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  • Titre de la noteBachar finira t il par l’emporter en Syrie ?

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    Bachar finira t il par l’emporter en Syrie ?

     

    C’est bien la question que l’on est conduit à se poser ces derniers jours pour deux raisons : d’abord l’exceptionnelle durée du conflit (plus de 18 mois) et l’indifférence croissante de l’opinion publique devant ce désastre humain (près de 30.000 morts).

     

    Dans de telles conditions, Bachar et son régime en sortiront affaiblis, mais bien droits dans leurs bottes. L’indifférence est particulièrement inquiétante : on s’est habitué aux annonces presque rituelles du nombre de tués en raison des bombardements. De leur côté, Russes et Chinois  ne se laissent pas démonter dans leur refus granitique de ne pas céder : leur véto est toujours là.

     

    Comment faire évoluer la situation et accélérer le mouvement historique ? Par une intervention extérieure, ou au moins par l’armement des insurgés. Ceci passe aussi par l’instauration d’une zone tampon allant de la frontière turque à la ville d’Alep. : chaque fois que les rebelles conquièrent une nouvelle position, les forces du régime la reprennent grâce à leur incomparable puissance de feu.

     

    Enfin, les désertions ont été stoppées, elles se sont taries et même les rangs politiques ne se vident plus : Bachar n’est plus aussi seul qu’on le disait.. Si les Occidentaux et la CIA n’envoient pas plus d’officiers de renseignements et ses soldats des forces spéciales, l’affaire sera irrémédiablement perdue.

     

    On ne combat pas des chars et des Migs 23 avec des AK 47.

  • Rosh ha-Shana, le Nouvel An juifRosh ha-Shana, le Nouvel An juifTitre de la noteRosh ha-Shana, le Nouvel An juif

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    Rosh ha-Shana, le Nouvel An juif

    Depuis avant-hier, depuis dimanche soir, les juifs du monde entier célèbrent la nouvelle année religieuse. Elle dure quarante-huit heures et l’on y célèbre l’entrée dans une nouvelle aventure en invoquant sur Israël et sur le monde entier les bénédictions et la clémence divines. La tradition juive associe cette fête, réputée austère comme le jour du grand pardon, à une solennité où les gens ne font pas bombance, ne boivent pas plus que de raison ni ne se réjouissent trop. Au contraire, on doit passer de longues heures à suivre les offices religieux à la synagogue.

     

    Le Nouvel Aa juif est aussi centré autour de deux chapitres du livre de la Genèse, le 21 et le 22 qui parlent de la naissance miraculeuse du patriarche Isaac puisque son père avait cent ans et sa mère Sarah quatre vingt-dix ! Les chantres synagogaux ont d’ailleurs immortalisé cet événement par une magnifique composition liturgique qui commence par ces termes : ‘Et sha’aré ratson le-hippatéyah (le moment au cours duquel les portes de la Volonté [divine] s’ouvrent), c’est-à-dire l’instant propice à l’exaucement des prières..

     

    Aujourd’hui, par exemple, on lit le chapitre 22 au cours duquel est décrite la ligature d’Isaac, son père Abraham voulant montrer par là que rien , pas même l’amour paternel, ne peut se placer entre le Seigneur et son adorateur. Je vous renvoie à mon livre sur Abraham : un patriarche dans l’Histoire (Paris, Perrin, 2010) où j’expose mes réserves sur cette façon d’adorer Dieu. Mais le chapitre est composite et on peut dire qu’au fond, toute cette mise en scène n’était qu’une façon d’annoncer un tournant dans le culte divin : la substitution du culte sacrificiel au sacrifice humain. On n’immole plus les hommes à la divinité, celle-ci devient la garante suprême d’un ordre éthique universel. Et c’est Abraham, le découvreur du monothéisme éthique qui incarne ce tournant. Abraham a fait que le monothéisme soit aussi important que l’éthique. C’est l’éon (l’âge du monde) de l’universalité de la loi morale pour laquelle la vie est sacro-sainte.

