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  • Titre de la notLes cinquante ans de télévision de Josy Eisenberg.e

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    Les cinquante ans de télévision de Josy Eisenberg.

     

    Hier soir, de 19 heures à minuit passé, environ mille personnes ont acclamé debout Josy Eisenberg au théâtre Marigny, non loin des Champs Elysées, à Paris. Ce fut une véritbale consécration, largement méritée et unanime. Comme le fit remarquer l’élégant présentateur, la Source de vie n’est pas une vieille émission, c’est plutôt une émission ancienne, celle qui défie le temps et résisté à tous les obstacles, tant externes qu’internes. Sa capacité à se renouveler est assez unique.

     

    L’expression source de vie (mekor hayyim) connaît une occurrence biblique (Psaume 32 ;10) : Avec Toi source de vie, par ta lumière nous verrons la lumière. Cette émission cinquantenaire porte bien son nom : elle a éclairé et éclaire toujours des millions de gens, au fil des années.  On peut dire, sans flagornerie, que Josy est le luminaire du judaïsme francophone. Maïmonide cite ce verset des Psaumes dans l’introduction à son Guide des égarés.

     

    Le grand philosophe néoplatonicien Salomon Ibn Gabirol, (mort vers 1050) l’Avicebron des Latins, a donné ce titre à son traité de métaphysique : Mekor hahyim, Fons Vitae. J’ajoute que Salomon a aussi rédigé le Kéter Mallkhout, lu la veille de kippour. C’est le grand orientaliste judéo-français Salomon Munk qui a démontré que l’Avicebron des Latins et le Ibn Gabirol des Juifs était une seule et même personne.

     

    Le plus beau discours, le plus attendu, le plus fin et le plus respectueux fut, comme il convenait, celui du président de France Télévision, Monsieur Rémi Pflimlin qui a rappelé avec émotion  sa vie d’étudiant à Strasbourg, son séjour inoubliable au kibboutz Bééri et aussi son respect pour la culture juive ainsi que sa profonde admiration pour Josy Eisenberg.

     

    Avant de tresser des couronnes sincères et méritées à celui que tous ses fans appellent affectueusement et respectueusement par son prénom Josy (diminutif d’affection de Joseph, beau prénom biblique, s’il en est) il faut dire un mot du belle intervention du rabbin Adin Steinsalz, 

     

    Nous ignorions tous qu’il maniait l’ironie et l’humour avant tant de brio… Il a remis à sa façon les pendules à l’heure, notant que toute la francophonie connaît -et pour cause, il leur parle intelligemment chaque semaine à la télévision-  le nom de Josy… Il est vrai que le nom STEINSALZ peut se rapprocher du latin cum grano salis…

     

    Alors, comment caractériser, en peu de mots,  l’activité éclairante passée, présente et future de Josy ? C’est un adepte, un éclaireur du judaïsme des Lumières.

     Je me souviens : en 1986, lorsque je fis paraître la traduction française des Dix-neuf épîtres sur le judaïsme de Samson-Raphaël Hirsch (1808-1888), je voulais une préface de rabbin. Et bien évidemment, je me suis tourné vers Josy qui a accepté de la rédiger. Je lui avais alors dit que je me tournais vers lui car il est le rabbin le plus intelligent de son temps. En langage zoharique, le lion de la confrérie (ari ha-haboura)..

     

    Entre rabbi Siméon ben Sjétah, celui qui, dit-on, fit exécuter les 70 sorcières d’Ascalon, d’une part, et rabbi Aqiba, d’autre part, le plus grand savant du judaïsme talmudique, Josy est une sorte de réincarnation du second. On oublie parfois que, sous la contrainte d’événements dramatiques, la religion d’Israël a vécu une véritable révolution copernicienne en passant du judaïsme du temple (culte sacrificiel) au judaïsme de la Tora (avoda she ba-lév)et de la prière (aréshét sefaténou). Patiemment, avec persévérance, servi par une grande érudition qu’il sait mettre à la portée de tous, Josy est vraiment le Monsieur judaïsme dont Adin Steinsalz a parlé hier… En fait, qu’on l’admette ou non, il est la véritable autorité spirituelle du lieu (mara de atra).

