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  • Nicolas Sarkozy, le retour du pareil au même?

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    Nicolas Sarkozy : le retour du pareil au même ?

    Il faut éviter les caricatures et les déformations. J’ai suivi la longue intervention du président Nicolas Sarkozy hier sur France 2, en compagnie de Laurent Delahousse. Mon impression est que les déclarations étaient justes, bonnes et bien fondées mais que, parfois, l’ancien chef de l’Etat avait un peu de mal à se contrôler, à se retenir… Cela montre qu’il était sincère. Est ce suffisant ? Je crois que oui.

    En fait, depuis près de deux ans, la France semblait frappée de langueur, un parti majoritaire qui tourne à vide et une opposition qui ressemblait à un véritable champ  de ruines. Aujourd’hui, la France cesse d’être unijambiste. Il va y avoir des débats et il ne se passera pas de jour sans que Nicolas Sarkozy ne combatte la politique de son successeur.

    L’intervention d’hier se voulait modérée mais au fur et à mesure que l’heure passait l’ancien président a viscéralement stigmatisé la politique de son successeur. Il a repris l’incroyable répétition (Moi, président) qui avait été déterminante lors du grand débat : ce soir là, le sort de NS avait été scellé.

    Mais l’essentiel est ailleurs. Très adroitement, NS a évité de donner son programme, il a habilement remis ses deux challengers à leur place (Alain Juppé et François Fillon) avec un suffisant « j’ai besoin d’eux», sous entendu, ils se rallieront à mon beau panache blanc…… Ceci n’augure guère de paisibles lendemains dans le camp de l’opposition : si Alain Juppé se met à défendre un programme présidentiel dès aujourd’hui, Fr. Hollande peut espérer jouir d’un répit, mais celui-ci ne sera pas long. On connaît la constitution du monde politique : chacun négocie son ralliement et pour obtenir le plus de choses on fait monter les enchères pour mieux sa ranger par la suite, après avoir obtenu la promesse qu’on ne sera pas oublié../ Cela s’appelle obtenir des compensations.

    Que va faire NS désormais ? Il va sûrement emporter la présidence de l’UMP sans coup férir ; il va rebaptiser ce parti, remobiliser les donateurs, insuffler un nouvel esprit à des structures vraiment vermoulues. La chose la plus délicate sera l’élaboration d’un programme présidentiel. A lui seul, le nouveau parti de NS ne pourra jamais l’emporter. Il faudra négocier des alliances et ce ne sera pas facile.

    Mais la France attend. Les Français souffrent, ce n’est une surprise pour personne. En revanche, ce qui est nouveau, c’est que le président de la République l’a clairement reconnu lors de sa dernière conférence de presse : il ne dispose plus de marge de manœuvre, selon certains journaux (Le Monde) il ne peut même plus agir. C’est probablement cette paralysie, au moins apparente et que l’on espère passagère, qui a poussé NS à sortir de son silence. Il a très bien compris que le peuple n’attendra pas, les bras croisés, que près de 34 mois s’écoulent… Les graves incidents de Morlaix sont peut-être les prodromes de développements inquiétants.

    En effet, une certaine improvisation du gouvernement (annonce impromptue de la disparition de la première tranche d’imposition) a choqué, jusque dans le camp de la gauche. On a l’impression que le premier ministre est penché sur le guidon et réagit au coup par coup. Or, il faudrait être animé d’une vision et porteur d’un projet.

    Les Français devraient forcer leur nature et imiter leurs voisins allemands qui ne reculent pas devant une grande coalition : il faudrait un gouvernement d’union nationale. Et ceci ne fait pas partie de la culture politique française où majorité et opposition s’excommunient mutuellement. Le gouvernement dispose d’une majorité relative qui lui permet de gouverner. Mais dans cette course d’obstacles, il y aura dans quelques semaines, le vote du budget. Et là les frondeurs verront grossir leurs rangs…

    Et que fera NS à ce moment là ? C’est là toute la question…

  • LA stérilité du petit jeu politique

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     La stérilité du petit jeu politique

    Pendant que les hommes politiques, tant ceux du pouvoir que ceux de l’opposition s’amusent à donner des interprétations radicalement différentes des résultats du vote hier à l’Assemblée, le chômage continue de croître, les déficits de se creuser et la confiance des Français de s’éroder. Je ne sais pas où en est Fr Hollande dans les sondages, mais cela n’a pas dû s’améliorer. Et ce matin, ce sera encore pire car la confiance accordée à M. Valls n’est plus la majorité absolue, ce qui signifie que le soutien du parlement devient contingent, il ne sera plus automatique. En clair, il faut s’attendre à des difficultés réelles concernant le vote du budget.

