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  • Barack Obama; un grand président?

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    Barack Obama, un grand président?

    C'est très peu probable. Il n'a pu ni su résoudre aucune crise. Et depuis quelques mois, il va d'échec en échec car les Républicains qui ont la majroité à la chambre des représentants lui font la vie dure, et avec raison.

    En fait, aux USa comme dans d'autres pays on a vu des vainqueurs aux élections par défaut: ce ne sont pas ces hommes qui ont été les favoris des votants mais ils ont été choisis contre les autres candidats: ceux qui ont voté pour B. Obama rejetaient en fait Georges Walker Bush. C'est un président par défaut.

    Barack Obama va d'un scandale à l'autre, d'un échec à l'autre. Le voici qui rouvre ses ambassades chez les Aeabes, à l'exception du Yémen dont les autorités sont furieuses en constatant qu'il leur fait pas confiance. Et voici que les choses se compliquent avec la Russie de M. Poutine, alors que l'affaire aurait pu être réglée plus discrètement et diplomatiquement.

    L'actuel locataire de la Masion Blanche n'a résolu aucun problème; ni le Proche Orient (Israël, la Pestine et l'Egypte) ni l'Iran, ni l'affaire Snowden, rien, vraiment rien. Il a espionné ses propres alliés sans jamais le leur dire, pour les rassurer sur ses intentions, au point que même la RFA, solide alliée depuis la fin de la guerre , songé à prendre ses distances. En fait l'affaire Snowden aurait dû le pousser à se retirer. En d'autres temsp, cela aurait été le cas, par le passé.

    Mais l'Amérique a voulu à tout prix se débarrasser de Bush, et voyez par qui elle l'a remplacé...


  • La grande explosion des sites de rencontres

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    L'explosition des sites de rencontres

    On ne sait qu'en penser. Depuis de longues années, les poètes et les écrivains ont dénoncé la solitude des hommes dans les grandes villes. D'autres ont mis en exergue le désir des êtres humains d'être aimés, de ne pas être condamnés à la solitude, bref de vivre heureux. Et dans cette définition du bonheur, la découverte de l'amour occupe une place centrale. La Bible ne le dit elle pas, elle-même, depuis la création du monde et la venue à l'existence du premier hommes? Dieu en personne dit qu'il n'est pas bon pour l'homme d'être seul avec lui-même; faison lui un être qui lui corresponde. Une femme.

    Et voici que depuis l'arrivée de l'internet et la volonté effrénée de s'interconnecter, des sociétés d'un type nouveau pillilent, ont pignon sur rue: les sites de rencontre. Rendez vous compte du nombre de sites qui font chaque jour, plusieurs fois par jou, de la publicité à la télévision!

    Mais pourquoi donc les hommes et les femmes ont-ils tant de mal à se rencontrer? Pourquoi tant de gens sont-ils victimes de solitude, et demeurent en gésine de l'être aimé?

    Vous viendrait-il à l'idée de vous adresser à l'un de ces sites pour chercher et trouver enfin l'âme sœur? Peu probable, pourtant, c'est bien ce qui se passe puisque l'offre suit la demande. Si les candidats à une rencontre sur mesure n'étaient pas si nombreux, les sites ne pulluleraient pas à ce point..

    Curieuse poque qui sera dans l'histoire celle de l'interconnexion absolue et qui éprouve le besoin d'offrir une sorte de catalyseur à nos contemporaisn pourtant saturés de connexions et de communications. Autres temps, autres mœurs. Jadis, les parents, la famielle, arrangeaient les mariages puisqu'il n y avait pas d'amour libre. On exigeait des femmes d'avoir été sages avant le mariage. Et les femmes n'avaient pas d'autre choix que de se soumettre. Une belle Iatlienne me confiait jadis, il plusieurs années, que sa mère, élevée dans une école religieuse, lui avait confié n'avoir attirance pour le sexe, mais qu'elle veillait à accomplir son devoir conjugual afin de donner une descendance à père…

    En terminant cet article, je repense à ces ites de rencontre et me demande ce que peut bien signifier un vieux mythe traditionnel que l'on nous enseignait quand nous étions enfants. Il s'agit d'un passage du Midrash Béréshit Rabb( le Midrash des rabbins sur la Genèse): Dieu en créant l'univers, avait aussi une idée très claire de toutes les générations qui allaient se succéder au cours de l'histoire de l'humanité. Et il avait, dans son infinie sagesse, prévu les maraiges des hommes et des femmes: il avait destiné à chaque femme un homme et à chaque homme une femme..