     

    Par un savant mouvement de balancier dont la tradition juive semble avoir le secret, les sages du talmud ont imaginé tout un rituel (un séder) de la soirée de Rish ha-Shana au cours de laquelle tous les mets sont doux et sucrés fin de se souhaiter réellement une année de douceur…  On peut dire que ce ces deux soirs là le miel coule à flot ! On consomme même des fruits exotiques afin de pouvoir réciter les bénédictions appropriées.  Suivant une habitude hassidique, même la satisfaction de besoins primaire, se nourrir, sont élevés au rang d’une obligation d’ordre supérieur. Il s’agit de la ha’ala’a, (élévation) l’action d’exalter, de ramener les choses à leurs racines dans le monde supérieur…

     

    Hommage soit rendu à cette pédagogie d’hommes réputés sévères et austères. Dans une soirée assez grave (puisque Dieu y décide l’avenir de toute l’humanité) il ont instillé une dose de douceur et de bien-être.

     

    Mais c’est durant la journée de kippour que culmine la spiritualité juive : on y récite alors les prières concernant l’humanité messianique. Les orants implorent Dieu de nous accorder une année au cours de laquelle nulle femme ne perdra le fruit de ses entrailles et D accorder des semences au semeur et du pain au mangeur…

     

  • La question kurde et la révolution en Syrie.

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    La question kurde et la révolution en Syrie.

     

    Ce matin, France 24 a diffusé un intéressant reportage au sujet d’une région kurde située en Syrie, à la frontière avec la Turquie. On sait que les relations entre la Syrie et la Turquie ont toujours été en dents de scie. Du temps du père de Bachar, Hafez el Assad, ces relations étaient exécrables et le régime syrien encourageait les militants du PKK commettre des attentats en Turquie, ce qui avait conduit au rapprochement des Turcs avec Israël. Tsahal pouvait s’entraîner dans l’espace aérien turc et ne se privait pas de s’approcher très près de la Syrie. Depuis, les choses ont changé.

     

    Mais elles sont de nouveau en train de changer, mais dans un autre sens. Même si, au plan politique, les relations sont gelées, au plan commerciale, voire militaire, tout va bien entre Israël et la Turquie. Mais on ne le dit pas trop haut pour ne gêner personne.

     

    Le reportage a montré cette région syrienne, évacuée sans tirer un coup de feu par les forces de police et de l’armée syriennes. Les Kurdes autonomistes ont donc pris la place laissée vacante, la nature ayant horreur du vide. Dans cette région tenue par des milices armées, c’est le drapeau kurde qui flotte au vent, ce qui suscite les plus vives inquiétudes chez les Turcs. On a relevé que depuis quelques semaines, les Kurdes attaquent et tuent des membres des forces armées et de la police turques. Au point que Ankara menace d’intervenir militairement en territoire syrien.

     

    Les observateurs pensent que cet activisme est encouragé en sous main par le régime de Bachar qui se venge ainsi de l’alliance d’Ankara avec l’armée syrienne libre. Ce n’est pas à exclure car il est rare que la Syrie agisse ainsi et se retire sans autre forme de procès.

     

    La question kurde n’est que l’un des problèmes dormants de la région. Le problème kurde est bien plus grave que tous les autres. Comme nous l’indiquions dans une précédente note, il concerne la Syrie, la Turquie, l’Iran et l’Irak, sans même parler d’autres états plus éloignés. Les Kurdes ont été oubliés en 1918.

     

    On voit que cette région ne connaîtra pas la paix rapidement. C’est pourquoi il faut saluer le message de paix et le courage du pape lors de sa visite au Liban.

  • La dramatique paupérisation des Etats européens.

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    La dramatique paupérisation des Etats européens.

     

    C’est une réalité, triste et indéniable : partout dans nos capitales, Athènes, Madrid, Lisbonne et autres, on voit des gens normaux, normalement vêtus fouiller dans les poubelles, à la recherche soit d’aliments à consommer soit d’effets ou de meubles dont ils ont l’usage mais qu’ils ne peuvent s’offrir en raison de la dureté des temps. C’est à peine croyable. Comment en sommes nous arrivés là ?

     

    Depuis la fin de la guerre, et aussi, hélas, depuis les crises pétrolières successives, les grands pays occidentaux ont continué dans la même voie, au lieu de se dire que les trente glorieuses appartenaient à un passé révolu. Et que la financiarisation de l’économie finirait par produire, un jour, des fruits amers… Il y a eu les subprimes qui ont ruiné l’Amérique et l’Europe, il y a eu les produits toxiques des banques  qui se sont mises à revendre les dettes souveraines, bref une quantité de pratiques qui ont enrichi quelques individus mais en ont ruiné des millions d’autres.

