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  • Le discours du Pr Martin Schulz devant la Knesset

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    Le discours du président du parlement européen Martin Schulz à la knesset

     

     

     

    En termes diplomatiques, on dirait que le discours de Martin Schulz, actuel président du parlement européen, était parfaitement inapproprié, comme disent les Américains lorsqu’il veulent parler d’une grave dissension avec d’autres pays. En ellemand, on dirait ganz ou total unangebracht, pour ne  pas dire scandaleux ( eine Aufsehenerregende Rede).. Toutes ces remarques philologiques préliminaires pour dire que le diplomate social démocrate allemand, en charge de l’Europe, a manqué son objectif qui était de rapprocher les points de vues et de paver la voie à une meilleure approche du processus de paix entre les Arabes et les israéliens.

     

     

     

    Martin Schulz, né en 1955 comme il l’a lui-même rappelé devant la Knesset pour bien montrer qu’il n’avait rien à voir avec les criminels de guerre nazis, n’a pas fait preuve d’une grande délicatesse. D’abord, il a choisi de s’exprimer en allemand (ce qui est son droit et ce n’est pas moi qui lui en tiendrai rigueur) pour rappeler aux députés israéliens des choses peu agréables à entendre, surtout lorsqu’il a répandu des contre vérités concernant le gaspillage de l’eau par les agriculteurs israéliens : même l’autorité palestinienne compétente en ce domaine lui a donné tort : les juifs ne disposent pas de quantités d’eau sept fois supérieures à celles de leurs voisins arabes.

     

     

     

    On est loin du temps où la chancelière, chrétienne-démocrate et fille de pasteur, s’exprimait humblement devant les descendants des rescapés de la Shoah et clamait haut et fort, dans sa langue maternelle : wir werden nie Israel allein lassen : jamais nous ne laisserons tomber Israël : (verbatim : jamais nous ne laisserons Israël seul). Le message de M. Schulz était bien différent. Il s’est fait le porte-parole de l’aile la plus anti-israélienne de son parlement. Certes, comme toute instance dirigeante, le gouvernement israélien est, à l’instar d’autres pays, critiquable. C’est normal, l’action gouvernementale, ce ne sont pas la loi et les prophètes. Mais tout de même. Un tel unilatéralisme (Einseitigkeit) nous laisse pantois. M. Schulz a cru aller bien loin en soulignant le droit d’Israël à exister. Mais c’est bien le moins, il aurait dû déplorer le fait que ce droit est contesté depuis plus de 70 ans !

     

     

     

    Sans vouloir donner des leçons à Martin Schulz qui ne tardera pas à mesurer concrètement les retombées, voire les conséquences négatives de ce discours sur sa carrière personnellement, il faut bien relever que l’on attendait tout autre chose de sa venue. Et tout d’abord, des assurances quant au retour de l’Europe, devenue entre les deux guerres et pendant la Shoah, un immense cimetière juif. M. Schulz aurait dû parler d’une Europe régénérée, en paix avec elle-même, ayant répudié ses anciens démons, son antisémitisme séculaire, et surtout inspirée par une attitude plus compréhensive vis-à-vis d’un Etat juif, entouré d’ennemis implacables qui se sont juré sa perte depuis sa renaissance, au motif, éminemment discutable, qu’il s’est installé sur cette terre à leurs dépens.  M. Schulz aurait aussi pu reconnaître que c’est par un acte d’héroïsme quotidien qu’Israël continue d’exister…. Il y aurait eu aussi tant d’autres choses à dire ou à rappeler.

     

     

     

    Ce discours manquait singulièrement de hauteur. Au lieu de transcender les petits problèmes d’intendance (étiquetage des produits, statut des implantations juives sur la terre ancestrale),  et souligner la reconnaissance du régime démocratique d’Israël, le seul de tout le Proche Orient, le diplomate allemand (si peu diplomatique) a, comme on dit, mis les pieds dans le plat. La presse allemande le critique, d’ailleurs, sans ménagement. Elle parle de Plumpheit, de lourdeur,  de manque de finesse (unverblümt), d’absence totale de Herztakt bref, les journalistes lui prodiguent leurs conseils sous forme de leçons de diplomatie.

     

     

     

    Tout ceci est un gâchis. L’Europe a un grand rôle à jouer en matière de politique étrangère et, pourtant, elle échoue lamentablement. On a vu son absence dans le dossier syrien où Russes et Américains lui octroient tout juste le statut d’observateur aux mains liées, à Kiev où les Ukrainiens l’implorent, en vain, de venir à leur secours,  en Afrique où elle brille par son intolérable absence, au point que la France a dû, seule ou presque, se déployer militairement dans ses anciennes colonie (Côte d’Ivoire, Mali et Centrafrique).

     

     

     

    Et après cela, on s’étonne du désamour des Européens pour l’Euro et l’Europe en général. Et on feint de s’émouvoir de la montée des parti extrémistes. Et la prestation du président du parlement européenne à Jérusalem n’a pas arrangé les choses.

     

     

     

    Le discours de M. Schulz n’était pas, bei allem Respekt, au niveau de la fonction qu’il occupe.

     

  • Le journal Libération a toujours confondu journalisme et militantisme

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    Le journal Libération a toujours confondu journalisme et militantisme

    Même lorsqu’on n’aime pas vraiment un journal on ne pourra jamais se réjouir de sa disparition. Un journal qui disparaît, c’est comme la mort d’un être qui compte pour nous, même si ce n’est pas l’amour fou entre lui et nous.. C’est ce que ressentent beaucoup de gens depuis que l’on sait que Libération n’en a plus que pour quelques semaines, dans sa forme actuelle.

