne m’abuse (ki lo téda ma yéléd yom). Qui aurait pu prévoir ou prédire que Bachar serait sauvé in extremis par les Russes, s’engageant massivement à ses côtés ? Il y a parfois une main invisible qui tire les ficelles de l’histoire mondiale dans les coulisses, modifiant les équilibres, promettant  certains à une perte irrémédiable et en sauvant d’autres, de manière quasi miraculeuse… C’est encore ce qui est arrivé à Bachar. Bref, alors qu’il reconnaissait lui-même de sérieuses défaites militaires, pour redonner le moral à ses troupes, voilà que de grandes puissances se battent presque pour l’aider. Car, au fond, mis à part les Trucs qui cultivent l’ambiguïté depuis le début, toutes autres puissances s’en prennent à l’Etat islamique qui est justement l’ennemi de Bachar… Les sanctions contre Moscou, l’isolement qui a menacé la diplomatie russe, la montée en puissance de l’islamisme dans la fédération de Russie, toutes choses ont pesé dans la décision de V. Poutine : se faire un petit espace dans la Syrie moribonde de Bacahr, quitte à l’évincer en douceur du pouvoir en lui garantissant de couler des jours heureux dans un petit paradis où nul ne viendra l’inquiéter.

    Les intérêts de la Turquie et de la Russie ne convergent pas du tout. Alors que les Russes veulent fortifier Bachar et annihiler l’EI, les Turcs sont obnubilés par un seul problème : les Kurdes dont les visées autonomistes constituent une menace pour leur intégrité territoriale. Les Kurdes menacent la Turquie actuelle de démembrement. Ce qui n’est guère réjouissant pour eux. Mais voilà, cela est inéluctable, il y aura à terme un Etat kurde qui mordra sur la Syrie, l’Irak, l’Iran et surtout la Turquie.

    Ce qui est grave, c’est le danger que représente pour les Turcs la violation de leur espace aérien par les chasseurs bombardiers russes. N’oublions pas que la Turqie est membre de l’OTAN et qu’en cas de conflit, l’OTAN doit se tenir à ses côtés.

    La diplomatie turque pourra t elle relever le défi ? J’en doute car la politique de M. Erdpgan est trop touffue et trop instinctuelle. Elle court plusieurs lièvres à la fois. Surtout, Erdogan a commis un grave erreur stratégique en accusant son allié israélien de tous les maux.

    On parle déjà avec insistance d’un démembrement de la Syrie ; c’est un mauvais signe pour ses voisins. On comprend les inquiétudes mais l’exercice diplomatique requiert une tête froide et non pas des secousses tectoniques.

  • Les barbares d'Air France

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    Les barbares d’Air France

    Ce qui s’est passé hier au comité d’entreprise de la compagnie aérienne française est incroyable et jettera le discrédit sur l’ensemble de ce pays durant des décennies. Un syndicat, toujours le même, connu pour son comportement outrancier et sa violence gauchiste a plongé la France dans une crise insoluble. Oui, évidemment, ce n’est jamais agréable de perdre son emploi. Nous le comprenons tous : ce sont des drames vécus par des familles entières dont le chef, le mari ou la femme, sont privés de ressources et doivent pointer à pôle emploi. Imaginez un homme ou une femme, rentrant à la maison et annonçant qu’il ou qu’elle a perdu son emploi. Mais cela ne justifie pas de tels comportements.

    Non, la détresse ne justifie pas tout, et surtout pas ce lynchage vu hier sur toutes les télévisions du monde entier. On se souvient des jugements extrêmement sévères de ce PDG américain clouant au piloris les pratiques de ce même syndicat qui n’hésitait pas à séquestrer dans leurs bureaux des chefs d’entreprise, contraints de déposer le bilan ou de licencier en masse leurs salariés. Il ajoutait que partout ailleurs dans le monde ce geste aurait valu la prison à leurs auteurs.

    Et cet homme avait raison. Souvenons nous de ces salariés qui menaçaient de faire sauteur leur entreprise à l’aide de bonbonnes de gaz si on ne renflouait pas leur affaire. Et le gouvernement a cédé. Souvenez vous de cette entreprise dont les salariés ont menacé de déverser des tonnes de produits toxiques ( de l’arsenic) dans les rivières de leur région si l’Etat ne volait pas  au secours de leur entreprise.… Et on pourrait multiplier les exemples.

    Jamais nous n’oublierons le déchaînement de ces barbares s’en prenant à des hommes seuls, sans défense, au motif qu’ils proposaient le licenciement de près de 3000 salariés. C’est une honte pour Air France et pour la France. On ne trouve pas de mots assez durs pour condamner de tels actes.

    Il y a aussi dans une certaine frange de la société française cette mentalité révolutionnaire, proche de l’état prés insurrectionnel qui fait de chaque conflit du travail une véritable bataille au niveau national. Véritables séquelles de l’esprit révolutionnaire.