     

    Aux yeux de ses millions de téléspectateurs, il a montré et montre encore que ce n’est pas la fonction qui crée la compétence et qu’il est l’homme qu’il faut là où il faut..

     

    Pour finir, une phrase d’un collègue anglais qui est aussi un grand admirateur de Josy : rabbi Josy Eisenberg has jewish scholarship on his fingerprints (Josy est un érudit juif jusqu’au bout des ongles).

     

    Et il a remis à l’honneur, l’adage talmudique dont Samson Raphaël Hirsch a fait son slogan : yafé talmud Tora im dérékh érets.

     

    J’avais jadis évoqué avec Josy une phrase inoubliable  de Martin Buber qui s’énonce ainsi : nous ne sommes pas une nation comme les autres, nous sommes l’exemplaire unique de notre espèce, nous sommes Israël.

     

    Et cela fait un demi siècle que Josy s’en montre digne.

     

    Maurice-Ruben HAYOUN

    In La Tribune de Genève du 20 novembre 2012

  • JUDA HA-LÉVI ET ABUHAMID AL-GHAZZZALI Deux théologiens adversaires de la philosophie

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    JUDA HA-LÉVI  ET ABUHAMID AL-GHAZZZALI

                    Deux théologiens adversaires de la philosophie

     

             CONFÉRENCE A LA ynagogue rue Copernic à PAris

                    le lundi 19 novembre 2012 à 19 heuresa

     

             Dans le cycle de conférences sur le dialogue des cultures, les religions et la philosophie, nous avons jusqu’ici, parlé de philosophes-théologiens ou de philosophes-herméneutes dont le postulat était le suivant : il existe un accord profond entre le donné révélé et le donné rationnel, entre la raison et la révélation.

             Mais nous devons ce soir rendre compte de deux exceptions assez similaires, à cette règle. Il s’agit donc de deux théologiens au sens strict du terme, qui eurent tous deux, chacun à sa manière, une formation philosophique considérable mais qui n’en devinrent pas moins de solides adversaires de la philosophie pour autant. L’un était musulman et se nommait Abuhamid Al-Ghazali, natif de Tus (1058) en Khorasan, dans l’Iran actuel, tandis que l’autre était un juif Juda ha-Lévi, né en 1075 à Tudèle. Tous deux écrivaient en langue arabe et il n’est pas exclu que le penseur judéo-arabe ait eu vent de l’œuvre anti-philosophique de son alter ego musulman plus âgé… tous deux prirent pour cible le legs philosophique gréco-musulman de leur temps. C’est-à-dire l’aristotélisme de grands penseurs de la falsafa : Al-Kindi, Al-Farabi, Ibn Sina, pour s’en tenir aux prédécesseurs d’Averroès qui croisera le fer avec Al-Ghazali, mais à titre posthume en réfutant son célèbre écrit Tahafut al-Falasifa par son moins célèbre Tahafut al-Tahafut

    Et tous deux, le juif comme le musulman croyaient plus en la révélation qu’en la raison

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  • Crise à l’UMP aujourd’hui :aurons nous encore besoin de partis politiques demain ?

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    Crise à l’UMP aujourd’hui : aurons nous encore besoin de partis politiques demain ?

     

    Les incidents inimaginables qui secouent en profondeur le parti de Nicolas Sarkozy incitent à se poser la question suivante : compte tenu de la mentalité des hommes (et des femmes) politiques et vu de quoi les appareils sont capables pour garder ou conquérir le pouvoir, devons nous leur faire confiance ou, au contraire, chercher d’autres voies d’expression pour la démocratie ?