    Depuis hier et même ce matin, son directeur démissionnaire et son rédacteur en chef sillonnent les plateaux de télévision, pleurant par avance la déchéance de leur rêve perdu. Que s’est-il passé ? Et qu’est ce qui fait que ce journal n’a jamais été un journal comme les autres ? En réalité, le désastre actuel qui n’est pas le premier puisqu’il y eut tant de signes avant-coureurs, tant de prodromes, c’est la confusion délétère entre journalisme et militantisme. Et Libé est tombé dans ce piège depuis longtemps. Ouvertement de gauche, voire même gauchiste, ce qui est son droit le plus absolu, ayant fait campagne sans la moindre mesure ni retenue pour François Hollande, ce qui, je le dis une nouvelle fois, était son droit inaliénable, ce journal s’est comporté comme s’il était la propriété privée non de ses actionnaires ou de ses lecteurs, mais de quelques journalistes médiocres (pas tous) s’arrogeant le droit de morigéner la société dans son ensemble et d’insulter ceux de leurs concitoyens qui n’étaient pas d’accord avec eux.

    Mais le péché mortel fut de se vendre à un parti, à une obédience politique au lieu de conserver sa liberté de ton et de pensée. Le PS est comme tous les autres partis, de droite comme de gauche : il instrumentalise un organe de presse et après s’en être copieusement servi, il s’en désintéresse et s’en détourne. Ce n’est ni le PS ni le gouvernement qui sauveront Libération qui les a pourtant bien servis… Il faut revenir au journalisme, mais c’est trop tard. C’est une leçon dont il faudra tenir compte dans les nouveaux postes que les journalistes de Libération occuperont plus tard, mais ailleurs.

    Une autre question, peut-être un peu plus franche se pose : peut-on être un journaliste post soixante-huitard et survivre dans la société actuelle ? Peut-on en 2014 imprimer à un quotidien une telle marque ? La réponse se laisse facilement deviner.. Libération a été au journalisme ce que les écologistes sont à la politique : ni l’un ni les autres n’ont la culture qui convient. Pourquoi ? D’abord, parce qu’un journal, comme tout ce qui existe dans notre bas monde, doit disposer de moyens de subsistance. Les journalistes de Libération ont, sans jamais le dire clairement ni même peut-être s’en être rendus compte, cru en une conscience morale supérieure (eux qui se gaussaient tant de la spiritualité et de l’éthique des autres), en l’existence d’une divinité tutélaire qui volerait à leur secours en cas de grave accident.. Ils ont cru être investis d’une mission…. Ce ne fut pas le cas. Et le journal paie aujourd’hui le prix de cette terrible méprise.

    Chacun se souvient de ce grand capitaine français d’industrie, tenté, un temps, par la nationalité d’un pays proche où l’on paie moins d’impôts. Vous souvenez vous de la une de Libération= Casse toi……… La bienséance m’empêche de rééditer cela en toutes lettres. Et aujourd’hui, vers qui se tournent les journalistes pour renflouer les caisses du journal et tenter de conjurer d’inéluctables crises de trésorerie ? Vers des détenteurs de capitaux qu’on l’on traînait dans la boue, pas plus tard qu’hier……

    Toutes les opinions, hormis les messages de haine et de discrimination, sont acceptables et ont le droit de vivre. Mais il faut savoir prendre des risques calculés. A trop ignorer les règles de la vie économique, Libération paie aujourd’hui le prix fort de cette insouciance. Depuis l’époque de Serge July et de quelques autres journalistes, Libération aurait dû s’assagir tout en cultivant sa différence. On peut rétorquer qu’une certaine indépendance, voire de l’insolence, plaisent à un certain public. Mais voilà après les envolées militantes de l’année électorale, le soufflet est retombé et ce qui intéressait hier n’a plus d’intérêt aujourd’hui. Certes, moi aussi je trouvais plutôt inspirées mais pas toujours très heureux certaines unes…… Mais voilà, cela ne suffit pas. Il faut une ligne qui dure, qui se justifie et qui rassemble un lectorat.

    Le vent de l’Histoire existe, il souffle dans telle ou telle direction, selon des règles que l’on peut élucider. Mais jamais éluder.

  • Tsahal, l'armée la plus innovante au monde

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    Tsahal, l’armée la plus innovante au monde

    Einmal ist keinmal, une fois n’est pas coutume, disent les Allemands. C’est exactement ce que j’ai pensé en achevant la lecture de toute une page du journal Le Monde, en date du 13 février 2014 consacrée aux start-up, page 2. C’est suffisamment remarquable pour être souligné et aussi pour que je consacre un blog à ce sujet. Que l’on me comprenne bien : je ne dis pas que ce grand quotidien du soir a un tropisme anti-israélien, mais je dis, en tout respect, que ses préjugés sur l’Etat d’Israël, son gouvernement et sa politique intérieure et étrangère (notamment ses appréciations sur le Premier Ministre Benjamin Netanyahou) lui ont aliéné une grande partie de son lectorat traditionnel, notamment juif qui considère que le magistère moral exercé par le journal fondé par Hubert Beuve-Méry appartient désormais à un passé révolu.

    Que dit ce long et passionnant article ? Il montre que cette armée de l’Etat juif, véritable ceinture de feu protégeant les juifs du monde entier, n’est pas une armée de soudards ni de sanguinaires mais un corps de défense, bien éduqué, bien formé, aussi bien à l’art de la guerre qu’à l’art de chercher, de construire et d’édifier.