    Imaginez l'effet produit sur les enfants innocents que nous étions, à une époque où nul n'aurait osé remettreen question l'opinion d'adultes aexerçant une autorité sur les enfants!

    Qu'est ce que cela prouve? Que même le Seigneur dans son infinie sagesse peut se tromper et rapprocher des gens qui n'ont rien à faire ensemble. Mais nous étions des enfants et ne pensions guère aux divorces qui sont légion de nos jours.

    Et pour renorcer ce grand idéalisme de ces doux rêveurs qu'étaient les maîtres du talmud, on nous apprenait qu'après avoir créé l'univers, le bon Dieu ne s'était pas condamné à une oisiveté éternelle: il passe son temps à munir les lettres de la Tora de belles couronnes et à faire des couples (mezawweg ziwwugim)

    L'espoir fait vivre. Mais reconnaissez que ces légendes multiséculaires sont belles. Belles comme des contes de fées.

  • L'Egypte, encore l'Egypte

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    L'Egypte; e,core l'Egypte…

    Que va-t-il se passer dans les tout prochains jours au Caire? L'armée va-t-elle mettre ses plans d'évacuation des places occupées par les pro Morsi, à exécution? Elle n'aura pas d'autre choix. Elle a affaire à des gens qui sont déterminés et qui, quoiqu'on en pense sont formellement dans leur bon droit car leur président avait été élu… Certes, il menait le pays à la ruine, était visiblement incompétent et ne faidait rien sinon aggarver le fossé entre les Frères musulmans et l'immense majorité de la population… Mais il était le président.

    L'armée ne peut pas ne pas agir car elle perdrait alors sa crédibilité et il faut bien comprendre que dans ces pays émergents démocratiquement il n'existe pas encore d'opinion publique, et seules les méthodes autoritaires marchent. Si l'armée ne mettait pas ses menaces à exécution, elle serait encore plus fortement contestée.
    Ce qu'il faut espérer, c'est qu'elle puisse et veuille éviter un recours excessif à la force. Il

    Enfin, l'Egypte ne peut plus se permettre de vivre ainsi au ralenti: on a vu à la télévision des hommes et des femmes, pas nécessairement anti-Morsi, dire leur peine à joindre les deux bouts, àfaire les achats nécessaires pour célébrer leur fête religieuse. Bref, le pays doit se remettre au travail: comment voulez vous le faire avec des milliers de gens qui bloqent les places, provoquent des embouteillages monstrueux, etc…

    L'zrmée devra donc agir mais cela comporte un risque: éloigner ou contraindrement à la rconciation les représentants d'autres partis politiques modérés. Et dans ce cas, le pire, ce serait un retour à la case départ: un pouvoir militaire.

    Les Egyptiens l'accepteront-ils? C'est là toute la question. Mais ce sera dur.

  • La fermeture des ambassades US dans les pays arabes: mesure sérieuse ou coup de bluff?

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    La fermetude des ambassades américaines dans les pays arabes : mesure sérieuse  ou coup de bluff ?

    Cela pourrait paraître paradoxal, voire même provoquant de parler ainsi, mais des voix de plus en plus nombreuses se font entendre pour dire que derrière cette mesure si fortement médiatisée se cache peut-être un petit calcul de politique intérieure : faire oublier la terrible bévue de la CIA et du département d’Etat à Benghazi qui a culminé avec la mort violente de diplomates américains sur place, dont l’ambassadeur en personne. On se souvient que les commissions du Congrès avaient exigé l’audition (on pourrait presque dire : la comparution) de la secrétaire d’Etat et il ne semble pas que l’affaire se soit arrêté là. Des questions demeurent posées, notamment concernant les appels au secours des diplomates assiégés et poursuivis par leurs assaillants jusqu’à l’issue fatale…

