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  • L'attente du royal bébé: les limites du ridicule!

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    Le Royaume Uni retient son souffle : tout un pays dans l’attente du royal baby

    Franchement, et avec tout le respect dû à un système monarchique en décalage avec son temps,  nos amis britanniques frisent le ridicule en faisant semblant d’accorder à une naissance, somme toute normale, une importance extraordinaire ! Toute la presse, des deux côtés de la Manche, ne parle que de cela et même nos journaux, désœuvrés en ce début de période estivale, se focalisent sur cette naissance qui n’arrive toujours pas, au point même de nous agacer.

    Je m’empresse de souligner, pour ne pas être mal compris, que je souhaite que cette princesse connaisse un bon accouchement dans les meilleures conditions et que le bébé arrive dans d’excellentes conditions.

    On traverse depuis des années une crise économique qui menace de dégénérer en crise morale et civilisationnelle. On a de moins en moins d’argent pour nourrir les populations, maintenir le pouvoir d’achat, aider les chômeurs etc… et parallèlement à tous ces efforts, on nous parle de millions d’Euros dépensés par cette famille royale britannique qui est une survivance du passé mais qui continue de défrayer la chronique. Je n’aurai pas la cruauté de revenir sur tous les scandales des membres de cette famille, ni sur ce prince héritier si peu apte à servir, que sa propre mère hésite à se retirer, le pensant peu préparé à prendre sa succession.

    Nos voisins britanniques sont généralement très susceptibles dès que l’on pose un regarde critique mais justifié sur la famille royale régnante. Ils devraient comprendre qu’elle est en déphasage avec son temps, en écoutant tout ce tintamarre qui accompagne la naissance d’un bébé auquel nous n’en souhaitons pas moins une bonne arrivée de notre monde et une excellente santé à sa maman.

    Mais les limites du ridicule sont largement dépassées.

  • Israël et l'Union Européenne: la crise

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    Israël et l’Union Européenne : la crise

    Lentement mais inexorablement, on s’achemine vers une rupture assez fracassante entre l’Etat d’Israël et l’Union Européenne. Alors que des accords encourageants avaient été signés entre les deux parties, et que, d’autre part, l’OCDE avait noué des liens forts avec l’Etat juif, voici que cette pommes de discorde que constituent les implantations juives en Cisjordanie refait parler d’elle. De quoi s’agit-il au juste ? L’UE entend faire le départ ou établir une distinction entre les frontières de l’Etat juif de 1967 et les territoires passés, depuis cette année là, sous administration israélienne. L’UE entend exclure de ses accords avec Israël ces zones pourtant peuplées par des centaines de milliers d’Israéliens.

    On imagine la réaction du Premier Ministre Benjamin Netanyahou qui ne peut pas, sans se renier, accepter un tel état de faits. Comment sortir de cette impasse ? Ce n’est pas facile. On se rend compte que ce conflit israélo-palestinien obstrue tout l’horizon du Proche Orient, pollue même les relations internationales et fait d’Israël une sorte de mouton noir des nations. C’est injuste et l’on doit rechercher une solution qui passe par la négociation. Ce n’est guère facile, il ne faut pas se voiler la face. Même John Kerry, le secrétaire d’Etat US, n’a pas réussi à faire bouger les lignes, en dépit de multiples navettes entre Jérusalem et Ramallah. Les positions sont bloquées, l’impasse est quasi totale et surtout le point le plus délicat est qu’Israël a l’impression que les Etats arabes ne recherchent qu’une solution temporaire, dans l’attente d’un moment propice à son éviction totale de la région.

    On n’évacue pas en peu de mois des décennies de rejet, de négation et de haine. Si l’on veut instaurer une paix durable et sans arrière-pensée, il faut s’adresser à la fois au cœur et à l’esprit. Il faut cesser ces prêches qui sèment la haine dans les jeunes générations. Lorsqu’on écoute les discours des radicaux islamiques au sujet d’Israël, on a la chair de poule, tant on est sidéré par ce déferlement de haine. Certes, la position israélienne pourrait, elle aussi, être assouplie. Mais comment y parvenir tant que les Israéliens ont la nette impression que leurs voisins ne souhaitent qu’une chose : les vouer au diable…

    Tout ceci pour dire que l’UE devra faire preuve de beaucoup de prudence pour éviter une crise ouverte qui ne ferait qu’envenimer les choses. Si elle n’assouplit pas sa position, on voit mal Israël accepter de passer sous ce qui s’apparente à de véritables fourches caudines.