     

    On peut tout réformer dans nos sociétés, sauf l’homme, l’être humain. Vouloir réformer les mœurs politiques, c’est, au bout du compte, vouloir changer les êtres humains que nous sommes. C’est une quasi impossibilité. Voyez un exemple :  la parité hommes / femmes. Certains partis préfèrent payer d’importantes pénalités ou contourner la loi plutôt que de s’y conformer. Mais puisqu’il est question de femmes, parlons en.

     

    Au lieu d’apporter un comportement nouveau et des mœurs plus raffinées, elles se conduisent le plus souvent pire que leurs rivaux masculins qui cherchent, coûte que coûte à se faire voir, à jouer des coudes pour être sur la photo, etc… Ce matin, par exemple, avez vous vu les mimiques simiesque (pardon) d’une dame qui se pressait contre François Fillon pour être en plein champ des caméras de télévision ? Et je ne parle pas d’une autre dame de cette même UMP qui est est l’essence même de la vulgarité et de l’obscénité, faisant ainsi les choux gras des guignols de l’info de Canal + ?

     

    Alors, y a t il un autre moyen de se faire entendre, de choisir démocratiquement les élus ? Je pense que le salut viendra des réseaux sociaux. Il faut en finir avec ces gens qui ne sont plus représentatifs. Peut-être pourrons nous conserver le même mode de scrutin pour les élections typiquement locales (les maires, les conseillers régionaux ou autres…) mais pour le reste il faudra changer.

     

    Une dernière chose : il ne faut pas seulement interdire le cumul des mandats il faut aussi en limiter la durée. On ne peut pas rester maire, député ou sénateur durant des décennies. Au bout d’un temps bien défini, il faut revenir à sa profession d’origine ou devenir avocat puisque c’est le seul régime fiscal qui permet de recevoir des honoraires sans avoir à les justifier car il y a la loi qui protège la confidentialité de la défense des justiciables.

  • Titre de la noteGaza, vers un cessez le feu ?

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    Gaza, vers un cessez le feu ?

     

    Ce serait merveilleux, mais il ne semble pas qu’on en prenne le chemin. Ceux qui s’y opposent le plus, et ils ont des raisons de le faire, ce sont les maires des localités méridionales d’Israël qui vivent sous la mence constante des artificiers du Hamas. Il redoutent que le mouvement terroriste palestinien mette la trëve à profit pour se renforcer, reconstituer son stock d’armes  et élargir sa main mise sur la population.

     

    Que va-t-il se passer ? Même si l’on souhaite la paix, il faut être réaliste. Ce n’est pas une trêve ni un cessez le feut qui s’imposent mais d’authentiques négociations de paix avec les Palestiniens qui parleraient alors d’une seule voix.

     

    Un effet positif, n’anmoins, le président égyptien a enfin pris conscience des réalités et réagit plus comme un chef d’Etat, lié par des obligations internationales que comme un militant d’une confrérie musulmane. Les USA lui ont fait clairement comprendre que l’aide à l’Egypte était suspendue à sa conduite et que le Congrès serait amené à supprimer cette aide si l’Egypte sortait de son rôle d’arbitre.

     

    Autre enseignement de cette confrontation : l’assez bon score des missiles anti-missiles patriot qui ont détruit un certain nombre d’obus du Hamas.

     

    Enfin, et c’est l’aspect le plus triste, le nombre de morts à Gaza. On se demande pour quelle raison la population n’impose pas la paix aux dirigeants du Hamas que Tsahal va sûrement poursuivre dans la bande afin de les chasser du territoire. C’est probablement l’objectif de l’offensive terrestre qui se prépare. Si Israël avait des raisons de s’en prendre au chef de la branche militaire, responsable de tant d’attentats et de la détention de Gilad Shalit, le Hamas, lui, a commis une erreur en ripostant. Il a donné à Benjamin Netanyahou une bonne raison de réagir fortement. Ce qu’il s’apprête à faire dans les jours qui suivent.

