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  • Chypre, un hold up gouvernemental sur les comptes bancaires des épargnants

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    Chypre : un hold up gouvernemental sur les comptes bancaires des épargnants ?

     

    Dira-t-on que la maladie hellénique contemporaine est contagieuse ? Oui, si l’on pense que l’île de Chypre, véritable carrefour entre les différentes parties de notre monde, se porte de moins en moins bien. Comme la Grèce, la partie libre de l’île (n’oublions pas que la Turquie qui prétend adhérer à l’Union Européenne en occupe une large portion- fait partie de l’Europe et de la zone Euro. Or, chaque jour qui passe nous fait découvrir l’abîme de la faillit de son économie. Si Bruxelles n’ était pas intervenue, le pays sombrait purement et simplement dans la la misère et la faillite la plus totale.

     

    Les instances européennes ont donc décidé de venir au secours de l’île en lui accordant un prêt de 9 milliards mais en contre partie, elles ont exigé une prise de mesures draconiennes. Ne voulant pas réduire les retraites ni baisser les salaires, le gouvernement de l’île a décidé de faire un véritable hold up sur les comptes en banque des épargnants en les taxant à hauteur de près de 6% !

     

    Vous voyez d’ici les réactions d’hommes et de femmes se précipitant aux guichets des banques pour retirer leurs avoirs. Quelle panique et surtout quelle indignation ! On a même vu un agriculteur venir avec son bull dozer vider ses comptes et menacer de détruire la banque si on refusait de lui donner satisfaction. Mais les chypriotes savent à qui ils sont à faire : ils ont prélevé cette fameuse dîme avant même d’en faire l’annonce…

     

    Si l’on met de côté le côté gangster de la mesure, on peut s’inquiéter d’un dangereux précédent car c’est la première fois qu’un pays de la zone Euro agit de la sorte… Suivez mon regard et je ne pense pas seulement aux pays du Club Méditerranée (comme dirait Me Angela Merkel) mais à d’autres, réputés tout aussi dépensiers et surtout bien plus frondeurs. Je n’ose nommer un pays qui mettrait son territoire à feu et à sang si par malheur son gouvernement procédait à une mesure.

     

    Or, le pays auquel je pense est endetté à près de 90% de son produit intérieur brut, il a perdu son triple A et ses perspectives socio-économiques sont sombres. Or, paradoxalement, les bas laine n’ont jamais été aussi pleins, ses livrets de caisse d’épargne regorgent de milliards : qui nous assure que son gouvernement, celui-ci ou un autre, n’agirait pas de la même manière ?

     

    Il suffirait que Bruxelles fronce un peu les sourcils et suspende une aide future à une telle mesure pour que la chose soit faite… Après tout, une chose presque similaire s’était produite en Argentine. Mais ce pays s’est redressé et nous a même donné un pape

  • Toulouse, il y a un an, Merah dans la ville rose

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    Toulouse, il y a un an : l’assassin Merah dans la ville rose

     

    Impossible de parler d’autre chose aujourd’hui : ni du discours du nouveau président chinois qui veut renforcer son armée, lutter contre la corruption des dirigeants et ranimer ce qu’il nomme le rêve chinois ; ni évoquer ce que sera le premier angélus du nouveau pape ; ni même la visite dans quelques jours du président Obama en Israël et chez les Palestiniens.

     

    Ce sont les tristes forfaits d’un djihadiste français qui s’imposent, un sinistre individu qui a semé la mort et la destruction sur son passage et que les services français ont mis trop de temps à repérer et à éliminer.

     

    Toute la France avec à sa tête son magistrat suprême va défiler spiritualiter à Toulouse tout à l’heure pour dire non à la haine et ressouder la communauté nationale. Il ne faut pas stigmatiser l’ensemble de la communauté musulmane de France puisque les toutes premières victimes du tueur furent précisément de jeunes soldats de l’armée française de religion islamique. C’est cette appartenance, cette fidélité à la France que l’assassin a voulu châtier en les exécutant. Et puis, disons le franchement, aucune démarche logique ni rationnelle ne parvient à rendre compte valablement de ce qui s’est passé : nous avons affaire à quelque chose qui relève de la psychiatrie et n’est justifié par rien. Si ce chevalier de l’islamisme avait voulu agir en héros et mourir en martyr, il ne se serait pas conduit comme un lâche qui met à mort ses propres coreligionnaires désarmés et exécuté froidement un père et ses deux très jeunes enfants.