    Comment faire ? Ce conflit a des racines religieuses qui échappent à la logique et à l’entendement sain. Tant qu’on ne l’aura pas débarrassé des ces facteurs irrationnels ou mystiques, il perdurera. Peut-être qu’un dialogue de nature philosophique ou théologique s’impose. Mais je ne suis pas très optimiste.

    J’ai souvent eu l’occasion de l’écrire dans ces colonnes : judaïsme et islam sont certes deux confessions différentes mais qui partagent tant de choses en commun, et notamment l’appartenance à un même univers linguistique, celui du groupe sémitique nord. Tant de racines communes : ceux qui savent bien l’hébreu comprennent naturellement un peu d’arabe, et ceux qui possèdent bien l’arabe comprennent un peu d’hébreu.

  • François Hollande et sa majorité

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    François Hollande et sa majorité

    Le discours du président Hollande le 14 juillet n’a pas vraiment soulevé l’enthousiasme, pas même dans son propre camp. A quoi tient cette retenue, pour ne pas dire cette réserve et comment s’explique-t-elle ? Il y a en tout premier lieu la crise qui paralyse l’action gouvernementale. Le président et son gouvernement ont beau faire, ils sont ont les mains liées par l’absence de moyens, la nécessité de réduire les déficits et la crainte de trop augmenter les impôts. Il y a aussi la teneur du discours du 14 juillet : le président a procédé à des affirmations qui n’ont retenu de personne ou presque : dire que la reprise est là, que les affaires reprennent, que la croissance même timide montre le bout de son nez, autant de déclarations qui font penser que les gens qui écoutaient ne vivent pas sur le même planète. Il y a enfin les contestations au sein du gouvernement, encouragées par ce qu’il faut appeler l’absence de cap. Même Jacques Attali le dit. Cette absence de fermeté au gouvernail est expliquée par quelques commentateurs de la façon suivante : le président gouverne la France comme il gérait le PS pendant dix ans : toujours veiller au consensus, neutraliser les adversaires en les intégrant afin qu’ils ne complotent pas à l’extérieur, réagir au cas par cas, etc… Le résultat est que personne n’est satisfait. Prenons l’exemple des ministres écologiques. Avec le PS, M. Hollande a la majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Or, ces messieurs-dames ne cessent de faire la leçon au président et au premier ministre. Le pouvoir ferait acte d’autorité en les renvoyant. Il devrait exiger d’eux une déclaration publique de solidarité gouvernementale. Pire, le pouvoir a sacrifié une jeune ministre, certes inexpérimentée et sans culture gouvernementale, et parallèlement il subit les critiques quotidiennes d’un autre ministre…  Tout ceci génère une impression de désordre là où il faudrait plus d’unité, plus de solidarité. Que va-t-il se passer à la rentrée ? Les candidats vont se préparer pour les élections municipales. Sauf retournement miraculeux de situation, les résultats de cette consultation ne devraient pas être très bons pour la majorité. Inquiétude supplémentaire pour le pouvoir, la montée en puissance du Front National . Par un curieux mouvement de pendule, c’est toujours la gauche au pouvoir qui crée les conditions d’une progression du FN. Pourquoi ce parti est-il le bénéficiaire des difficultés du pouvoir ? Sauf erreur de notre part, les Français n’acceptent plus un grand nombre d’étrangers sur le territoire. Ceux qui votent pour le FN considèrent que ces étrangers sont responsables (à tort) de tous leurs maux : déficit de la sécurité sociale, chômage de masse, insécurité, encombrement des hôpitaux, surcharge des prisons, etc… Il y a un peu de vrai dans tout cela, mais il y a aussi une exagération flagrante. Malheureusement, l’électorat n’est pas sensible aux nuances et sa volatilité est bien connue : une partie non négligeable des votants du PS se sont portés récemment sur des candidats du FN…  Comment est ce possible ?