    Les problèmes d’Air France ressemblent comme deux gouttes d’eau aux problèmes auxquels la France, en tant que telle, est confrontée : effectifs pléthoriques, surcharge salariale, défaut de compétitivité. Tous les gouvernements, au lieu de s’en prendre à cette situation, ont préféré mentir et se montrer conciliants.

    Tout le monde dans ce pays veut une sécurité de l’emploi, c’est humain et c’est légitime. Mais peu de gens acceptent de se démener et de se prendre en main. De se tirer d’affaire, seuls. De changer de carrière, d’aller de l’avant. C(est toujours l’Etat qui est sollicité. Et cela ne changera pas.

    Ce pays n’avait vraiment pas besoin de ces images où des barbares lynchent des hommes seuls. On croyait ne voir de telles images qu’en Afrique ou en Asie. Et voilà que grâce à des syndicats irresponsables, on les voit au cœur de la France.

    Brava…

  • Les troubles à Jérusalem

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    Les troubles à Jérusalem

     

     

     

    Sommes nous à la veille d’une nouvelle intifada ? Sommes nous à la veille d’un grand chambardement dont les différentes attaques anti-israélienne ne seraient que les prodromes ? Il est trop tôt pour le dire en toute certitude mais la persistance de ces événements tragiques fait craindre le pire.

     

     

     

    Que se passe t il au juste ? La période que nous sommes en train de vivre marque les solennités du mois de Tichri qui commencent avec  le Nouvel An et se terminent par la joie de la Tora en passant pour le jeûne de kippour.

     

     

     

    De premier abord, la célébration de telles fêtes aux accents messianiques et universalistes marqués devraient susciter d’autres réactions puisqu’il s’agit de célébrations marquant le sommet de la spiritualité juive et appelant à l’unité de toutes les races  humaines.  Mais voilà à chaque fête juive, les Palestiniens de Jérusalem craignent de voir leurs voisins juifs empiéter sur leurs propres lieux saints, car, comme chacun sait,, le site de la mosquée d’Al-Aqsa correspond précisément au Mont du Temple (Har ha-Byait), emplacement de l’ancien temps de Jérusalem.

     

     

     

    Les Juifs, en toute légitimité, veulent s’approcher de ce lieu qui incarne leur histoire religieuse et nationale, les arabes, avec une autre légitimité, craignent de se voir dépossédés d’un lieu saint de leur religion. Deux logiques religieuses s’affrontent avec l’impossibilité de raisonner les uns et les autres.

     

     

     

    Le gouvernement israélien, dans sa volonté de calmer la situation et de ne pas la laisser dégénérer, a interdit aux Palestiniens l’accès à la vieille ville de Jérusalem afin de ne pas donner aux uns et autres la possibilité de confrontations violentes.

     

     

     

    Que va t il se passer ? Certains évoquent déjà l’intifada de 2002 mais personnellement pas je ne le pense pas car les Israéliens ne laisseront pas les choses dégénérer à ce état là.

     

    Espérons qu’après la célébration de simhat Tora les choses se seront calmées, sinon le pire est à craindre.

     

  • Poutine n'est pas fou, il n'apportera pas de l'eau au moulin des Occidentaux

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    Vladimir Poutine n’est pas fou : il n’apportera pas de l’eau au moulin des Occidentaux

     

     

     

    Depuis que les Russes sont entrés dans la danse en Syrie, ils ne jouent pas le jeu des Occidentaux. Et comment auraient ils pu faire autrement ? Alors que les Occidentaux s’en prennent à l’Etat Islmaique et aident même les autres opposants à Bachar, l’ASL et d’autres branches de l’opposition modérée, les Russes s’en prennent d’abord à ces derniers et ne touchent l’EI que de manière symbolique. Cette attitude est éminemment regrettable car, comme le dit et le répète Angela Merkel, on ne peut rien faire en Syrie sans els Russes. Or, les Russes soutiennent mordicus Bachar qui est leur homme lige et qui leur a accordé des facilités inestimables pour leur marine de guerre. D’ailleurs, ils élargissent leur implantation en contruisant en pays alaouite un grand aéroport capable d’accueillir des avions de guerre et de grands avions cargos, ce qui leur a permis d’acheminer des tonnes et des tonnes de matériel pour leurs soldats. C’est dire que Bachar ne tombera pas de sitôt avec un tel soutien. Comme les Américains en Irak, les Russes ont subrepticement augmenté le nombre de leur personnel militaire au sol dans le territoire syrien. Le drame, c’est que plus les alliés anti-EI tergiversent et plus ce dernier s’enracine et s’organise sur place. Il faut absolument contourner le cas Bachar et s’en prendre aux vrais ennemis de l’humanité et de la civilisation/. Nous sommes hélas tenus de satisfaire à l’exigence russe qui scrute d’bord son propre intérêt : se maintenir en Syrie alors que les USA sont parvenus à les exclure de toute la région. S’ils perdent la Syrie, plus d’ouverture sur la Méditerranée orientale alors que les Américains y disposent de multiples ports de rlâche où ils peuvent réparer leurs bateaux et reposer leurs marins. On connaît Vladimir Poutine, ce n’est pas un enfant de chœur mais il doit tout de même comprendre qu’il ne faut pas bombarder des gens que les Occidentaux soutiennent. Et pour obtenir ce résultat ; il faut céder sur le cas de Bachar, même si les uns et les autres poursuivent des objectifs radicalement opposés. Le sommet de Paris a produit un résultat inattendu : Poutine se montre conciliant sur l’Ukraine où les choses se calment et concentre son attention sur la Syrie. Le sommet de Paris a été productif : les armes vont bientôt se taire en Ukraine même si tous les problèmes sont loin d’avoir tous été réglés. Mais on voit bien que si les affaires s’arrangent en Syrie, même les sanctions anti-russes pourront être allégées à défaut d’être totalement levées. En conclusion, malgré l’annexion illégale de la Crimée, on ne peut faire sans les Russes.