  • Quelle est la stértégie d’Israël actuellement à Gaza ?

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    Quelle est la stértégie d’Israël actuellement à Gaza ?

     

    Un fait nous renseigne immanquablement sur la suite des événements au Proche Orient : c’est la mobilisation de près de 75000 réservistes par le gouvernement, ce qui signale l’imminence d’une offensive terrestre sans précédent. Même il y a quatre ans, on n’avait pas vu une mobilisation d’une telle ampleur. Et tout cela parce que des terroristes inconscients ont provoqué Israël en envoyant des obus sur la partie méridionale du pays.

     

    Il semble aussi que la stratégie israélienne n’a pas changé, même si elle s’est un peu infléchie : il n’est toujours pas question de  renverser le Hamas à Gaza car cela restaurerait une unité palestinienne introuvable et rendre aux ennemis d’Israël un service signalé. Et je ne fais ici que résumer et analyser la situation et les arrière pensées des uns et des autres.. Il est question simplement d’affaiblir ce mouvement qui a conquis l’enclave par la lutte armée contre l’autre camp palestiniens, le Fatah.

     

    Les réactions des états arabes est, comme à l’accoutumée, virulente par les paroles et très réservée quant aux actes. Il y a une expression arabe qui résume bien la situation : pas de parlotte  mais des actes : la aqwal, af’al. On en est loin. Ici aussi, je ne fais que résumer un état de faits. Même le Qatar, l’Arabie saoudite et d’autres états de la région ne souhaitent pas une renforcement du Hamas ni des Frères musulmans, mais ils font semblant afin de ne pas accroître les frustrations de la rue (al-Shar’ al arabi). C’est ainsi. Et les Occidentaux ont mis du temps à le comprendre.

     

    Mais la meilleure illustration est offerte par le successeur du président Moubarak qui vitupère contre Israël mais qui ne va pas plus loi, de peur que le Congrès des USA ne lui retire la manne américaine qui lui permet de vivre ainsi que son peuple. Et il n y a là rien d’offensant : si tous ces pays se décidaient enfin à se consacrer au développement économique et culturel de leurs peuples respectifs, nous n’en serions pas là. Si la démocratie effleurait enfin l’esprit de leurs dirigeants, cela irait nettement mieux.

     

    Les Chinois disent : le fusil obéit au parti. Les artificiers du Hamas ont méconnu cette vérité d’évidence. En envoyant un obus dans la périphérie de Tel Aviv, ils ont mis le doigt dans un engrenage qui risque de les broyer : même si les Israéliens ne veulent pas d’une offensive terrestre, ils ne rechigneront jamais à défendre Tel Aviv.

     

    Que va t il se passer ? Le président Obama a publiquement donné raison à Israël. La Grande Bretagne en a fait de même. Moscou, elle-même, ne condamne pas vraiment Israël… Alors, que penser ?

     

    J’émets un vœu ardemment : que Nasrallah du Hezbollah ne commette pas d’acte inconsidéré car là, ce serait exposer la région à une véritable guerre dont il ne sortira pas vainqueur.

     

    La guerre est une chose trop sérieuse pour la laisser aux seuls militaires…

  • Titre de la nIsraël, l’Egypte et les USAote

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    Israël, l’Egypte et les USA

     

    Comme on pouvait s’y attendre, Gaza ne vit que les premières heures de l’affrontement avec Israël. Tsahal masse des troupes terrestres et des véhicules blindés aux bords de l’enclave du Hamas afin de reproduire, à peu de choses pr !s, ce qui s’est passé il y a quatre ans. Ceci est regrettable, mais l’ont reconnu publiquement les grandes puissances comme les USA et le Royaume Uni, l’Etat hébreu se défend des provocations insensées du Hamas. Il y a donc de fortes chances pour que l’offensive se renforce et se prolonge pendant des jours et des jours.