  • Début de stabilisation en Egypte…

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    Début de stabilisation en Egypte

    Sauf à être démenti par des événements imprévisibles qui viendraient ensanglanter de nouveau ce début de retour au calme, il semble que l’armée soit parvenue à former un gouvernement civil dont Mohammed el Barad’i est la pièce maîtresse, sous la direction d’un président intérimaire, juriste de formation et même ancien élève de l’ ENA française. Donc , un homme qui sait que la justice militaire à la justice civile ce que la musique militaire est à la musique… Si je peux me permettre une telle comparaison.

    Certes, on assiste encore à quelques rassemblements de manifestants pro Morsi mais ils ont un caractère résiduel et ne mobilisent plus les foules. Une information un peu inquiétante, mais après tout on est dans un pays du Proche Orient et la justice a parfois du mal à recouvrer une autonomie totale : des juges commencent à interroger l’ex président sur son lieu de rétention et les avoirs d’une bonne dizaine de chefs des Frères musulmans ont été gelés par les autorités.  Signe que les nouvelles autorités commencent à perdre patience et à user de la manière forte. Il serait dommage et hautement préjudiciable au nouveau régime si le président déchu écopait d’une peine de prison à la suite d’un simulacre de procès.

    L’Egypte a un grand besoin de stabilité. Le peuple doit se remettre au travail. Son seul poumon économique qui donne du travail à des millions d’Egyptiens et fait rentrer dans les caisses de l’Etat des milliards de dollars, c’est le tourisme. Or, celui-ci connaît un terrible marasme : comment voulez vous que les touristes européens, australiens et américains se rendent dans un pays où règne la violence et l’instabilité ?

    Pour finir, signalons que le journal Le Monde a, la semaine dernière consacré deux pages intérieures ainsi que deux pages intérieures à la faillite de l’expérience islamistes. Le titre de cette une était particulièrement clair. La substance de toutes ses analyses était que l’islam n’est pas la solution des problèmes socio-économiques des pays musulmans.

    La clé du succès revient à la démocratie, aux avancées sociales et au développement économique. Le reste, qui est certes, très important, relève de la vie privée des hommes.

  • Le défilé du 14 juillet

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    Le défilé du 14 juillet

    On nous dit que ce défilé existe depuis 133 ans même s’il ne s’est pas toujours tenu dans le même lieu : un général raconte qu’il avait défilé il y a plusieurs décennies de la Bastille à la Nation. Ce qui correspond mieux à l’intention première de ce grand jour de célébration nationale.

    A quoi sert ce grand défilé militaire que certains songeaient tout simplement supprimer, provoquant une énorme levée de boucliers ? Probablement à renforcer périodiquement le lien entre l’armée et le peuple dont elle est issue. En effet, la tentation est grande pour l’armée de constituer un corps à part, une caste, coupée du peuple et se développant loin de tout contact avec les forces vives de la nation.

    Un mot aussi du regard que les étrangers portent sur cette cérémonie qui devient de moins en moins grandiose en raison des restrictions budgétaires : maint pays européen pense qu’on exhibe des soldats d’opérette qui n’ont pas, sur le terrain, l’efficacité qu’on leur prête si généreusement sur la place de la Concorde. Ce n’est pas entièrement faux et même les succès enregistrés au Mali ne sauraient justifier cette réputation de grandeur et d’efficacité militaires. On reproche aux Français de trop tenir ) la gloriole et de confondre la grandeur passée avec une boursouflure… Le diagnostic est peut-être un peu sévère mais il permet de mieux se voir.

    Le défilé du 14 juillet existera t il dans dix ans ? Oui, mais sous une autre forme car l’armée européenne aura pris de l’ampleur et l’armée française ne sera plus que son noyau dur. On peut imaginer une nouvelle armée dont l’Allemagne, la France et l’Angleterre seraient les plus gros bataillons auxquels viendraient se joindre d’autres nations européennes. Elle sont avec la Croatie au nombre de 28.

