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  • A Jérusalem, d'une religion à l'autre

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    A Jérusalem : d'un culte à l'autre

    L’avion d’El  Al venait de toucher le sol avec près d’un quart d’heure d’avance, à la grande joie des passagers mais surtout du pilote. A la sortie, un parfum d’orangers embaumait l’air  qui était encore très doux et caressait nos visages dans la voiture aux vitres largement ouvertes. Nous décidons, en raison de l’heure tardive, de passer par Herzliyya, la banlieue chic de Tel Aviv afin d’y dîner. Nous trouvons une belle table dans un restaurant branché qui était littéralement bondé : c’est que tout Israël célèbre la fête de Pâque qui dure sept jours, séparés par une petite interruption. On est mardi soir et la fête, proprement dite, ne reprend que le jeudi soir, alors les gens sortent en famille. L’ambiance est bonne et je suis assez satisfait.

    Au Néguev pour le sabbat

    A moins de dix km à vol d’oiseau de Gaza, la cité palestinienne qui conteste l’autorité palestinienne et vit sous la tutelle du Hama, se trouve un village agricole, un mochav nommé Talmé Eliyahou. Nous y passons fréquemment le week end car une sœur y vit depuis près de cinquante ans. La route qui y mène est bonne et nous nous trouvons alors en plein Néguev. C’est un petit monde, un microcosme qui vit en soi et pour soi, pour parler comme Kant. J’y admire la petite synagogue avec les sermons du rabbin local qui me rappellent, la profondeur philosophique en moins, ce que Franz Rosenzweig (1886-1929) découvrait, pour sa plus grande joie, dans la synagogue de Francfort sur le Main, en écoutant les propos si inspirés du rabbin Anton Néhémiah Nobel… On a l’impression d’être coupé du reste du monde, loin de tout, Tel Aviv est à près de 100km, la ville d’importance la plus proche n’est autre que Ashkélon, ou Béer Shéva, l’antique cité où le patriarche Abraham s’était établi.

    Le sabbat dans ce mochav correspondant vraiment à sa symbolique dans la mystique : une projection dans l’éternité, une sorte d’anticipation de la Rédemption cosmique…  Le temps est suspendu à la vie du sabbat. Un peu le paradis sur terre. On a l’impression d’être ailleurs. Un dépaysement quasi métaphysique. Le Talmud l’exprime à sa façon : du sabbat se dégage un parfum du monde futur
    Et fait exceptionnel, c’était la fin de la fête de Pessah qui s’enclenchait avec le début du sabbat. En clair, on continue de consommer du pain azyme car on n’a pas le temps, matériellement, de disposer autrement et, de ranger la vaisselle de Pessah pour apporter celle des jours normaux…

    Les intempéries et le voyage à Jérusalem

    J’ignore les explications de la météorologie nationale, mais les intempéries sévissent en Israël en ce  mois d’avril 2015. Il fait froid, il pleut, le ciel est couvert alors que la semaine dernière, il faisait, me dit on, près de 35° à Tel Aviv et à Natanya. Arrivé à Jérusalem sous une pluie battante, chose éminemment inhabituelle en cette saison, nous nous dirigeons immédiatement vers l’église du Saint Sépulcre, avant même d’aller vers le mur occidental du Temple, communément appelé Mur des Lamentations. Nous découvrons sur le parvis une foule immense et il fallut se frayer un chemin vers l’intérieur du bâtiment. Nous sommes dimanche, jour ouvrable en Israël, la semaine pascale vient de s’achever, la fête de Pessah a pris fin hier et les pèlerins orthodoxes sont très nombreux.

    Mais une attention est attirée par des femmes accroupies sur une pierre en dessous de laquelle coule une eau claire. Les femmes et leurs enfants trempent des étoffes ou des mouchoirs dans cette eau translucide et s’en tamponnent le visage avec une étonnante ferveur. Danielle me rappelle que cette pierre, objet de toutes les dévotions, est celle sur laquelle eut lieu la toilette mortuaire de Jésus avant la mise au tombeau. Je contemple alors les visages qui m’entourent, tous les présents sont de religion orthodoxe et les popes ainsi que les religieuses orthodoxes, tous de noir vêtus, présentent des visages empreints de gravité. Mais quelle ferveur religieuse ! En quelques minutes, j’ai appris sur le christianisme et sur les différents cultes de cette grande religion bien plus de choses que je n’en avais glanées dans tous les livres lus sur la question. Et Dieu sait que j’en ai lu quelques uns. Alors que la messe  à l’intérieur de l’église du Saint Sépulcre touche à sa fin, j’entends soudain une clameur en langue grecque : Le Christ est ressuscité ! répété à maintes reprises. Je n’avais encore jamais vécu cela. Soudain, les popes se frayent un chemin pour permettre à la procession de fendre les rangs des pèlerins ; ils forment un cercle autour du plus vieux d’entre eux, un vieillard à la barbe blanche et dont le regard renvoie un tel éclat de ferveur…