    Certes, du côté du pouvoir, on assure, contre vents et marées, être solidement installé, pouvoir envisager l’avenir à long terme sans crainte majeure. En réalité, c’est une période de grande incertitude qui s’annonce et qui ne sera pas sans danger. Danger d’abord d’explosion populaire car il semble bien que les baisses d’impôts promises n’aient pas été suivies d’effets. Et puis, il y a les hausses (26 centimes d’Euro par jour) pour les retraites inférieures à 800 Euros. Cela ne suffit plus. Et nous ne parlons même pas des 13% d’opinions favorables du président de la République. Même Manuel Valls a perdu près de la moitié des opinions favorables, du temps où il était au ministère de l’intérieur.

    Une question encore plus angoissante se pose : que ferait l’opposition de droite si elle accédait au pouvoir dans quelques semaines ? Quelles mesures prendrait elle pour redresser la situation ? J’avoue que je l’ignore, mais une chose est certaine : le Medef serait plus à l’aise avec des gens qui parlent le même langage que lui. Le Medef embaucherait beaucoup plus de chômeurs alors qu’aujourd’hui il semble attendre soit que M. Hollande parte soit qu’il prenne des décisions.. Dans les deux cas, il attend.

    La dernière possibilité que nul esprit sensé ne souhaite, c’est l’explosion sociale. Le peuple de France ne peut plus subir sans réagir. La pression fiscale n’épargne plus personne et surtout un mouvement de capitaux vers l’étranger est de plus en plus net.

    Encore une fois, il faut un gouvernement d’union nationale. Sinon ce sera, par la force des choses, la dissolution ou la démission.

     

     

  • Manuel Valls recevra t il la confiance?

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    Que va t il se passer ce jour à l'Assemblée nationale française?

    D'après la majorité des commentateurs, la confiance au premier ministre Manuel Valls sera votée mais avec une somme de voix assez réduite. Ce qui permettra à l'opposition de dire  que le gouvernement n'a plus de majorité pour gouverner.

    Les frondeurs, comme on les appelle, iront ils jusqu'au bout? C'est peu probable car la plupart n'ont dû leur élection qu'à un pur hasard et retomeront dans l'obscurité s'ils franchissaient le pas fatidique. Le feront ils? Je ne le pense pas.

    En revanche, si rien ne se passe aujourd'hui à l'Asseùblée, le problème reviendra à Monsieur Hollande dont les journalistespensent qu'il ne prendra pas d'initiative personnelle, en tout cas pas concernant son propre avenir.

    Du côté du PS dont certains disent qu'il est une coque vide, il semble bien que l'on soit déjà dans une période post Hollande. Ce qui signifie que ce parti organisera des primaires pour 2017, ce qui, dans un cas comme dans l'autre, sonnera l'heure des disputes et des confloits.

    Qui aurait pu prévoir que l'on irait ainsi, inéxorablement, vers une crise institutionnelle qui viendrait s'ajouter à une crise économico-sociale? Qui aurait pu penser qu'en gagant toutes élections, législatives et présidenteilles, le PS irait à sa perte moins de trois ans plus tard?

    Même sile gouvernement recevait la confiance, reste le vote du budget, une étape autrement plus périlleuse que e qui va se passer ce jour

  • Les propositions du Medef pour créer un million d'emplois…

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    Les propositions du Medef pour créer un … million d’emplois

    Ces propositions font l’effet d’une bombe et mettent en évidence ce que pense vraiment le patronat français du gouvernement actuel et de son président. Certes, la France est à l’arrêt, elle est même en panne, mais cela ne change rien à la mentalité de ses habitants. On doit bien admettre, humainement parlant, qu’aucun homme sur cette planète ne veut régresser ni revenir sur ce que l’on nomme en France les avantages acquis. D’ailleurs Yvon Gattaz, le père de l’actuel président du Medef s’était taillé un petit succès de librairie en frappant une formule : l’I.A.A. : l’irréversibilité des avantages acquis ! Comprenez en clair ; les Français ne veulent pas faire preuve de flexibilité, ils s’arcboutent sur un modèle français que même un politicien modéré comme Bruno Le Maire considère comme mort…