     

     

     

  • Le temps médiatique, le temps judiciaire, le temps tout court…

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    Le temps médiatique, le temps judiciaire, et le temps tout cour…

    La catastrophe ferroviaire de Brétigny sur Orge vient nous rappeler un fait : le temps des media n’est pas un temps comme les autres. Il se caractérise principalement par son immédiateté, sa discontinuité et sa volatilité. Et encore je ne tiens même pas compte des imprécisions, des répétitions, bref une véritable inflation du discours, la pire qui soit, plus grave encore, pour une civilisation, que l’usure monétaire…

    Des semaines durant, on ne nous parlait que de Bernard Tapie, d’arbitrage, de Madame Lagarde, de Nicolas Sarkozy, de Claude Guéant, etc… Auparavant, c’étaient les bisbilles Fillon-Copé, Marine Le Pen etc… On me rétorquera mais c’est l’actualité, que voulez vous faire d’autre ? Justement, on peut faire autrement.

    Pour qu’un sujet monopolise l’information si longtemps, il faut qu’il le mérite et que l’on ait quelque chose à dire à son propos. Mais quand on gonfle artificiellement les choses parce qu’on n’a rien d’autre à se mettre sous la dent ni sous la plume, alors commencent le matraquage, le bourrage de crâne, etc…

    Et l’exemple d’un vrai sujet, tragique en soi, puisqu’il y a eu mort d’homme, est venu apporter la preuve de ce journalisme dévoyé : l’accident ferroviaire de Brétigny occupe depuis hier tout le paysage médiatique. Et le m’empresse de dire dans le même souffle que c’est naturel et absolument normal. Mais alors que sont devenus les affaires Tapie et son arbitrage ? Qu’est devenue l’affaire Cahuzac ? Avent cet accident, on avait l’impression que plus rien au monde n’existait ni ne revêtait la même valeur, et voilà que du jour au lendemain, on change de sujet. C’est ce que j’appelle la discontinuité du temps médiatique. Son immédiateté, à présent : dès qu’une chose se produit, les reportages nous saturent d’informations non vérifiées. Enfin, la comparaison avec le temps judiciaire : la justice a besoin de temps et de sérénité, et cette dernière qualité lui a quelque pu manqué cet an ci car elle était sans cesse talonné par une presse avide de sensationnalisme … C’est bien dommage car ce sont des vies humaines qui sont meurtries et parfois même détruites.

    Heureusement, il nous reste le temps tout court et que nous vivons. Le temps vécu, c’est la durée. Durée d’une vie, durée du bonheur…

     

     

  • François Fillon se révolte contre N. Sarkosy

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    François Fillon s'affranchit enfin d'une pesante tutelle

    Ceux qui ont suivi ces cinq années de quais-cohabitation entre les deux anciens amis, l'ex président et l'ex premier ministre se souviennent des maux de dos de Fr Fillon, sans cesse écrésé, oppressé par Nicolas Sarkozy qui n'avait pas hésité à le traiter de simple collaborateur alors qu'il était le premier ministred e la France.

    Aujourd'hui, Fr Fillon prend en quelque sorte sa revanche: il renvoie publiquement son ex patron vers ses échecs, ses outrances et peut-être même ses turpitudes. Dans la forme, c'était assez inattendu. Même si des questions se posent: fallait il prendre le départ dès à présent? Et s'il y avait des primaires, ne sont elles pas courues d'avance? Je veux dire, N.S. n'est il pas quasi asssuré de les remporter, tant son renom dans son parti et bien au dela est grand?

    La politique est bien complexe. Ce qui frappe l'opbservateur impartial, c'est l'absence de sagesse dans toute compétition politique, un peu comme si les cnadiats révélaient le côté grand fauve solitaire qui gît au fond d'eux-mêmes. Ce côté qui consiste à ne croire qu'en soi et à focaliser toute son énergie, tout son être sur un seul objectif: remporter la bataille électorale.

    Ici il ne reste plus le moindre espace pour la recherche de la vérité. On me rétorquera que ce sont là des réflexions de doux rêveur, un peu comme le roi David passe pour le doux Psalmiste d'Israël alors qu'il était un homme avide de pouvoir et prêt à tout pour le conquérir.

