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  • Et s’il fallait aller chercher les motivations du quadruple meurtre de Chevaline (ANnecy) du côté de l’Irak ?

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    Et s’il fallait aller chercher les motivations du quadruple meurtre
    de Chevaline (ANnecy) du côté de l’Irak ?

    C’est un crime particulièrement odieux qui occupe toutes les polices
    de France et du Royaume Uni : trois personnes d’origine irakienne,
    d’une même famille, un cycliste passant par là par hasard, ont été
    massacrés par un ou des tireurs particulièrement aguerris puisque
    n’ayant laissé aucune chance à leurs victimes. Deux petites filles
    traumatisées par ce qu’elles ont vu et subi, l’une sauvagement battue
    et laissée pour morte par les assassins et l’autre, âgée de quatre ans
    tout juste, ayant eu le réflexe de se dissimuler sous les  jambes de
    sa pauvre mère mortellement atteinte…

    Qui a fait cela ? Qui a commandité tous ces crimes ? La piste
    familiale est apparue trop vite pour être vraie. Elle ressemble fort à
    une tentative d’égarer les enquêteurs et de les mettre sur une fausse
    piste. Ce serait le frère de la victime qui aurait eu un grave
    différend financier avec frère, portant sur la dévolution d’un
    héritage paternel que l’on suppose conséquent. Mais voilà, ce même
    frère s’est de lui-même présenté à la police et dénie toute
    implication dans ce crime odieux. Des témoins du voisinage qui
    connaissent cette famille depuis les années 70, date à laquelle le
    père et ses fils ont quitté l’Irak pour venir en Europe, affirment que
    le frère serait absolument incapable d’exécuter ou de commanditer un
    tel acte.

    Et voilà que ce matin même, les chaînes d’information parlent d’une
    implication proche orientale : la victime aurait été très préoccupée
    ces derniers temps, sans en dire plus à ses amis qui relaient cette
    impression, et serait revenu d’un voyage en Irak afin d’y récupérer
    des biens spoliés par l’ancien régime. On parle même d’une usine
    d’élevage de poulets. Est ce vrai ? Est ce de nouveau une fausse piste
    ? Nul ne sait pour le moment.

    Un autre témoin sollicité qui connaissait un peu la victime est allé
    plus loin. A ses yeux, il faut tenir compte du métier de la victime
    qui était ingénieur et il a même suggéré l’idée ou le soupçon d’une
    implication dans des affaires d’ordre militaire…

    Une chose est certaine, au-delà de toutes ces conjectures : un tel
    massacre n’a pu être ordonné que pour des raisons hautement
    importantes et son exécution n’a pu être menée à bien que par des
    professionnels qui ont pensé à tout… Donc, la thèse de l’action
    purement crapuleuse semble assez peu étayée. Restent les autres
    pistes. S’il s’agit vraiment de ce que nous conjecturons, alors les
    policiers ne tarderont pas à le savoir. De telles opération
    généralement une signature et l’usage d’un pistolet automatique ainsi
    que du tir d’une balle dans la tête afin d’être certain qu’aucun
    adulte ne survivra, ne sont pas l’effet du hasard. C’est une technique
    qui s’apprend dans les lieux destinés à cet effet.

  • Que peuvent faire les politiques face à une situation économique si calamiteuse ?

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    Que peuvent faire les politiques face à une situation économique si
    calamiteuse ?

    C’est la question que l’on peut, que l’on doit se poser si l’on veut
    apporter un élément objectif à la description des bouleversements qui
    nous entourent. C’est l’imminente intervention du chef de l’Etat
    François Hollande qui nous incite à en parler. Mais une remarque
    préliminaire s’impose : les media jouent un rôle trop grand dans cette
    affaire et l’on peut dire que ce sont les sondages qu’ils ont publiés
    qui forcent la main au président. Quel que soit le journal que vous
    ouvrez, tous je fis bien tous en appellent au chef de l’Etat et
    demande qu’il prenne la parole. En soi, ce n’est pas un mal, mais tout
    de même, cela finit par s’interroger sur qui détient vraiment le
    pouvoir dans nos démocraties. La presse ou les élus ?