    Tsahal est avant tout une école de jeunes, un centre de formation permanente, un lieu de promotion sociale, un creuset où la jeune nation israélienne se construit et où des juifs du monde entier, sans omettre quelques druzes qui ont opté pour cet Etat, apprennent à se connaître et à s’enrichir mutuellement. Quand on voit les efforts déployés par les jeunes les plus brillants pour rejoindre cette unité d’élite de l’armée, on réalise enfin que ce peuple ne fait la guerre que par nécessité et que sa vocation première est de choisir la vie et le progrès.

    Certes, cette unité d’élite de Tsahal a d’abord une mission de défense et de découverte, notamment des intentions et des avancées d’un certain Etat qui proclame urbi et orbi sa volonté de mettre fin à l’existence de l’Etat juif. Et ce même Etat a eu à connaître quelques déboires, plus ou moins sérieux, causés par des intrusions informatiques dans ses centres de centrifugeuses ou d’assemblages de missiles balistiques… Et les unités d’élite de Tsahal, ainsi que celles d’autres pays, ne sont pas vraiment étrangères à cela.

    Mais ce n’est qu’un aspect des choses : un grand nombre de sociétés multinationales viennent recruter leurs meilleurs éléments dans l’Etat juif où chaque fille et chaque garçon est mobilisé dans l’armée dès l’âge de dix-huit ans, et ce, durant, respectivement deux et trois ans. Quand ils sont rendus à la vie civile, ils ont tout juste vingt et un ans… C’est alors que les plus doués d’entre eux entament des études universitaires. Mais contrairement aux autres pays du monde, à l’armée ils n’ont pas perdu leur temps car la défense du pays présuppose des soldats éduqués, conscients de leurs droits et de leurs devoirs. Connaissez vous une autre armée au monde où l’on vous remet après vos classes un fusil d’assaut et une … Bible ?

    De cette tension dialectique entre un engin de mort, une arme, et le livre qui constitue la charte éthique de l’humanité civilisée, est née une approche nouvelle de l’existence. Il faut avoir vu ces jeunes gens et ces jeunes filles, s’arrêter par dizaines dans des cafés sur les routes du Néguev, le vendredi, en début d’après-midi… Aucun ne commande la moindre goutte d’alcool, la moindre bière, même non alcoolisée… Tous boivent du chocolat, des cafés crème et dévorent à belles dents des gâteaux.  Le niveau de leur hébreu est bon et les relations entre les jeunes officiers et les nouvelles recrues sont détendues. Je les ai souvent vu ne jamais quitter des yeux leur fusil d’assaut. Mais aucun n’a de visage évoquant de près ou de loin, l’appartenance à je ne sais quelle soldatesque. Certes, tous n’auront pas accès aux unités les plus prestigieuses mais les plus capables pourront s’épanouir et faire une honorable carrière. Certains journalistes ont relevé que même pour assurer la sécurité à Sotchi, Vladimir Poutine a conclu des contrats avec des sociétés de surveillance israéliennes.

    Les voisins d’Israël pourraient peut-être, un jour que je souhaite proche, s’inspirer d’un si haut exemple et changer enfin d’attitude : abandonner la culture de mort  et opter enfin pour une culture de vie.

    Dans les appréciations portées sur l’Etat d’Israël, les journalistes oublient souvent, plus par paresse que par ignorance, de s’en référer au message des grands prophètes hébraïques. Quand je rédigeais mon livre sur Ernest Renan, la Bible et les Juifs (Arléa, 2009), mon attention avait été attirée par une phrase où l’auteur de la Vie de Jésus annonçait que le christianisme était né huit siècles avant son fondateur ! Par cette formule provocante, Renan signifiait que le prophète Isaïe (VIIIe siècle avant notre ère) avait déjà exposé les grandes idées de la nouvelle religion. Le christianisme ne serait alors que le judaïsme des prophètes, une sorte de religion universelle et non ritualisée.

    Or, Tsahal n’a jamais répudié ces valeurs qui ont modelé la conscience morale de l’humanité entière. On l’a vu lorsque certains soldats se sont plaints, à tort ou à raison, de l’inconduite, réelle ou supposée, de certains de leurs camarades sur le champ de bataille. Les grandes idées de justice et d’équité, de recherche du bien et de protection de la vie humaine, le traitement avec mansuétude y compris des animaux, le respect de la nature, tout cela se trouve même dans le chapitre XI du livre d’Isaïe qui puise ses métaphores d’un monde messianique, d’un univers en état de post rédemption, dans le monde agraire.

    On peut ne pas croire en l’avènement messianique ou en donner une interprétation éthico-psychologique (comme le fit Hermann Cohen qui disait  que chacun sera son propre Messie pour peu qu’il décide de s’amender, et si nous tous le faisons, eh bien le monde en sera transformé, c’est-à-dire que dans un monde messianique), mais on peut espérer que ce grand journal sera enfin touché par la Grâce et qu’il continuera de nous offrir de si bons articles, en page 2 de ses éditions à venir.

  • 34% des Française se disent proches du Front National……

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    La France est elle sur la bonne voie ? 34% des Français se disent proches des idées du Front National

    C’est la nouvelle qui a mis tout le monde en émoi : le corps électoral français se droitise et le gouvernement semble impuissant face à ce phénomène de plus en plus inquiétant. On n’a même plus besoin de chercher des explications à cette évolution. Par ailleurs, la décision de la Confédération de stopper l’immigration massive, même de provenance européenne,, occupe les esprits et les plumes sur les bords de la Seine et pas seulement sur les bords du lac Léman.