    Que veut le Medef ? Il veut réformer entièrement le code du travail qui a cours en France, ce Code qui compte plus de 1500 pages aujourd’hui et auquel aucune entreprise ne comprend plus rien. Le Maire propose de le remiser et d’en écrire un autre qui ne dépasse pas les 150 pages… Alors que veut le Medef ? Justement aller dans le sens de la simplification et de libéralisation : moins de jours chômés, plus du tout de smic, le droit de travailler le soir et les dimanches, bref une vraie révolution au point que les syndicats, même modérés, crient au scandale et à la provocation…

    Que faut il penser de tout cela ? Les choses doivent changer mais doucement et tout en protégeant les plus exposés, les plus faibles. Un syndicaliste, outré par de telles propositions, a même dit que si l’on y allait vraiment, on finirait par imposer le travail des enfants. Evidemment, il ne saurait en être question.  Mais d’un autre côté, voyez un peu le paysage actuel : les 35 heures qui ont mis l’économie française à terre, les cinq semaines de congés payés, les jours fériés dont le Medef demande la suppression d’au moins deux, etc… Et en face de chacune de ses demandes, le Medef aligne les centaines de milliers d’emplois qui en résulteraient.

    Faut il le croire ? Je ne sais, mais une chose est sûre, le Medef tient la corde et sans lui ce quinquennat sera un échec caractérisé. Le patronat français spécule sur l’avenir et n’ignore rien des incertitudes pesant sur l’avenir immédiat de l’actuel chef de l’Etat, lequel cherche en politique étrangère les moyens de restaurer son image.

    Certes, la situation est grave, voire dangereuse, mais sommes nous sûrs que la droite ferait mieux ? Certes, elle jouirait de la confiance du patronat qui desserrerait un peu l’étau, mais la situation ne s’améliorera pas d’un coup de baguette magique.

    Je le répète il faudrait un gouvernement d’union nationale, capable de mobiliser toutes les énergies et toutes les bonnes volontés. Là aussi, il est question de mentalité : les Français sont ils prêts à décrisper la vie politique ? Depuis VGE, on l’espère et on l’attend.

  • La grève des pilotes d'Air France est inacceptable

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    La grève des pilotes d’Air France

     

     

     

    Cette grève, exceptionnellement longue et inattendue est parfaitement injustifiée. C’est une grève qui cherche à imposer l’inviolabilité d’intérêts catégorie de personnels, d’avantages acquis, au mépris des besoins et des impératifs de la population et des voyageurs en général. Tous les engagements que nous avons pris tant au sein de l’Hexagone qu’à l’étranger risquent de tomber à l’eau.

     


    De quoi s’agit-il ? La compagnie Air France qui est loin de bien se porter a décidé d’intégrer à son groupe une nouvelle compagnie dite low cost car ses parts de marché sont constamment grignotées par d’autres concurrents bien placés dans ce secteur. A terme, l’avenir de la compagnie est menacé, ce qui a poussé le PDG à prendre cette initiative.

     

     

     

    Seulement, le statut des nouveaux pilotes sur cette nouvelle filiale Transavia sera différent et c’est là tout le problème. C’est un changement de vie, de mentalité qui se préparent : la France ne peut plus poursuivre dans la voie de son modèle social pour une raison simple : elle n’en a plus les moyens. S’accrocher à un ancien statut est un combat d’arrière-garde. Tôt ou tard, il faudra adapter les demandes aux moyens existants. On ne peut pas vivre en permanence au-dessus de ses moyens. Songez au nombre d’années qui devront s’écouler avant de résorber les 2000 000 000 d’euros que sont la dette de la France..

     

     

     

    On le voit dans le cas de la sécurité sociale, de l’assurance chômage et de l’assurance maladie. Certes, comme l’avait dit jadis un ministre communiste de la santé : la santé n’a pas de prix mais elle un coût et celui ci prend des proportions exorbitantes..