     

    La visite du Premier Ministre égyptien est à comprendre de deux manières contradictoires, comme c’est souvent le  cas dans cette région du monde que l’esprit cartésien semble avoir épargné : d’une part, l’Egypte prétend faire montre de solidarité avec le Hamas, membre comme elle de la confrérie des Frères Musulmans, mais d’autre part, le chef du gouvernement du Caire vient surtout pour fa        ire comprendre au Hamas l’urgence de conclure une trêve et de s’y tenir. En effet, l’Egypte n’a aucun intérêt à rompre avec Israël, son puissant voisin ni à se priver de l’aide américaine substantielle (1 milliard et demi par an en aide militaire et économique), sans laquelle le pays serait en proie au chaos et à l’anarchie. Pensez donc : pr ès de 85 millions d’Egyptiens dont une large partie de la jeunesse, désœuvrée et économiquement faible…

     

    La conversation téléphonique entre les président Morsi et Obama n’a pas été fidèlement rendue par les Arabes qui prétendent que les USA condamnent Israël, en réalité le chef de la Maison blanche a fait comprendre à son interlocuteur islamiste que les USA verraient bientôt qui sont ses vrais alliés dans la région. Comprenez : si vous voulez que le Congrès, dominé par les amis d’Israël, continuent de vous aider, vous savez ce qui vous reste à faire……

     

    Mais comme au Proche Orient, tout tient aux apparence et à la nécessité de ne pas perdre la face, les Egyptiens entendent jouer cette partition à merveille. Et ils excellent dans cet art.

     

    Si le Hamas avait une once d’intelligence politique, il devrait saisir cette rare opportunité de se calmer et de cesser les hostilités. Car cette fois-ci, ce n’est plus Ehud Olmert qui est aux commandes mais bien Benjamin Netanyahou et Ehoud Barak qui rêvent de donner au mouvement terroriste une leçon inoubliable. Et ce qu’est pas ce que l’on souhaite. Mais serons nous entendus ?

     

    Un fait nous inquiète : la mobilisation de plus de 30.000 réservistes, dans le cas où le Hezbollah aurait des velléités de se mêler de l’affaire. Là encore, prudence ! C’est très facile de tirer quelques fusées, c’est bien plus compliqué de stopper la machine de guerre israélienne.

     

    Il ne faut pas que quelques factions palestiniennes déstabilisent un Proche Orient déjà bien remuant.

  • Titre de la noteQue faire du Hamas, que faire de Gaza ?

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    Que faire du Hamas, que faire de Gaza ?

     

    Mais quelle mouche a piqué les extrémistes du Hamas ? Pourquoi cette recrudescence d’émissions de missiles contre le sud d’Israël alors que la situation était plutôt calme ? Est-ce une crainte de voir la population de Gaza se détourner du Hamas qui a poussé ce dernier à se lancer dans une aventure militaire très risquée ? Est ce la volonté de détourner l’attention de ce qui se passe en Syrie ? On continue de s’interroger sur les motivations de ceux qui ont décidé de provoquer Tsahal qui obéit aux ordre de Benjamin Netanyahou.

     

    En tout état de cause, le Premier Ministre israélien bien plus énergique  que ses prédécesseurs, a décidé d’agir et de frapper fort. Il semble bien que nous nous acheminions vers un remake de l’opération plomb durci. La nouvelle offensive a déjà un nom, pilier de défense.

     

    J’ai eu l’occasion de parler hier soir au téléphone avec des habitants du sud d’Israël qui ne sont qu’à 8 ou 9 km de Gaza à vol d’oiseau. On entendait le bruit des détonations au téléphone. Dès lors, il était évident que B. Netanyahou se montrera intraitable.

     

    Mais par delà cette opération militaire ponctuelle, les stratèges se montrent réserver quant à l’avenir plus lointain : que faire de Gaza, que faire du Hamas ?  dans les think-tanks israéliens, certains se demandent s’ils ne font en finir une fois pour toutes avec le hamas et réoccuper Gaza qui serait alors directement administrée par Israël. C’est un pari risqué mais certains l’envisagent, faute de mieux.

