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  • Arrestation d'un Marocain à Milan; un terroriste infiltré parmi les migrants?

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    Arrestation d’un Marocain à Milan: un terroriste  infiltré parmi les migrants?

    Le nouvelle fait l’effet d’une bombe : un jeune marocain, arrêté dans la banlieue de Milan par la police italienne et qui est soupçonné d’avoir participé, de près ou de loin, à l’attentat du musée du Bardo de Tunis. Il s’en défend et sa famille apporte des témoignages censés le disculper mais les autorités tunisiennes le soupçonnent fort.

    Comment faut il interpréter cette information qui reste à confirmer par une enquête sérieuse ? L’idée qui s’impose à nos esprits est que l’islamisme mène la guerre contre l’Occident sur tous les fronts. S’infiltrer en Europe en se fondant parmi de pauvres migrants qui risquent leur vie pour échapper à la mort et à la misère est absolument inouï. Cela veut dire aussi que tous les moyens sont bons, que toutes pistes sont à surveiller, bref que nous sommes en guerre, quoi qu’en disent les autorités dont les déclarations lénifiantes n’abusent personne.

    Comment repenser les relations entre l’islam et l’Occident ? C’est-à-dire le reste du monde ? Je crains que l’on ne puisse plus s’en référer à la méthode culturelle ou au dialogue. Cela ne signifie pas que nous ne croyons plus au dialogue des cultures, mais simplement que cette phase du conflit apparaît aujourd’hui dépassée.

    Pratiquement aucun continent n’est épargné, ni l’Australie, ni même les USA. Tous les continents sont touchés. Comment se fait il que l’islamisme réussisse à séduire des jeunes, nés en Europe de se retourner contre le berceau où ils sont nés ? Comment expliquer que des jeunes, garçons et filles, quittent tout pour aller mourir en Irak ou en Syrie ?

    L’armée française vient de neutraliser deux chefs terroristes importants dans le nord du Mali. Ces terroristes avaient du sang sur les mains. La France n’a pas laissé leurs crimes impunis.

    Mais est ce suffisant ?

  • La situation actuelle de la Syrie et de l'Irak

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    La situation actuelle de la Syrie et de l’Irak

    Le plus étrange dans cette affaire, je veux dire l’effondrement de l’armée irakienne et la perte de terrain de l’armée syrienne, reste l’attitude énigmatique des USA qui considèrent, contre toute attente, que la chute de Ramadié ne constitue pas un revers stratégique. Et ces mêmes Américains continuent de penser que les tapis de bombes sont plus efficaces que l’envoi de troupes au sol.

    L’exécutif US ne s’est pas encore remis de la guerre en Irak et préfère se couper la main que d’envoyer des hommes sur le terrain. Pourtant, ils sont au moins trois mille soldats de corps d’élite et formateurs de l’armée irakienne sur place. Ils ont dans la nuit de samedi à dimanche réussi une belle opération contre les cadres supérieurs de l’E.I. tuant le principal financier et capturant son épouse. Il semble même qu’au cours de l’attaque, des dizaines de gardes de ce camp aient été neutralisés.

    On peut aussi s’interroger sur l’attitude et la mentalité de cette armée irakienne qui est pourtant bien équipée mais fuit sans cesse devant l’ennemi. Laissant derrière elle des tonnes de matériel et d’armes lourdes, que leurs ennemis ne manqueront pas d’utiliser contre ses troupes.

    L’explication de cette attitude est la suivante :  l’armée de ce pays ne répond pas aux critères habituelle des armées du monde occidental, car là—bas on obéit à sa tribu et non à l’état central. L’homme qui s’engage dans l’armée ne rompt pas pour autant ses liens avec le circuit tribal auquel il doit généralement son engagement et sa rémunération.

    Et le grave problème qui se pose est celui des haines sectaires. Cet état, l’Irak, tout comme la Syrie d’ailleurs,  est une mosaïque de communautés ethniques et religieuses qui ne rêvent que d’une chose : en découdre ! On l’a vu lors de la reprise de Tikrit, suivies par de graves exactions, que même le président US a dénoncées clairement. Lorsque le Premier Ministre irakien a décidé d’enrôler les milices chiites, le même Obama a mis en garde : il faut que l’armée mène l’axe central de l’assaut et non point les milices chiites, considérées comme des supplétifs.