     

     

     

    Le problème qui gît au fondement de tous ces dysfonctionnements est celui de la réforme du Code  du travail : loin de nous l’idée de rendre les choses plus dures, plus difficiles, elles le sont déjà et l’expérience du chômage est très traumatisante. Car qui perd son emploi entame une horrible dégringolade sociale et familiale… Quand un homme perd son emploi, s’il ne trouve rien d’autre assez rapidement, c’est son couple qui se détruit et sa famille qui se délite. C’est dire combien cette situation est peu enviable et combien on doit tout faire pour protéger les gens. Mais on ne peut plus rester dans la situation qui prévalait avant. Aujourd’hui, même des ingénieurs qualifiés, ayant 55 ans, se retrouvent  sur le bord de la route. Et pourtant, à cet âge là, on est encore jeune et productif…

     

     

     

    Mais la situation des pilotes n’est guère difficile, leur salaire est plus que convenable. Comment osent ils menacer l’existence d’une compagnie nationale qui représente la France, dans le seul but de défendre des intérêts corporatistes ?

     

     

     

    La grève doit s’arrêter et les deux parties doivent négocier au plus vite pour trouver une solution. Tous ont à y gagner.

     

  • MArine Le Pen, encore et toujours?

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    Marine Le Pen, encoe et toujours…

     

     

     

    Cela devient un véritable rituel : chaque week end annonce par des sondages, l’inexorable montée de Marine le Pen dans l’opinion des Français. Et parallèlement, c’est Fr. Hollande qui chute dans ces mêmes sondages. Cela devient presque dangereux : il y a depuis des semaines 8 français sur 10 qui jugent M. Hollande incapable de rétablir la situation, voire même d’agir, je n’ose pas dire de gouverner. Cela ne peut plus continuer ainsi. Le problème est que l’actuel président pense qu’il suffit de faire le gros dos et que tout cela passera. Cela n’en a pas l’air. Les gens n’ont pas été favorablement impressionnés par le déplacement en Irak. C’est trop loin de leurs préoccupations quotidiennes. Et il y a autre chose : le gouvernement est en roue libre, même les députés socialistes n’y croient plus et sont arrivés à souhaiter le redressement de l’UMP afin que celle-ci puisse barrer la route à Marine Le pen.

     

     

     

    Marine, justement, parlons en : un nombre croissant de citoyens sont d’avis qu’elle est crédible et peut gouverner. Je suis moi-même étonné par les gains électoraux réalisés par Marine dans des milieux qui étaient jadis réfractaires à ses idées. Son programme économique, notamment la sortie de l’Euro n’est guère crédible : comment, par exemple, libeller la date de la France, dans une autre monnaie ? Or, il s’agit de deux mille milliards d’Euros..

     

     

     

     Et tant que M. Hollande ne prendra pas la décision qui s’impose, cela ira crescendo. Que faire ?

     

     

     

    Les institutions de la Ve République protègent le chef de l’Etat. C’est bien, mais voilà, un président n’est pas là pour se bunkeriser mais pour prendre les décisions qui s’imposent. Or, il semble que le président soit en quelque sorte le problème.. Que pourrait il faire ? Certains sont partisans d’une décision radicale et sans appel, il est très improbable que Fr. Hollande décide de jeter l’éponge. Restent deux possibilités : la dissolution de l’Assemblée ou la nomination d’un gouvernement d’union nationale.

     

     

     

    Même si Manuel Valls obtient la confiance la semaine prochaine, ce que je lui souhaite, ce serait d’une courte tête et le problème, de toutes manières, se reposera pour le vote du budget. Et les dits frondeurs ne s’abstiendront pas, il voteront contre.. Certains susurrent même que cela arrangerait l’exécutif qui dissoudra alors, en toute sérénité.

     

     

     

    Il existe uns spirale, un enchaînement qu’il faut absolument rompre et cela ne sera pas chose facile : plus Fr. Hollande perd la confiance des Français et plus Marine monte. C’est-à-dire que la présidente du FN est désormais considérée comme l’unique recours alors que l’UMP est en convalescence ou en restructuration.