     

  • La France, le judéo-christianisme et la race blanche (sic)

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    La France, le judéo-christianisme et la race blanche (sic)

    Cette déclaration qui a mis la France en émoi était à la fois imprudente et maladroite. Et je doute fort que son auteure ait vraiment voulu dire ce qu’on lui a fait dire. Mais voilà, quand on est une femme ou un homme politique, on se représente toujours par avance l’impact de ses propos. Que va dire la presse ? Que va t elle en retenir ? Ne profitera t elle pas de cet impact pour vendre du papier ou nourrir les micros comme une mauvaise  viande,  laissée à l’abandon, nourrit et attire les mouches ?

    Ce que je crains, c’est qu’une France frileuse, incertaine de son identité, rongée par la haine de soi et ayant perdu tous ses repères, ne se reconnaisse secrètement dans de telles déclarations, et sans rien dire publiquement, se défoule , en quelque sorte, dans l’isoloir en votant pour qui nous savons…

    Même si l’on n’intente pas de procès en sorcellerie à la principale intéressée qui, je le répète, n’a pas mesuré la portée virtuelle de son propos, prononcé dans une émission dans laquelle toute homme politique qui se respecte ne devrait jamais se produire, elle a mis sur le devant de la scène médiatique une problématique qui tombe mal, surtout à un moment où des émigrés qui ne sont pas tous de race blanche, ni tous judéo-chrétiens affluent sur nos côte, après avoir, hélas, payé un lourd tribut à des flots tumultueux.

    Je voudrais rappeler un fait de la socio-culture française qui diverge fortement par rapport aux USA qui ont une autre histoire et donc une autre sensibilité : lorsque les policiers US communiquent avec leur commissariat pour signaler un meurtre ou une agression, ils détaillent le suspect en parlant de race blanche ou d’homme de couleur, ce qui m’a toujours un peu heurté, eu égard à mon appartenance à une culture républicaine où la couleur de la peau et la dénomination religieuse n’entrent pas en ligne en compte, pour peu que chacun ou chacune reprenne à son compte la définition par Ernest Renan de la nation : une volonté de vivre ensemble qui unit les hommes par un lien spirituel. Or la spiritualité n’a rien à voir avec la couleur de la peau.

    Mais dans la France d’aujourd’hui où les gens ne savent plus très bien où ils vont et ne font plus confiance aux gouvernants, qu’ils soient de droite ou de gauche, de tels propos ne resteront pas sans écho.

    Cependant, je voudrais faire une dernière remarque portant sur la mention du judéo-christianisme dans la propos de la députée européenne en question, elle que les guignols de l’info caricaturaient férocement : dans les premiers chapitres du livre de la Genèse, la Bible parle de la création d’UN homme, un seul, et par la suite d’une femme, UNE seule. La tradition orale s’interroger sur cette limitation volontaire à une unité et se demande pourquoi Dieu tout-puissant a jugé bon de créer un SEUL homme alors qu’il aurait pu en créer toute une multitube d’un seule coup…

    Quelle est la réponse ? La tradition antique nous la fournit : si Dieu avait créé plusieurs Adam, disons un Adam numéro 1 (le meilleur), numéro 10 ( de second choix), numéro 1000 (franchement ordinaire), etc… les descendants de ces différents Adams  auraient alors pu se dire les uns aux autres, moins bien placés : je suis mieux que toi car mon ancêtre a précédé le tien… Une telle explication coupe l’herbe sous les pieds de toute théorie raciste ou racialiste (pour parler comme Renan).

    Partant, quand on n’a pas de véritable culture, notamment biblique, on devrait s’abstenir de parler de judéo-christianisme. Mais ne soyons pas trop rigoureux car nous trouvons dans cette même Bible, charte de l’humanité civilisée, un verset (Proverbes 28 ;13)  qui incline au repentir et au pardon : Celui qui cache ses fautes ne réussira pas, mais celui qui les avoue et y renonce, obtiendra miséricorde.

    Maurice-Ruben HAYOUN  in Tribune de Genève du 1er octobre 2015