    En Syrie, la situation est bien pire car le pays est déjà morcelé en communautés ethniques et religieuses. Ce qui explique que le régime ne fait plus confiance qu’à sa garde prétorienne. Et aussi les pertes de terrain car les djihadistes reçoivent des renforts et du matériels alors que Bachar dépend exclusivement de son allié russe.

    Le Proche Orient est devenu une véritable poudrière : la Syrie, l’Irak, l’Egypte, le Yémen, le Liban et la Libye : tout bouge. Et rien ne dit que ces états ne seront pas suivis par l’Arabie et la Jordanie

    On comprend qu’Obama se tienne à distance…

  • L'Europe et l'immigration

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    L’Europe et l’immigration

     

    Parfois, l’histoire donne l’impression de se répéter. On pense à l’empire romain détruit par les grandes invasions et au limes construit par ces mêmes Romaines pour stopper, ou simplement endiguer ces afflux de populations démunies et fuyant leurs pays respectifs pour commencer une nouvelle vie.

     

     

     

    Au fond, toutes les familles humaines e valent, mais elles ne sont pas logées à la même enseigne. Ce n’est pas une question de race mais bien de culture. Prenons un exemple= au lendemain de la seconde guerre mondiale, de puissants mouvements de populations firent leur apparition, il y eut des problèmes graves : des gens furent expulsés, déracinés de leur lieu de naissance, d’autres perdirent leur liberté, d’autres enfin perdirent même la vie, hélas. Mais au bout de quelques décennies, tout ou presque était rentré dans l’ordre. Pourquoi et comment ? Parce que ces populations européennes avaient la même culture et le même enracinement religieux ou spirituel, le judéo-christianisme. C’est un ciment d’unité absolument essentiel. Enfin, tout était à reconstruire ; des millions d’hommes étaient morts à la guerre, il fallait beaucoup de main-d’œuvre

     

     

     

    Aujourd’hui, les choses ont changé, l’Europe n’est plus un eldorado. Des pats comme l’Allemagne, la Grande Bretagne et la France, sans même nommer l’Espagne et l’Italie, n’en peuvent plus et reviennent sur presque toutes les libéralités accordées jadis aux immigrants ; certains hommes politique n’ont pas honte de dire publiquement qu’il faut secourir les migrants, les requinquer et les renvoyer aussitôt chez eux ; les gens qui hélas meurent sur des embarcations de fortune viennent d’Afrique noire ou d’Afrique du nord, ils ne parlent pas les langues européenne.

     

     

     

    Des pays européens majeurs se sont insurgés contre la politique des quotas prônés par le président de la Commission Européenne. On les comprend. Mais il faut aussi ranimer les valeurs d’entraide et de solidarité humaines. Faute de quoi nos sociétés trahiraient leur socle éthique. Toutefois, on l voit aussi, même cela butte contre des limites têtues : exemple la France qui décide de resserrer l’aide médicale à tous, sans distinction d’origine. Le déficit de l’assurance maladie a fait un bond inimaginable.

     

     

     

    Il faut aider les gens à rester chez eux, à avoir un minimum de vie convenable. Malheureusement, nous n’avons aucun grand homme d’Etat capable d’insuffler à cette nouvelle politique un élan nouveau et puissant.

     

  • L'Egypte et les islamistes

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    L’Egypte et les islamistes

     

     

     

    Apparemment, l’Egypte n’est pas encore tirée d’affaire, pour ce qui est des islamistes et des frères musulmans. On vient d’apprendre que l’ancien président Mohammed Morsi, éphémère pharaon d’Egypte , vient d’être condamné à mort, après avoir écopé une peine de prison de vingt ans. On croit rêver : on pensait qu’une peine de prison, c’était largement suffisant et voilà qu’arrive la peine de mort. Et ce n’est pas tout car d’autres procédures sont en cours. Et on connaît la bureaucratie judiciaire égyptienne, elle s’y entend à retarder les choses, à les compliquer, bref, elle est célèbre pour son opacité. Mais le plus grave, c’est ce terrorisme résiduel qui sévit et qui prouve que l’on n’en a pas fini avec l’islamisme en Egypte. D’ailleurs, les USA ont fait savoir qu’ils étaient préoccupés par cette vague d’attentats et de condamnations. Que faire ? l’armée a repris le pouvoir et n’est pas près de le rendre aux civils. L’armée est le seul corps organisé de la nation, c’st elle qui dirige tout, quoiqu’on en dise !