    En France, le phénomène est global et l’immigration n’est plus acceptée par personne, seule une petite minorité de gauche, héritière de l’internationalisme d’un autre âge, continue de se revendiquer de l’union des travailleurs du monde et de l’accueil des étrangers. C’est généreux, mais est ce réaliste ? Le pays, nous dit-on, n’a plus les moyens d’assurer la pérennité du modèle social français, l’assurance maladie, l’assurance chômage, les retraites à taux plein, les avantages en nature abusivement consentis aux salariés de la SNCF, de l’EDF-GDF, d’Air France-KLM, etc… Comment voulez vous que l’on continue sur cette voie alors que les caisses sont vides et que l’Etat poursuit son matraquage fiscal des ménages ? Les gens ont déjà reçu leur fiche d’impôt pour le tiers provisionnel et ils ruminent leur colère : ils ont la ferme conviction que l’actuel président leur a menti… A ce ressentiment s’ajoute l’impression, probablement fausse ou exagérée, qu’il y a trop d’éléments allogènes, non intégrables et qui abusent des minima sociaux, au détriment du corps traditionnel français.. En outre, cette droitisation de l’électorat le conduit à ne plus accepter la moindre critique de ce pays. Nous allons vivre ce que les USA ont connu du temps de Richard Nixon : America, love it or leave it. Ici, cela donnera, La France, soit vous l’aimez, soit vous la quittez……

    En fait, les gens n’osent pas dire une chose qui explique tout le reste : ils sentent que leur identité nationale, religieuse et humaine, est menacée, voire irrémédiablement remise en cause. Et ils ne comprennent que des éléments venus de l’étranger leur imposent leurs lois et leurs mœurs, voire même leur religion. Et comme il y a une certaine autocensure, les gens ne s’expriment pas clairement et ne se dévoilent  que dans le secret de l’isoloir.

    Certains, parmi les plus instruits et les mieux éduqués, rêvent pour la France d’un Théo Sarazin qui romprait le silence et écrirait un livre intitulé La France se fiche en l’air là où l’auteur allemand parlait dans un best seller, de Deutschland schafft sich ab. On peut dire qu’Alain Finkielkraut a entrepris ce travail avec son dernier ouvrage, L’identité malheureuse. Je l’ai vu hier, par hasard sur I-Télé débattant avec la ministre de la réussite scolaire. Evidemment, le déséquilibre était frappant, l’avantage allant, les yeux fermés, au philosophe qui reproche à l’idéologie dominante d’aujourd’hui d’être autiste et de pratiquer une haine de soi qui ne dit pas son nom, une sorte de malaise de notre civilisationnel qui s’adresse inexplicablement à soi même les pires reproches.

    Le philosophe a magistralement fait le procès de la discrimination positive, et même le journaliste M. Galzi, a bien souligné qu’un concours était un concours et qu’il ne fallait pas fausser les règles. La dame a dit avec une bonne volonté touchante que les immigrés ou la diversité n’avaient pas encore les codes culturels, jadis l’apanage d’une aristocratie élitiste (sic), etc… Mon Dieu, si ce n’était que cela ! On permettra aux professeurs de dire que l’on peut aider ceux qui sont peu favorisés sans avoir à baisser le niveau. Si vous placez à l’école polytechnique ou à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d ‘Ulm des gens qui n’ont pas le niveau, cela ne mènera à rien. Vous pourrez leur donner tous les diplômes les plus prestigieux de la terre, cele n’y changera rien.

    Je me souviens que dans les années 70, la faculté de médecine de la ville de Bologne avait considérablement assoupli les conditions d’accès aux études médicales… Le résultat ne s’est pas attendre : tous les médecins promus par cette instance universitaire furent disqualifiés et discrédités en Italie !

    Il est urgent de remettre les choses à leur juste place. Sinon, le FN n’aura même plus besoin de faire campagne, les choses lui tomberont dans le gosier par elles mêmes…

    Comment faire ? Constitutionnellement, rien ne s’oppose à un arrêt net de l’immigration afin d’intégrer les gens qui sont déjà sur place. Il faut faire très attention, la société européenne, adepte d’une mélange harmonieux entre le Décalogue judéo-chrétien et l’esprit des Lumières, n’est pas prête à renoncer à ses valeurs qui font sa dignité et sa force.

    Aujourd’hui, on a atteint 34% et les élections municipales ne sont qu’à quatre semaines. Que se passera t il le jour des élections si le gouvernement reste sur ses positions ?

  • Nicolas Sarkozy, le retour?

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    Nicolas Sarkozy, le retour ?

    Ce matin, la presse ne parle que de cela, le retour de l’ancien président qui a assisté hier soir à un meeting de Nathalie K-M., candidate de l’UMP à la mairie de Paris. Et qui n’est pas vraiment en bonne position dans les sondages. Mais ce qui est le plus frappant, c’est que l’ancien président a entièrement éclipsé la candidate, tant l’accueil réservé à NS a dépassé, et de quelle manière, la candidate qu’il était venu soutenir. C’est un peu comme cela en politique : les femmes et les hommes qui exercent cette profession, car c’en est une désormais, ne pensant qu’à eux, et même aujourd’hui l’exemple vient de très haut.. Si vous voyez ce que je veux dire.