    Je pense alors à la tradition philosophique de l’idéalisme allemand qui réduisait le sentiment religieux à une simple étape de l’intellect humain sur la voie de l’élucidation du monde et de la destination de l’homme. Ce vieux pope n’en croirait pas un seul mot. Plongé dans mes réflexions, je découvre un magnifique visage de femme, à la chevelure d’une blondeur de blé, avec de magnifiques yeux bleus, entourée de popes vêtus de leur surplis noir.. J’ai l’impression d’être devant une œuvre d’un peintre du XVIIIe siècle : mais que vient faire cette superbe femme au visage si beau parmi ces popes à la mine grave et songeuse ? Je pense alors au statut que les religions monothéistes imposent aux femmes, incarnation de la tentation et du désir.. Mais voila cette femme, en ce moment précis, oublie sa beauté sensuelle et vient chercher ici même, en cette église si importante pour le christianisme, un peu de sacré et un peu d’éternité. Les femmes sont elles aussi capables de grande ferveur, toutes les religieuses orthodoxes autour de nous le prouvent.

    Une autre femme me bouscule soudain, j’ai tout juste le temps de me retourner qu’elle s’est déjà précipitée pour baiser la main du vénérable pope qui est littéralement pris d’assaut par les fidèles. On s’incline devant lui, on pose respectueusement la main sur son couvre-chef, mais lui-même reste impassible. De marbre.

    La procession a rejoint le parvis, l’église se vide, les fidèles sont dehors malgré une pluie battante : la foi transcende les caprices de la météorologie : que sont quelques gouttes de pluie en comparaison de cette jonction avec le sacré et l’éternité ?

    Nous nous dirigeons vers les échoppes de ce quartier chrétien de la vieille où tout le monde parle russe ou grec. Un pope sans âge dévore à belles dents un sandwich dans un coin, à l’abri de la pluie. Laura B. qui est chrétienne s’arrête devant une échoppe  intitule Native bazar. Son propriétaire nous parle en français, je lui réponds en arabe. Il a fait ses études chez les Pères ! Je trouve qu’on ne rend pas assez hommage à ces Frères blancs qui ont porté la civilisation et la langue française (sans omettre leur propre religion, tout de même) aux quatre coins du monde. L. lui achète quelques babioles, il me présente son petit-fils en arabe. Et dans le magasin voisin, il me présente son père, un homme au corps massif assis sur une sorte de fauteuil, au milieu du magasin. . Mais durant tout ce temps, la pluie ne s’est pas arrêtée, nous trouvons refuge sous les stores du magasin voisin, celui d’un Palestinien qui nous dit d’entrer pour nous abriter. Tout à coup, la grêle se met à tomber et voici que l’homme monte sur une chaise, enlève sa casquette et hurle en arabe sa gratitude au Dieu du ciel qui nous envoie son eau bienfaisante et dispensatrice de vie. Durant quelques secondes, je me demande : où je suis ? Suis-je vraiment dans la ville où notre Dieu nous a installés depuis des millénaires ? Suis-je dans la cité du roi David, conquise sur les Jébuséens d’après le livre de Samuel, il y a plus de trois mille ans ? Mais où suis-je donc ?

    Nous entrons dans le café voisin pour boire un café turc. C.L. refuse de nous accompagner et L se joint à elle. Da entre avec moi dans cette minuscule pièce où des touristes du monde entier commandent toutes sortes de chawarma. Une sorte de Mac Do du coin. Mais pas de viande de porc, au moins un point commun entre les Juifs et les Arabes…

    Plongé dans mes pensées, je mets le cap sur le Mur des Lamentations, non loin d’ici. Nous passons les contrôles et je me dirige vers la partie où se trouvent les hommes en prières tandis que mes accompagnatrices vont dans la partie réservée aux dames.

    J’éprouve un étrange sentiment car ce que j’ai vécu deux heures plu tôt dans le temple de l’orthodoxie grecque et russe m’a imprégné. J’ai vraiment été ébloui par cette ferveur religieuse d’une communauté autre que la mienne. Il est encore temps de réciter la prière de l’après-midi, celle qui correspondait au sacrifice avant le crépuscule, du temps où le temple était encore debout. Je la connais par cœur et il pleut, donc pas le moindre livre de prière à portée de main. Pendant que je priais, deux hommes d’âge moyen, kippa sur la tête, viennent d’arriver. Ils sont juifs mais ont le même type humain que les Russes de l’église du Saint Sépulcre. Ils ont vraiment des têtes de moujik, un type humain comparable, mais sur le mode masculin, à la beauté de la belle femme russe de tout à l’heure.

    L’un des deux pose avec respect la main sur une pierre du mur. Ensuite, il s’en rapproche et pose ses lèvres sur la même pierre. Son voisin va plus loin, il glisse un billet entre les pierres, comme tous les pèlerins. Et moi, je m’aperçois soudain que je n’ai même pas posé la main sur le mur… Ai-je à ce point, spiritualisé mon sentiment religieux, alors que mes voisins et coreligionnaires l’ont conservé intact ?

