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  • Les problèmes de l'équipe de France ne sont pas réglés pour autant

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    Les problèmes de l’équipe de France ne sont pas réglés pou autant

     

     

     

    Ce matin, les Français, fidèles à leurs habitudes, savourent leur victoire jusqu’à la folie et n’en reviennent toujours pas. Mais les problèmes demeurent. Je ne parle pas des problèmes socio-économiques mais des clans au sein même de cette équipe, censée être celle de la France. Déjà en 1998, lorsque la France fut championne du monde, les naïfs ou les optismistes avaient cru y voir l’intégration de toutes les minirotés, le règlement de tous les conflits qui traversaient alors la société française. Aujourd’hui, près de vint ans après, rien n’est réglé. On vient de voir le résultat d’un sondage : 75% des sondés affirment n’être toujours pas contents de cette équipe. Le divorce entre cette équipe et la France subsiste.

     

     

     

    Certes, la France a évité une humiliation. L’équipe s’est bien défendue, mais il s’agissait d’une équipe ukrainienne pratiquement absente, qui avait la tête ailleurs, au point qu’on peut se demander si les Ukrainiens avaient vraiment envie de gagner. Ceux qui s’étaient défendus comme des lions chez eux, étaient hier l’ombre d’eux-mêmes. Quelle en est l’explication ? Dieu seul le sait.

     

     

     

    Mais les problèmes demeurent et le gouvernement ne pourra pas s’appuyer sur cette victoire pour dissiper cette inquiétante sinistrose qui s’abat sur le pays.

     

     

     

    Pourquoi donc le football a t il pris une telle importance dans la vie des gens ? Comment des joueurs dont le moins qu’on puisse dire, est qu’ils n’incarnent pas le type idéal du fair play et de l’élégance règnent ils ainsi sur la sensibilité des hens ? C’est un mystère.

     

     

     

    En tout état de cause, il faudra procéder à des changements pour chasser du cœur des gens cette désastreuse image de l’équipe de France en Afrique du sud.

     

  • Une France à la dérive et sa équipe de football...

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    Une France à la dérive et son équipe de football

    Ce que vit l’Hexagone ces derniers jours est sans conteste sidérant : on a l’impression que l’avenir de ce vieux pays, ce grand pays, est suspendu aux piètres performances d’une soi-disant équipe nationale qui ne cesse de nous décevoir et qui semble prise dans une inexorables descente aux enfers. Avez vous vu les unes de la presse ? C’est à la fois des prières incantatoires, des échafaudages aussi compliqués qu’inutiles et en tout cas invraisemblables. Tout le monde sait que cette équipe, même remaniée, même ressoudée, ne sera jamais à la hauteur. Même le web le montre avec parfois des jugements racistes inacceptables, alimentées hélas par quelques idiots de l’équipe qui semblent ne pas vouloir chanter la Marseillaise. Comment est ce possible ? En fait, il eût faire le ménage depuis le retour d’Afrique du sud, on ne peut pas continuer comme cela. Or, rien n’a été fait , on n’a même pas été capable de trouver un sélectionneur à la hauteur. En une phrase, plus personne n’y croit, l’image de l’équipe de France s’est dégradée et rien n’a été tenté pour redresser la situation. L’hystérie est telle qu’elle a même éclipsé la visite du président au Proche Orient.. Comment est il possible qu’une petite bande de joueurs aux football détienne entre ses mains l’espoir, voire l’avenir de tout un pays ? Il faut être tombé bien bas pour en arriver là. Toute la France retient son souffle, comme si, en cas de défaite, ce qui sera vraisemblablement le cas, le monde ne va pas s’arrêter de tourner et le ciel de nous tomber sur la tête. Seule voix raisonnable et autorisée, Michel Platini, grand champion, dit que ce ne sera la fin u monde si la France ne va pas au Brésil… La situation est vraiment désespérante, d’un côté un état très grave de l’économie et le degré zéro pour le moral des Français, et de l’autre un pouvoir qui n’est pas vraiment responsable de la situation calamiteuse du pays mais qui n’arrive pas à redresser la situation. Certains ont même évoqué en termes à peine voilés une crise institutionnelle grave, allant bien au-delà du simple remaniement ou de la dissolution de l’Assemblée dont ceux qui y siègent ne représentent plus vraiment la majorité politique ou sociologique dans le pays… Des millions d’hommes et de femmes en sont réduits à souhaiter une hypothétique victoire au stade de France pour retrouver des raisons d’espérer. Incroyable ! Alors qu’il faudrait penser au chômage, à l’emploi, aux grèves, aux fermetures d’usines, à la réforme scolaire, bref aux questions sérieuses, on promène les Français en leur faisant miroiter des choses qui ne touchent pas à leur vie quotidienne… On a l’impression d’avoir affaire à une France à la dérive qui se cramponne à une équipe de footballeurs  dont l’éducation et le comportement laissent nettement à désirer.

    Il est temps d’opérer un véritable redressement vraiment national.