    La venue hier soir de NS à ce meeting avait aussi un autre but, parasiter, court-circuiter la visite d’Etat de François Hollande aux USA et occuper le terrain : au moment où le président en titre est ailleurs, à l’étranger,  son prédécesseur s’offre un bain de foule et tient sa place, celle qui fut la sienne il y a moins de deux et qu’il rêve de réoccuper en 2017.

    La France est un pays étrange, ses citoyens passent d’une élection à une autre, même lorsqu’il s’agit d’un horizon encore lointain. Et là aussi l’exemple vient de très haut : souvenez vous du 14 janvier, l’actuel président  avait du mal à dissimuler sa préoccupation unique et lancinante, revenir en 2017, se faire réélire, rester à l’Elysée. C’est très humain, c’est naturel et normal, mais que fait on en 2014, 2015 et 2016 ?

    Comment voulez vous que ce pays se redresse si ses dirigeants ne vivent que pour les élections ? Que fait on dans l’intervalle, entre deux élections ? Apparemment, les gouvernants n’eont cure . Regardez la télévision et les problèmes avec les chauffeurs de taxis, lesquels se réveillent soudain pour constater que les parisiens se plaignent de leur impolitesse, de l’absence de service, bref de leur incongruité ? J’ai entendu des dames se plaindre de remarques déplacées de ces mêmes chauffeurs qui manifestent… Certains taxis mettent leur radio (exotique) à fond sans le moindre égard pour le passager qui est leur client…

    Nous pouvons comprendre que ces artisans se soucient de leur avenir, et il faudra sûrement prendre des mesures conservatoires pour garantir un peu leur avenir. Mais pour le reste, on n’arrête pas le progrès, l’avenir appartient aux VTC qui répondent aux besoins des Parisiens en étant bien élevés, polis, respectueux, bref au service des gens. Comme un médecin est au service de ses patients, un professeur de ses étudiants et un avocat de ses mandants.

    Derrière ces grèves et ces manifestations à répétition, il y a la nécessité de rééduquer les Français, leur rappeler qu’ils ne sont décidemment pas le centre du monde et que s’il veulent conserver leur rang dans ce monde en mutation accélérée, ils doivent changer et faire preuve d’humilité.

    NS, lui, a bien compris la leçon. Sera ce suffisant pour revenir, D- seul le sait……

  • Israël et la menace d'un boycott

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    Israël et la menace d’un boycott

    L’actualité internationale qui va des massacres en Centrafrique aux jeux olympiques d’hiver à Sotchi a quelque peu déplacé notre attention d’un problème très grave qui se profile à l’horizon et qui risque d’avoir des conséquences autrement plus préoccupantes que tous les conflits que nous vivons présentement. Je pense évidemment aux velléités de l’actuel secrétaire d’Etat US John Kerry qui exerce des pressions assez fortes sur Israël afin que ce dernier assouplisse sa position dans les négociations avec les Palestiniens. Et cette pression a pris une tournure aussi inattendue qu’inquiétante puisqu’une campagne d’une très vaste ampleur commence à se dessiner visant à rejeter, à boycotter les produits israéliens fabriqués dans les territoires dont les instance internationales ne reconnaissent pas la souveraineté israélienne.. Cette menace risque de se concrétiser et notamment aux yeux de l’Allemagne qui semble avoir pris une position en flèche dans cette affaire.

    Un mot de l’attitude de l’Allemagne : les différents gouvernements de ce pays ont toujours appuyé et soutenu l’Etat d’Israël pour des raisons historiques évidentes. Mais l’arrivée d’un gouvernement de grande coalition et l’occupation de l’auswärtiges Amt par un social-démocrate a provoqué un infléchissement de la politique extérieure allemande. Certes, ce pays ne pratiquera pas une politique anti-israélienne mais du fait de sa position au sein de l’Europe, son exemple risque d’être suivi…

    Le gouvernement israélien prend cette affaire très au sérieux. Car si l’Union Européenne fait mine de soutenir ce boycott des produits d’Israël, même partiellement, même sélectivement, cela aura des conséquences graves sur l’économie locale : M. Lapide qui occupe le ministère de l’économie a rappelé que l’Etat juif  fait  33% de ses échanges avec l’U.E. Mais nous n’en sommes pas encore là. Toutefois, si cela devait se préciser, un certain nombre d’Israéliens se retrouverait au chômage..

    Je pense que les gouvernements de la planète ne réalisent pas très bien ce que représente la menace arabe sur et pour Israël : c’est un problème de survie et l’attachement du peuple juif à chaque centimètre carré de la Terre sainte a résisté à tout, y compris à l’épreuve du temps. L’existence, la renaissance de l’Etat d’Israël a défié toutes les lois de l’évolution historique. Si les règles de l’Histoire s’étaient appliquées sans exception, ce peuple aurait dû disparaître, comme ont disparu les Philistins (qui donnèrent tant de fil à retordre au roi David). Et les Amorhéens, les Cananéens, les Hittes, etc… ont tous disparu . Comme on vient de le montrer, pas un peuple, pas une nation, pas une ethnie n’a pu se conserver ni se maintenir en vie dans le Proche-Orient ancien, excepté ce peuple d’Israël qui a placé la préservation de ce lien avec la terre ancestrale au dessus de tout.