    En allant rejoindre ma famille, une comparaison s’impose à moi : cette vénération de la pierre là-bas et ici : la pierre sur laquelle le Christ a reçu la toilette funéraire avant la mise au tombeau, d’une part, et cet immense mur, dernier vestige du temple du peuple juif ? Deux pierres mais une seule vénération. Deux pierres, comme si elles étaient les conservatrices de la mémoire d’événement inoubliés et inoubliables pour les deux croyances, issues d’un même giron mais devenues ennemis irréconciliables au fil des siècles.

    Comment finir ? Comment faire une synthèse ? Comment se résumer ? Les références se bousculent dans mon esprit : dois je citer un passage de ma tradition religieuse qui met en garde les hommes si les pierres, témoins muettes de leurs innombrables méfaits, se mettaient à témoigner contre eux ? Dois je citer le beau vers du poètes (objets inanimés, avez  vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?) Ou bien le vers d’un contemporain du précédent, mais plus sombres, Charles Baudelaire : Le cœur des villes change plus vite que le cœur des hommes…

    Non, au fond, devant ces insurmontables différences entre les cultes que je viens de vivre, je préfère deux citations,, celle du vieux prophète hébreu qui parle de substituer à notre cœur de pierre un cœur de chair, et surtout Franz Rosenzweig, le représentant d’une théologie philosophante, qui disait dans son Nouveau Penser que la Vérité est entre les mains de Dieu.

    Et de lui seul.



     

  • La Mimouna en Israël

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    La mimouna en Israël

    Nul ne sait vraiment avec exactitude d’où vient ce terme et cette fête, si courue au Maroc, à la fin de Pessah où les gens se précipitent sur de la farine et surtout sur des grains de semoule ou de couscous, du petit lait, des dattes et des fruits. C’est une vieille tradition, une manière bien judéo-orientale de saluer le départ d’une belle fête familiale. Chose curieuse : nos frères ashkénazes n’ont jamais eu vent de cette célébration. Or, comme chacun sait, le peuple juif est resté uni à travers les siècles et sa liturgie a transcendé autant les distances spatiales que temporelles.

    Un certain nombre de folkloristes ont proposé des explications qui ne résistent pas à la critique ni même à l’examen. Pour part, je suppose que c’est une séquelle d’un syncrétisme pagano-arabe que les Juifs du cru ont adapté à leur environnement car la saison s’y prêtait. La nature revit, les beaux jours reviennent, la lumière dure plus longtemps, bref on oublie les rigueurs hivernales, même dans des pays chauds.

    Et à propos d’intempéries, je regrette même d’être ici, tant le froid est terrible pour un mois d’avril, les pluies tombent en abondance, même dans Néguev oj j’ai passé le sabbat.

    Mais revenons à la mimouna. Hier soir, les mamans, dont c’est la tradition, ont fébrilement préparé leur couscous au beurre ; moi, je dois avouer que ce n’est pas ma tasse de thé et j’apprécie modérément ce plat, qu’il soit au beurre ou au contraire avec de la viande.

    En revanche, ce qui m’intéresse au plan philosophique c’est l’attachement aux traditions, même simplement culinaires car elle sont aussi fondatrices d’identité. Quand j’étais jeune, je me souviens de certains amis d’origine ashkénaze pour lesquels le dîner du vendredi soir chez l’une des deux deux grands-mères (gefillte Fisch etc…) était l’unique lien résiduel rattachant au judaïsme. Et pour les Tunisiens, c’était le couscous ou un autre plat encore plus indigeste.

    Est-ce que l’art culinaire, même dénuée de finesse et de qualité, peut conserver de êtres humains dans une tradition ? C’est indéniable. C’est peut-être une défaite pour l’intellect mais une victoire pour la tradition qui s’adresse à l’homme dans son intégralité.

    Et après tout si vous demandez à nos frères chrétiens ce que sont les Pâques pour eux, les plus jeunes répondront les œufs de Pâques…

     

  • Ce qui survivra au président Obama: renouer avec Cuba

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    En renouant intelligemment avec l'île castriste, <M. Obama évite de laisser un bilan entièrement négatif en matière de politique étrangère. Il faut dire cependant que même cette initiative est dénoncée par les membres républicains du Congrès qui auraient souhaité que le pays mît Cuba à genoux au lieu de sauver le régime communiste local.

    Au fond, on perçoit chez l'occupant actuel de la Masion Blanche le même raisonnement à l'uvre avec l'Iran: alors que ces régimes sont en difficulté, il négocie avec eux et, en quelque sorte, leur sauve la mise. Le problème est que ce président n'est pas pas vraiment doué pour les négociations difficiiles.