     

  • Nicolas Sarkozy l'Américain

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    Les Républicains selon Nicolas Sarkozy

     

     

     

    Voilà un petit confit juridique que nul n’aurait pu anticiper : une centaine de personnes physiques, dont de nombreux élus socialistes, ont décidé de porter l’affaire en justice : ils contestent l’accaparement du terme les républicains par un parti politique. Ils font valoir que telle n’est pas la loi car la république appartient à tous.

     

     

     

    Souvent, les avocats m’ont fait sourire, surtout quand ils défendent l’indéfendable. Cela fait des lustres que la grande démocratie US a des démocrates et des républicains et nul n’a jamais accusé quiconque d’avoir accaparé je ne sais quoi.

     

     

     

    C’est une mauvaise querelle. Au fond, NS rêve, dit Nicolas l’Américain, rêve d’américaniser la France : c’est tout.

     

  • La France et le contrôle des minima sociaux

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    La France et les contrôles des minima sociaux

     

     

     

    Sous le poids des contraintes budgétaires, les choses commencent à changer en France où les autorités se rendent enfin compte que, suivant la phrase devenue célèbre de Michel Rocard, on ne plus abriter la misère du monde. Pour la bonne raison que les finances de l’Etat ne le permettent plus et que l’Etat-Providence doit réduire considérablement la voilure.

     

     

     

    C’est ainsi que les autorités de la sécurité sociale et autres prestataires de minima ont décidé une mesure absolument imprévue et impensable il y a tout juste quelques années dans ce beau pays : les bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle) vont être contrôlés un à un et les relevés bancaires épluchés afin de déceler de nombreuses fraudes. Et cette fois ci personne ne protestera lorsque des poursuites seront engagées et des remboursements exigés.

     

     

     

    Et nous apprenons ce matin que dès cet été les chômeurs eux mêmes vont être mieux contrôlés. Mais dans ce cas précis , il faut souligner que l’écrasante majorité des sans emplois ne rêvent que d’une chose : retrouver un travail. L’écrasante majorité en rêve et ne fraude guère…

     

     

     

    Mais tout système a ses faiblesses que certains petits malins savent exploiter. Par exemple, l’humanité nous fait obligation de soigner quiconque a besoin de soins médicaux sur le territoire national : mais comment continuer de supporter le déficit abyssal de la sécurité sociale.

     

    Même en ce qui concerne les migrants dont des milliers ont péri mer, les citoyens exigent qu’on les sauve mais p’ensuite on les renvoie chez eux. La solidarité a des limites. C’est triste mais on ne pourra pas faire autrement.

     

     

     

    Marine Le Pen était seule à le dire jadis, notamment en parlant des pompes aspirants attirant les exclus du monde entier qui jettent leur dévolu sur l’Europe, et notamment la France. Aujourd’hui, elle n’est plus la seule, tout le monde l’a rejointe. Que faire ?

     

     

     

    Il faut aider tous ces pauvres gens mais aussi renvoyer chez eux en aidant leurs pays d’origine. Mais comment combattre la corruption endémique dans ces mêmes pays ?

     

  • Les USA et l'Arabie: l'impair diplomatique de Barack Obama

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    L’Arabie saoudite et les USA: l’impair diplomatique de Barack Obama

    C’est la loi des séries. Obama vient de commettre une nouvelle bourde au plan international.  Une bourde qui aura de lourdes conséquences : le roi Salman, le nouveau monarque saoudien, vient d’annoncer qu’il se fera remplacer lors de la visite de son pays et des alliés de la région à Camp David. Raison véritable de cette absence royale ; le peu d’empressement d’Obama a dire qu’il garantit la sécurité de ces états contre des velléités de domination iranienne.

    En effet, les états du golfe sont très inquiets par le laxisme US prôné par Obama qui semble avoir misé tous ses pions sur un Iran de demain, débarrassé de ses Mollahs et ayant réintégré le giron des nations civilisées et démocratiques. C’est un pari risqué mais c’est surtout la décision de sacrifier toute une région, livrée à une hégémonie iranienne que l’Arabie redoute plus que tout. En effet, les états sont des monstres froids et Obama a calculé que l’intérêt bien compris des USA n’était pas de cautionner ni de défendre des états rétrogrades ou arriérés comme l’Arabie, mais d’opter pour le droit, le progrès et la démocratie.