     

     

     

    L’exécutif est dans une impasse, c’est triste pour la France : si le président dissout, moins de 50 députés PS reviendront à l’Assemblée, tandis que la droite et le FN seront près de 450, tant le rejet de l’actuel président est fort. Reste l’hypothèse d’un gouvernement d’union nationale qui gouvernerait pendant 18 mois en se fixant des objectifs précis.

     

     

     

    Malheureusement, cette attitude de conciliation ne fait pas encore partie de la mentalité française.

     

    Mais toute solution serait meilleure que l’immobilisme actuel. Il faut faire attention, on n’est pas à l’abri d’une tempête sociale.

     

  • François Hollande à Bagdad, à la recherche d'un bol d'air frais?

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    François Hollande à Bagdad, à la recherche d’un bol d’air frais ?

     

     

     

    C’est hélas ce que la presse dit plus ou moins franchement, selon les tendances politiques de chaque journal. Le Figaro titrait hier carrément : Le naufrage ! Et il mettait en première page des graphiques ne laissant aucun espoir sur les comptes publiques, les déficits, les chiffres du chômage, la disparition de la croissance, etc… Bref, un constat assez déprimant.

     

     

     

    Et on apprend depuis trois jours que François Hollande va aller en Irak. C’est bien, c’est même courageux, mais Américains et Allemands rient sous cape en se disant dans leurs presses respectives que Paris n’a vraiment pas changé, qu’il cherche toujours à se donner le beau rôle alors qu’en réalité c’est Washington qui décide de tout. On se souvient de la reculade de M. Obama alors que Paris avait désigné à son armée les cibles en Syrie… M. Hollande avait se résigner et suivre le grand frère américain.

     

     

     

    Et M. Hollande ne s’arrête pas là. Voulant sauver les apparences, il convoque une grande conférence à Paris sur la sécurité en Irak alors que M. Obama a déjà fait tout le travail en mettant sur pied la grande coalition.

     

     

     

    Il est légitime qu’un président boudé par son opinion publique, sérieusement malmené dans les sondages, et dont l’éventuelle démission a été clairement évoquée, veuille rattraper tout cela et chercher une échappatoire pour peut-être revenir enfin en grâce.

     

     

     

    Mais si la démarche est légitime, est-elle efficace et surtout est-elle appropriée ? Car pendant ce temps, les Français voient leurs impôts s’envoler, leurs emplois se faire rares et filer les déficits.. C’est là tout le problème.

     

     

     

    Quand on parle d’engagement militaire, il faut garder en mémoire que les armées françaises sont déjà très occupées dans la Centrafrique, au Mali, dans le sud Liban… Peut-on surcharger la barque et demander encore aux pilotes d’avions de chasse de se porter en Irak contre les Djihadistes ?

     

     

     

    Il y a un aspect qui justifie quelque peu l’envol de Fr Hollande vers Bagdad : c’est la crainte de voir revenir en France et en Europe ces centaines de djihadistes partis combattre en Irak et en Syrie et qui pourraient compromettre la quiétude de nos pays. Et là toute l’Europe est concernée.
    Mais sera-ce suffisant ? Nous voulons l’espérer.

     

  • Nicolas Sarkozy, le retour?

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    Le retour de Nicolas Sarkozy ?

    Il semble que la chose soit actée, comme on dit aujourd’hui. Il va revenir, au moment qu’il aura lui-même choisi, sûrement avant la date limite du dépôt des candidatures. Et deux indices sont apparus qui ne trompent pas : Alain Juppé dit qu’il sera son principal concurrent et Jean-François Copé avance, de son côté, que l’ancien président va revenir et qu’il le soutient…

    Je peux comprendre que M. Sarkozy soit intéressé par une revanche sur François Hollande, au plus bas dans les sondages et à la tête d’une situation économique catastrophique. Mais pourquoi la présidence d’un parti dont tous disent qu’il ressemble à un champ de ruines ?

    Plusieurs hypothèses pour expliquer la démarche de l’ancien président. Il y a, en tout premier lieu, la descente aux enfers de l’ancien président qui collectionne les échecs tant au plan politique que dans sa vie privée avec ce livre qui se vend comme des petits pains et promet de dépasser les 300 000 exemplaires dans les prochaines semaines, tuant dans l’œuf les romans et les prix littéraires de la rentrée. La situation de Fr Hollande est devenue telle que les gens se demandent s’il ira jusqu’au bout. Donc, N. Sarkozy se dit que on heure est venue.