    Mais le point est positif, il faut renouer avec Cuba et confronter le régime communiste à la liberté et au commerce.

  • L'Iran réclame la levée des sanctions avant de signer

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    L'Iran er Obama: la réponse du berger à la bergère...

    C'était absolument prévisible, il fallait être aveugle pour ne pas le voir et le prévoir. L'Iran actuel ne négociera jamais avec les USA son retour au sein du concert des nations. Il fallait être aveugle, se leurrer soi-même pour ne pas le voir. Or, les USA ont provoqué ce leurre de soi-même.

    M. Obama s'est trompé sur toute la ligne, il ne regarde même pas du côté du Yémen où son allié saoudien se bat contre les Iraniens, qui ont déstabilisé le pays et ne s'en cachent guère. Au contraire, ils accusent les Saoudiens d'actes de guerre et les traitent de criminels.

    Et que fait M. Obama? D'un côté, il apporte un soutien logistique à l'Arabie mais continue de négocier avec l'Iran. Lequel n'a pas l'intention de troquer sa révolution islamique contre le plat de lentilles de la levée des sanctions. Il veut les deux, le beurre et l'argent du beurre.

    Il est pénible de voir que la politique internationale est confiée à des mains aussi malhabiles. Mais que faire? Sinon attendre.

    Israël avait raison, l'Iran des Mollahs n'est pas fiable et son seul enjeu de faire lever les sanctions, tout en continuant à développer son programme nucléaire qui est tout sauf civil.

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  • Que se passe t il chez les Le Pen?

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    Que  se passe t il chez les Le Pen ?

    Oui, mais que se passe t il donc dans cette famille où le père et la fille se disputent à la face de tout le pays ? Au fond, cela était prévisible. JMLP a fini par donner de l’air à ses sentiments profonds qui l’animent depuis plus d’un demi siècle et par dire que la voie choisie par sa fille Marine ne lui plaisait guère. Certes, il ne faut pas négliger la déception d’un patriarche qui voit l’œuvre de ses mains lui échapper au soir de sa vie, une vie dédiée à un combat dont il avait une tout autre conception. Marine a compris que son père se complaisait dans une opposition stérile et protestataire, alors qu’elle, en fille de son époque, a rassemblé autour d’elle des hommes et des femmes de son âge qui ont un tabac à toutes les élections. Voyant le parti de sa vie lui échapper il a livré son dernier baroud d’honneur, qui va sûrement lui coûter la peine maximale : être chassé du parti qu’il a lui-même cofondé avec d’autres, par sa propre fille.

     

    Existe-t-il plus humiliant châtiment ? J’en doute. Le vieux lutteur a donné l’interview de trop, se croyant tout permis, notamment en ce qui concerne le fameux détail de la seconde guerre mondiale. Dans une autre déclaration, il a osé dire ce qu’il a dit, sachant pertinemment qu’il avait allégrement franchi la ligne jaune. Il a eu ce que l’on nomme le complexe de Hagen brûler ses vaisseaux derrière, ne plus pouvoir revenir en arrière, même si cela devait coûter un échec électoral à sa fille. Celle-ci, apparemment, ne reculera pas. On va donc vers une sorte de destitution de JMLP : il risque soit l’exclusion pure et simple comme un vulgaire déviant de la ligne du parti, soit son éviction comme tête de liste pour les régionales en Provence Alpes Côte d’Azur, soit la destitution de son poste de président d’honneur.

     

    LMLP va donc partir sur dernier coup d’éclat, mais sans gloire. Pour la plupart des cadres du FN, je parle des jeunes, il fait figure de vieillard égaré qui n’est guère fiable. Peut-être trouvera t il quelques vieux compagnons de route qui se jetteront avec lui dans l’abîme de l’oublie. La page sera tournée.

     

    C’est assez triste car à son âge, le vieil homme aurait pu réussir sa sortie. Certains jeunes cardres lui conseillent même ouvertement de rédiger ses mémoires… Le vieux lutteur comprendra t il enfin ? Non point. Du fond de sa retraite esseulée, livré à lui-même, il continuera à appâter des journalistes en mal de sensations.

     

    De Gaulle avait dit un jour : la vieillesse est un naufrage. Apparemment JMLP ne voulait pas faire naufrage tout. Il a voulu entraîner son parti dans l’abîme. Y réussira t il ? Dieu seul le sait.

  • Que va t il se passer au sein du monde arabo-musulman?

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    Que va t il se passer au sein du monde arabo-musulman?

    La crise iranienne aura révélé quelque chose d’assez inattendu, que la méfiance des Arabes à l’égard des descendants de l’empire perse est encore plus grande que ce celle des Israélien à l’égard des Mollahs. La guerre qui fait rage au Yémen et qui a coûté tant de vies ne va pas s’arrêter là. Les Saoudiens ont su regrouper autour d’eux un grand nombre d’Arabes alliés, même des Turcs et des Pakistanais, alors que l’Iran est là, isolé dans son coin, à attendre que le ciel  sombre des sanctions occidentales s’éclaircisse un petit peu.