    Quel est l’objet du débat, le corpus delicti ? Quelques arpents de terre sablonneuse, abandonnés de tous, laissés en friche des siècles durant et dont l’étendue ne dépasse pas la superficie d’environ deux départements français de aille moyenne… Des pionniers, nommés à tort des colons (le mot hébraïque mitnahalilm signifie ceux qui entrent en possession de leur héritage) ont asséché les marais, ils sont morts victimes de la malaria, ils ont tout laissé derrière eux pour faire refleurir le désert, leur désert, celui de leurs ancêtres et voilà qu’on leur conteste le droit de poser le pied chez eux. Qui peut prouver que la banlieue de Jérusalem, Ma’alé Adoumim, n’appartient pas aux Israéliens ? Mais, croyez vous que cette affaire se limite à un simple conflit territorial et qu’une répartition nouvelle de territoires réglerait le problème ? Si tel avait été le cas, l’affaire aurait été réglée il y a bien longtemps. C’est une question de survie, de pérennité de l’Etat d’Israël en tant qu’Etat juif, qui se cache derrière cela.

    Voyez la crispation (légitime) d’Israël au sujet de la vallée du Jourdain : qui serait assez naïf pour croire que cette cuvette regorge de pétrole, d’or et de diamants dans son sous sol ? Tout son intérêt est stratégique. Tout le territoire israélien est enclavé et à portée d’une artillerie ennemie à longue portée. Les adversaires d’Israël ne font aucun effort pour accepter une fois pour toutes l’existence de cet Etat qui a une logique de développement sans pareille au monde. Et, à mon sens, ce n’est pas une menace de boycott qui exercera une pression suffisante sur Israël.

    Pour que ce pays fasse des concessions, il faut que le climat de la région change. Prenez l’exemple éclairant de Gaza. Imaginez qu’une entité hostile y installe des fusées ou des missiles à longue portée, capables d’atteindre l’aéroport international de Loud, ce serait catastrophique !

    En tout état de cause, l’énervement de M. John Kerry ne servira pas la cause de la paix. Même les états arabes modérés se rapprochent silencieusement d’Israël ( regardez une récente déclaration d’un prince saoudien de la famille régnante concernant l’Iran) et l’on ne comprendrait pas que l’on isole Israël alors que l’Iran voit se rapprocher la perspective de la levée des sanctions… Ce serait un curieux signal envoyé au reste du monde !

    Un ministre canadien faisait récemment remarquer que les ouvriers palestiniens employés par l’usine controversée de Ma’alé Adoumim recevaient un salaire nettement supérieur à celui de leurs collègues de Ramallah ou de Djénine. On peut être d’accord ou ne pas être d’accord avec cela.

    Mais une idée ne laisse pas d’être intéressante : des intérêts économiques reliant Israéliens et Palestiniens changerait le cours des choses. Au fond, les Palestiniens sont bien seuls aujourd’hui : la Syrie est en proie à une atroce guerre civile, la Libye ne va guère mieux, la Tunisie a tant à faire avec son économie, l’Egypte se débat encore dans des troubles intérieurs sans nom, l’Irak fait même de nouveau appel aux mercenaires US pour lutter contre les attentats et l’Iran, lui-même, se rapproche des Occidentaux à petits pas..

    N’est ce pas le meilleur moment pour agir en faveur d’une paix véritable ? J’ai dit agir et non parler. Car on en parle depuis des décennies. Sans résultats tangibles.

  • La Suisse et l'immigration

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    La Suisse et l’immigration

     

    Tout en ne faisant pas partie formellement de l’Union Européenne, la Confédération helvétique  entretient avec elle de multiples relations de tous ordres. Cela est dû à l’Histoire du continent mais aussi à l’essence de cette confédération. Il y a le trilinguisme, le français à Genève et en Suisse romande, l’allemand à Berne, Bâle et dans toute la Suisse alémanique et enfin l’italien au Tessin et ailleurs. Ces trois langues parlées sur place relient plus ou moins organiquement la Suisse à trois pays membres de l’UE.

     

     

     

    Aujourd’hui, les Suisses vont voter pour voir s’il est possible de limiter l’entrée dans la Confédération d’immigrés européens qui choisissent de s’établir sur place. On estime à environ 80 000 le nombre d’Européens qui viennent sur les bords du lac Léman. Et cela semble contrarier des citoyens au premier desquels se trouve l’UDC.

     

     

     

    Sans se mêler directement du bien-fondé ou non de cette initiative populaire, il faut faire quelques remarques montrant que la problématique qui nous fait face n’est pas identique à celle qui se trouve en France ou en Allemagne où le problème est constitué par une immigration non européenne et non judéo-chrétienne. Les gens qui s’établissent en Suisse, mis à part les Roumains, le Roms et les Bulgares (sans aucune animosité à l’endroit de ces ressortissants européens un peu particuliers) ne sont pas démunis et disposent même, dans leur écrasante majorité, de très gros moyens.  Ils veulent un autre mode de vie, ils apprécient la convivialité suisse, la propreté suisse, l’ordre suisse et le calme suisse.