     

    Je viens d’entendre l’interview du procureur général M. Valet qui évoquait une recrudescence des actes antisémites, surtout de nature verbale où de jeunes Arabes laissés pour compte croient résoudre leur isolement au sein de la société en voyant dans l’assassin un héros. Cette jeunesse doit être reprise en main, remise sur le bon chemin. Il faut dire que leurs aînés dans la nation arabe se sont toujours choisis des personnalités douteuses comme héros, depuis Gamal Abd el Nasser jusqu’à Kadhafi en passant par Arafat…

     

    Il n’est peut-être pas trop tard pour substituer la culture de vie à la culture de mort et au terrorisme. Faute de quoi, la coexistence se révélera impossible avec les conséquences désastreuses que l’on peut aisément deviner. Il faut absolument éviter cette benladenisation de la jeunesse…

  • Le passé du pape François

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    La passé du pape François…

     

    Alors que l’église catholique vient de se donner un nouveau pape, des journalistes commencent à diffuser sur son passé des nouvelles inquiétantes. Comme chacun sait, cet ancien cardinal officiait à Buenos Aires, la capitale argentine où les années sanglantes de la féroce dictature militaire sous le commandement du général Videla sont présentes dans toutes les moires. Surtout celles des parents ou des proches des victimes.

     

    La position de l’église a toujours été délicate, pour ne pas dire ambiguë, face à ces régimes dictatoriaux qui ne respectent rien, pas même la parole ni les hommes de Dieu. Soucieuse avant tout de sa mission d’évangélisation du monde (après tout, c’est son droit, c’est sa vocation, même si je ne fais pas partie de cette église), l’église ne recherche pas vraiment la confrontation avec le pouvoir en place de peur d’être ensuite dans l’incapacité d’exercer son ministère apostolique. Est-ce juste ou injuste ? Tout dépend de la finesse avec laquelle on cohabite avec les tyrans et les dictateurs.

     

    Même si cela déplait à certains de mes lecteurs, je m’en réfère de nouveau à la Bible ou plutôt à l’Evangile, au sujet de la fameuse phrase : Rendez à César ce qui est à César… Il s’agissait de la collecte des taxes et des impôts… Devait on refuser d’obéir à un régime idolâtre, sans foi ni loi, si ce n’est une loi qui sert exclusivement ses intérêts si peu recommandables ? On prête à Jésus une réponse assez équilibrée, lui qui pourtant finira sur la croix.

     

    Selon certains échos de journaux argentins et d’autres pays, le pape, du temps de son cardinalat n’aurait pas tout fait pour sauver deux de ses frères jésuites, torturés et ensuite empoisonnés par les hommes de la junte militaire… On a même montré des images mettant l’ancien cardinal, l’actuel pape, en présence du tortionnaire en chef qui dut récemment répondre de ses crimes devant la justice de son pays.

     

    Il ne faut pas instruire simplement à charge, il faut aussi voir l’autre côté : est ce que le plus haut dignitaire de l’église argentine pouvait ignorer les plus hautes autorités de l’Etat et refuser de recevoir le général en question ? Dans un monde idéal oui, assurément, mais dans un tel monde, il n’y a ni tyran, ni dictateur ni tortionnaire…

     

    Souvenons nous de ce qui s’est passé en France durant l’Occupation entre certains prêtres et le régime pétainiste. Certes, et ils ont fait honneur à leur église, certains prélats (pas la majorité, loin de là) ont relevé la tête et pris leurs distances avec un régime raciste et antisémite.

     

    En conclusion, je ne pense pas qu’il faille créer au nouveau pape, qui est presque octogénaire et de santé fragile, de nouveaux problèmes. Il aura déjà fort à faire au niveau de la politique intérieure de son église.