    Curieux aspect de la nature humaine. Ces hommes qui aspirent à gouverner les autres se comportent généralement comme des animaux (au sens d'Aristote), peu enclins à jouer les seconds rôles… La recherche du pouvoir est un long chemin semé d'embûches. Mais, en dépit du respect pour les hommes et les hautes fonctions auxquelles ils aspirent, on s'étonne de cette fébrilité.

    J'ai eu récemment l'occasion d'approcher de très près un ancien président de la république. C'est curieux de constater qu'ils sont comme nous, exactement comme nous. N'échappant pas aux outrages du temps……

  • La meilleure nouvelle de la journée: des vacances gratuites offertes aux chômeurs en Espagne

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    Oui, c'est vraiment la nouvelle la plus réjouissante de la journée. Et elles ne sont pas si nombreuses. Il s'agit d'une initiative prise par des organisateurs de vacances en Espagne, terre de mer et de puissant soleil. Accorder au moins quatre journées entièrement gratuites dans un bungalow soit en bord de mer soit avec une piscine, à des familles de châomeurs.

    Les conditions sont assez simples: que le père et la mère soient au chômage, que les enfants qui les accompagnent ne soient pas âgés de plus de 14 ans. ET bien entendu, l'offre est valable dès à présent pendant toute la durée des vacances, excepté le mois d'août où ces camps de vacances réalisent la plus grande partie de leur chiffre d'affaires.

    BFM TV a interviewé une famille espagnole qui bénéficie de ces largesses. J'ai pu voir les yeux de deux enfants dire leur joie et leur satisfaction. Sans cette offre généreuses, ils seraient restés confinés chez eux, mourant de chaleur et d'enneui, alors qu'aujourd'hui ils peuvent comme les autres enfants quitter leur quotidien pour respirer librement et oublier tous les maux dont ils souffrent.

    J'avais vu précédemment sur une autre chaîne une offre comparabale à des familles françaises: pour 1 Euro, ces familles peuvent se rendre dans le nord, à Berck plage, par exemple, et y passer un peu de temps en bord de mer. Là aussi, les enfants ont été interviewés dans le train et sur le bord de mer.

    Quel bonheur! On parle souvent des fêlures de l'enfance, des souffrances subies par certains enfants, souffrances dont les séquelles les poursuivront toute leur vie.

    Au moins, un coin de ciel bleu dans un paysage parfois bien désespérant.

  • Du nouveau dans l'affaire Tapie?

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    L’affaire autour de Bernard Tapie connaît de nouveaux développements

    Sont –ils justifiés ? Fallait- il vraiment prendre des mesures de saisie conservatoire sur les biens de l’homme le plus célèbre de France ? On ne peut pas se mêler d’affaires de justice puisque le dossier est entre les mains des juges. Mais un phénomène nouveau est en train de se produire : la victimisation d’un homme qui n’est certes pas un saint mais qui a preuve d’un grand courage et d’une incroyable persévérance.

    Quand les Français sont interrogés sur cette affaire, ils répondent qu’il s’agit ici de règlements de comptes politiques, que derrière Tapie on vise l’ancien chef de l’Etat qui aurait consenti à le faire bénéficier de largesses, à charge de revanche lors de la prochaine élection présidentielle. Qui pourra jamais démêler le vrai du faux ? Les juges, probablement, s’ils observent l’impartialité et la discrétions indispensables dans cette affaire.

    Tout à l’heure sur LCI, le journaliste Jean-Maurice a interrogé un spécialiste de ces questions. L’expert a répondu que de telles saisies se produisent chaque mais qu’on ne les ébruite pas. A la question de savoir pourquoi l’affaire Tapie est si médiatisée, l’interviewé n’a pas répondu.