    Il y a évidemment le cas de la Grèce qui sert de repoussoir. Personne,
    aucun pays ne veut connaître ce sort peu enviable où les habitants
    d’un pays européen, civilisé et cultivé voit sa marge de manœuvre
    fondre à vue d’œil, de jour en jour. Et ce n’est pas fini car on leur
    demande encore des sacrifices.

    Deux autres pats font l’objet d’inquiétudes renforcées, l’Espagne et
    l’Italie. Mais  ici aussi on se pose la question : que font les
    politiques ? Pourquoi n’ont-ils pas dit la vérité à leurs concitoyens
    ? Pourquoi tardent ils à demander l’aide de la BCE et du FMI ? Au
    fond, l’idée d’inscrire la règle d’or dans la constitution n’était pas
    si bête mais les politiques l’ont refusée car cela leur liait les
    mains et ils ne pourraient plus vendre à leurs électeurs des
    programmes irréalistes.

    Le problème est que si l’Espagne et l’Italie s’effondrent, ce sera
    après le tour de la France. D’où l’importance cruciale de
    l’intervention télévisée ce soir du chef de l’Etat.

    D’après le JDD, généralement bien informé ou ayant bénéficié d’une
    fuite bien calculée, le président devrait annoncer des mesures
    fiscales peu enthousiasmantes. D’ailleurs, que pourrait-il faire
    d’autre ?

    En fait, les hommes politiques ne sont pas les seuls responsables :
    cela fait des décennies que les citoyens que nous sommes ne voulaient
    pas s’entendre dire que nous vivons tous à crédit, que le modèle
    social ne peut pas s’étendre indéfiniment et que la mentalité doit
    changer.

    Pour changer, les êtres humains que nous sommes ont besoin de temps.
    Le temps, c’est ce dont personne ne peut disposer indéfiniment.

  • Et s’il fallait aller chercher les motivatiChevalineons du quadruple meurtre de Chevaline (ANnecy) du côté de l’Irak ?

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  • Le sauvetage de la zone Euro, enfin !

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    Le sauvetage de la zone Euro, enfin !

     

    On peut tout reprocher à M. Mario Draghi, notamment son passage remarqué à la banque Goldmann-Sachs et je ne sais quoi d’autre, mais la mesure qu’il vient d’annoncer sans la moindre ambiguïté est capitale : la BCE rachètera toutes les dettes souveraines sans limitation aucune.  On peut dire que l’Euro sera sauvé désormais, à condition toutefois que les pays mettent ce répit bienvenu à profit pour assainir leurs économies et cesser de vivre indéfiniment à crédit.

     

    Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Probablement parce que la Bundesbank faisait les gros yeux et elle avait raison. D’un autre côté, si une telle mesure n’était pas prise, l’Euro partait en fumée, sous les coups de boutoir des spéculateurs. Désormais, les spéculateurs savent qu’ils n’ont plus rien à gagner et que l’Euro est irréversible.

     

    M. Draghi a pris tout son temps afin de montrer aux autorités politiques des pays concernés, ces mêmes politiques habitués à tenir des discours largement démagogiques, qu’il ne fallait plus finasser et que le désastre était à nos portes si nous ne faisons rien.

     

    En fait qu’a fait la BCE ? Elle a montré qu’elle tenait à sa monnaie par dessus tout et qu’elle était prête à tout pour elle. En somme, quand on a des convictions, on se mobilise pour les défendre.

     

    La mise en pratique concrète de ce processus est un peu complexe puisqu’elle est subordonnée à la demande expresse des gouvernements concernés, qu’il y a un certain niveau d’ancienneté de la dette, etc… Mais en fait, c’est un peu une gesticulation, comme une armée qui exhibe ses armes super puissantes pour ne pas avoir à s’en servir. Et c’est la bonne méthode.

     

    Est ce que cela suffira ? Non, mais si les Etats adoptent enfin une attitude vertueuse et s’appliquent à dire la vérité aux citoyens,  les choses iront nettement mieux. Le problème est et reste toujours le même : pour accéder au pouvoir ou le conserver, on dit n’importe quoi aux gens. Et une fois confrontés aux réalités, qui elles, ne cèdent pas devant les incantations, on est dans l’embarras…

     

    Enfin, la puissance de feu de la BCE devra, espérons le, tenir en respect les spéculateurs et les marchés.