     

    Cette paupérisation alarmante se rapproche de nos pays, Allemagne, France, Suisse etc… Regardez la télévision et vous verrez des citoyens de tous ces pays assis dans des endroits où l’on sert la soupe populaire. Les gens se plaignent de la hausse des prix des carburants, du renchérissement de la vie en général… etc.

     

    Il va falloir réagir. Mais il faut éviter les scènes de xénophobie et de rejet. Cependant, il faudra bien un jour ne plus accepter tous ces gens qui viennent, attirés par les droits et les minima sociaux, les soins médicaux, la scolarisation gratuite etc…

     

    La Suisse a su se protéger en prenant des mesure préventives et en veillant à l’étanchéité relative de ses frontières. L’Allemagne en fait de même avec Me Merkel et la France de M. François Hollande va, elle aussi, s’u résoudre. Si de telles mesures ne sont pas prises à l’échelle européenne, c’est toute la stabilité du continent qui en pâtira. Il faut attendre un retour à bonne fortune pour poursuivre cette vieille tradition d’accueil et d’assistance.

    C’est bien triste mais c’est ainsi.

  • La violence aura t elle une jour une fin ?

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    La violence aura t elle une jour une fin ?

     

    C’est peu probable. Si l’on remonte au texte sacré le plus ancien de notre civilisation judéo-chrétienne, on relève que Dieu lui-même regrette, dès les premiers chapitres de la Genèse d’avoir mis au monde l’homme dont le cœur est habité par de mauvaises pensées depuis son enfance. Freud a dû applaudir des deux mains, lui ne comprenait pas que l’on nous demande une chose contraire à notre nature profonde, aimer son prochain comme soi-même. A cela Freud répondait en substance : mais mon prochain, je voudrais plutôt le tuer…

     

    Allumez une télévision, ouvrez un journal ou branchez votre radio : toujours les mêmes horreurs, les mêmes vilénies, les mêmes atrocités. C’est si terrible que plus personne ne parle de changer la vie ou de changer le monde.

     

    Comment en sommes nous arrivés là ? J’avoue que je l’ignore.

    Mais regardez ce simple détail : étant à Paris ce samedi, nous sommes allés voir le fameux film hommes sans loi (Lawless). Je croyais que c’était un beau film des années vingt… Certes je ne dénie pas à ce film des qualités, mais pourquoi des scènes abjectes d’une violence  aussi bestiale qu’inutiles. Et si je vous disais comment les télévisions et les journaux en ont parlé, le couvrant d’éloges…

     

    Alors, nous sommes encore très loin du compte.

  • Le pape Benoît XVI au Liban, un messsager de paix

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    Le pape Benoît XVI au Liban, un messsager de paix

     

    Certes, ce déplacement dans l’un des pays les plus exposés de la planète est un voyage à hauts risques. Mais il correspond à la nature même de ce pape qui a la foi chevillée au corps et qui n’hésite pas à payer de sa personne pour porter, partout où il le peut, un message de paix et de fraternité.

     

    Le contexte régional est pourtant nettement défavorable depuis que la Syrie voisine est à feu et à sang. La ville d’Alep, poumon économique du pays est à moitié détruite et aucune autre ville importante n’est épargnée. Le pape se trouvera donc, tout au long de son voyage, à quelques dizaines de kilomètres à peine de la frontière syrienne.

     

    Pourtant, malgré toutes ces contre indications le pape a maintenu son voyage. C’est qu’il ne se résout pas à abandonner les chrétiens d’Orient à leur triste sort. Petit à petit, ces derniers se voient contraints de quitter leur pays, un pays qui fait partie de la région qui vit naître Jésus et le christianisme.

     

    Peut-on reprocher au pape son intrépidité ? Non, car la cause de la paix avance toujours grâce à des hommes audacieux et à des actes audacieux. Si l’on reste sur sa réserve sans jamais prendre le taureau par les cornes, on ne fait pas avancer les choses.

     

    Cela dit, il faut être réaliste. Plus personne ne parle de dialogue des cultures. Très peu de gens osent prôner le dialogue interreligieux. Et pourtant, cela devrait être facile puisque nous prions tous le même Dieu. C’est à Lui que nous adressons nos oraisons, c’est vers Lui que nous nous tournons pour lui ouvrir notre cœur.