    Il y a cette affaire et il y a aussi l’affaire Snowdon car rappelez vous que les interceptions de communications téléphoniques entre le chef d’al quaida et son correspondant sur place au Yémen sont à la base de tout ce tintamarre : or, c’est précisément ce mode de surveillance et d’interception sur les ondes que dénonçait l’ancien salarié des services secrets, lequel entendait donner l’alerte à l’opinion publique de tout le pays : attention, citoyens américains, on viole vos droits fondamentaux au nom de la lutte contre le terrorisme.… etc

    En disant que c’est par ce biais si injustement décrié et attaqué aujourd’hui, même au plan international, puisque tous les pays, mêmes les alliés et les amis, étaient écoutés, que l’on peut éviter ou prévenir des attentats sanglants, l’administration Obama qui ne brille vraiment pas par son intelligente gestion de ces affaires, a voulu faire pièce aux critiques et plaider subtilement sa cause auprès de ses alliés de par le monde et au sein aussi de sa propre opinion publique.

    D’où ce battage médiatique qui mobilise toute l’attention : regarder simplement CNN et vous comprendrez. L’administration Obama a donc voulu probablement allumer un contre-feu, docilement suivi par une bonne partie des puissances occidentales.

    Je ne dis pas que l’affaire a été montée de toutes pièces, je dis simplement qu’elle coïncide bizarrement avec des embarras de plus en plus grands de la présente administration US.

    Si vous ajoutez à ce cocktail le jugement de ce major américain d’origine proche orientale, psychiatre de l’armée, qui a assassiné 13 de ses collègues, peu de temps avant de partir avec son régiment en Afghanistan, vous parachevez le tableau : les USA sont une forteresse assiégée et même à l’intérieur il y a des terroristes en sommeil qui n’attendent qu’un signal pour frapper…

    Comprenez moi bien : pourquoi fermer ponctuellement tant d’ambassades dans 22 pays musulmans alors que l’on sait pertinemment bien qu’al-quaida peut frapper plus tard, une fois qu’on ne s’y attend plus ? La lutte contre le terrorisme depuis le 11 septembre 2001 est constante et on n’ a pas eu besoin de fermer les légations étrangères…

    Certes, les USA ont dû avoir des indices concordants sur des actions qui se préparent, suite notamment à la neutralisation de chefs terroristes yéménites à l’aide drones, mais on se pose malgré tout des questions.

    En tout état de cause, il faut féliciter les USA pour leur engagement sans faille contre ce fléau principal de notre temps : le terrorisme. Il faut aussi les créditer de bonne volonté pour ce qu’ils font en Egypte où ils tentent de rapprocher les points de vues.

  • La Tunisie: retour en arrière?

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    La Tuniisie, retour en arrière?

    Sans croire au fameux printemps arabe qui n'a existé en tant que tel que dans l'esprit un peu superficiel de quelques journalistes occidentaux en mal de comparaison malvenue, je note que ces soulévements sociaux qui ont secoué ce monde islmaique de la Tunisie à l'Egypte en passant par la Libye commence à prendre une tournure imprévue: je veux dire que les gens se rendent enfin compte que l'islmaiste , cela ne marche pas ni ne peut marcher. Et l'exemple le plus éloquent est livrée par la petite Tunisie où les choses vont plus mal que du temps de Ben Ali et où les citoyens réclament la chute du gouvernement et la dissolution de l'assemblée élue.

    Incroyable: j'ai même entendu ce matin l'islmaiste R. Ghannouchi dire du bout des lèvres que si le peuple voulait uen référendum (Istifta) eh bien, il n'avait rien contre… Certes, le vieux militant islmaiste en a vu d'autres et pense peut-être qu'il le gagnera ce référendum, mais tout de même le fait qu'il tienne ce discours alors qu'il y a tout juste trois mois, il disait autre chose, est la preuve que la terre tremble sous ses pieds…

    Comment en sommes nous arrivés la? Les islmaistes auraient pu ahir comme n'importe quel autre parti ayant gagné les léections. Il aurait dû réorganiser l'économie, installer la démocratie et les choses auraient suivi leur cours naturel. Mais non, c'est l'idéologie qui a pris le pas sur tout le reste. La suite, nous la connaissons: le peuple s'est dressé contre la dictature et est vent débout contre les islmaistes. Il est dommage qu'on ait dû en passer par là.