  • La visite de François Hollande en Israël

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    La France et Israël : la visite de François Hollande

    Quand on considère l’évolution des grandes puissances face au problème du nucléaire iranien, on ne peut s’empêcher de penser que parfois des mains invisibles tirent les ficelles dans les coulisses. On se dit même aussi qu’une divine Providence a confié à d’humaines mains le soin de préparer des changements aussi rapides qu’inattendus. Je fais évidemment allusion à la très forte résistance française face à l’esprit trop conciliant de la diplomatie US qui s’est vue recaler par Laurent Fabius à Genève : en effet, le ministre français des affaires étrangères a réclamé plus de garanties de la part des Iraniens, notamment en ce qui concerne cette centrale nucléaire d’Arak dont la nature et la vocation sont entourées d’un flou que les Iraniens, redoutables dialecticiens et sinueux exégètes, affectionnent particulièrement. Donc, cet appui aussi surprenant que bienvenu est venu une nouvelle fois montrer que l’on peut tout attendre des relations franco-israéliennes, le meilleur comme le pire, même si, aujourd’hui, le premier prend nettement le pas sur le second…

    Une rapide rétrospective s’impose : du temps de De Gaulle et de Ben Gourion, les choses étaient claires, elles allaient presque de soi, la France se dégageait du bourbier algérien et s’apprêtait à renouer avec tous les pays arabes qui étaient auparavant ses ennemis en raison de l’aide apportée au FLN. Auparavant, De Gaulle parlait d’Israël comme de notre ami, notre allié… Mais lorsque le Quai d’Orsay parvint enfin à imposer ses vues pro arabes, reposant sur une analyse réaliste de la situation et des forces (notamment économiques) en présence, le ton changea du tout au tout. Et si l’on ajoute la mise en garde du général De Gaulle au ministre israélien des affaires étrangères, Abba Eban, lors de son passage à paris en mai 1967,  on a réuni tous les ingrédients d’un changement absolument total dans les relations. Car Israël, ne pensant qu’à sa sécurité, a donné une leçon inoubliable à toutes les armées arabes liguées contre lui, ajoutant à son territoire national d’autres espaces conquis sur ses ennemis. Le vieux général ne pouvait pas en supporter davantage et c’est alors qu’il eut cette fameuse déclaration, qui ne pouvait pas avoir été improvisée et qui cachait mal un zeste d’antisémitisme qui, aujourd’hui encore, continue de choquer..

    Je ne reviendrai pas sur les vedettes de Cherbourg et sur la valse-hésitation des autorités françaises, furieuses, en apparence, d’avoir été bernées mais en réalité soulagées de s’être débarrassées d’un véritable boulet : on ne pouvait pas retenir sur place des vedettes payées intégralement par l’acheteur, au motif qu’il risquait de s’en servir pour réaliser des objectifs de guerre. Il y eut, peu de temps après, ce voyage si mouvementé du couple Pompidou en Amérique au cours duquel les grandes organisations juives troublèrent largement la quiétude du président français de l’époque.

    Avec Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac, les choses ne se sont pas améliorées, notamment lors de la visite de Yasser Arafat à Paris, une visite que les citoyens juifs de ce pays ont très mal vécue. Au sein de la communauté juive et aux yeux de ses représentants, tant Giscard que Chirac étaient éminemment suspects en raison de leur penchant pro arabe : on se souvient aussi de la dure campagne menée contre Giscard, accusé d’avoir observé à la jumelle les positions militaires d’Israël, à partir d’un sol ennemi… En réalité, la photo incriminée venait d’ailleurs.

    Les choses changèrent du tout au tout avec Nicolas Sarkozy qui sut mettre en valeur ses propres origines juives (le grand père juif né à Thessalonique) et surtout adopter une attitude moins déséquilibrée vis -à- vis d’Israël, ce dont les expatriés dans ce pays surent se souvenir lors des élections, lui accordant un score de maréchal en 2007. L’ancien président de la République n’est guère suspect de sentiments anti israéliens, même s’il lui est parfois arrivé d’exprimer de l’exaspération à l’égard du Premier Ministre Benjamin Netanyahou… Toutefois, Nicolas Satkozy bénéficie d’un réel capital de sympathie en Israël où ses prises de position sont saluées avec enthousiasme.

    François Hollande, quant à lui, a étonné par sa modération, surtout en tant qu’ancien premier secrétaire du parti socialiste qui n’avait jamais dissimulé ses fortes sympathies pro palestiniennes. Depuis son entrée en fonctions, il s’est laissé guider par une analyse plus équilibrée de la situation, je veux dire qu’il ne s’est pas laissé déborder par le quai d’Orsay qui, depuis près d’un demi siècle, ne démord pas d’une attitude qu’on ne pourrait qualifier de favorable à l’Etat hébreu. D’ailleurs, une tribune signée par une kyrielle d’anciens ambassadeurs, et non des moindres, s’est même chargée de lui rappeler les priorités de la France. Faut-il leur en vouloir ? Non, certes, car en tant que fonctionnaires d’un tel ministère, ils avaient à gérer 22 Etats arabes ou musulmans, indisposés par l’existence d’un petit Etat juif dans une région qu’ils considèrent comme étant intégralement la leur. Sur cela vient se greffer l’intérêt économique : les marchés arabes, surtout ceux des monarchies pétrolières ou même de l’Algérie ou de la Libye peuvent légitimement aiguiser les appétits, comme c’est le cas aujourd’hui où certains grands capitaines d’industrie souhaiteraient l’ouverture du marché iranien et une attitude plus souple du gouvernement français…

