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  • scènes de la vie courante en Israel

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    L'étranger qui séjourne en Israël est toujours frppé par des scènes, assez inhabituelles à ses yeux. Certes, il ne se voit pas lui-même, mais ne peut considérer que l'envers du décor. Voici quelques instantanés qui font ressortir les us et coutumes, ou simplement les habitudes ce pays.

     

    Hier soir, au resturant judéo-marocain (cuine très relevée) à Natanya, il y avait foule. L'un des serveurs me reconnaît et campe près d'une table qui avait achevé de manger et leur remet illico presto la note afin qu'ils évacuent la table.. Je n'aurais jamais osé le faire dans les établissements qje fréquente à Paris ou à Genève. Mais je reconnais avoir apprécié sa diligence puisque je mourrrais de faim

    Avant hier dans le Néguev, tout près du mochav il y aune piscine étonnante, presque aux normes olypiques dans un environnement de rêve (gazon tondu, chaises longues, etc.. Pendant une bonne heure nous y sommes tout seuls. Arrivent ensuite des Israéliens et notamment de jeunes enfants qui s'ébrouent dans la piscine. Evidemment, je ne réussis plus à me concentrer dans ma lecture de Fritz MAthner. Alors, je les observe et je relève qu'il y a parmi eux eux un jeune fellacha. A un moment donné, deux camps de nageurs se forment : tous les enfants blancs d'un côté, et l'autre jeune garçon, de l'autre. Et c'est à qui peut le plus lui mettre la tête sous l'eau. Le jeune fellacha se défend, rend autant de coups (gentils et amicaux) qu'il reçoit, mais je note tout de même qu'il est seul contre tous. Sans qu'il y ait, je le répète et le souligne (hazor we hadgéche) la moindre animosité.

     

    Hier soir dans un minimarket sur le kikar de NAtanya. Je dois acheter un paquet de café en poudre. Jentre et me mets à inspecter les rayons. Une jeune dame entré, habillée d'un jogging noir et portant une casquette de même couleur sur la tête, son portable est vissé à son oreille. Elle choisit un jus d'orange pressé et le dépose à la caisse à côté de moi. Elle parle fort au téléphone en arabe, un accent arabe palestinine etdemande à quelqu'un de la rejoindre. Et soudain, elle disparaît. Le jeune homme qui est à la caisse me sert et sort , intrigué, pour voir où est allée la jeune femme.. Elle a disparu, je lui demande pourquoi il est est intrigué.. Il grommelle quil ne comprend pas l'ttitude de cette jeune arabe..

     

    Il faut dire qu'il y a deux jours, la police a annoncé l'arrestation de quatre Arabes israéliens qui avaient introduit en Israël des esplosifs au nom et pour le compte du Hezbollah. L'arrestation eut lieu il y a un bon mois mais ne fut annoncée que récemment.

    Ainis va la vie en Israël..

  • En Syrie, l Iran va s enliser

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    Depuis la visite du ;inistre iuranien des affaires etranmgeres a Damas,  ce pays ne s embarrasse plus de precautions inutiles: la situation est si grave pour le regi;e d El Assad que ses allies iraniens affirment haut et fort qu ils ne permettront pas sa chute. Funeste erreur car le regi;e, aux aboism prend l eau de toutes parts et l Iran des Mollahs, amoureux des causes perdues d avance signe par avaNCE SA DEFAITE< l OPPOSITION IRANIENNE ELLE MEME, AUJOURD HUI ;USELEEM POURRAIT I;ITER LES sYRIENS.

    depuis que les rebelles ont enleve une cinquantaine de gardiens de la revolution pres de Damas, l Iran tente de les faire liberer au ;otif qu il s agirait de pelerins alors que certains sont des gardiens de la revolution, En agissant de la sortem l Iran pratique lq fuite en avantm reduisant a neant toute normalisation avec la Syrie de l apres Bachar.

    Un nouveau proche orient se dessine. Dans ;oins de deux ;ois un nouveau gouverne;ent sera installe a Damas et la nouvelle Syrie chengra de camp: plus d Iran et plus de relations avec ses allies sur place. Honneur au peuple syrien qui aura conauis sa liberte de haute lutte.

  • Arthur de Gobineau

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    Les nouvelles asiatiques de Gobineau

    Ce diplo;ate historien est surtout connu poour son Essai sur l inegalite des races. Presque tout le monde ignore qu il s est essaye a la litterature, profitant de son statut de diplomate en poste 0 Teheran ou en vadrouille en Afghanistan.