    Cette Tunsie que tout le monde aimait, où chaque famille (même juive , même israélienne) aimait à passer ses vacances sous le soleil, est aujourd'hui désertée par ses anciens admirateurs...

    Vous vous demandez pourquoi?

  • L'armée turque et M. Erdogan

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    Que va-t-il se passer en Turquie à l’issue du procès qui dure depuis près de quatre ans ?

    C’est ce matin, nous dit-on, que le tribunal va prononcer son verdict concernant des centaines de personnes, allant du simple journaliste d’opposition à l’ancien chef d’état major des forces armées, accusées d’avoir tenté de renverser le régime islamiste de M. Erdogan. Selon une bonne partie de la presse, celle qui peut s’exprimer librement, toute l’affaire aurait été montée par un gouvernement islamiste, rongé par des soucis sécuritaires et ayant une peur panique de l’armée. Cette même armée qui avait si souvent mis son doigt dans l’engrenage politique, renvoyant les élus civils dans leurs partis ou en prison et qui n’a été marginalisée que très récemment. Une armée qui se considère comme le rempart du kémalisme et la gardienne de la laïcité : en fait, tout le contraire de ce que fait M. Erdogan depuis  plus de dix ans…

    J’ai retenu une phrase tirée du discours de la défense de l’un des prévenus, l’ancien chef d’état major interarmes turc : je commandais à 700 000 hommes, si j’avais vraiment eu les sombres projets que l’on me prête, je m’y serais pris autrement… Apparemment, on peut le croire, même si l’armée n’a jamais vraiment admis un tel gouvernement qui détricote chaque jour un peu plus les idéaux du kémalisme laïc et anti-religieux…

    Le gouvernement a tout intérêt à faire preuve d’intelligence et de modération dans la gestion de cette crise qui tient la Turquie en haleine depuis des années : si le verdict est trop injuste, si la justice a la main trop lourde, l’armée ne pourra que se sentir humiliée dans cette affaire et forgera sa revanche dans le plus grand secret.

    On prête à M. Erdogan un certain nombre de nuits blanches ces dernières semaines. Précisément depuis que l’Egypte a vu son armée renverser un président islamiste qui avait grignoté les positions de l’opposition et tenté de s’installer durablement au pouvoir en prenant ses aises avec la démocratie. Certes, les situations ne sont pas comparables en tout point, mais qui sait ? M. Erdogan qui devient de plus en plus colérique et d’une susceptible quasi maladive, voit des complots un peu partout…

    Qui sait ce que l’avenir lui réserve ? Imaginez que les manifestants de la place Taksim et du parc Gesi s’allient… à une armée mécontente et refusant d’être humiliée ! Oui, que se passera-t-il alors ? Même si M. Erdogan est bien celui qui a nommé l’actuel chef d’état major, après tout c’est M. Morsi qui a nommé le général Abul Fattah al Sissi à la tête de l’armée égyptienne.

    La suite, chacun la connaît…

  • Menaces d'Al-Quaida contre l'Occident

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    Menaces d’Al-Quaida contre l’Occident

    Sauf erreur de notre part, c’est bien la première fois depuis le 11 septembre 2001 que les grandes puissances occidentales, les USA, la Grande Bretagne, la France et l’Allemagne décident de fermer leurs ambassades tant au Yémen qu’en Afrique du nord, sans oublier les autres pays arabo-musulmans. Les services de renseignements américains ont intercepté des messages laissant entrevoir que des attaques terroristes contre les occidentaux étaient en cours de préparation. Même l’Egypte est compris dans le lot puisque le chef d’al-Quaida, l’égyptien Al-Zawahari a accusé les USA d’avoir comploté avec les USA en vue de la destitution du président islamiste M. Morsi. Ce qui n’est pas entièrement faux puisque l’état major égyptien fonctionne en étroite collaboration avec le Pentagone. IL est certain que le général Al-Sissi a prévenu ses protecteurs US de ce qu’il s’apprêtait à faire. Peut)on le lui reprocher ? Difficilement, tant l’Egypte toute entière allait à la dérive, si l’on ne faisait rien. Depuis les premières années de l’an 2000, on ne parle plus du dialogue des cultures, comme si plus personne n’y croyait.