    Et ceci nous conduit à la situation actuelle. Pourquoi la France se fait elle plus rigoriste que les USA aux yeux desquels la sécurité de l’allié israélien est pourtant une question absolument vitale ? Je ne veux pas contester la sincérité ni le bien fondé de la position française mais en termes de relations internationales, on se laisse guider par son intérêt non par l’éthique. François Hollande a fort peu apprécié la volte face américaine qui, après avoir adopté une position maximaliste, a abandonné la France en rase campagne, préférant négocier directement avec la Russie, alors que nous étions à deux doigts d’intervenir en Syrie et que les objectifs avaient déjà été désignés à l’aviation et aux sous marins lanceurs d’engins… M. Obama a prouvé par ce lâchage en quelle piètre estime il tenait la France et son président. Ce sont des choses qui ne s’oublient pas si facilement.

    Instruits par cette expérience de réalisme politique (n’oubliez pas que l’ambassadeur syrien à l’ONU a osé se moquer de l’amateurisme diplomatique de la France), les Français ont décidé de faire comprendre aux Américains qu’ils n’avaient pas à subir leurs reculades sans protester. C’est ainsi qu’ils ont bloqué l’accord qui se dessinait avec les Iraniens, ce qui a comblé de joie Benjamin Netanyahou qui parle aujourd’hui de dérouler le tapis rouge pour le président français.

    Incroyable retournement de situation : Israël s’appuie sur la France pour contrer son allié de toujours, les USA. Certes, cette connivence est circonstancielle et ne durera hélas pas longtemps, mais elle est symbolique, comme l’est, par exemple, et dans un autre domaine, la présence en Egypte des ministres russes de la défense et des affaires étrangères. Evidemment, il n y aura pas de renversements d’alliances, (tous les officiers généraux égyptiens ayant été formés aux USA depuis au moins trente ans, ) à commencer par le général al Sissi lui-même. Pour Israël, le lien avec les USA est indissoluble, mais il faut bien reconnaître que la relation entre les deux alliés se trouve dans une mauvaise passe.

    Mais pourquoi donc les USA veulent-ils baisser la garde vis-à-vis des Mollahs ? Pour deux raison : faciliter l’évacuation des troupes US d’Afghanistan où les Iraniens exercent quelque influence et trouver une solution en Syrie où ces mêmes Iraniens sont les plus fidèles soutiens au régime de Bachar el Assad. Ajoutez y l’affaiblissement de Barack Obama tant sur la scène intérieure qu’extérieure et vous aurez tous les ingrédients de la politique américaine dans la région.

    Par le système des vases communicants, tous ces éléments apparemment disparates profitent à François Hollande qui peut se présenter comme un véritable ami d’Israël, sans froisser les voisins palestiniens. Est ce que cela va contribuer à rendre plus confortable la situation du chef de l’Etat en France ? J’en doute fort en raison de la vague de sinistrose qui s’est abattue sur le pays.

    Mais qui sait …

     Un vieil adage hébraïque dit que Dieu peut venir à la rescousse en un clin d’œil ou le temps que prend un battement de cils (ou-teshou’at ha-Shem ké-héréf ‘ayin). En d’autres termes, ce serait miracle. Et il faut parfois croire au miracle, car Israël en est un..

  • L'avenir de toute une nation est il suspendu à la victoire d'un match de foot?

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    L’avenir de toute une nation tient il à sa victoire lors d’un match de Football ?

    C’est la question que nous sommes en droit de nous poser quand nous constatons que depuis 48 heures tous les problèmes de la France – et ils sont légion- sont mis de côté ou en veilleuse, pour se concentrer sur le sort de quelques joueurs de football, grassement payés et pourtant incapables de ramener une victoire à la maison…. Comment en sommes nous arrivés là ? Il faudrait faire une étude de sociologie dont je suis incapable, il faudrait voir comment le football et le rugby ont progressivement pris la place de tant d’autres choses dans notre vie, puisque la majorité de la population y a trouvé une évasion du réel, une bouffée d’air frais dans une ambiance entièrement viciée.. En d’autres termes, les frustrations  de tous ordres sont devenues si grandes que tout est fait pour susciter des paradis artificiels, faire oublier la triste et maussade réalité de la vie quotidienne, renvoyer toujours à demain les problèmes qui se posent aujourd’hui…