    Pour le moment, les forces chiites pro-iraniennes tiennent le coup mais lorsque des puissances comme l’Egypte et le Pakistan auront vraiment déployé leurs forces armées, les choses changeront. Ce serait une véritable ironie que les Iraniens soit stoppés par une coalition pro-saoudienne et non pas par Israël. Car si Israël est menacé par la bombe iranienne et a de quoi se défendre très efficacement, les Saoudiens n’ont que leurs milliards de dollar. Ce qui n’est pas rien. Mais je veux dire que leurs forces armées ne sont pas aussi aguerries que celles de leurs ennemis.

    Même les Turcs redoutent les aspirations hégémoniques de leur voisin iranien. D’où la visite de leur président à Téhéran pour mettre un frein à leurs velléités.

    Le problème de l’Iran est de vouloir se développer pour dominer les autres et modeler un Proche et un Moyen Orient à leur guise. Or, ils ne peuvent le faire que si les USA s’en vont et si Israël ne constitue plus un obstacle. Pour parvenir à leurs fins, ils doivent donc s’immiscer un peu partout et aider les mouvements terroristes. Mais aujourd’hui, ils sont englués militairement dans trois théâtres d’opération où ils ont subi tant d e pertes : en Syrie, sur le Golan et ailleurs, en Irak, et depuis peu au Yémen où la réaction saoudienne était prévisible  mais pas dans cette ampleur.

    On croyait les jouisseurs saoudiens claquemurés dans leurs palais pharaoniques et voilà qu’ils lâchent leur aviation de guerre contre les rebelles du Yémen.

    Quelle sera la suite ? Il est clair que cette animosité avec l’Iran laissera des traces. Il est clair que l’Iran n’acceptera pas de se soumettre face à l’Arabie. Cela mettrait un terme à ses projets d’expansion par tous les moyens. Cette alliance autour de l’Arabie est étonnante mais si elle est logique : a) les Saoudiens peuvent acheter qui ils veulent ; b) les voisins de l’Iran ont enfin compris que les menaces contre Israël étaient simplement verbales et que ce pays n’osera jamais s’en prendre directement à l’Etat juif qui le lui ferait payer fort cher . En revanche, ils ont compris que les menaces pesant sur eux sont tout sauf théoriques… D’où les violences que nous vivons ces jours-ci.

  • L'affiche en faveur des Chrétiens d'OOrient: de la déchristianisation à la haine de soi

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    L’affiche en faveur des Chrétiens d’Orient et la RATP: de la déchristianisamtion à la haine de soi...

    Cette affaire est absolument invraisemblable. Comment, dans un pays comme la France, fille aînée de l’Eglise (et c’est un philosophe juif qui le souligne) une entreprise de transport, empruntée chaque jour par des millions de parisiens et de touristes, a-t-elle pu commettre une telle bévue, même si elle s’est rattrapée depuis ? Est ce que le terme chrétien (encore une fois ; je n’en suis pas !) est il soudain devenu une injure, une obscénité ? Je n’ai jamais pris parti publiquement pour telle ou telle cause religieuse, mais en l’occurrence, il s’agit de minorités chrétiennes, menacées d’extinction, dont les ancêtres avaient accueilli chez eux l’islam naissant car, on l’oublie souvent, c’est dans ces contrées orientales que le christianisme est né, qu’il y a fait ses premiers pas et s’est investi avant d’aller à la conquête spirituelle du monde.

    Contrairement à ce que croient les gens, le christianisme est une religion orientale et Jésus n’avait pas des boucles blondes mais une chevelure noire et des traits sémitiques assez prononcés. Ce n’était ni un Bavarois ni un Suédois mais un Galiléen.

    Je ne sais pas qui a pris cette décision inepte et qui suscite aujourd’hui une énorme vague de protestations. Enfin, on s’achemine vers l’apaisement mais le signal que cette affaire envoie est  assez symptomatique, il révèle un malaise profond, une sorte de honte d’être ce qu’on est.

    Sont-ce des mythes, ces massacres quasi-quotidiens des minorités chrétiennes en Syrie, en Irak et tout récemment en Libye ? Et n’oublions pas le Kenya où les shebabs somaliens demandaient d’abord à leurs victimes de réciter des prières musulmanes, et si elles en étaient incapables, elles étaient exécutées immédiatement… Ce sont ces victimes innocentes que les prêtres voulaient soutenir en appelant un chat un chat. Ce sont des chrétiens, menacés de disparition, parce qu’ils sont ce qu’ils sont. Curieux ! Je croyais que nos grandes sociétés nationales étaient dirigées par des gens intelligents et voilà qu’ils commettent des bourdes monumentales. Il est vrai qu’un détail, révélé récemment, m’avait intrigué, pour ne pas dire choqué : lorsque ces malheureux coptes avaient été égorgés par les islamistes de l’Etat Islamique, les plus hautes autorités de l’Etat avaient publié un communiqué parlant d’Égyptiens et non de chrétiens ! Or, ces pauvres hommes sont morts en raison de leur appartenance confessionnelle, car leurs collègues d’infortune, mais plus chanceux car musulmans, furent épargnés.