     

    En fait, les Israéliens n’entendent pas laisser une partie de la population vivre sous les bombes. Le Hamas se rappelle au souvenir de l’actualité à intervalles réguliers. D’où la réaction israélienne. Barack Obama a déjà annoncé qu’il soutenait l’Etat juif. Et il est très improbable que les pays arabes réagissent autrement que par des actes symboliques. L’Egypte de M. Morsi a rappelé son ambassadeur mais sa marge de manœuvre est très limitée et elle ne fera rien qui indispose son principal bailleur de fonds, les USA, allié indéfectible d’Israël

     

    Mais la question reste entière : que faire de Gaza ? M. Mahmoud Abbas est trop affaibli, le monde arabe déchiré et divisé, personne ne propose de solutions nouvelles aptes à faire sortir les négociations de l’ornière.

     

    Oui, que faire de Gaza ?

     

     

  • Titre de la noteLa conférence de presse du président François Hollande

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    La conférence de presse du président François Hollande

     

    Enfin, le président est de retour. Hier après-midi, lors de la première conférence de presse de son quinquennat, François Hollande a vraiment donné l’impression qu’il était à la barre. On le sentait solidement arrimé au gouvernail, animé d’une vision et porteur d’un projet.

     

    Les esprits chagrins, qui n’ont pas toujours tort, disent que François Hollande est enfin apparu comme le vrai chef de l’Etat, ferme et bien installé aux commandes et non plus comme le premier secrétaire d’une formation politique, courant éperdument derrière des synthèses introuvables. Ceci n’est pas un point de détail. C’est un changement essentiel nettement perceptible même dans la conduite et l’attitude des ministres vis-à-vis du chef de l’Etat.

     

    Je m’attarde quelque peu sur la forme et le style car le président n’a fait aucune annonce, tranchant avantageusement sur le style et le tempérament impétueux de son prédécesseur qui générait un projet nouveau ou une idée nouvelle chaque jour que Dieu fait… En contrôlant strictement la parole présidentielle et en traçant clairement les contours de son intervention, le président Hollande a imposé son style qui, là aussi, diffère fortement de celui de son prédécesseur.

     

    Même s’il a largement fait comprendre (sans le dire clairement) qu’il changeait de cap pour se rapprocher des contraintes économiques et financières, il s’est voulu apaisant, allant même jusqu’à donner in petto des conseils de modération à son excellent ministre de l’intérieur. Le président se veut donc apaisant et rassembleur. Il a aussi fait preuve de sagesse politique : il renonce temporairement à accorder aux étrangers le doit de vote aux élections locales. Reste aussi le mariage homosexuel… qui va diviser les Français qui risquent de se mobiliser derrière l’Eglise. Souvenons nous de la réforme scolaire sous François Mitterrand…

     

    J’ai relevé un certain nombre de déclarations de bon sens qui définissent bien la pensée et le style du président. L’alternance politique, a-t-il dit, n’implique pas eo ipso l’alternance de la situation économique. Traduction claire : patience, je travaille pour le bien-être de la France, donnez moi un peu un peu de temps, ne me jugez pas trop vite,  vous verrez les résultats, la crise n’est pas uniquement hexagonale, elle ne date pas d’hier, etc…

     

    Vis-à-vis de la presse aussi, le ton a changé : plus d’algarades, plus d’inutiles décharges d’adrénaline, plus de crispation ni d’agressivité, comme si l’on se trouvait dans un ring opposant deux boxeurs.

     

    Est-ce à dire que les problèmes de la France sont  déjà réglés ? Non, ils sont en voie de règlement. Le gouvernement se resserre, la solidarité de l’équipe est renforcée, le climat est en passe de devenir bon. Certes, les promesses seront tenues dans toute la mesure du possible, a fait comprendre le président, même s’il se refuse à prononcer les mots de tournant et de virage.