     

    Du plus profond de moi-même je souhaite à Sa Sainteté le pape Benoît XVI un bon séjour au Liban

  • L’Europe avance…

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    L’Europe avance…

     

    On respire : la cour constitutionnelle de Karlsruhe a donné son aval au MES avec une légère restriction : l’Allemagne ne doit pas aller au-delà des 190 milliards d’Euro pour soutenir le fameux mécanisme européen. Je pense que tous ceux qui critiquent l’Allemagne et sa prétendue volonté hégémonique en Europe et dans la zone euro auront compris que sans elle, nous n’aurions plus un euro en poche.

     

    Le résultat des élections législatives en Hollande a penché envers des partisans de l’Union européenne puisque les libéraux et les travaillistes arrivent en tête et que le parti en faveur de l’abandon perd près de la moitié de ses sièges au parlement.

     

    Enfin, la volonté d’EADS de former un grand consortium avec son homologue britannique est riche de promesses et pourrait, si la fusion avait réellement lieu, dépasser de près de 40% le concurrent américain Boeing. On se souvient des péripéties de l’avionneur européen aux USA : après avoir arraché un contrat de plusieurs milliards avec le Pentagone, Boeing a déclenché une telle campagne contre son concurrent européen que l’armée américaine est revenue sur sa décision. Ce qui est inouï

     

    Face à une Amérique en déclin et qui ne dispose plus, à sa tête, de grands hommes d’Etat, le vieux continent sait mobiliser ses atouts. S’il sauve l’Euro, la monnaie unique, celle-ci deviendra elle aussi une monnaie refuge et nous ne dépendrons plus des mouvements erratiques  du dollar. Il faudrait aussi que l’Europe ait un vrai gouvernement fédéral avec une véritable politique étrangère, face, notamment à un monde en pleine crise.

     

    Il n’est pas normal que le monde civilisé soit suspendu aux résultats de l’élection présidentielle US comme si en dépendait. Même au plan économique, on attend les retombées d’une hypothétique reprise américaine. Ce n’est pas de l’anti-américanisme mais la volonté de rééquilibrer les rapports de force.

     

    Les USA sont l’enfant de l’Europe. Les deux doivent avancer main dans la main afin de conjurer les graves dangers menaçant notre civilisation.

  • Spasmes anti-américains au Proche Orient

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    Spasmes anti-américains au Proche Orient

     

    Le monde arabe n’en a pas encore fini avec ses relents anti-américains puisque au début de la semaine, c’est le consulta US de Benghazi qui a été attaqué, causant la mort d’un fonctionnaire américain tandis qu’au Caire c’est carrément l’ambassadeur qui a été la cible de manifestants tr !s violents. Ils sont même réussi à arracher un drapeau américain de la légation..

     

    Pourquoi de telles flambées de violences ? Certes, ces actes inqualifiables sont le fait de salafistes qui ne respectent rien, pas même l’inviolabilité et l’immunité des bâtiments diplomatiques. Ces gens semblent ignorer qu’ils s’attaquent à une puissance dont les subsides leur permettent de vivre et  à leur armée de se moderniser à peu de frais : sans l’aide US, l’armée égyptienne serait littéralement obsolète.

     

    Les Américains ne savent pas réagir comme ils le devraient devant de telles situations. Car ils sont frappés d’immobilisme et de terreur face au fantôme de l’Iran, lorsque leur ambassade fut attaquée et investie, leurs compatriotes molestés et détenus durant de longs mois. Dès qu’ils voient à la télévision, les foules arabes vociférer sur des places publiques, ils se souviennent de ce qui leur est arrivé à Téhéran.

     

    Pour se faire respecter dans de telles conditions, il faut savoir réagir. Autrement qu’avec des paroles. Les USA ont des intérêts dans la région, ils doivent les défendre. Assurément, il y a le soutien indéfectible à Israël que les Etats de la région jugent inacceptable. Et pourtant, c’est ainsi. Les USA n’agissent pas ainsi pour complaire à l’électorat juif du pays, mais parce que l’intérêt bien compris de leur pays le leur impose ; c’est le seul pays démocratique de la région, le seul à avoir une économie saine et florissante et à ne pas être menacé par je ne sais quel mouvement extrémiste prompt à semer l’instabilité. Bien au contraire. En outre, au fil des ans, Israéliens et Américains surveillent la région et observent conjointement les foyers d’où pourraient provenir la moindre déflagration.