     

    Dans le livre des Proverbes il est dit que l’amour oblitère toutes les fautes et le Psaume du roi David lui fait écho en ces termes : oublie mes fautes et mes péchés de jeunesse…

    Mais je ne dis pas que le pape François a commis la moindre faute.

  • Faut-il armer la résistance syrienne?

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    Faut-il armer la résistance syrienne ?

     

    C’est la question que l’Europe se pose depuis un certain temps déjà. Il y a de gros risques à agir et il y en a d’aussi gros à ne pas agir. Lors d’une discussion avec l’attaché militaire d’une importante légation européenne à Paris, le général en question m’a dit que même les insurgés syriens n’étaient pas tous des gens très fréquentables et que certains parmi ne feraient pas nécessairement la distinction entre les avions de combat et les avions de ligne commerciale… Il a même ajouté que dans certains cas, certains groupes d’insurgés, armés par le Qatar et l’Arabie Saoudite  avaient vendu leurs équipements à l’armée de Bachar…

     

    Le problème est le suivant : l’armée de Bachar ne recule devant rien, elle pilonne à l’artillerie lourdes des zones habitées, lorsqu’elle n’ose pas envoyer l’infanterie, elle recourt à l’aviation et quand elle ne peut pas faire autrement elle envoie de véritables scuds sur les populations. Résultat : on a dépassé les 70000 morts… L’Europe, et même les USA, ne peuvent rester les bras croisés face à une telle effusion de sang. La question de la fourniture d’armes plus ou moins sophistiquées se pose et on ne peut plus se dérober.

     

    L’Europe dans son ensemble n’est pas unanime, notamment l’Allemagne qui hésite, instruite par ce qui se passe en Libye où règne le chaos et dans une moindre mesure par ce qui arrive en Tunisie où les islamistes ont pris le pouvoir avec les répercussions que l’on sait.

     

    Peut-être devrait-on envisager une sorte d’intervention réduite mais déguisée, certaines forces épaulant les résistants syriens en maniant elles mêmes ces fameuses fournitures létales (comme on dit) afin qu’elles ne tombent pas en de mauvaises mains.

     

    Le président François Hollande vient de dire à Bruxelles que faute d’un accord sur la question, la France, elle, ne se déroberait pas à ses responsabilités. C’est courageux mais risqué car le pays est déjà engagé au Mali où les forces africaines sont l’arlésienne et se retrouve bien seul face à une guérilla qui s’organise. Si de l’Afrique au Moyen Orient, la France s’enlise, ce n’est peut-être pas très bien. Il reste la Grande Bretagne qui est sur la même ligne que la France… C’est déjà ça.

  • David, prototype du bon roi chrétien, premier grand monarque de droit divin…

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    Conférence du jeudi 14 mars 2013

                       A la  mairie du XVIe arrondissement

                                                    sur

    DAVID, PROTOTYPE DU BON ROI CHRÉTIEN, MONARQUE DE DROIT DIVIN

     

    Rappel de la situation du judaïsme en Terre sainte du temps de Jésus

    Un judaïsme en gésine d’un Messie.

    Dans les sources juives anciennes, on parle du Messie d’Israël comme d’un fils de David, le grand roi, Ben David.

    Dès lors, on placera les faits et gestes de Jésus de Nazareth dans le sillage du grand roi, afin d’en faire l’héritier de sa vocation messianique et de le considérer comme le Sauveur que tout le peuple attend.

    Rappel de la carrière mythique du roi David, de sa lutte pour accéder au trône, de ses faits mais aussi de ses méfaits.

    Premier grand monarque de droit divin, comme les futurs rois chrétiens qui tenteront de lui ressembler pour avoir le sacre de Dieu.

    Si un roi se prétend intronisé par Dieu comme ce fut le cas pour David par l’entremise du prophète Samuel, alors nul ne peut contester son autorité sans se dresser contre la volonté divine.

    Appellations de Jésus fils de David par l’aveugle et la cananéenne

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  • Habemus papam, mazal tov

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    Habemus papam : mazal tov !