  • Les Etats du Proche Orient sont-ils normaux ?

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    Les Etats du Proche Orient sont-ils normaux ?

     

    Que l’on se rassure, ce n’est pas moi qui ai originellement posé la question. J’ai lu l’interview dans le journal Le Monde de l’ancien chef de la sécurité générale au Liban, un officier supérieur dont le nom m’échappe présentement mais que vous pourrez retrouver en vous reportant à l’interview parue au milieu de la semaine dernière. Certes, ce général est un fidèle soutien de Bachar el Assad et il a tenu des propos qui ne laissent pas d’étonner, allant jusqu’à assurer que le régime ne sombrera pas, qu’il résiste même plutôt bien puisque 18 mois d’émeutes et de luttes acharnées n’ont pas réussi à l’abattre… Et d’autres phrases du même tonneau qui laissent entrevoir qua dans l’ancien système sécuritaire libanais, les partisans de la Syrie sont encore nombreux.

     

    Mais je souhaite revenir ce matin sur une phrase de ce général qui a retenu mon attention. A la question de savoir si la Syrie est un Etat normal (verbatim) le général a fait cette réponse étonnante mais qui est très instructive : connaissez vous un seul Etat normal dans ce Proche Orient ?  C’est le seul point de son interview sur lequel je le rejoins. Dans cette région du monde, pas un Etat n’est normal au sens où nous l’entendons, nous Occidentaux.

     

    Pas même Israël qui demeure, malgré tout, le seul ilot de démocratie, de progrès et de puissance, bref un authentique Etat de droit (medinat hoq). Mais même ici, et je l’admets totalement, la religion n’est pas séparée de l’Etat puisqu’il s’agit d’un Etat juif.

     

    Cette remarque d’un ancien responsable sécuritaire de la région est instructive à biens des égards : la logique cartésienne, telle que nous l’entendons et qui se fonde sur les principes aristotéliciens de l’identité et de la contradiction (1 est 1 et n’est pas 2, 2 est 2 et n’est pas 1) ces vérités d’évidence ne sont pas (comme dirait Descartes en parlant du bon sens) la chose du monde la mieux partagée.

     

    Ce constat nous ramène vers le conflit du Proche Orient dont les chancelleries occidentales commencent à admettre le caractère absolument insoluble. Dès que l’on arrive en vue d’un règlement qui pourrait convenir à toutes les parties, survient alors un événement, le plus souvent un attentat ou une action inattendue qui remet tout en question. Et c’est le retour à la case départ.

     

    En fait, même si nous autres cartésiens refusons de l’admettre car cela remet en question les fondements de notre appareil logique et même épistémologique, ce conflit a des racines religieuses sur lesquelles l’entendement sain (pour parler comme Rosenzweig) n’a aucune prise. LA diplomatie internationale, ce n’est la pas la Loi et les prophètes. C’est le pragmatisme, c’est l’action intelligente et subtile de se détacher doucement mais clairement des mythes fondateurs. En une phrase, c’est tourner le dos au fondamentalisme, le plus souvent religieux.

     

    Considérez la situation socio-économique de la plupart des Etats de cette région : tous auraient besoin, et de manière pressante, d’un assainissement économique et d’une ouverture politique menant à une démocratie. Et que font-ils ? Ils se livrent à une course folle à l’armement au lieu de bâtir une société libre fondée sur le droit.

     

    C’est triste mais c’est ainsi. Le principe de réalité  conduit inéluctablement à faire un tel constat. A moins que la Grâce…

  • Les élections américaines

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    Les élections américaines

     

    Ce que je vois des élections présidentielles aux USA m’a fait penser à une réflexion, peu amène, d’un homme politique français, disparu depuis des années, un fidèle lieutenant de Valéry Giscard d’Estaing, Michel Poniatowski dont le fils siège depuis quelques temps au Sénat. Cet ancien ministre de l’intérieur avait dit que les grands hommes d’Etat se trouvaient de ce côté ci, de notre côté de l’Atlantique…

     

    Avait-il raison ou a-t-il encore raison ? Je crois qu’il disait cela à propos de Jimmy Carter. Mais ne pouvons nous pas reprendre ce jugement pour Barack Obama, même si M. Romney ne vaut guère mieux . Pourtant, de cette élection dépendent tant de choses en notre bas monde puisque l’Amérique est la plus grande puissance, la seule qui compte vraiment, depuis la disparition de l’URSS.