    Triste constat.

     

  • Les sombres déclarations du nouveau président iranien

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    Les sombres déclarations du nouveau président iranien Hassan Rouhani à la veille de son investiture…

    On peut dire qu’à Téhéran, au sein de cette république islamique, les vendredis se suivent et se ressemblent. Hier, dernier vendredi du mois de ramadan, journée traditionnellement consacrée à Jérusalem, le nouveau président iranien, suivi de son prédécesseur, a fait des déclarations, certes destinées à la consommation intérieure mais qui risquent d’entacher toujours un peu plus sa personne et d’inquiéter sérieusement les Occidentaux et l’ONU. Il a parlé de l’Etat d’Israël comme d’une blessure infligée au corps du monde musulman et, sans le dire vraiment (ce que fera évidemment son prédécesseur dans un ultime discours), a appelé à la destruction de l’Etat juif.

    Cette inutile rhétorique va compliquer encore plus la situation d’un Etat, l’Iran, dont l’économie va à vau l’eau, dont la monnaie nationale a perdu plus de la moitié de sa valeur et dont le taux d’inflation est à deux chiffres.

    Tout être sensé et normalement constitué se préoccuperait d’assainir son économie, d’accorder un minimum de prospérité économique et stabilité politique à ses concitoyens au lieu de se préoccuper d’un lointain pays (4000 km) dont l’économie est solide, l’armée hyperpuissante et la démocratie irréprochable. J’ai toujours souri en entendant de telles déclarations appelant à la destruction de l’Etat juif alors que personne, pas même les auteurs d’une telle déclaration, ne croient à la vraisemblance d’un tel propos.

    Alors, pourrait-on se demander, pourquoi faire de telles déclarations auxquelles nul ne peut croire ? A la simple fin de faire penser à autre chose, de dévier le regard de la situation présente, du grand isolement de la république islamique sur la scène internationale, de l’absence de démocratie, du désastre économique, de l’oppression de la population, bref du manque total de perspective. En effet, par quoi donc se signale cette même république islamique aux yeux du monde depuis des décennies ? Par sa conduite de hors la loi, par son aide à des mouvements et à des groupes terroristes (le Hamas, le Hezbollah) et à un tyran qui tue son peuple (Bachar en Syrie).

    Pourtant, quelque chose laisse penser que M. Rouhani ne croit pas plus en ce qu’il dit que les autres. C’est une sorte de rhétorique dans le discours politique iranien de prendre Israël comme abcès de fixation ou comme  tête de turc. Mais c’est un jeu dangereux. Peut-être M. Rouhani a t il voulu donner des gages au guide suprême Khamenei qui représente la seule vraie autorité en Iran. On ne serait pas étonné si l’on apprenait un jour que, parallèlement à ces déclarations incendiaires, les Iraniens négociaient en sous main avec les USA (voire même avec Israël) pour sortir de la nasse dans laquelle ils se sont eux-mêmes fourrés…

    Une dernière remarque : le nouvel élu porte pourtant un nom et un prénom prédestinés puisque la racine qui a donné le prénom HASSAN est la même qui connote l’idée de réforme et d’amélioration, d’embellir et de parachever la création divine… Quant au nom lui-même, c’est encore mieux car il signifie le spirituel, l’intelligible, le supra-sensible. En effet, ROUHANI vient de ROUH qui signifie l’âme et sa partie intellective, l’intellect.

    Donc, tout n’est pas perdu, l’intelligence finira bien, un jour, par reprendre ses droits. Après tout, les Arabes disent bien que la patience est la clé de la délivrance : al-sabre maftah al-faradj.

    Laissons à M. Rouhani le temps de reprendre ses esprits.

  • Silvio Berlusconi en prison?