     

    Tout à l’heure, parti faire un peu de sport pour vider ma tête de tous ces textes lus de et sur Buber, je me suis branché sur al-Arabiya quand soudain j’ai entendu dans la salle crier que la fumée de la chapelle Sixtine était enfin blanche. Et des cris de joie et de mazal tov accompagnaient la nouvelle.

     

    Quelle leçon que cette élection d’un nouveau pape ! Mais peu d’enseignements ont été tirés par des journalistes qui ne sont pas à la hauteur. Aucun ne savait le latin, aucun n’était informé de l’histoire pluriséculaire  de l’église, de ses pratiques, de ses rites… Aucun n’était en mesure de parler de l’esprit saint qui investit les hommes de Dieu, guide leur choix et réussit parfois à leur éviter les pires errements.

     

    Près de six mille journalistes accrédités sur place sur le plus état du monde dont l’importance est inversement proportionnelle à sa superficie : pourtant, il occupe une place prépondérante dans ce monde dont il n’est pas vraiment puisqu’il incarne pour plus d’un milliard d’hommes la vérité de l’au-delà.

     

    Espérons que le nouveau souverain pontife saura guider son église sur les pas de son éminent prédécesseur et que son pontificat soit jalonné de paix et de bonnes nouvelles pour toute l’humanité.

  • Les relations entre la Syrie et son voisin turc s'enveniment…

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    Les relations entre la Syrie et son voisin turc s’enveniment…

     

    De temps en temps, des intempéries en tout genre, des dérèglements climatiques viennent nous rappeler que l’homme ne réussira jamais à domestiquer, à apprivoiser entièrement la nature : c’est que vit depuis hier une bonne partie de la France dont les routes sont bloquées par des masses de neige jamais vues auparavant en cette saison. Mais cela reste toujours moins grave que ce qui passe en Syrie où les choses ne s’arrangent guère et où, comme on le rappelait hier ici même, les forces armées du régime gagnent du terrain…

     

    Mais depuis quelques jours, les Turcs s’y mettent et ont mené une enquête approfondie sur l’attentat à l’explosif qui coûté la vie à des réfugiés mais aussi à des Turcs à un poste frontière. Le ministre turc de l’intérieur a nommément accusé les services secrets syriens d’avoir commandité et organisé cet attentat. Rappelons que la Turquie, membre de l’Otan, a déjà requis la présence sur sa frontière de batteries de missiles patriotes afin de parer à toute éventualité.

     

    Un confrontation armée entre les deux pays est-elle possible ? On ne peut rien exclure. Le régime syrien est gravement éprouvé mais il est vertébré par de puissants alliés que sont les Iraniens et les Russes. Les premiers se battent directement sur le terrain tandis que les seconds apportent une aide technique sans laquelle le régime serait à court d’rames et de munitions.

     

    Il semble que tant les Etats arabes que les Occidentaux misent sur un pourrissement de la situation et sur une stabilisation de la situation. D’autres facteurs régionaux entrent en considération : il y a les prochaines élections libanaises qui devraient marginaliser définitivement la milice iranienne, le Hezbolah qui sait que l’effondrement du régime de Bachar signerait son propre arrête de mort. Si le domino syrien tombe, c’est tout l’arc chiite terroriste qui disparaît.

     

    Ce qui dessert l’opposition syrien, c’est évidemment son hétérogénéité : les islamistes d’al-Quaida cohabitent avec des organisations démocratiques fréquentables. Il y aussi les opportunistes, les chômeurs, les compagnons de route etc… Comment voulez vous avoir, dans de telles conditions,  un programme de gouvernement, un gouvernement provisoire, un commandement militaire unifié ?

     

    Bachar le sait et en tire avantage. Ce qui est encore plus préoccupant, c’est le tarissement des défections et des désertions. Et ça, c’est vraiment la nouveauté : le bateau de Bachar ne prend plus l’eau de toutes parts. Que faire ?