     

    Qui de Romney et d’Obama va l’emporter ? Le président actuel est réputé pour son indécision, ses atermoiements, voire son irrésolution chronique. Il veut un second mandat pour parachever ce qu’il lui reste à faire. Mais justement, qu’a-t-il fait ?

     

    Les Américains reprochent à leur président actuel de s’être arcbouté sur la couverture maladie universelle (ce qui est à mes yeux une nécessité morale, une ardente obligation) au lieu de lutter de toutes ses forces contre le chômage. Les Américains veulent du travail et une relance de l’économie. Le reste doit venir après car là-bas les salariés sont tous leur caisse d’assurance maladie chez leurs employeurs. En France, la mentalité est autre… Ce qui signifie que si vous avez un emploi stable, vous êtes bénéficiaire de l’assurance maladie… Obama a donc commis une erreur.

     

    Est ce que M/ Romney est meilleur ? Est ce que sa promesse électorale de créer 12 millions d’emplois est crédible ? Je le souhaite. Mais voici un homme dont certains aspects de son activité restent un peu flous. Cela dit, même son inexpérience en politique étrangère ne saurait être un argument puisque Obama n’en avait aucune lorsqu’il fut élu.

     

    Il se pourrait fort que les USA optent pour le changement et la mobilité. Espérons qu’il feront le bon car comme le dit le vieux prophète hébreu du Vie siècle avant Jésus, de leur paix et de leur prospérité dépendent notre paix et notre prospérité.

  • Mais où va donc l’Egypte de Monsieur Morsi ?

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    Mais où va donc l’Egypte de Monsieur Morsi ?

     

    C’est bien la question que tout le monde se pose depuis une bonne semaine. Si l’actuel président égyptien, adeptes des Frères musulmans, donc un islamiste, a procédé à des nominations dans la haute hiérarchie militaire sans provoquer, pour le moment, de réactions violentes, on peut dire que c’était prévisible. Mais petit à petite, il se livre à une sorte d’opération de grignotage qui risque, à terme, de provoquer des réactions dont nul ne peut prévoir l’intensité.

     

    Monsieur Morsi n’a aucune expérience politique, il n’a jamais rien dirigé et son élection est presque due à un hasard puisqu’il a remplacé au pied levé un autre candidat, invalidé par la commission électorale en raison d’une affaire de double nationalité. Il commence chacun de ses discours par des références à Dieu. C’est bien, c’est même touchant, mais ce n’est, hélas, pas Dieu qui détermine l’économie d’un pays de 90 millions d’habitants et où règne la désespérance économique…

     

    Or, Monsieur Morsi entend déplacer l’Egypte et sa politique étrangère vers d’autres centres de gravité. Certes, il ne fera pas d’étincelles, eu égard à la pauvreté de son pays. Mais il a commencé sa tournée à l’étranger par une visite aux Saoudiens, grands soutiens de l’économie égyptienne mais aussi alliés indéfectibles des USA dans la région. Il avait besoin de l’appui du royaume wahabite qu’il convient de ne pas mécontenter si l’on eut pouvoir compter sur sa manne financière. Ensuite, il s’est rendu à Pékin et, pour finir, il est allé à Téhéran, une capitale avec laquelle l’Egypte a rompu depuis l’avènement de Khomeyni en 1979. Cette dernière visite ne prête pas à conséquence et ne veut pas dire grand chose, d’autant que les Iraniens ont trafiqué la traduction du discours de M. Morsi qui s’est livré à une violente critique du régime syrien… Mais les Iraniens ont remplacé Syrie par Bahreïn où la minorité sunnite opprime la majorité chiite… Quelles mœurs !