    Mais il faut être équitable : imaginez les maux qui s’abattent sur l’homme moyen du pays : chômage, matraquage fiscal, désespérance sociale, délectation morose, insécurité, baisse du pouvoir d’achat, difficulté pour se loger, immigration et délinquance, et tant d’autres choses plus spécifiquement individuelles : des pans entiers de l’économie s’effondrent chaque jour, j’éi été stupéfait d’apprendre récemment sur Canal +, dont Harlem Désir qui en était l’invité, n’a pas soufflé mot, que chaque jour que Dieu fait plus de 100 petites et moyennes entreprises ferment : cela peut aller de la petite boulangerie, du petit commerce à la Redoute à Roubaix ou à Doux, le célèbre volailler…  Comment s’étonner alors que les gens détournent leur regard d’une actualité aussi attristante pour rêver, s’évader, un peu comme si l’on prenait des hallucinogènes, des drogues dures pour se réfugier dans des paradis artificiels…

    Les media ont bien compris qu’ils avaient un rôle à jouer, une place à tenir, du coup on ne parle plus que des bleus et du match contre l’Ukraine dont vous connaissez le triste résultat. Cela ne va arranger nos affaires, d’autant que la revanche se jouera la semaine prochaine et sans imiter les Cassandre, il faut bien savoir que le défi est impossible à relever… La France dans son ensemble sera donc suspendue aux bouts des chaussures d’une équipe de footballeurs.

    Cette attitude fait aussi le jeu de tous les gouvernements qui savant qu’on peut tout retirer au peuple, à boire et à manger, le travail et tout le reste, sauf l’occasion et la possibilité de se distraire, de penser à autre chose. En outre, cela occupe les plumes des journalistes qui ne parleront ni de chômage, ni de fermeture d’usine ni même de manifestations en Bretagne ou ailleurs…

    Tout ceci n’aurait pas grande importance si le réveil ne risquait pas d’être terrifiant : les fêtes de fin d’année arrivent et avec elles ce cortège d’achats frénétiques, de départ pour des destinations plus ou moins lointaines, mais qu’il faudra bien financer d’une manière ou d’une autre. Comment ? En s’endettant toujours un peu plus !

    Face à ce danger, la machine gouvernementale semble grippée, on a l’impression que tout est en roue libre, le pouvoir se tait et quand il se décide à parler il parte d’autre chose ou devient inaudible.

    Je sais qu’on est au cœur du mois de novembre, le mois le plus triste de l’année… Mais tout de même il faut se ressaisir car si l’on attend trop, on pourra plus rien faire. Le pouvoir doit donner une impulsion nouvelle et puissante afin que le pays reparte : la qualité la plus éminente du politique, c’est de reconnaître qu’on s’est trompé. Et de changer de trajectoire.

    Le pouvoir actuel n’est pas responsable de la situation actuelle. Mais son devoir est pourtant de la redresser. C’est pour cela qu’il a été élu.

  • L'état actuel de la France

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    L’état actuel de la France

    On ne peut plus détourner le regard ni dire que le malaise ambiant de plus en plus profond serait une création de quelques journalistes d’opposition ou en mal de nouvelles brisantes. Il y a une crise et elle s’aggrave. Pourtant, le pouvoir ne semble pas réagir car il est plutôt paralysé. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les mauvaises nouvelles s’accumulent.  Comment réagir ? Un grand quotidien national faisait récemment sa une sur la paralysie, l’absence de manœuvre du gouvernement. Ce matin, un nouveau sondage faisait état de la volonté des Français de voir venir une dissolution de l’assemblée nationale. Quelle versatilité ! Ces mêmes Français qui ont chassé N. Sarkozy et envoyé à M. Hollande une majorité de rêve lui demandent aujourd’hui de la renvoyer dans ses foyers. En fait, plus personne ne sait ce qu’il veut…

    Hier, Jacques Attali était interviewé sur I-Télé et il disait qu’il manquait un cap, qu’il n y avait aucune visibilité de la politique. Et hier aussi on apprenait que François Hollande n’avait plus que 15% d’opinions favorables : peut-on gouverner avec une telle défiance ? Par ailleurs, l’actuel ministre des finances s’efforçait de faire bonne figure contre toutes ces mauvaises nouvelles… C’est touchant, mais peu efficace car les Français, hélas, n’y croient plus. Mais est ce que la droite ferait mieux ? J’en doute. Toutefois, ce que les Français reprochent à M. Hollande aujourd’hui, c’est de ne pas avoir pris la mesure de la crise, ou, peut-être, de l’avoir su mais sans le leur dire.

    On a même vu sur Canal + un candidat du PS aux municipales se faire houspiller par des personnes âgées et leur répondre que lui aussi en avait assez du matraquage fiscal. Et le tout sous les yeux d’un Harlem Désir, interdit, ne sachant que répondre.

    Les commentateurs sont d’avis qu’un changement cosmétique ne ferait qu’aggraver les choses, il faudrait un changement radical. Alors que faire ? Trois hypothèses s’offrent à nous, même si le réalisme incite à n’en retenir que deux, le départ d’ l’actuel chef de l’Etat n’étant pas d’actualité et pas du tout souhaitable car ce serait une crise institutionnelle sans pareille. Restent la dissolution et le renvoi du gouvernement. L’une de ces deux solutions finira par s’imposer. Le problème est qu’elles sont indissolublement liées : alors, que faire ?