     

    Mais en tout état de cause, l’Egypte de M. Morsi devrait faire attention. Elle s’engage dangereusement sur la voie de l’instabilité. A trop laisser des foules incontrôlées se livrer à de tels actes, elle peut s’aliéner l’appui des USA. Lesquels continuent d’avoir d’excellents relais au sein de l’armée.

  • Marseille…

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    Marseille…

    C’est assez incroyable d’entendre ce que dit le ministre de l’intérieur français, Manuel Walls sur la situation à Marseille, notamment dans les quartiers nord de cette cité phocéenne.  La drogue, l’insécurité, les assassinats à la AK 47, le désespoir des habitants qui souffrent, on se demande vraiment où on est.

     

    Mais ce qui est encore pire, ce sont les cas de corruptions, réels ou prétendus, de certains membres des forces de l’ordre. On a entendu sur BFV Tv, dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin, un témoignage d’un membre des forces de l’ordre, dénoncer les arrangements de certains de ses collègues avec les trafiquants. C’est très grave, car ce serait une véritable gangrène de ceux qui sont chargés de faire respecter la loi et l’ordre.

     

    Mais redisons le avec force, il ne peut s’agir que de cas très isolés et qui ne touchent nullement l’ensemble qui reste majoritairement sain et fidèles aux valeurs de la République.

     

    Alors comment lutter efficacement contre cette installation de la criminalité au cœur même de cette ville dont Marcel Pagnol a chanté la beauté dans la littérature française et que tous les enfants ont appris à connaître ?

     

    Selon les élus et le ministre, il faut redonner un sens à cette population oubliée et négligée. Il faut veiller à la scolarisation des enfants qui sont enrôlés par les trafiquants de drogue, redonner du travail à leurs parents et ensuite procéder à un nettoyage par la police et les forces de sécurité. On n’y arrivera pas que par la persuasion, il faut aussi une répression sans pitié car, et le ministre l’a dit sans ambages ce matin, il y a quelques mois il n’a pas pu entrer dans une certaine cité sans que sa présence ne soit au préalable signalée par des guetteurs, postés aux coins stratégiques de cette même cité : c’est la définition même d’un territoire qui échappe aux lois de la République. En fait, une zone de non droit.

     

    Il faut que cela change. Faisons confiance aux autorités, mais il faut aller plus vite.

  • La situation en Irak est au bord de la guerre civile

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    La situation en Irak est au bord de la guerre civile

     

    La situation dans pays de Saddam Hussein est très préoccupante. En une fin de semaine, près d’une dizaine d’attentats et pas moins d’une centaine de morts qui s’ajoutent aux  quatre cents du mois de ramadan, revendiqués par Al-Qaida. Cette flambée de violence s’explique certainement par la condamnation à mort du Vice président irakien en fuite al-Hachemi, accusé de meurtres.

     

    M. Nouri al-Maliki, l’actuel premier ministre chiite qui s’accroche au pouvoir  grâce à une coalition assez hétéroclite, bloque le système politique actuel et s’entête à donner à sa communauté une position dominante. Ce qui permet de penser que sa base ira en se  rétrécissant et que ses jours sont comptés. En outre, avoir poursuivi de sa vindicte al-Haché mi était une erreur. Tous les partis de l’opposition lui reprochent d’être un autocrate. Mais il y a plus.

     

    Tant les sunnites que les Américains lui reprochent de jouer double jeu et de tisser avec l’Iran voisin, chiite comme lui, des liens inavouables. Les USA en sont conscients et, si je puis dire, Al-Quaida aussi.

     

    Par ailleurs, le départ des soldats américains laissé tout un pan du système sécuritaire à nu et les attentats se multiplient car l’armée et la police irakiennes ne sont toujours pas en mesure de se gérer toutes seules sur ce plan. Mais M. Al- Maliki, n’écoutant que ses amis iraniens, a insisté pour que les USA fassent plus nette.

     

    Que va devenir l’Irak ? On a déjà dans la région une instabilité, voire une terrible guerre civile en Syrie. On a aussi la menace d’une intervention israélienne en Iran. C’est trop pour une seule et même région. Mais que faire, tout cela ne date pas d’hier.