    La France  aurait-elle honte de son histoire intellectuelle et religieuse ? Comment a t on pu interpréter la laïcité dans un sens aussi restrictif, pour ne pas dire dévoyé ? En me relisant, je m’étonne moi-même de ce que j’écris : soutenir à ce point le christianisme, publiquement, je n’ai jamais eu l’occasion de le faire, même si je ne fais pas partie de cette dénomination religieuse dont les racines sont intimement mêlées aux miennes. Mais voilà mon éducation éthico-religieuse m’a appris à ne pas faire de distinction entre les hommes, porteurs des traits de leur humanité sur leur visage. Un passage talmudique nous exhorte à se conduire en homme là où les hommes sont absents (bi-mekom shé eyn ish héyé lé-ish)… En clair, on ne doit pas détourner le regard lorsque des être humains sont menacés, il faut les aider.

    Il faut prendre parti pour des minorités religieuses menacées d’extermination. Alors comment expliquer que tous n’en sont pas intimement convaincus dans ce beau pays ? Nous sommes vraisemblablement en présence d’un processus d’effilochage de la culture chrétienne, une véritable déchristianisation, révélatrice d’une haine de soi largement avancée et répandue… Comment peut-on refuser d’afficher le mot chrétien ou oser proposer, en lieu et place, le mot œuvre (certes, accolé à un nom d’institution, mais que personne ne connaît) ?

    Si j’étais méchant, ce que je ne suis pas, je ferai allusion aux reproches articulés contre cette grande entreprise de transports parisiens, et qui remontent à sa conduite lors de la seconde guerre mondiale… Mais heureusement, les choses se sont calmées et ont abouti à un règlement entre les parties.

    La France est un pays chrétien, ou plus exactement judéo-chrétien. Le christianisme est une religion-culture qui a, certes commis des fautes et des erreurs graves (je suis bien placé pour le savoir, tant l’histoire juive est plus une martyrologie qu’une histoire proprement dite…) mais tout de même, les bienfaits du christianisme dépassent et de très loin, ses manquements et ses méfaits.

    Je ne prends pas Alain Finkielkraut pour un éminent penseur mais je dois rendre hommage à l’expression «d’identité malheureuse» ; mais pourquoi donc une partie de nos élites est elle si mal à l’aise avec les fondements de notre culture ? L’Histoire, disait Hegel, est tragique, et les années de bonheur de l’humanité sont les pages blanche de l’Histoire… Mais toutes les nations ont commis des fautes, chacune s’est cru investie d’une mission quasi divine et appelée à réaliser les projets les plus incroyablement audacieux.

    Il faut combattre la haine de soi, ce concept qu’un Juif allemand, Théodore Lessing (1872-1933), première victime du national-socialisme, tué par les sbires de la Gestapo à Marienbad.

    La France ne doit pas chercher à cacher ses origines chrétiennes, ce sont elles qui l’ont aidé à devenir ce qu’elle est. D’un autre côté, la hiérarchie de cette église française devrait cesser de croire qu’elle a l’éternité devant elle et agir. C’est bien de s’en remettre à Dieu, mais ce vieux Monsieur a parfois besoin qu’on l’aide, voire qu’on le secoue.

    Dieu, nous dit le sage talmudique Rav Hounna, est toujours avec ceux qui souffrent. Il ne fait pas de différence.

  • Iran / USA: l'accord se fissure

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    Iran / USA: l’accord se fissure…

    On ne se réjouira pas de la vérification de nos hypothèses par les faits. Mais il faut bien se rendre à l’évidence ; Américains et Iraniens ont déjà de l’accord des interprétations non plus divergentes mais contradictoires. On disait ici même que le but majeur et ultime des Mollahs est la levée, la suppression totale et immédiate des sanctions. Alors que les USA optent pour une suspension partielle et progressive des sanctions qui seront rétablies et même renforcées (par le Congrès), en cas de rupture iranienne, ce qui ne manquera pas de se produire car la direction iranienne est pluri Céphale et largement divisée : on ne voit pas les pasdaran, les gardiens de la révolution et les bassidji jeter aux orties leurs objectifs majeurs : la révolution islamique qui les maintient au pouvoir et la haine d’Israël qui leur sert de mobilisation de leurs partisans. S’ils s’en écartaient, ils seraient aussitôt écartés du pouvoir. Donc, on est dans une impasse.