  • Les meurtres de Mohammend Merah, un an déjà…

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    Les meurtres de Mohammed Méra, un an déjà…

     

    Ce matin, je n’ai pas eu à réfléchir longtemps pour faire un choix dans la moisson de nouvelles d’actualité. Ce sera le souvenir des victimes de l’assassin de Toulouse, cet œuf du serpent que la France, bonne mère, a inconsciemment réchauffé en son sein. J’ai été très ému (et le mot n’est pas assez fort) en écoutant sur I Télé le témoignage poignant et digne d’une jeune femme, Caroline qui devait épouser son fiancé, Abel Chenouf, soldat de l’armée française, lâchement assassiné par Mérah au motif qu’un musulman qui porte les armes de la France mérite la mort… Cette jeune femme a mis au monde un petit garçon, Eden, qui portera le nom d’un père qu’il ne connaître jamais à cause de la mentalité sanguinaire d’un être barbare qui ne méritait pas d’être né et d’avoir été élevé dans ce pays.  Ni dans cette bonne ville de Toulouse où il a semé la destruction et la mort.

     

    Mais ce n’est pas tout, il y a aussi les questions posées par une enquête inaboutie et des attitudes qui ne s’expliquent guère, même un an après les faits. Je ne prétends pas dire aux professionnels ce qu’ils doivent faire mais c’est tout un pays qui constate ce qu’ils n’auraient jamais faire, ni laisser faire : comment ne pas avoir arrêter un individu si dangereux dont la propre mère a dit dans une interview à la télévision qu’il souffrait d’une sorte de dédoublement de la personnalité (maman, lui disait-il, il y a quelqu’un d’autre dans ma tête)……

     

    Mais bien au-delà, tant de zones d’ombre subsistent : d’où venait l’argent dont disposait l’assassin ? Comment faisait-il pour s’absenter si longtemps dans des pays étrangers ? Pourquoi tant d’appels sur son portable venus de tant de pays étrangers, toujours les mêmes d’ailleurs ? Comment a-t-il pu acheter tant d’armes de guerre et tant de munitions sans éveiller le moindre soupçon ?

     

    Et dans ce contexte on se défend mal de l’impression suivante : certains ont cru pouvoir recruter ce tueur fou et en faire leur agent au sein de la mouvance djihadiste. Et finalement, c’est lui qui a manipulé tout le monde. Dans une émission diffusée au début de la semaine dernière, le gardien de l’immeuble où résidait le tueur relate qu’à la demande des policiers, il s’était subrepticement approché de la porte du domicile de Mérah. Il précisait qu’il n’avait fait aucun bruit et pourtant Mérah ouvrit soudainement la porte pour lui demander ce qu’il voulait… Il faut avoir été entraîné pour cela et la thèse du loup solitaire ne tient pas. Un autre détail fourni par l’un des «officiers traitants» de l’assassin : il savait déjouer les filatures, démarrer en trombe, changer de direction inopinément pour semer d’éventuels poursuivants, savait faire le mort comme il le fit dans son appartement le soir de l’assaut…

     

    On doit la vérité à la mémoire des victimes et à leurs familles et visiblement  cela n’a pas été fait.

     

  • Les insurgés syriens vont -ils gagner contre Bachar?

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    Les insurgés syriens gagneront ils la partie contre Bachar el Assad ?

     

    La question commence à se poser et même le ministre français des affaires étrangères qui promettait moult défections dans le haut commandement syrien et des départs du gouvernement semble avoir surestimé la situation. Or, depuis quelques jours, le pouvoir n’hésite même plus à lâcher des scuds sur des zones habitées par des civils afin de terroriser la population er montrer que la phraséologie des insurgés ne convainc personne et qu’en tout état de cause elle ne correspond pas au rapport de forces sur le terrain.

     

    Depuis quelques jours déjà, on sent une résurgences des forces syriennes qui combattent la rébellion comme si Bachar avait repris confiance en lui-même et ne doutait plus de la victoire finale. Certains commentateurs attribuent cette vivacité à la poursuite de l’aide des Russes et des Iraniens, ces derniers ayant même été surpris à combattre sur le terrain et aidant les forces du pouvoir (kuwwat al-niddam) à avoir un réseau de communications protégées.