    Ce sont ces nouvelles asiatiques que je lis actuellement, ce qui me chnage de Buber et Mauthner mais m enrichit nettment moins. Comme l indique le responsable de cette edition Pierre Louis Rey ce n est ni du Maupaasant ni du Theophile Gautier. Cela se lit aisement aisement sur la plage qund on cesse de contempler les belles baigneuses ou les vagues de Tel Aviv

    Evidemment Gobineau y glisse quelaues remqraues bien senties a ses yeux sur linegalite des hommes auim souligne t ilm ne sont pas partout les memes. Les Arabesm les Chnois et quelaues qutres ont droit a quelques greacieusetes assez etonnantes.

    Donc, a lire si vous n avez rien d autre sous la main. Ce qui ; a frappe bien plus encore, c est que Gobineau decrit des lieux et des pays dans lesquels il n a jamais mis les pieds.

  • Attaue dans le Sinai

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    Apparemment, le president issu des fr4eres ;usulmans en Egypte commence a buter contre ses propres limites. D un cote on le presse de revoir lkes accords avec le voisin israelienm de l autre il supplie les USA de l aider aux plans econo;iaue et ;ilitaire. Il ne peut plus se dire l allie des isla;istes qui ont tue pres d une vingtaine de ses soldats alors que ces pauvres ho;;esm desarmes, rompaient le jeune du ramadan>

    .Ce qui est bien plus preoccupant, ce sont les protestations de l armee qui s est empressee de fermer le point de passage de Gaza vers lEgypte, en depit des denegations du Hamas qui se dit etranger a toute l affaire,

    En accord avec Israel, des troupes egyptiennes ainsi que de no;breux helicopteres de co;bat sont entres dans la peninsule du Sinaim avec l accord d Israelm puisaue la zone doit etre de;ilitarisee. Le chef du :ossad n a pas pris le soin de dementir les allegations des Egyptiens. Voila un curieux pirnci[e explicatif.

    Dans la region ou je me trouve, a 9 km de Gaza et de ce point de paagem tout est cal;e mais les veihicules militaires sont no;breux sur la route. Quelques echos de detonations sourdes et j espere que lq nuit sera calme. Les drones d Israrl sont silencieux.

  • Attaque dans le Sinaï

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    Grave incident au sud d'Israël

    Hier soir j'ai appelé ma soeur au mochav et elle m'a annoncé que des kassamim étaient tombés non loin de là, en provenance de Gaza. En écoutant les nouvelles, j'ai compris que des terroristes d'al-Qaida ont attaqué des postes de l'armée et de la police et tué leurs occupants. Les victimes égyptiennes se montent à trente personnes. Les assaillants ont même volé un véhicule blindé de l'armée d'Egypte et tenté de pénétrer en territoire isrqélien. Là, un drone armé les attendait et les a neutralisés.

    Tsahala était sur les dents hier soir dans la région de Gaza. Mais le vrai problème, c'est le relâchement de l'armée égyptienne depuis l'évidction du président Moubarak. La frontière du Sinaï est devenue une passoire et l'armée égyptienne n'esst plus à la huateur dans le secteur. Bien qu'il s'agisse d'une zone démilitarise, il faudra qu'Israël permette l'entrée de centaines de soldats égyptiens de blindés pour combattre les terrorstes.

     

    En fait, la région ne connaîtra probablement jamais de paix véritable et absolue. Israël nerelâchera donc pas son effort imilitaire face à ses innombrables ennemis

  • A Jérusalem, même le ramassage des ordures est de nature politique.

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    A Jérusalem, même le ramassage des ordures est de nature politique.

    Vu samedi matin sur Arte : les équipes de nettoyage de la vieille ville ont été interrogées par cette chaîne et ce qu’apprend ne manque pas d’intérêt : même le ramassage des orudres est une affaire fort délicate dans la ville sainte. Si j’étaisironique, je dirais qu’à Jérusalem tout est sacré et saint, jusques et y compris les ordures ménagères. C’est que la moindre entorse, le moindre faux pas peut être mal interprété et conduire à d’incalculables conséquences et répercussions.

    Quelques exemple pour montrer qu’à Jérusalem, les éboueurs sont à la fois des diplomates et des philosophes ! Ils ne doivent pas déranger les gens qui prient, ne doivent pas pénétrer dans des lieux saints qui ne sont pas les leurs. Exemple : le chef juif des éboueurs ne va jamais dans l’esplanade des mosquées afin de ne pas heurter les Arabes qui lui prêteraient des noires arrières pensées qu’il n’a pas forcément.. Pour le mur des lamentations, c’est un peu la même chose, même si les juifs, tenant la ville sous leur souveraineté regroupée, n’ont pas les mêmes appréhensions puisqu’ils sont chez eux.