    On avait déjà attiré l’attention sur une phrase de Hassan Rouhani parlant de l’ouverture de son pays sur le monde, on en retiendra une seconde, prononcée hier, encore plus sibylline que la précédente : l’accord tiendra si les deux parties respectent leurs engagements. En fait, cette mise en garde s’adresse surtout à ses opposants iraniens qui considèrent que l’actuel président de la république islamique est un modéré qui ne représente pas vraiment les intérêts vitaux de leur pays, tels qu’ils les conçoivent. On a déjà entendu l’affirmation du général des supplétifs bassidji selon laquelle tout peut être négociable, excepté la volonté de détruire Israël. Si ce n’est pas une tentative de torpiller les négociations, et donc les vœux de Rouhani, qu’est ce donc, au juste ?

    Le ministre français des affaires étrangères a fait preuve d’une grande lucidité en disant qu’il saluait l’accord mais qu’il restait encore beaucoup à faire. Bref, en termes diplomatiques, qu’il avait beaucoup de réserves concernant la volonté sérieuse des Mollahs de respecter l’accord.

    En fait, les choses sont faciles à comprendre : toute une décennie de sanctions ont mis l’économie de ce pays à genoux. Quand les gens rentrent chez eux, il leur faut trouver de quoi boire et manger. ET pas de l’idéologie. Or, le renchérissement des denrées alimentaires de base rendent la vie quotidienne de plus en plus difficile. Rouhani et ses partisans ont compris que l’Iran n’était plus à l’abri d’une explosion populaire. Il fallait donc faire preuve de pragmatisme et gagner du temps.

    Que nous réserve n’avenir ? Il y aura à Téhéran une véritable épreuve de force entre partisans et adversaires de Rouhani ou du guide suprême de la révolution, lequel a dû répéter lors de la grande prière du vendredi qu’il ne négociait avec les USA que pour le nucléaire et sur rien d’autre. Entendez ceci : il n’y a pas de rapprochement avec les USA…

    Même en cette période Pâques on il est question de libération de l’esclavage d’Egypte, d’une part, de Résurrection, de l’autre, les choses n’ont pas l’air de s’arranger. Et l’on se demande vraiment s’il ne faudrait pas une robuste manifestation de la Grâce dans ce pauvre monde pour que les choses changent enfin…

  • Iran / Irak: les dessous d'un accord

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    Iran / Etats Unis: les dessous d’un accord

    De multiples indices montrent aujourd’hui, que les pourparlers de Lausanne n’étaient qu’un paravent destiné à enfumer l’opinion publique internationale et les alliés des USA, que tout était réglé d’avance secrètement à Oman et ailleurs, et que John Kerry prétendait simplement prolonger sa présence en Suisse pour achever de mystifier les observateurs. Il savait pertinemment que l’accord était déjà paraphé

    Le premier indice qui pointe dans cette direction est l’étonnante modération du président Rouhani, qui est, certes, un théologien, un intellectuel persan rompu à la finesse exégétique et un spécialiste de la rhétorique, même parfois trompeuse, comme il s’en était vanté publiquement il y a plus d’une décennie quand il faisait partie de l’équipe des négociateurs iraniens. Il a donc joué son rôle de bon élève tandis que M. Obama jouait le sien, celui du méchant qui met en garde, menace de futures sanctions en cas d’infidélité à l’accord, etc…

    Hassan Rouhani a hâte de tourner cette page, il l’a dit et répété avec insistance. Certes, la dureté des sanctions économique a étranglé l ‘Iran et mis à terre son économie, plongeant une bonne partie de la population dans des difficultés quasi quotidiennes sans nom. Il faisait allusion à la politique désastreuse de son prédécesseur, mis au placard et dont le jusqu’auboutisme n’a vraiment pas rendu service à son pays. Au mépris de l’évidence, cet homme clamait urbi et orbi que l’Iran n’était nullement gêné par les sanctions alors que la monnaie nationale avait perdu plus de 30% de sa valeur…

    L’autre indice d’un accord secret est l’insistance avec laquelle Washington disait tenir à un accord et à y croire. Si rien n’avait été fait à l’écart de medias et de la presse, comment pouvait on préjuger de l’imminence d’un tel accord ? C’est qu’il avait été obtenu par avance.

    Redoutables négociateurs, les Iraniens sont su exploiter les changements internationaux intervenus dans la zone et qui font de lui, que cela plaise ou non, un allié objectif des USA. Les deux pays combattent les mêmes ennemis en Syrie et en Irak, deux pays satellites dont l’Iran a réussi à faire des protectorats. L’aviation US bombarde des positions de Daesh que les forces terrestres iraniennes investissent par la suite.

    Mais voilà, Téhéran combat les sunnites au Yémen, alors que ces mêmes sunnites sont les alliés des USA qui les soutiennent au plan logistique ! On réalise donc que Téhéran  a toujours plusieurs fers au feu et que la direction iranienne doit compter avec une forte opposition intérieure, regroupée autour du Guide suprême… Les Américains ne vont donc pas tarder à réaliser qu’ils ont conclu un marché de dupes et ont été bernés.