     

    Les Français sont des adultes, c’est un peuple majeur et éduqué, même si ses réactions sont parfois imprévisibles. Le président l’a dit, ce n’est pas uniquement une crise, c’est un changement de monde avec d’autres schémas, d’autres catégories d’action et de pensée.

  • L’incroyable déclaration antisémite de la sœur de Merah…

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    L’incroyable déclaration antisémite de la sœur de Merah…

     

    Depuis quelques jours, il flotte un sentiment de malaise dans la communauté juive de France. Moi-même je n’avais pas suivi les déclarations hallucinantes de la sœur de Merah qui clame haut et fort sa solidarité avec son meurtrier de frère et qui ajoute même ne pas aimer les juifs. Voilà une déclaration qui renforce le sentiment d’insécurité des juifs de France et qui les fait douter des sentiments de certains de leurs compatriotes musulmans.

    Heureusement, si je puis dire, que le frère aîné de Merah, vient tempérer cette note fort disgracieuse. Ce fils aîné de la fratrie a toujours été en opposition avec les sentiments antisémites de sa famille et a reconnu que sa jeune sœur avait menti aux enquêteurs, lesquels ont été très légers dans une bonne partie de l’affaire. Comment ont ils pu se laisser faire, être si crédules alors qu’ils avaient en face d’eux une graine de terroristes en puissance ?

    Il y a des lois en France qui punissent la haine raciale et l’incitation au terrorisme ainsi que l’apologie de ces actes barbares. Mais le parquet de Paris vient enfin d’ouvrir une enquête préliminaire et nous ne doutons pas que cette femme inconsciente et rongée par la haine finira par trouver le châtiment qu’elle mérite.

    Oser dire publiquement (les cameramen avaient enregistré les paroles à l’insu de leur auteur) ce que  cette femme a dit est une insulte grave aux victimes et à leurs parents qui exigent de connaître toute la vérité.

    Les autorités de la République doivent enfin prendre conscience du mal qui ronge certains milieux terroristes, toujours les mêmes, qui n’acceptent les lois de la cité que lorsqu’ils peuvent s’y abriter alors qu’en leur for intérieur ils les piétinent allégrement.

  • Titre de la noteL’unification de la rebellion syrienne ?

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    L’unification de la rebellion syrienne ?

     

    Il faut souhaiter que cette décision ne se limite pas à une réalité sur le papier. On sait que dans cette région du monde, les gens signent toutes sortes de choses mais n’appliquent jamais rien. C’est ce que me confiait un diplomate d’une importante puissance européenne. Mais attendons et espérons.

     

    En tout état de cause, Bachar a du souci à se faire. Les Occidentaux attendaient ce signal pour agir et leurs réactions sont unanimes : ils vont accélérer le mouvement et inonder la Syrie d’armes et de matériels. Il semble que la boucherie quotidienne commence à avoir enfin des effets : c’est une honte pour les nations que de laisser de tels massacres de civils se poursuivre.

     

    Le point d’interrogation et la grande inquiétude sont les suivants : quelles seront les réaction de Bachar et de ses alliés iraniens et libanais (Hezbollah) ? Bachar lui-même ne va-t-il pas en profiter pour rallumer le front du Golan, calme depuis 1973 ? Ce serait suicidaire mais l’homme n’a plus rien à perdre. Son pays est un champ de ruines, l’économie n’existe plus, les exportations de pétrole sont au point mort et l’armée réduite à une peau de chagrin.

     

    Un geste désespéré, un peu comme une bête gravement blessée, n’est pas exclure. Bachar a maintes fois menacé de déstabiliser toute la région : il ne tombera tout seul.

     

    C’est pourquoi il faut accélérer le mouvement et empêcher qu’il mette ses menaces à exécution.