     

    M. Morsi n’ira aux USA qu’après. Est-ce un signe, un symbole, un message ? Pas vraiment. Nous aurions tort de croire que le monde entier pense comme Descartes ou Aristote ou les Evangiles. Le principe de l’identité et de la contradiction, que votre oui soit un oui et votre non un non… Dans cette culture et cette région du monde, on s’engage dans plusieurs directions à la fois.

     

    Et le dernier signe contradictoire est l’apparition d’une journaliste voilée à la télévision égyptienne alors qu’une telle chose était impensable du temps du Pr Moubarak. Alors que penser de tout cela ? Rien. Tant que ces gens n’auront pas compris qu’il faut d’abord assainir l’économie, donner du travail aux gens au lieu de faire du bourrage de crâne.

     

    Mais voilà cela exige que l’on retrousse ses manches et que l’on se mette au travail. Et àa, c’est nettement plus difficile que des jacasseries politiques.

  • De l’intolerance religieuse au Pakistan

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    De l’intolerance religieuse au Pakistan

     

    Aujourd’hui, je pensais vraiment parler de la rentrée politique en France où les chiffres du chômage sont très inquiétants et où l’agitation en tout genre bat son plein ; la rentrée des classe, la baisse du pouvoir d’achat, les centrales syndicales qui mobilisent pour manifester, etc… Bref, les ingrédients habituels qui voilent régulièrement le beau ciel de France..

     

    Je m’apprêtais à écrire lorsque mon attention fut attirée à la télévision par l’image d’un homme aux yeux bandés : il s’agissait d’un imam pakistanais qui a inventé de toutes pièces ce pseudo blasphème de l’islam qu’aurait commis une jeune chrétienne de son pays. Pendant quelques instants, j’ai cru rêver mais je me suis aussitôt souvenu de cette pratique qui consiste à accuser des gens d’avoir maudit telle religion ou tel prophète. Mais, en l’occurrence, cette accusation qui, dans une société normale n’existe pas, n’avait, en outre, aucune raison d’être.

     

    Admettons que cela se soit produit, ce qui, répétons le, ne fut pas le cas.

     

    Une société civilisée aux mœurs évoluées, dotée d’authentiques valeurs religieuses, aurait morigéné l’enfant en question, lui aurait expliqué que l’on doit respecter toutes les croyances, et en particulier celles des croyances, faute de quoi aucune vie en commun, aucune cohabitation ne serait possible. Et surtout, qu’on adore tous le même Dieu.

     

    Et que fait on dans ce Pakistan qui semble vivre dans un autre âge ? On incarcère l’enfant, dans l’attente de le faire comparaître devant un tribunal !! Mais Seigneur Dieu, où sommes nous et dans quel monde vivons nous ?

     

    Il faut rendre grâce à la Providence divine qui a permis de découvrir le pot aux roses, mais aussi rendre hommage à la police et à la justice pakistanaises  qui a su rétablir la vérité…

     

    Quels enseignements pouvons nous tirer de cette affaire ? L’intégrisme dessert toujours la cause ou la doctrine qu’il entend promouvoir.

  • A quoi peut bien servir la mission de M. Lakhdar Brahimi ?

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    A quoi peut bien servir la mission de M. Lakhdar Brahimi ?

     

    Hier, samedi en fin d’après midi, j’ai suivi une interview du nouvel envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue Arabe à New York. Il répondait au correspondant de la chaîne al-Aabiya à l’ONU. Monsieur Brahimi s’est exprimé dans un arabe nord africain et avait du mal à trouver ses mots dans un arabe littéraire car il ne l’utilise pas si souvent. Mais c’était parfaitement compréhensible et instructif.

     

    Par delà cette agilité linguistique, ce qui m’a frappé c’est le vide, la vacuité de la mission : mais que peut bien faire un nouvel envoyé de l’ONU dans un pays déjà au dernier stade de la guerre civile ? L’armée syrienne ou ce qui qu’il en reste bombarde son propre pays, détruits ses villes et ses villages et considère les révolutionnaires comme des terroristes.  Et, surtout, les massacres à grande échelle ont hélas débuté au même moment que la mission Anan. Va-t-il en être de même avec M. Brahimi ? Ne serrait-il pas plus éthique de faire militairement pression sur Bachar el Assad pour qu’il parte tant qu’il est encore temps ? Il devrait revoir les insupportables image d’un Khaddafi lynché, lapidé par une foule en colère et finalement exécuté comme le dernier des criminels dans l’ambulance qui le conduisait vers un hôpital ?