    On ne peut pas tirer ensemble dans la même direction en Syrie et en Irak et se tirer dessus au Yémen. La confiance faite aux Iraniens bute sur ses limites et ses contradictions.

    On ne cessera pas de le répéter : oui, la jeunesse iranienne est bien formée, oui les femmes y ont plus qu’ailleurs des grades universitaires, oui le pays a d’immenses réserves, tout ceci est bien. Mais il y a tout le reste : le régime foncièrement anti-démocratique et anti-républicain, la haine d’Israël et de l’Amérique (ce que Obama fait semblant de ne pas voir, à la fin de la prière de chaque vendredi, où des milliers de gens crient : Mort à l’Amérique !), et les crimes de ce régime qui bafoue ouvertement les libertés.

    En fait, cet accord-mirage ne vise qu’une chose : la levée des sanctions qui, elles, menacent vraiment la survie du régime des Mollahs lequel ne peut tenir qu’en ayant des ennemis contre lesquels il mobilise sa population. Car, qu’avait il à vouloir se doter de l’arme nucléaire ? Tout ce qu’il a réussi à faire, c’est liguer tout le reste du monde contre lui. Et il y a englouti des milliards de dollars qu’il aurait pu dépenser ailleurs.

    Il existe aussi un aspect qui fait des industriels du monde entier des alliés objectifs de l’Iran : c’est l’économie, la volonté d’avoir sa part du gâteau. Cela me fait penser à une phrase très cynique de Lénine, un expert en la matière : vous verrez, les capitalistes finiront par nous vendre même la corde pour les pendre.

    Certes, Hassan Rouhani sait manier la rhétorique en disant que l’Iran n’est pas coincé dans un système binaire entre la soumission et l’affrontement. Il existe, ajoute-t-il, un troisième terme, celui de la paix et de la coopération.

    Mais si tel vraiment le cas, pourquoi continuer à entretenir un rhétorique belliqueuse qui nuit si gravement au développement de son propre pays ?

  • L'accord de Lausanne sur le nucléaire iranien

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    L’accord de Lausanne sur le nucléaire iranien.

    Est ce un hasard, une pure coïncidence ? Le fait que les négociateurs internationaux avec l’Iran aient hier soir finalisé un projet d’accord, la veille de la fête de Pessah, qui commémore la sortie d’Egypte et l’installation du peuple d’Israël en Terre promise après une harassante traversée du désert de près de quarante ans, ne laisse pas de paraître quelque peu troublant.

    Je m’interroge sur l’état d’esprit des dirigeants israéliens qui vont célébrer ce soir, comme tous les Juifs du monde entier, la sortie d’Egypte et qui vont réciter les textes de la Haggada, littéralement la narration, le récit. Ils éprouveront une certaine amertume en constatant le cadeau que M. Obama leur a fait, un cadeau que certains trouveront très amer.

    J’ai déjà expliqué dans un autre espace les fondements (si légers) du raisonnement de l’actuel locataire de la Maison Blanche, alors que même M. Fabius, ministre français des affaires étrangères (dont le ministère ne s’est jamais signalé par son attitude pro-israélienne prononcée) a des doutes sur les intentions de l’Iran des Mollahs. Ce président US part du principe que la jeunesse iranienne est essentiellement pro-occidentale, pro-américaine et veut s’ouvrir au monde. On part du principe qu’après tant d’années de privations et d’isolement, le peuple iranien sera séduit par l’ouverture sur le vaste monde et finira, à la longue, par renverser le régime militaire des Pasdarans… Cela prendra du temps, se dit M. Obama, mais cela arrivera. Et quand les Mollahs seront marginalisés, l’Iran ne parlera plus d’éradiquer l’Etat d’Israël… Une sorte de paradis sur terre, au bout de quelques décennies !

    Mais c’est justement ce que les USA appellent par dérision le wishful thinking, en français prendre ses désirs pour la réalité. Comment s’imaginer que les Mollahs iraniens qui ont oublié d’être des idiots se laisseront déposséder de leur pouvoir sans réagir ? Il faut vraiment être un président démocrate pour croire de telles choses ! Un vrai conte de fée.

    Certes, M. Obama qui veut finir son mandat sans trop de difficultés, a appelé le Premier Ministre israélien pour le rassurer, mais ce dernier ne s’est pas laissé anesthésier par les propos lénifiants de son interlocuteur.

    La sortie d’Egypte  est présentée comme un grand miracle. Et il faut attendre le mois de juin pour fixer tous les détails de cet accord.

    Un autre miracle eut lieu 49 jours après la sortie d’Egypte, la remise des tables de la Loi. Qui sait ? Peut-être que se réalisera alors la supplique que le Psalmiste adressa à Dieu : Dessille mes yeux afin que je puisse contempler tes prodiges ?

    Dans moins de deux ans, plus personne ne parlera d’Obama alors que l’Etat d’Israël sera toujours là.