     

    Quant aux Russes, ils continuent à fournir armes et munitions tout en faisant semblant de tenter d’apporter une issue pacifique à la crise. Or on dépasse le 70.000 morts sans compter les disparus, les blessés et les prisonniers…

     

    En fait l’opposition n’est pas unifiée. ON raconte même que des bandes de délinquants auraient vendu leur équipement militaire au plus offrant, parfois même aux forces du régime. Grande question : comment Bachar paie t il ses armes et surtout ses soldats ? On dit qu’il a exfiltré de grandes quantités d’argent vers des paradis fiscaux (Dubaï et autres)… Mais cela reste un mystère.

     

    En tout état de cause, depuis quelques jours on se demande si les insurgés vont avoir raison de Bachar dont les troupes regagnent du terrain. On comprend aussi les Occidentaux qui se refusent à fournir des armes sophistiquées craignant qu’elle n’aboutissent  en de très mauvaises mains..

  • Stéphane Hessel, un personnage controversé

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    Stéphane Hessel, un personnage controversé.

     

    Lorsqu’on a reçu une éducation éthico-religieuse dès son plus jeune âge, et que cet enseignement nous a été rappelé chaque jour que D- fait, une fois qu’on a atteint l’âge de raison, on ne peut plus s’en défaire ni, simplement se refaire. J’ai donc longuement pesé le pour et le contre avant de prendre la plume pour parler d’un homme qui n’est plus et qui a autant d’admirateurs inconditionnels que d’implacables censeurs.

    Les règles biblico-talmudiques concernant la manière de parler d’un défunt sont très claires : deux péricopes lues le samedi matin à la synagogue sont parfois réunies et connaissent une lecture continue alors qu’en principes, les deux textes en question sont lus successivement. La première péricope commence par les mots Aharé mot (après la mort) et la seconde par Qedoshim (saints). Comme il n y a pas de copule en hébreu, on lit ainsi la phrase obtenue : aharé mot qedoshim : une fois qu’on est mort on est saint, c’est-à-dire on devient intouchable, quels que soient les controverses et les agissements de sa vie terrestre…

    Or, Stéphane Hessel est, comme chacun sait, né dans une famille juive originaire d’Allemagne. Raison de plus pour lui appliquer la règle, même s’il n’a pas toujours fait preuve d’un grand discernement et d’une certaine mesure dans ses jugements à l’emporte-pièce et ses condamnations péremptoires dans certains sujets. nous pensons notamment à Israël qu’il accablait de ses critiques tout en couvrant d’éloges les Palestiniens. Certes, je ne suis pas de ceux qui accablent les uns et trouvent toujours des excuses aux autres, et je pense que comme tout pays, Israël peut être critiqué, à condition, toutefois, de tenir la balance égale entre les deux parties.

    Pour rester fidèle aux principes évoqués plus haut, je n’en dirai guère plus et entends me concentrer sur le livret qui a fait son quart d’heure de gloire, le fameux pamphlet Indignez vous. Tout le monde en a parlé, même un de mes amis, un éminent représentant du corps diplomatique allemand a jugé bon d’attirer mon attention sur ce texte de 32 pages qui a fait le tour du monde.

    Et que dit l’auteur dans ce texte ? Pas grand chose, en vérité, il rappelle dans une langue sobre et accessible à tous que les êtres humains que nous sommes ne devraient pas tout accepter ni abdiquer devant des forces apparemment imbattables et indéfrisables.  Ce fut surtout un formidable déploiement de la communication stratégique qui a fait vendre ce livret comme des petits pains… Il est intéressant de voir si l’on se souviendra du livre et de son auteur dans moins d’un an.

    Le seul hommage à rendre à la mémoire de cet homme doit l’être au résistant qu’il fut.

    Pour le reste, comme le recommande un principe talmudique, on ne débat pas avec un lion mort. Pour quelle raison ? Mais parce qu’il ne peut plus se défendre et que la mort conduit à l’extinction de toutes les critiques. Même les plus fondées.

     

    Maurice-Ruben Hayoun

    In Tribune de Genève du  8 mars 2013