    Les éboueurs sont à l’œuvre entre 6 heures et 9 heures du matin. Il dispose d’une dizaine de tracteurs qui sont des dimensions réduites en raison de la topographie des lieux. Mais surtout ils doivent attendre que les Grecs Orthodoxes aient achevé leur procession afin de ne pas interrompre l’exercice de leur culte. Les éboueurs font donc preuve de diplomatie et vont nettoyer ailleurs, le temps que les prêtres aient regagné leur église.

    Comme je le notais plus haut, le cas des juifs est spécifique : il y a 25000 musulmans dans la vieille ville, 3000 chrétiens et 3000 juifs. Après la reprise de Jérusalem en juin 1967, l’Etat d’Israël a réaménage tout le secteur du mur du temple. Toutefois, la vieille ville demeure habitée par les musulmans. Les quertiers sont nettement délimités. On a vu le cas d’un Arabe qui a vu arriver, à sa grande surprise, un voisin juif. Sans manifester d’hostilité ouverte, l’homme a souligné qu’il ne recevrait jamais ce voisin lequel n’a pas d’ailleurs l’intention de l’honorer d’une visite, étant un juif ultra orthodoxe. Selon le commentateur d’Arte, les Israéliens achètent à prix d’or de vieilles demeures arabes grâce à des fonds de richissimes juifs américains. Mais les Arabes qui vendent leurs biens quittent immédiatement le pays par crainte de sanglantes représailles.

    On a aussi entendu dans le reportage des Arabes se plaindre des restrictions apportées selon eux à la visite de la mosquée le vendredi. Les autorités israéliennes imposent une condition d’âge, la quarantaine, afin de ne pas laisser des jeunes provoquer des émeutes après la prière. Ce n’est pas l’idéal mais la sécurité prime sur tout le reste, dans cette cité la plus sécurisée au monde.

    A la fin de ce reportage, se rapprochant de l’objectivité sans jamais l’atteindre vraiment, j’ai pensé à tous ces poètes juifs, ces philosophes juifs, ces liturgistes juifs qui, du fond de leur exil séculaire, aspiraient de toutes les fibres de leur être à rejoindre le berceau historique de leur foi et de leur nation. ET pednant deux millénaires, les juifs n’ont jamais pu venir prier en toute liberté à Jérusalem.

    Mais soyons comme ces éboueurs-philosophes, ne faisons pas de politique avec le secret espoir qu’un jour, que nous souhaitons prochain, Dieu fera émaner sa grâce sur le cœur des hommes, de tous les hommes. Et ce jour là, même les authentiques philosophes se feront les éboueurs des idées fausses de haine et d’esclsuion

    Maurice-Ruben HAYOUN

    In Tribune de Genève du 5 août 2012

  • Israël 2012

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    Israël en août 2012.

    Apparemment rien n'a changé. Les choses se déroulent commel'an dernier. Le pays est toujours aussi dynamique, vivant, insouciant.

    La crise syrienne n'a aucun impact apparent, même si des masques à gaz sont distribués à la population.

    Mais tout le monde sait que le régime de Bachar est condamané et observe avec attention qui va lui succéder.

    Les merguez chez Jacky sont toujours aussi bonnes mais trop pimentées.

    Enfin, pourvu que cela dure. Mais surtout le soleil est toujours au rendez vous.

    Pour ceux qui suivent la saga du roi David sur France 2 le dimanche matin avec Josy Eiseenberg, il faudra patienter jusqu'au 14 octobre car le mois d'août il n y a que des rediffusions, le mois de septembre les fêtes juives et enfin le roi DAvid.

    Bonnes vacances

  • Exécutions sommaires en Syrie

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    Exécutions sommaires en Syrie

     

    En Syrie, et notamment dans la ville d’Alep, c’est une lutte à mort qui est engagée entre les rebelles et les forces du régime. Les deux parties savent que le vainqueur de la bataille d’Alep l’emportera définitivement : en effet, si les troupes de Bachar ne réussissent pas à contrôler la capitale économique du pays, c’est le régime tout entier qui sera vaincu. Or, à moins que tout ne trompe (pour parler comme les Allemands) l’armée syrienne recule et les insurgés ont même sécurisé un couloir menant de la métropole du nord à la frontière turque, ce qui permet un acheminement sans problème d’hommes et de matériel. Bachar ne semble plus en mesure de motiver son armée et de protéger les postes-frontières avec les pays voisins. Or, la Turquie abrite et reçoit les chefs militaires de l’insurrection et sert de base arrière.