     

     

     

    On peut en témoigner personnellement : parfois, à Genève, à l’heure du repas, à midi ou à vingt heures, il arrive que vous soyez out seul dans une rue ou un boulevard de la vieille ville. Quant aux grands magasins ( je ne les pratique pas tous, mais H & M, Manor, le Bon génie, etc…) ils représentent pour les Français un autre monde, tant les vendeuses et les caissières semblent issues d’une autre planète que leurs collègues parisiennes. La même remarque vaut des trains…

     

     

     

    Si vous allez à Gstaadt au beau milieu de la haute saison, si vous êtes assez chanceux pour trouver des places au festival Yehudi Menouhim, en sortant  de la représentation, vous arrivez à l’hôtel pour dîner. Les maîtres d’hôtel vous mettent à l’aise en disant qu’ils ne sont pas pressés, que vous pouvez déguster votre menu gastronomique, etc… alors qu’il déjà minuit !! Je n’ose vous livrer certaines expériences vécues en Normandie, même en été où des restaurants étoilés refusent une réservation au seul motif que vous risquez d’arriver trop tard.. et que le personnel ne veut pas travailler au-delà d’une certaine heure…

     

     

     

    Même si vous devez, par nécessité, changer de pneumatiques, on vous fait comprendre, un samedi en milieu d’après-midi, que ce n’est pas le bon moment, comme si on pouvait choisir..

     

     

     

    Je ne dis pas que la Suisse est le paradis sur terre, mais c’est un autre monde. Et c’est probablement pour ne pas changer que certains citoyens vont répondre positivement à l’initiative populaire…

     

     

     

    Est ce la bonne réponse ? Je l’ignore, mais je souligne que ce n’est pas la même attitude par rapport à la France ou l’Allemagne, préoccupées par une immigration d’une tout autre nature, au point que la chancelière allemande a rejeté le multiculturalisme et que l’ancien président français avait même créé un ministère de l’identité nationale..

     

     

     

    Mais l’identité nationale suisse est déjà, dès l’origine, riche d’une diversité tri nationale et les fondements restent les mêmes. C’est cette «mêmeté» qui fait toute la différence..

     

  • 77% des Français refusent la discrimination positive pour les étrangers

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    La majorité des Français refusent la discrimination positive (positive action)

     

    En essayant d’y voir clair ce matin, notamment en triant les plus importantes nouvelles, et D- sait qu’on n’en manque pas, mon attention a été attirée par un sondage, encore un !: 77% des Français interrogés sur le projet du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault de faciliter l’intégration des étrangers en leur faisant la courte échelle afin de remédier à leur handicap de départ, eh bien cette écrasante majorité de Français jugent que cela ne va pas, que le pays n’a pas à offrir aux étrangers une situation qu’ils doivent eux même conquérir s’ils veulent être admis sur place et vivre avec eux. En d’autres termes, la population française, fortement touchée par la crise, ne veut plus entendre parler de solidarité, de générosité, de capacité d’accueillir et considère même que charité bien ordonnée commence par soi-même. C’est le tromphe du fameux slogan : La France aux Français..

     

     

     

    Comment interpréter ce sondage qui, personnellement, ne me surprend guère ? Eh bien, ce sondage illustre bien ce que Robert Badinter avait jadis appelé la lepenisation des  esprits, ou, plus fort que cela, ce que Jean-Mairie Le Pen avait résumé dans un slogan qui a fait florès : la France aux Français.

     

     

     

    Un autre aspect de ce sondage ne laisse pas de préoccuper la majorité actuelle : les gens estiment que c’est aux étrangers de se faire à la France, d’adopter ses mœurs et non l’inverse, ce n’est pas au pays d’accueil de s’adapter mais aux nouveaux venus de se soumettre au pays et de se laisser absorber par lui. C’est une certaine définition de l’intégration et de l’assimilation.

     

     

     

    On voit d’ici les réactions que les résultats d’un tel sondage ne manqueront pas de susciter.

     

     

     

    Mais était-ce vraiment imprévisible ? Le simple citoyen ne comprend pas qu’il ne soit plus en sécurité chez lui ou dans la rue, il ne comprend pas que certaines banlieues ou cités soient devenues des zones de non droit, il n’admet pas que dans certaines cités de Marseille, les policiers hésitent à s’engager la nuit, sauf s’ils sont en grand nombre, il ne comprend pas non plus que les hôpitaux soient en déficit, que les fraudes aux allocations familiales, au chômage et à l’assurance maladie soient ce qu’elles sont aujourd’hui..

     

     

     

    On peut comprendre de telles réactions, elles sont légitimes, le problème est de prévenir leur généralisation qui sera abusive et touchera peut-être des gens qui n’ont rien à se reprocher. La crise est passée par là. Si l’on jette un regard rétrospectif sur, disons, les années quatre-vingt, on mesure le chemin parcouru. Le chômage, la paucité des moyens dans les familles, le fait que les jeunes ne trouvent plus d’emploi sur place les pousse à considérer que si, eux mêmes, en tant que nationaux, sont contraints de s’expatrier, pourquoi devrait-on faciliter la tâche aux étrangers qui viennent en France ? Un tel raisonnement eut été impensable il y a seulement quelques années… Mais en ce temps là la crise n’était pas encore ce qu’elle est aujourd’hui.

     

     

     

    D’un autre côté, la France n’a pas vraiment su intégrer ses étrangers et pour ce faire, elle doit suspendre leur entrée dans son territoire afin de prendre en charge ceux qui sont déjà en souffrance depuis de nombreuses années.

     

     

     

    Il faudrait que l’immigration devienne un sujet qu’on traite calmement, sans idéologie ni tabous. Ce qui n’est pas encore le cas. Une chose est certaine, cependant, les Français n’acceptent pas que l’on facilite les choses aux non-nationaux. Et cette attitude représente une incontestable victoire du Front National font les thèses ont fini par s’imposer.

     

     

     

    Et cela laisse aussi entrevoir ce qui vas se passer lors des prochaines élections locales et européennes.