    C’est juste mais aussi très ingrat. Quand Obama dit que l’impopularité des régimes arabes de la région tient principalement à l’insatisfaction des populations de ces mêmes pays, il commet une grande partialité car ce qu’il reproche aux Arabes il ne le reproche guère aux Iraniens qui, eux aussi, entretiennent un régime basé sur la violence et l’usurpation. Obama voudrait que tous les alliés des USA eussent le même régime démocratique que Washington et l’Union Européenne. Mais c’est une naïveté incroyable.

    Je me souviens de deux phrases de Henry Kissinger qui illustrent bien l’angélisme des démocrates US depuis toujours : lorsqu’un petit potentat d’Amérique centrale a fini par être renversé dans son pays avec l’aide de Washington, Kissinger avait déploré le chose en ces termes : ce type est fils de p… mais c’était NOTRE fils de p… La seconde citation porte appréciation de la politique étrangère de Jimmy Carter. Dixit ce même dear Henry : tous les président US ont voulu changer le monde, mais Carter va plus loin : il se comporte comme si c’était lui qui l’avait créé !

    Les gérontes d’Arabie et des autres pays de la région ont oublié d’être idiots car il y va de leur survie : ils observent tous les lâchages US des anciens présidents : Hosni Moubarak  qui avait assuré la paix et la stabilité dans la région durant plus de 30 ans a été jeté comme une vieille chaussette… Les USA se sont révélés un tigre en papier lorsque Obama a soudain décidé de ne pas réagir après le franchissement par Bachar de la fameuse ligne rouge… Demandez donc au gouvernement français actuel ce qu’il en pense… Et puis les gens n’ont pas la mémoire courte : les Arabes n’ont pas oublié l’abandon du Chah d’Iran, moins de trois mois après les éloges de ce même homme par Jimmy Carter en visite officielle à Téhéran.

    C’est ce spectre qui hante les gérontes de Ryad et des pays voisins.

    Pour eux, cette tiédeur Us signifie en clair qu’en cas de confrontation avec l’Iran, les USA n’interviendront pas ni ne se tiendront aux côtés des Arabes. D’où cette diplomatie d’opportunité à l’égard de la France à laquelle on a passé commande de dizaines d’avions de chasse.

    Il reste encore quatorze mois environ à Barack Obama à la tête d’un grand pays qu’il a tant affaibli. Par son inexpérience et ses postures idéologiques, il a mis à mal, voire soumis à rude épreuve, les liens très forts avec ces pays arabes, alliés traditionnels de Washington. Parallèlement à cela, il est au plus mal avec Tel Aviv en dépit des sourires de circonstances.

    Existe –t-il meilleur indicateur du désengagement des USA de cette région ? Les yeux d’Obama sont fixés sur l’Asie et sur la Chine.

  • Les dessous de la réforme de l'éducation nationale

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    Les dessous de la réforme de l’éducation nationale en France

    Pourquoi tant de hargne, tant de rancœur et tant de violence, au moins verbale ? La levée de boucliers contre les projets de la ministre française de l’éducation nationale est, somme toute, assez habituelle dans ce pays. Aucun ministre de l’éducation nationale n’a eu les coudées franches dans ce ministère. Jamais on n’a eu dans ce pays une véritable concorde entre les parents, les enseignants et la politique éducative. Je repose la question : mais pourquoi donc ?

    Certains pourraient rétorquer que la personne de l’actuelle ministre explique tant de choses. Qu’elle concentre sur elle des critiques d’un autre âge, que ses adversaires articulent contre elle des remugles d’une idéologie qui n’ose même pas dire son nom… C’est possible et si cela s’avérait, cela est condamnable. Mais selon moi, ce n’est pas le cas. Même si de telles manifestations d’hostilité absolue rappellent ce qui s’est passé avec la ministre de la justice, elle aussi victime d’une attitude qui est plus que discutable.

    En réalité, dans les deux cas, les réformes portées par ces deux ministres semblent, aux yeux de la majorité des gens, s’attaquer à des structures fondamentales de la société. Tant le mariage pour tous que la réforme des lycées et collèges semblent miner les fondements mêmes du corps social.

    Mais je vais me concentrer sur le cas de la réforme éducative, sans trop entrer dans les détails. L’école est aux yeux des Français la clé de la réussite, la condition absolue de la méritocratie en laquelle les habitants de ce pays croient plus qu’en toute autre chose. C’est même le corridor menant à la promotion sociale. Or, donner l’impression qu’on nivelle par le bas au lieu de tirer vers le haut est une chose quasi inadmissible  aux yeux de nos voisins. C’est intolérable.