     

    Les insurgés semblent être en bonne. Renforcés par certaines forces spéciales occidentales, notamment françaises et anglaises, ils sont compris qu’il fallait une nouvelle stratégie : la destruction des aéroports de l’armée afin que Bachar n’ai plus la maîtrise du ciel. Le problème est que cette armée syrienne dispose, au total, de plus de 500 avions et d’hélicoptères  de combat et ce ne sont pas les quelques mitrailleuses dont disposent les rebelles qui vont l’inquiéter sérieusement……

     

    On se demande pourquoi les Etats arabes modérés et les Occidentaux n’arment pas plus et mieux les rebelles. Instruits par l’exemple libyen où des armes puissantes se sont retrouvées entre les mains de djihadistes d’al-Quaida (soit volées dans les arsenaux de Kaddafi soit détournées de leurs destinataires), ces pays sont devenus plus méfiants. Même si quelques stinger ont fait leur apparition, cela ne change pas grand chose à l’affaire.

     

    Un dernier point : Assad osera t il utiliser son stock d’armes chimiques ? Rien n’est à exclure avec lui. AU début, on ne pensait pas qu’il tiendrait un pays aussi turbulent que la Syrie. Mais son clan a réussi à tout verrouiller et l’on n’a jamais entendu parler de tentative de coup d’Etat. Il a donc eu la baraka. Mais cette baraka durera t elle éternellement ?

     

    Bachar et clan feraient mieux de se méfier et d’abandonner la partie.

  • Le match Sarkozy / Hollande : de l’omniprésence d’un grand absen

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    Le match Sarkozy / Hollande : de l’omniprésence d’un grand absent

     

    Le pouvoir actuel est secoué par de graves interrogations suscitées par une chute inquiétante de la popularité du Président Hollande et dans une moindre mesure du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault. Visiblement, les deux têtes de l’exécutif ont choisi d’adopter un style dit normal, c’est-à-dire aux antipodes de ce faisait l’ancien chef de l’Etat.

     

    Au lieu d’agir comme l’ancien président qui appelait Claude Guéant au téléphone tous les jours depuis les USA où il passait ses vacances, François Hollande a observé un silence radio total au fort de Brégançon tandis que M. Ayrault a adopté le même profil..

     

    Mais voilà, les soucis se font sentir lorsque les plans sociaux et les licenciements ont occupé le une des journaux télévisés et les Français, encore sous le coup des méthodes sarkozystes se sont demandés s’ils étaient encore dirigés et gouvernés.  L’inquiétude a bientôt succédé au doute et le crise de l’Euro aidant, le simple s’est demandé s’il y avait un pilote dans l’avion.

     

    La presse s’est l »écho de ces interrogations et un simple silence est devenu un relâchement d’attention, une absence d’intérêt. Si vous ajoutez le prix de  l’essence, l’immobilier, les licenciements, vous obtenez tous les ingrédients de la sinistrose.

     

    En quelques mois, les Français ne pouvaient passer d’une extrême à l’autre… Et François Hollande doit se dire qu’il lui faudra plus de temps pour chasser réellement Sarkozy de l’esprit des Français comme il l’a chassé de l’Elysée.

     

    Ironie de l’histoire, curieux retournement : Les Français renvoient Sarkozy mais restent dépendants de la sarkomania… Et François Hollande  est lui-même contraint de changer de tempo, de prendre la parole, de rassurer, lui qui sait que parler c’est créer des problèmes, se montrer c’est se faire détester.

     

    C’est là une sorte de vengeance «posthume» de l’ancien locataire de l’Elysée qui aura fait le même constat avec une certaine délectation : imposer à son vainqueur l’imitation de son style de communication, François Hollande ne l’aurait jamais imaginé, il y a seulement 100 jours !

     

    Au fond, c’est la presse qui fait l’opinion. Et Nicolas Sarkozy l’avait bien compris. AUjourd’hui, c’est le tour de François Hollande.