     

  • L'avènement messianique d'après Isaïe XI

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    Conférence du 6 février 2014 à 19 heures

                          Mairie du XVIe arrondissement de Paris

                                  A 19 heures, Salle des mariages

     

    L’AVÈNEMENT MESSIANIQUE SELON LE CHAPITRE XI DU LIVRE D’ISAÏE

    Le messianisme est une question très complexe où se mêlent les éléments les plus disparates et les opinions les plus contradictoires. Certains passages traditionnels s’adressent aux adeptes de la religion populaire, comme par exemple lorsqu’il s’agit de la vie dans l’au-delà= les plus terre à terre s’imaginent une résurrection des corps alors que d’autres, plus fins et mieux avertis, optent pour une thèse plus immatérielle, l’immortalité de l’âme.

    Mises bout à bout les différentes références scripturaires à la problématique messianique sont assez considérables, en dépit de la polysémie du terme hébraïque MASHIYAH (i.e. l’oint, celui qui a reçu une onction) qui s’applique parfois à un roi, un prêtre membre de la caste sacerdotale ou à un individu peu précisément défini..

    On se concentrera ici sur le chapitre d’Isaïe, qui envisage le plus largement possible l’avènement messianique, même si le terme lui-même de MASHIYAH n’y connaît aucune occurrence.

    Il ne s’agit pas ici, d’isoler ce chapitre XI d’Isaïe des autres passages à vocation messianique, même si certains sont d’avis que l’idée messianique n’est pas biblique mais post biblique et que les éléments qui parlent de justice sociale, de paix et d’harmonie universelles n’évoquent que l’eschatologie, comme si cette notion de dernier terme, de fin de l’Histoire était hermétiquement séparée du sens du terme messianique. Et après tout, même une eschatologie, notamment biblique, peut très bien avoir des accents messianiques.

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  • La France et l'intégration de ses étrangers

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    La France et l’intégration de ses étrangers

    Il en est de l’intégration des Maghrébins et des Africains en France comme de la lutte contre le chômage : on a tout essayé et les résultats ne sont guère probants puisque la situation s’est aggravée et continue de laisser à désirer. Ce matin, on fait état d’une feuille de route, d’une sorte de document de travail qui préconise l’établissement d’un office de la jeunesse franco-maghrébine, d’un développement de l’enseignement de la langue arabe dans le cadre de l’éducation nationale, d’une meilleure valorisation du rôle des émigrés dans l’histoire de la nation française, etc…. A côté de ces mesures phares on en trouve d’autres plus classiques comme les positive actions qui consistent à donner aux émigrés des points d’avance afin de compenser le retard quasi naturel qu’ils ont dû subir dans leur évolution au sein de la société.

    Toutes les mesures qui vont dans le bon sens doivent être retenues et mises en œuvre. Il est indéniable que la vie est plus dure pour certains milieux de la société, que certains émigrés de fraîche ou de longue date veulent sincèrement s’intégrer à la socio-culture française, mais il existe aussi certains éléments qui ne le souhaitent pas, rejettent cette intégration qu’ils dénoncent comme une aliénation, une assimilation à une absence totale de valeurs qui caractériserait les sociétés occidentales d’extraction judéo-chrétienne. Et là, on change entièrement de plan pour se retrouver dans un domaine sociologique d’une extrême complexité.

    Et le départ de quelques adolescents apparemment bien intégrés et nés sur le sol français rappellent assez brutalement que les velléités d’intégration buttent contre leurs limites… Cei ne vaut pas uniquement pour la France mais aussi pour le Royaume Uni (les attentats de Londres, la cellule terroriste de Hambourg pour le 11 septembre, etc…

    Pour s’intégrer, en gros pour réaliser une symbiose entre ceux qui sont enracinés dans le sol et la culture, qui en sont les produits, et ceux qui veulent s’y associer, s’y rallier, il faut, au préalable, une certaine harmonie car on ne peut allier l’eau et le feu. Deux valeurs fondamentales gisent au fondement des sociétés européennes : le rejet de l’exclusivisme religieux (i.e. la liberté de conscience, la séparation de l’église et l’Etat) et la stricte égalité de l’homme et de la femme. Ces deux points sont l’alpha et l’oméga de la culture occidentale d’origine judéo-chrétienne. Or, ce que l’on côtoie chaque jour dans les cités et les banlieues ne va pas vraiment dans le même sens. Il est donc louable que le gouvernement s’attaque à cette question.

    Depuis la Révolution française (voir le livre Recherches de France de Pierre Nora), l’idée de nation est détachée de tout lien religieux ou ethnique. Il faut en tenir compte.

    Ce matin, une importante personnalité du monde de l’éducation a émis quelques critiques qui ne sont pas dénuées de bon sens : c’est bien d’enseigner l’arabe à ces gens, c’est même légitime, mais ne devrait on pas plutôt renforcer leur connaissance du français afin, justement, de faciliter leur insertion et les aider à forger les armes de la réussite et de l’intégration ?  Par ailleurs, dans la période troublée et même agitée que ce pays traverse, ne va t on pas déchaîner les passions, voire même la haine dans certains milieux de l’extrême droite ?

    Il faut méditer la déclaration du Premier Ministre turc M. Erdogan qui a dit devant Madame Merkel (laquelle s’est abstenue de relever la remarque), que le nombre de ses compatriotes résidant sur les bords du Rhin était presque équivalent, voire supérieur à la population de certains états membres de l’UE.

    L’absence de finesse a parfois du bon.
    A méditer !