    La date de l’annonce : plusieurs fenêtres de tir s’offrent à lui, le 18 septembre, l’actuel chef de l’Etat donne une conférence de presse, M. Sarkozy pourrait faire son annonce la veille, le jour même ou le lendemain. Tous les journalistes iraient vers l’ancien président pour l’entendre.

    A présent, demandons nous pour quelles raisons l’ancien chef de l’Etat veut reprendre l’UMP. Il peut s’assurer du soutien d’un parti, un grand parti de droite autour duquel d’autres viendront s’agréger. Il peut aussi prendre le parti, constater son mauvais état, bâtir sur ses ruines une nouvelle structure. L’avantage : couper l’herbe sous les pieds d’éventuels concurrents qui voudraient que la droite ait plusieurs candidats..

    Je ne sais pas laquelle de ces hypothèses est la bonne mais je suis sûr que N. Sarkozy choisira celle qui lui convient le mieux. S’il ne partait pas à la conquête de l’UMP, la personnalité qui en deviendrait le président ne résisterait pas à la tentation de présenter sa candidature à la présidence de la république.. La seule difficulté de toute la démarche : est ce du niveau d’un ancien président de se porter candidat à la présidence d’un parti quand on ambitionne de redevenir chef de l’Etat ?

    Les prochaines semaines risquent d’être riches en événements imprévus. Le redéploiement de Fr. Hollande au plan international ne changera pas la donne. Ce n’est plus l’époque du général de Gaulle où l’on parlait de la grandeur de la France, de l’indépendance nationale etc… Ce n’est plus la même époque.

    On ne fuit pas la réalité, on l’affronte. Même si ce n’est pas toujours facile.

  • La situation des Juifs français aujourd'hui

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                            La situation des juifs français aujourd’hui

     

    Rappel historique :

    Au cours du Moyen Age il y avait cet antisémitisme théologique orchestrée par l’Eglise et qui avait des bases théologiques. Petit à petit, la tolérance a pris le pas sur le rejet et les communautés alsaciennes, d’une part, bordelaises, de l’autre, furent plus ou moins acceptées. La Révolution a, avec des fortunes diverses, accordé aux juifs des droits civiques et ensuite la citoyenneté pleine et entière. La seconde guerre  mondiale marque un recul considérable avec l’implication de l’Etat français dans les persécutions et la collaboration avec l’occupant nazi. Après la guerre, il y eut l’affaire Finaly (les enfants juifs baptisés en secret et contre l’avis de leurs familles survivantes.. Mais Vatican II a tout changé, ainsi que la déclaration de repentance des évêques français. Mis à part une souche antisémite d’environ 5 à 7% de la population, l’antisémitisme s’est peu répandu en France. L’arsenal législatif a été renforcé et des lois spécifiques répriment le négationnisme (de la Shoah). L’antisémitisme réapparaît désormais du fait d’une population musulmane, de Maghrébins  qui sont instrumentalisés par des prédicateurs nord africains ou moyen orientaux qui propagent la haine d’Israël mais aussi du juif.

    La disparition de l’homogénéité de la société française contemporaine :

    L’expression n’est pas de moi mais provient  d’une rencontre avec Monsieur DELEVOYE, le président du Conseil économique et social de l’Île de France. Il y va de la place de l’islam dans la société française. Le plus souvent concentrée dans des banlieues défavorisées, souffrant d’un chômage endémique en raison de discriminations dont ils sont victimes, rejetés aux marges de la société en raison de leurs tendances identitaires exacerbées, ces jeunes (pour la plupart) font du juif leur souffre douleur et le bouc émissaire de leur mal vivre. Ce sont eux qui ont crié des slogans anti-juifs (mort aux juifs : voir l’article de Robert Badinter dans Le Monde) dans les rues de Paris.

    La transposition du conflit israélo-palestinien

    Il ne s’agit pas d’antisionisme, c’est l’antisémitisme qui s’exprime ici en s’abritant derrière une autre idéologie. Ce n’est pas la première fois que l’on assiste à de telles flambées de violence. Cette haine s’étend désormais à tout l’Occident, à tout ce qui est non-musulman. On le constate avec un terrible phénomène qui prend une ampleur incroyable, le djihadisme qui touche même de jeunes lycéens maghrébins, nés en France. Les pays européens en prennent à peine conscience : la France a adapté son arsenal législatif, la Grande Bretagne est allé bien plus loin, quant à l’Allemagne, elle suit cette évolution avec l’attention qu’il faut.