    Je ne sais pour que solution le président optera. Mais il lui faudra agir et vite, faute de quoi la situation pourrait devenir incontrôlable.

  • Connaissez vous le grand magasin Manor de Genève?

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    Connaissez vous le grand magasin MANOR de Genève ?

    Après toutes ces années vécues à Genève dans le quartier dit de la vieille ville, j’ai enfin eu l’occasion de visiter ce grand magasin Manor, qui est une véritable institution dans la métropole helvétique. Le magasin reflète la propreté et l’ordre si chers aux Helvètes, des qualités dont le grand pays voisin devrait utilement s’inspirer.  Ce qui m’a le plus frappé, c’est le l’étage supérieur, le quatrième où l’on surplombe le reste de la ville et où les gens peuvent, par beau temps, occuper la terrasse en dégustant un jus d’orange pressé ou faire ce que j’ai fait, prendre son petit déjeuner.

    Condamné à ne pas aller dans mon hôtel préféré où l’accueil et le service sont autres, j’ai préféré traverser la rue et me réfugier chez Manor sur les conseils du Monsieur qui m’avait invité à donner une conférence sur mon dernier livre, Martin Buber, M. Moïse A. J’ai été ébloui par cet étalage de victuailles, de bons produits venus du monde entier. Et surtout, sociologiquement, cela m’a tant intéressé car les consommateurs représentent une Genève en miniature. A chaque tablée ou presque les gens parlaient des langues différentes : l’arabe bien sûr, le kurde, le sri lankais, l’iranien, un peu d’hébreu et d’autres langues que je n’ai pas pu identifier. Cela tombait bien, la veille, lors de l’excellente émission Genève à chaud de Pascal Décaillet, un invité, délégué d’un parti politique local, m’avait parlé de la «multiculturalité» de Genève.. Je crois qu’on dit multiculturalisme, mais cela revient au même.. J’étais resté sur l’idée que les Suisses étaient peu accueillants, qu’ils voulaient rester chez eux et entre eux (et ils n’ont pas tort) et voilà que je découvre, de visu, qu’ils hébergent, en tout cas à Genève, tout ce que le monde compte de réfugiés, de fuyards, etc. mais aussi de gens richissimes.

    Ou alors, c’est <Genève qui fait bande à part et se singularise par son goût de l’universel. En revanche, ce qui m’a déplu, c’est l’afflux de mendiant qui s’installent dans l’embrasure des portes de Globus ou d’ailleurs.., un endroit que j’aime fréquenter en dépit du bruit mais qui est grouillant de monde et représente aussi un Genève en miniature, mais plus choisi, plus représentatif de la population locale.

    Revenons au quatrième étage de Manor : en contemplant cette population, je me suis fait la réflexion suivante : alors qu’en France, se dessine une tentation de renvoyer chez eux toutes ces populations allogènes ou inassimilables (sic) et que le FN culmine, grâce à ce phénomène de rejet et de replis sur soi, à près de 25% (premier parti de France !!!) Genève, elle, tout en restant elle-même, en ayant une bonne police et un bon ordre, respire plus tranquillement et sans secousse.

    Même la communauté juive, si bien intégrée et exemple d’une grande réussite, se compose de gens venus de tous les pays du monde. Genève reste Genève.

  • L'inexorable avancée de Marine Le Pen dans les sondages

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    L’inexorable avancée de MArine Le Pen dans les sondages

     

     

     

    Quand a vu l’émission de France 24  avec Marine Le Pen, diffusée hier soir, on ne se demande plus qui est le premier parti de France. Que l’on me comprenne bien : je ne suis pas en train de tresser des couronnes au FN, mais je note simplement que la crise actuelle, jointe à l’inaction du gouvernement, augmentent considérablement le nombre de Français d’&sireux d’apporter leurs suffrages à ce parti qui est en train de changer. Evidemment, comme tout parti politique avant les élections, on sent un certain opportunisme et nul ne sait avec certitude ce que ferait Marine Le Pen si elle devenait ministre, voire plus au gouvernement.

     

     

     

    Ce qui m’a frappé hier, c’est la maîtrise des dossiers par la président du FN, il faut bien reconnaître que les journalistes ont, en vain, tenté de la déstabiliser. Elle a répondu à toutes les questions, sans convaincre sur point qui est pourtant crucial dans son programme : tourner le dos à Bruxelles et (même si elle ne le dit plus vraiment clairement) sortir de l’Euro. Quand on lui a rétorqué que la dette de la France était libellée en Euro et que le rétablissement d’une monnaie nationale ferait de nous un frère siamois de l’Albanie, elle a répondu que une infime partie de cette dette, environ 20% était dans ce cas. Ajoutant que l’abandon de l’Euro créerait plus de 300 000 emplois. Voire..