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    Berlusconi en prison? C'est bien peu probable. Au fond, cet homme ressemble étrangement au génie de son peuple dont il incarne tant les bons que les mauvais côtés. Sa condamnation par la cour de cassation est elle-même un ambiguë puisqu'elle ne tranche pas vraiment; en effet, elle renvoie à une autre instance la question de savoir si'l faut condamner l'ancien président du conseil à l'inéligibilité ou pas, ce qui laisse la porte ouverte à une résurrection d'un homme qui renaît constamment de ses cendres. Au fond, il est comme l'Italien moyen qui n'en fait qu'à sa tête, brocarde et l'Etat et les administrations, aime la bonne chère, les femmes, fraude volontiers et trouve tout cela normal. Au plan sentimental, l'Italien moyen incarne le latin lover dont raffolent certaines américaines élevées dans un puritanisme d'un autre âge… En raison de son âge, il est peu probable que le cavaliere revienne aux premières loges mais rien ne lui interdit de tirer les ficelles en coulisse: il dispose toujours du nerf de la guerre, peut exercer des pressions sur qui il veut et n'a peur de rien. Quelle philosophie tirer de tout cela? Une réflexion que faisait François Mitterrand lorsque les Français se plaignaient du monde politique: nous sommes comme vous, répondit-il aux protesta ires, vous avez les hommes politiques que vous méritez. C'est très habile comme réponse, vous renvoyez dos à dos les protestataires et leurs propres contradictions, mais au plan moral, c'est quoi? ◊

  • Retour au clame en Egypte?

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    Retour à la normae sur les bords du Nil?

    Vendredi sera la journée test pour déterminer sir les militairesq qui ont naturellement vocation à diriger le pays ont réellement gagné leur pari. Pourquoi les militaires? POur la bonne raison que c'est l'épine dorsale du pay, l'unique corps oganisé, constitué et  discipliné et que même le budget de l'armée n'est pas sérieusement discuté par le parlement. Les militaires se gèrent eux-même et subsidiairement gèrent aussi l'ensemble du pays.

    Les partisans du président déchu Mohammed Morsi gênent considérablement la bonne marche du pays, l'activité économique et l'ordre public. Des centaines de plaintes ont été déposées contre leur attroupements illicites et les riverains de ces camps imprvisés ne peuvent plus mener une vie normale. Tous ceux qui connaissent le Caire (dont je ne suis pas) vous le diront: les embouteillages monstres obstruent la ville et les défilés, les manifestations et les attroupements en sont la cause.

    Enfin, les militaires ont besoin de prouver à la face du monde qu'ils contrôlent la situation. Ils sont docn chargé la police de faire le travail qui consiste à renvoyer les manifestants dans leurs floyers. Le problème est que la police a gardé des habitudes de l'ancien régime et ne lésinera pas sur les moyens pour rétablir l'ordre public. Or, ce sont justement les brutalités policières qui font problème…

    Les USA mais aussi l'Europe sont un peu embarrassés: d'un côté, tout le monde pousse un soupir de soulagement en voyant l'islamisme s'effondrer comme un château de cartes, de l'autre on ne peut pas assister les brase croisés à la chute d'un président (soi-disant) démocratiement élu… D'où ces navettes au Caire avec demandes d'entretiens avec M. Morsi de la part de l'Occident.

    Récemment, le journal Le Monde qui est loin d'être un suppot de la droite consacrait cinq pages intérieures pour expliquer que l'islamisme , cela ne marchait pas et que l'éelction des islamistes partout ailleurs était un malentendu de la part de peuples soumis à l'oppression, tant en Egypte qu'en Tunisie.

    Il faut donc souhaiter que les choses retrouvent leur déroulement normal, mais surtout sans effusion de sang. Cela retarderait la cicatrisation des blessures et créerait un fossé au sein de la société égyptienne. Les militaires ne reviendront pas en arrière, ils sont procédé à des arrestations et organisent des procès contre les islamistes et contre M. Morsi lui-même.

    Je me demande quels sentiments éprouve le vieux Raïs, jeté dans une cellule médicalisée d'une prison militaire. Au fond, ce sont les hommes qu'il a nommés et promus qui reprennent la main. Il a été traîné devant un tribunal et moins de deux ans plus tard, c'est son tombeur qui va se retrouver devant ses juges…

    Quel retournement de situation!