    Des parents sacrifient jusqu’à leurs dernières économies pour inscrire leurs enfants dans des cercles d’excellence. Ils sont conscients que les écoles publiques, surtout dans les zones défavorisées et les banlieues, sont des pépinières de médiocrité  où certaines classes peuvent compter jusqu’à vingt, voire vingt-cinq nationalités. Comment voulez vous transmettre un savoir quand la majorité de la classe ne dispose même pas des rudiments de la langue française ? Les enfants passent plus de temps à l’école qu’à la maison et ne voient leurs parents que durant le weekend, intégralement.

    Donc, quand un ministre ou un président touche à l’école, les vieux démons se réveillent : on se dit alors qu’on veut freiner l’ascension sociale de nos enfants, en faire de futurs chômeurs, et les déclasser socialement. Quels parents pourraient accepter cela sans broncher, surtout que la tension est très vive depuis quelques années ?

    Hier soir sur France 2, David Pujadas commentait un sondage sur la droitisation de la France : plus de 67% des sondés jugeait inadmissible la présence d’étrangers dans le pays ; au moins autant trouvaient que le pays n’a plus d’autorité. Enfin, une écrasante majorité avouait se reporter sur le FN, seul parti politique acceptable à leurs yeux. Certains rejetaient l’assistanat, notamment cette jeune fleuriste qui n’admet pas que les minima sociaux poussent à ne pas travailler, tout en étant payé, alors qu’elle doit, elle, se lever chaque matin que D- fait, et pour le même salaire !!!

    Tels sont les dessous d’une telle réforme. Ils révèlent les incertitudes, voire les angoisses des parents.

    Certains analystes politiques discernent d’autres motivations, moins avouables. Le prochain congrès du PS à Poitiers doit décider de l’avenir d’une certaine politique. Il faut donner des gages à la gauche de la gauche et aux frondeurs.

    Je ne sais que penser. Mais une chose me paraît claire : cette réforme ne sera pas traduite dans les faits pour une raison assez simple : les enseignants, la base, n’en veulent pas, à 80%. Et l’expérience montre qu’il est hautement risqué, voire périlleux d’aller à l’encontre des vœux du corps enseignant.

    On ne peut pas imposer cette réforme avec un forceps. Le gouvernement devrait adopter une approche plus dialectique pour se sortir d’un grave malentendu.

  • Cuba et la France

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    Cuba et la France

    Alors, ils ont fini par se voir à l’abri des caméras. Seuls trois clichés ont été pris par le photographe et diffusés sur les chaînes de télévision. On y voit un François Hollande, tout sourire et un Fidel Castro amaigri et affaibli, visiblement mal à l’aise en se tenant debout mais tout aussi fier et heureux de ne pas être l’oublié de l’Histoire.

    La France est enfin rentrée dans l’ère de la réalité et du réalisme économique. Elle a raison de chercher des débouchés et de nouveaux marchés pour ses produits. Mais il ne faut pas qu’elle oublie la vraie nature du régime des frères castristes… Je regrette d’avoir à le dire mais ces deux hommes ont du sang sur les mains, pas seulement vis-à-vis de l’extérieur mais même au plan intérieur. Qui a oublié l’exécution du grand général Ochoa, qui s’était illustré en Afrique noire et qui finit par faire de l’ombre à la fratrie de deux satrapes qui le firent exécuter sous des prétextes fantaisistes..

    Et je ne parle même pas d’une population sous alimentée, condamnée encore en 2015 aux tickets de rationnement, aux voitures américaines du début des années cinquante. On a vu des femmes exhiber un poulet acheté dans des magasins où l’on paie en monnaie forte, en devises, en pesos convertibles… Incroyable, et cela s’appelle le paradis du socialisme !!

    Je ne connais que deux personnes, et encore pas vraiment deux, qui ont en France, une bonne opinion de ce régime qui tient en otage toute une île et ses habitants : Jack Lang et Madame Mitterrand… Car le défunt président, avait, lui, bien saisi la nature réelle de ce régime. Une fois élu, il ne s’y est jamais rendu. Et quand Fidel est venu en France, c’est surtout Georges Marchais qui lui fit bon accueil.