     

     

     

    Le plus préoccupant dans toute cette affaire, c’est l’épuisement du projet politique des deux grands partis politiques, à droite comme à gauche : les Français le sentent et notamment reprochent amèrement à l’actuel président de leur avoir menti ou de ne pas tenir ses promesses/ On voit aussi, à droite comme à gauche, qu’au delà de quelques ministres de oids et du premier ministre, cet exécutif doit être immédiatement remanié, voire entièrement remplacé, à l’exception de ces poids lourds qui savent gouverner.

     

     

     

    Le mécontentement qui prend des allures violentes s’aggrave et s’étend. Les Français sont des gens respectueux de la loi et leur désarroi qui en pousse quelques uns à un comportement coupable : détruire les radars et les portiques de l’écotaxe ne servira à rien, sinon à accroître les dépenses de l’Etat. A cela, les Bretons répondent qu’ils n’en peuvent plus et que les taxes se surajoutent aux taxes..

     

     

     

    Même Jacques Attali qui est loin d’être un suppôt de la droite dit partout qu’il manque de la visibilité, qu’on ne voit pas où est le cap. Le prsident de la République a certainement en tête son propre agenda, mais celui-ci ne coïncide pas avec les attentes des Français, c’est le moins qu’on puisse dire. Tous els commentateurs et les hommes politiques appellent à l’union nationale, mais il ne suffit pas d’appeler, il faut créer les conditions. Or, la politique menée ne va pas dans ce sens. Même la candidate PS à la mairie de Paris, peu suspecte elle aussi de sympathies à droite, insiste clairement pour un profond remaniement.

     

     

     

    Il faut dépasser les antagonismes et les craintes, il faut appeler au gouvernement des hommes et des femmes aptes à redresser leur pays sans craindre qu’ils menacent votre place ou votre réélection. Il est dangereux de penser que ce pays subira le fardeau des taxes en silence. Noël approche, les familles font faire leurs comptes avant d’acheter, de partir en vacances, de vivre, quoi !

     

     

     

    Que faire ? Dissoudre l’Assemblée ? Renvoyer le gouvernement ? Pratiquer l’ouverture à droite et au centre comme le fit Nicolas Sarkozy vis-à-vis de la gauche modérée ?

     

     

     

    AU président de décider.

     

  • Le premier blog de Laura

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    J'aime beaucoup ma vie comme elle est.J'aime la nature, les fleurs, le arbres, las animaux. Je fais un stage actuellement à la médiathèque où j'accueille des enfants de crèches. Ça me plait.
    J'aime aussi beaucoup mon père et ma mère qui sont des parents géniaux.
    Laura Hayoun

  • Mais que se passe t il à Genève avec les Iraniens?