    La prolifération des actes antisémites

    Je laisse de côté les agressions individuelles quasi quotidiennes, les injures à caractère raciste pour ne retenir que le crime de Mohammed MERA et de son compagnon criminel qui a tué quatre personnes dans le Musée juif de Bruxelles. De telles actions, inouïes, sont d’une exceptionnelle gravité. L’Etat a réagi mais il aurait dû le faire bien plus tôt. La République n’a pas pris, à temps, la mesure de ce phénomène. Je renvoie au cas de Dieudonné dont la nature est exemplaire de ce qu’il faut combattre et étouffer dans l’œuf.

     

    Le désarroi de la communauté juive française :

    a)  la peur des agressions dans les rues :  Elle est bien réelle. De nombreux rabbins et juifs religieux évitent d’arborer des signes religieux susceptible de les identifier comme juifs et de les désigner à leurs agresseurs.

    b)  la volonté affichée de quitter le pays pour Israël : c’est une triste réalité que j’ai pu vérifier cet été même, en Israël où tous les juifs français qui en ont les moyens achètent des logements en Israël et se préparent à se défaire de leurs biens à Paris.

     

    Les juifs ont ils un avenir en France ? La France est elle un pays antisémite ?

    Je ne conçois pas que la France devienne judenrein. Il y a ici une histoire presque bimillénaire entre les juifs et la France, patrie des droits de l’homme, terre d’accueil, d’asile.. Mais je suis bien obligé de constater que nous sommes bien peu à croire que les Juifs vont rester en France.

    Je ne crois pas que la France deviendra un pays antisémite. Mais il est sûr que la situation empirera si les pouvoirs publics ne font pas preuve d’une grande fermeté. L’intégration est comme l’amour, il faut être deux.

  • François Hollande, le désaveu.

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    François Hollande : le désaveu

     

    Il serait temps que nous passions à autre chose, mais que faire , le sort s’acharne sur le président français : ce matin, le sondage du JDD est encore plus catastrophique que tous les précédents. 85% des Français, soit 8 Français sur 10 ne veulent pas de Fr Hollande en 2017. Même les socialistes n’en veulent plus. C’est absolument terrible. Mais ce qui est encore plus cruel, c’est que les rares voix qui s’élèvent pour défendre Fr Hollande sont bien peu nombreuses, bien faibles ou, pour la plupart, manquent de conviction. Il suffit de voir le sourire gêné de Laurent Fabius pour s’en convaincre.

     

    Au plan parlementaire, l’idée de la dissolution fait son chemin. De plus en plus de Français recommandent de revenir vers le peuple qui se prononcera. Cette remarque est terrible car elle préjuge de la défiance qui pourrait bien être la réponse de l’Assemblée Nationale au gouvernement de Manuel Valls. Et si cela se concrétisait, ce serait le début d’une crise institutionnelle.

     

    Que faire ? Franchement, je l’ignore. Comme je le laissais entendre et comme des journalistes l’ont dit clairement, il faudrait que Fr. Hollande prenne une initiative qu’il est le seul à pouvoir prendre. Le fera t il ? Les commentateurs avertis relèvent que si les institutions servent la République, elles ne doivent pas servir de bunker au président.

     

    Ce qui se passe aujourd’hui est absolument inédit. Devant la décomposition de la gauche et le désordre de la droite, le FN progresse presque mécaniquement. Sans effort, sans astreinte, il rafle toute la mise. Ce n’est pas qu’il progresse dans l’opinion, c’est tout simplement le désaveu et le discrédit des partis traditionnels qui le font monter.

     

    Rendez vous compte : Marine Le Pen qui est créditée d’une victoire aux élections présidentielles si elles avaient lieu demain.

     

    Il est des moments où le bien supérieur de la République exige des plus hautes autorités de l’Etat qu’elles oublient leur intérêt particulier pour le bien être de tous.

     

    Et ce moment est venu.