    Mais enfin, autre temps, autres mœurs. La nature aura bientôt fait son œuvre et nul n’est éternel. Raoul et Fidel rendront un jour des comptes pour les crimes et les atrocités commis au nom de la révolution.

  • Barack Obama, le crépuscule des Dieux (Götterdämmerung)

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    Barack Obama, le crépuscule des Dieux (Götterdämmerung)?

    Les fins de mandat sont comme des fins de vie : douloureuses, ingrates, désespérantes. Mais pour Barack Obama, elles le sont plus encore. Nous avons deux exemples de politique étrangère qui le prouvent à l’envi et dont toute la presse internationale parle : l’ouverture vers Cuba et  les relations avec les états arabes du Golfe et l’Arabie Saoudite.

    François Hollande s’est empressé d’occuper cette béance, cette place vide, et cela est de bonne guerre . Le chef de l’Etat français s’est sans doute souvenu de cette brusque et humiliante volte-face du locataire de la Maison Blanche qui, durant le weekend, change de braquet, ne veut plus bombarder la Syrie et laisse en plan, en rase campagne, son allié français qui avait déjà désigné à sa flotte de guerre les cibles à neutraliser… Cette manière de faire rappelait à la terre entière qu’on ne peut rien faire sans l’Amérique…

    Barack Obama, on l’a déjà dit dans ces mêmes colonnes, n’a pas fait la bonne analyse des révolutions arabes, car il était effrayé par ces foules de manifestants qui lui rappelaient trop ce qui s’était passé à Téhéran, trois décennies auparavant. Du coup, le camp arabe modéré, avec à sa tête l’Egypte, se sent ulcérés par l’attitude d’un allié sur lequel  ils pensaient pouvoir compter en toute circonstances et voilà que la spécificité des régimes politiques de la région lui échappait gravement.

    Dans les deux cas, c’est la France qui s’est engouffré dans la brèche. Certes, le cas cubain porte moins loin mais tout de même, car quand bien même la France ne ramasserait que des miettes, sur le plan international, cette entrée en force a une valeur symbolique… Les Cubains savent que leur puissant voisin nord américain est incontournable et détient des atouts majeurs, mais la France peut aussi rendre quelques services.

    Autrement plus grave est l’arrivée de la France dans les états du Golfe et l’Arabie. François Hollande a été l’invité d’une réunion de ces pays où le point en discussion n’était autre que la sécurité, en d’autres termes la survie de ces mêmes états, face à ce qu’ils considèrent être la menace iranienne… Ce qui se passe au Yémen voisin est un hors d’œuvre, une mise en bouche.

    Les Saoudiens n’ont pas de véritable stratégie dans ce conflit et se contentent de bombarder à l’aveuglette pour retarder l’avancée des rebelles chiites. Et ceci cause des victimes civiles et créent ou va créer des catastrophes humanitaires.  On sent, derrière ces tâtonnements , les hésitations US qui répugnent à s’engager dans un conflit régional, alors que B. Obama a déjà décidé de se désengager afin de se concentrer sur la menace que représente la Chine.

    Stratégiquement, l’Asie est le continent de l’avenir, au niveau de sa démographie, de la richesse de son sous sol  et du niveau de formation de ses habitants. Le Moyen Orient n’a plus la côte, en anglais US : it has outlived his efficiency… C’est la même phrase que les cyniques fonctionnaires du Département d’Etat avaient utilisée pour commenter l’assassinat de Sadate…

    Un dernier élément motive la décision d’Obama : dans les prochaines décennies, les énergies fossiles ne seront plus primordiales et les monarchies du golfe auront perdu leur attrait. Les mêmes fonctionnaires US disent déjà que ces pays ne pourront même pas boire leur pétrole dont plus personne ne voudra car les énergies renouvelables auront pris la relève.

    On peut cependant entrevoir une retombée positive dans la région, malgré tout le pessimisme ambiant : Israël multiplie les efforts pour ne dépendre de personne pour sa défense. Certes, l’allié US est indispensable mais chaque jour qui passe renforce la technologie de l’Etat juif. Et les Etats arabes modérés l’ont compris, même s’ils se refusent à le crier sur les toits. Les intérêts des uns et des autres convergent, selon l’adage bien connu : les ennemis de nos ennemis sont nos amis…

    Mais quand tout cela se réalisera, le monde entier aura oublié un président US, probablement le plus impopulaire et le plus incompétent de l’Histoire.