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    Mais que se passe t il donc à Genève avec les Iraniens ? On doit craindre sérieusement que les Mollahs, par un tour de passe passe exégétique dont ils sont coutumiers, ne réussissent à faire passer des vessies pour des lanternes aux yeux des négociateurs occidentaux. Le monde libre dispose d’un merveilleux outils pour conduire les Mollahs à venir à résipiscence, il serait désastreux de lâcher la proie pour l’ombre. On sait pertinemment bien que les Iraniens, et surtout le nouveau pouvoir autour de M. Rouhani, a fait de la levée des sanctions le clef de voûte de son programme, et on sait aussi bien que la population iranienne ne va pas tarder à se soulever contre ses maîtres si le régime économique n’est pas un peu assoupli. Alors les Iraniens sont prêts à diffuser autant de fumée qu’il faudra pour enfumer les Occidentaux. La réaction courroucée du Premier Ministre israélien le prouve : il a rappelé que toutes les options étaient sur la table, et on sait ce que cela signifie, si les Occidentaux mollissaient et se laissaient endormir par le savoir-faire des Iraniens. Encore une fois : quand un pays n’a rien à cacher, il peut jouer cartes sur table, or c’est ce que refusent les Iraniens opiniâtrement depuis plus de dix ans… Le fait que les ministres des affaires étrangères se soient si imprudemment précipités à Genève pour écouter les Iraniens sera utilisé par ces derniers auprès de leu opinion publique alors que le changement de régime à Téhéran devrait être l’objectif final, avoué ou inavoué. On sait bien que le régime des Mollahs ne peut pas vivre en paix avec le reste du monde/ On se souvient de la manière dont il a violé les règles internationales, donnant l’assaut à une ambassade, américaine en l’occurrence, foulant aux pieds le principe d’extra territorialité. Emprisonnant et maltraitant des diplomates qui bénéficiaient pourtant de l’immunité inhérente à leurs fonctions.. Les Iraniens ont donc un besoin urgent de revenir dans les circuits bancaires internationaux, d’exporter leur pétrole et de ré-oxygéner leur économie que des sanctions justifiées asphyxient depuis un certain temps. On n’en est plus aux rodomontades d’Ahmaninedjad qui prétendait de manière mensongère que les sanctions ne feraient pas dévier son pays de la trajectoire nucléaire qu’il a choisie… Aujourd’hui, ce pays ressent durement le contre coup de sa propre politique à courte vue et de la folie qu’il y avait à menacer l’Etat d’Israël d’une destruction totale. Si les Occidentaux savent faire preuve de persuasion, ils auront finalement gain de cause. Au fond, les sanctions ne gênent que l’Iran, pas les Occidentaux et à ce niveau, la France mène une politique exemplaire de rigueur et de vérité : l’Iran ne doit pas développer de bombe atomique ni être sur le seuil de l’avoir. Il y a les menaces israéliennes qui pourraient être mises à exécution et apporter une touche finale à toute cette affaire. Personnellement, je ne le souhaite guère mais les Etats ont des impératifs qui dépassent largement les désirs ou les calculs des individus. Mais il reste un point de nature éthique dont les diplomates internationaux semblent bien peu se préoccuper : c’est le bonheur des peuples, leur désir ardent de vivre librement, sans crainte ni oppression. Or, on semble prêt à sacrifier la volonté des Iraniens de ne plus vivre sous la férule d’un régime autocratique et anti démocratique. Du temps où Madame Hillary Clinton était Secrétaire d’Etat, elle avait annoncé que les Gardiens de la révolution avaient pris possession de l’Etat auquel ils dictaient la marche à suivre, prospérant sur la ruine accélérée de leur pays et ne regardant que leurs intérêts privés. On suit d’ailleurs avec une grande attention les critiques de ces mêmes milieux, dirigées contre M. Rouhani et son équipe. On distingue aussi le soutien calculé du Guide suprême du régime qui, pour le moment, accorde parcimonieusement sa confiance mais qui, le cas échéant, pourrait bien couper l’herbe sous les pieds de la nouvelle équipe. Jusqu’ici il a fait preuve de réalisme politique ; comprenant que le prédécesseur de M. Rouhani menait le pays dans le mur, il a empêché la candidature d’un proche de l’ancien président et mis en orbite le président actuel en lequel le peuple voyait une sorte de sauveur, un leader quittant la rhétorique guerrière d’Ahmaninedjad. Toutefois, en dépit des apparences, il n y a plus de monolithisme granitique en Iran, l’équilibre des pouvoirs y est encore très précaire : nul ne peut exclure un renversement de tendance ou un infléchissement de la politique dans un tout autre sens.. Les Gardiens de la révolution n’ont guère apprécié le coup de fil entre les présidents iranien et américain. Et ils l’ont fait savoir, et le fameux Guide a jugé bon de prendre un peu ses distances tout en continuant à appuyer un appui discret. N’oubliez pas que l’Iran est le berceau du chi’isme et que cette tendance religieuse constitue une sorte d’affranchissement persan par rapport à l’islam purement arabe. Une sorte d’antidote au panarabisme. J’avais lu cette pertinente remarque chez Ernest Renan mais aujourd’hui je suis entièrement convaincu de son bien-fondé.. Leurs théologiens sont passés maîtres dans la virtuosité exégétique et sont capables de faire ce qu’ils veulent à n’importe quoi. S’il y avit un peu moins de grands ignorants dans ce bas monde, on saurait qu’il y eut, durant la période perse, une belle idylle entre les judéens et les ancêtres des Iraniens actuels. Peu de gens savent que le Pentateuque a connu sa touche finale durant cette même période, les Perses demandant aux Judéens selon quel code, quelle loi, voulez vous être jugés, dirigés et gouvernés… C’est alors que fut fourni le Pentateuque, basé sur la loi de Moïse. Je rappelle aussi qu’il y a quelques années j’ai donné une édition, parue dans la revue Da’at (Université de Bar Ilan) du commentaire des vingt-cinq propositions figurant en tête de la seconde partie du Guide des égarés de Moïse MaiMonide. Eh bien ce commentaire fut rédigé en arabe par un certain Mohammed ibn Zakhariya al Tabrizi. Ce penseur musulman a rédigé ce commentaire lors de la seconde partie du XIIIe siècle et vivait à Tabriz.. Dans son introduction il nomme Maimonide selon son nom arabe mais reconnaît qu’il est juif : Moussa ibn Maimoun ibn Abd Allah al) Cordoubi al Israili……… C’était le temps béni où les intellectuels juifs et musulmans apprenaient les uns des autres. Maimonide d’Al-Farabi, d’Avicenne et d’Ibn Badja et, inversement, Mohammed al-Tabrizi de Maimonide… Il nous faut donc achever cette chronique dominicale sur une note d’optimisme : qu’un Iran régénéré, pacifique et porteur de paix et de justice, émerge de ce guêpier dans lequel certains de ses fils, et pas vraiment les meilleurs l’ont mis. Et d’où il doit absolument sortir en changeant de politique de mode d’action. Pour n’avoir que des mais de par le monde.