    On devrait prendre garde à une chose ; le temps judiciaire n’est pas le temps médiatique, les juges, même les moins bons, travaillent lentement et scrupuleusement. C’est normal, leurs verdicts sont rendus au nom du peuple français

  • De la Syrie à l'Egypte…

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    De la Syrie à l’Egypte en passant par la Tunisie, la Libye et la Turquie : les soubresauts politiques dans les pays musulmans

    Certes, les situations ne sont pas identiques et il faut comparer des grandeurs comparables. Mais comme me le faisait remarquer un ami, si l’on faisait abstraction des troubles dans les pays arabo-musulmans, les journaux perdraient la moitié de leur volume et les plumes des rédacteurs seraient au chômage…

    Je sais que nos contemporains ont renoncé depuis bien longtemps à analyser la masse d’informations que l’on déverse sur eux chaque matin que Dieu fait mais un coup d’œil critique ou simplement scrutateur permet de faire ce constat, suivi d’une interrogation de plus en plus angoissante : mais pourquoi tous ces morts, tout ce mécontentement, cette inadéquation au monde qui nous entoure ?

    Les sociologues des religions pointent du doigt le carcan imposé à ces pays par un dogme qui se voudrait immuable et se réclame, sans le dire vraiment, d’une sorte d’infaillibilité que l’on croyait être l’apanage exclusif d’une église triomphante qui s’est, grâce au ciel, réformée depuis…

    Il semble qu’une séparation plus stricte entre deux mondes, celui de la vie terrestre, d’une part, et celui de la vie éternelle, d’autre part, serait la solution et apporterait un apaisement que chacun appelle de ses vœux et de ses feux. En d’autres termes, il faut séparer la vie religieuse de la vie politique, même si l’action des hommes est toujours sous-tendue par une intention, une idée, une valeur ou même une foi.

    J’observais tout à l’heure les manifestants pro-Morsi (comme on les appelle) jurer qu’ils n’abandonneraient jamais la partie et resteraient mobilisés jusqu’au retour de leur président déchu. Ce n’est pas la seule passion politique qui les incite à agir et à parler de la sorte. C’est autre chose dont on ne pourra jamais les convaincre de faire, même momentanément, abstraction.

    L’Europe judéo-chrétienne, le monde occidental dans son ensemble a eu son Spinoza, son Pierre Bayle et surtout son Voltaire, ce n’est pas le cas partout ailleurs. Le Traité théologico-politique du polisseur de verres d’Amsterdam entièrement changé la donne ; ses origines marranes et les souffrances subies au sein de sa propre communauté religieuse lui ont enseigné à réfléchir froidement sur le legs religieux des cultures et des civilisations. Ce petit homme, fragile et frêle, mais à la pensée puissante, a bouleversé notre façon de réfléchir, de voir et de penser. Sa critique des traditions religieuses a permis à l’Europe de faire des pas de géant qui manquent sous d’autres cieux. Avec lui, l’Europe est passée de la crise de conscience à la prise de conscience.

    Quand je vois que les insurgés syriens sont en train de perdre toutes leurs positions si chèrement acquises et que leurs représentants se disputent et ne parviennent pas à s’entendre, que les Egyptiens s’engagent, hélas, dans la voie périlleuse d’une guerre civile, que le premier ministre turc s’attache à des mesures ridicules au lieu d’aller au-devant d’une jeunesse exigeante et prometteuse, ou encore, en Tunisie par exemple, des gens qui exigent que l’article deux de la future constitution exclut tout arrangement avec Israël, alors que leur propres pays est exsangue, vidé de ses touristes, quand je vois tout ce désolant spectacle, je me demande, oui, je me demande quel événement miraculeux ou bienfaisant pourrait bien leur ouvrir les yeux .

    Chaque religion génère ou sécrète une spiritualité dont le sous produit est toujours une éthique. Aucune loi religieuse n’a encore réussi à devenir universelle, seule la loi morale peut, à juste titre, revendiquer une authentique universalité. C’est bien pour cette raison que le Décalogue, charte de l’humanité monothéiste, ne parle ni de circoncision ni d’interdits alimentaires. Même sa mention du respect de la solennité du sabbat a été interprétée comme une réminiscence du sabbat de la création, dont tous les êtres humains peuvent jouir en toute quiétude, que ce soit le vendredi, le samedi ou le dimanche.