  • La commémoration de la grande guerre et l'état de la France aujourd'hui

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    La commémpration de la grande guerre et l’état de la France aujourd’hui

    Diriger la France n’a jamais été chose facile. Quand j’étais jeune étudiant à Paris, je parlais souvent avec des amis qui étudiaient les sciences politiques ; et à un moment donné circulait la thèse suivante sur la réforme des institutions par l’idéologie gaulliste : les Français sont un peuple latin, au sang chaud, peu discipliné, paresseux, il leur faut donc des institutions dures et qui les canalisent vraiment…

    Aujourd’hui, plus personne ne s’aviserait de reprendre cette argumentation tant elle est devenue désuète. Pourtant, les choses n’ont pas changé. Depuis quelques semaines, sans exagérer, on a l’impression que le gouvernement subit, pieds et poings liés, une sorte de descente aux enfers. Et comme disait Jacques Chirac, les malheurs (il disait : les emmer…) volent en escadrille, l’agence de notation St. & P. vient de dégrader la note de la France qui passe de AA+ à AA… Je m’interroge sur ce que pense en cet instant même Madame Merkel qui se gaussait il y a quelques mois des socialistes français, lesquels misaient sur sa défaite aux élections, au lieu de hâter le train de restructurations.. On connaît la suite.

    Soyons justes : tous ces licenciements, ces fermetures d’usine, ces départs au chômage de dizaines de milliers de travailleurs ne sont pas imputables au gouvernement actuel, c’était un processus enclenché bien avant. Ce que l’on reproche à l’exécutif actuel, c’est de ne pas pouvoir amortir le choc, de ne pas pouvoir réagir.. Même un journal comme Le Monde, peu suspect, pourtant, de sympathies à droite, titrait récemment que l’exécutif et son chef étaient paralysés. Et le quotidien du soir ajoutait qu’il convenait de revoir l’ensemble de la copie, c’est-à-dire la constitution du gouvernement, la politique suivie et même la personnalité du chef de l’Etat, sa stratégie, sa façon de gouverner et de réagir aux problèmes.

    Ce matin encore, toutes les chaînes de télévision insistaient sur l’amoncellement des difficultés, sur le caractère insupportable des hausses d’impôts et sur le ras le bol des Français..

    C’est dans ce contexte morose que le chef de l’Etat a tenu le premier discours de commémoration de la première guerre mondiale. Je ne suis pas historien, mais ce discours eût gagné à avoir plus de souffle, plus de vigueur, bref plus d’allant. Selon une bonne partie des commentateurs ce ne fut pas le cas. Ce sont surtout les rapprochements avec la situation actuelle (aidez moi, rejoignez moi, redressons la France ensemble) qui ont gauchi la portée de cet appel qui sonnait comme une tentative d’instrumentalisation d’un grand moment de la mémoire nationale.

     Certes le chef de l’Etat est dans son rôle, il doit rassembler, tenir un discours à l’intention de tous, mais l’opposition lui a aussitôt rétorqué que pour être unis et rassemblés, il fallait changer de politique. Or, cela, le président ne le peut pas avec sa majorité actuelle et s’il changeait de politique, sa base électorale le quitterait. C’est une véritable quadrature du cercle. Un détail, infime mais qui vaut son pesant d’or, m’a plu et même beaucoup plu : François Hollande a pour la première fois dépassé sa phobie et a prononcé le nom de son ancien adversaire pour la présidentielle : pour une fois il n’a pas dit mon prédécesseur mais a prononcé en toutes lettres le nom de Nicolas Sarkozy. Je suis sûr que les Français qui n’aiment pas le sectarisme apprécieront cette ouverture et cet hommage, même un peu tardif.

    Que dire de la tonalité de ce discours ? Je n’ai pas de conseil à donner au chef de l’Etat qui est la plus haute autorité morale et politique du pays. Mais, très respectueusement, je lui recommanderais, pour la suite des commémorations, de s’inspirer du souffle prophétique de la Réforme intellectuelle et morale, prononcée en Sorbonne  par Ernest Renan en 1871, après la défait face à l’Allemagne de Bismarck et de Guillaume II.

    L’Histoire est une science noble dont l’écriture façonne, voire même, fonde l’identité nationale. Le président l’a bien dit mais on le sentait écartelé entre plusieurs objectifs. Quand on jette un regard rétrospectif sur un drame qui a décimé nos campagnes, précipité la France dans un cycle effrayant de souffrances, on doit être tout à son sujet : les difficultés d’aujourd’hui ne sont rien, comparées à l’hémorragie d’il y a un siècle. Si l’on fait de l’histoire, on reste dans le cadre précis des événements. Contemplez tous ces monuments aux morts qui se trouvent à l’entrée de tous les villages et de tous les bourgs de France..

    Il est vrai que la période actuelle risque de confirmer le début du déclin du pays et le président l’a finement dit en parlant de notre inquiétude sur la place de la France dans le monde, un monde de plus en plus incertain, livré à lui-même et cerné de tant de dangers. Mais cette commémoration pourrait être aussi une chance de rebondir, de redémarrer, de reprendre l’ascendant, de ne plus subir les événements mais de les précéder.

    Une chance s’offre à nous, il faut la saisir. Seuls les fous pourraient souhaiter l’échec du gouvernement actuel. Car son échec serait celui de la France.

    Pour conjurer le mauvais sort, tous doivent se ressaisir, à commencer par  ceux qui gouvernent.