     

    Si les insurgés gagnent du terrain, ils ont, en revanche, commis des crimes de guerre à la face du monde : hier, alors que je m’exerçais en regardant al-Jazeera, j’ai soudain vu que l’on collait une dizaine d’hommes aux visages ensanglantés et tuméfiés, contre un mur… Et s’ensuivit une fusillade d’au moins une minute ! Les insurgés avaient exécuté sommairement leurs prisonniers, symboles d’un régime sanguinaire honni. Ce spectacle a révulsé des millions de téléspectateurs et causera du tort aux rebelles qui adoptent désormais les mêmes méthodes que le régime d’Assad lequel tue, torture et brûle tout sur son passage. C’est la politique de la terre brûlée ( siyassat al ard al-mahrouka).

     

    La guerre, car c’en est une et ceux qui font mine de l’ignorer ne leurrent qu’eux-mêmes, pousse les combattants des deux camps à commettre des exactions en réponse à celles de leurs ennemis. Il est vrai que le régime syrien a toujours régné par la terreur mais si les insurgés veulent conserver leur capital de sympathie auprès de l’opinion publique mondiale qui est à leurs côtés, ils doivent respecter la vie humaine…

     

    Qu’est ce que cette façon de laisser à terre le corps criblé de balles du général commandant de la gendarmerie d’Alep ? Qu’est ce que cette façon de torturer les prisonniers. Il ne faut pas confondre torture et résistance.

     

    On apprend aussi que des combats ont éclaté dans les quartiers chrétiens de Damas. N’oublions pas que ce qui nous paraît incompréhensible ici en Occident est monnaie courante en Orient. Les chrétiens, amis d’Assad qui leur servait de protecteur, vont sûrement payer au prix fort leur alliance dictée par la nécessité du moment. Ils vont donc avoir à choisir entre un sort cruel et terrible sur place et / ou l’exil. Et c’est ainsi que l’Orient arabe se videra de toute présence chrétienne alors que c’est sur cette terre que la religion de Jésus fit ses premiers pas. Hier soir, Canal + a diffusé un long reportage sur les acquisitions immobilières du Hezbollah libanais qui reprend les terrains des villages chrétiens à prix d’or…

     

    Après l’Irak que les chrétiens quittent en masse, voici venu le tour de ceux de Syrie et du Liban. C’est triste.

     

    Maurice-Ruben HAYOUN

    In Tribune de Genève du 2 août 2012

  • Terre Promise, terre interdite. Palestine, 1947, de François-Jean Armorin

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    Terre Promise, terre interdite. Palestine, 1947, de François-Jean Armorin (Tallandier, coll. Texto, 2010)

     

    Ce livre, vraiment passionnant, est une réédition d’un ouvrage paru au moment même de la naissance de l’Etat d’Israël sous le titre Les juifs quittent l’Europe… L’intitulé est évocateur : l’auteur, grand reporter dans un journal connu de l’époque, avait embarqué dans un vieux rafiot avec des milliers de migrants clandestins en direction de la Palestine, au nez et à la barbe des Britanniques qui interdisaient l’arrivée des rescapés des camps de la mort. Armorin raconte ce périlleux périple jour après jour : sa rencontre rocambolesque avec les membres de l’armée clandestine, la hagganah, le rendez vous pour se rendre dans une ville de la côte française, la vie à bord de ces vieux navires tout juste bons pour la casse mais qui retrouvaient chargés de milliers de réfugiés.

     

    A bord, l’auteur s’entretient avec les rescapés de l’Holocauste qui lui racontent ce qu’ils ont enduré. On lit aussi une description détaillée de l’atmosphère dans ce vieux rafiot sur lequel les repas distribués sont vraiment très parcimonieux : une soupe claire, quelques grammes viande ou de poisson et comme dessert deux ou trois figues… C’est qu’il fallait tenir, imposer la discipline à de pauvres hommes auxquels aucun outrage n’avait été épargné.

     

    Lorsque le bateau est arraisonné, le journaliste doit quitter le rivage de Haïfa après seulement quelques minutes passées en Palestine. Il est dérouté vers Chypre où les Britanniques ont parqué les réfugiés dans des camps entourés de miradors d’où les sentinelles ont pour consigne de tirer sur des fuyards. Nous sommes dans la période de l’immédiat après-guerre. Et la manière dont les Britanniques traitent les rescapés des camps de la mort est inexcusable.

     

    On lit un récit du détournement d’un bateau de réfugiés juifs vers Hambourg. C’est un événement historique mais on a peine à croire que l’on ramenait les victimes dans le pays de leurs bourreaux et tortionnaires. J’avoue que j’ai été secoué par des sentiments mêlés à l’égard des Britanniques en lisant ce chapitre, même si je connais ce douloureux passage. Mais le fait de lire le témoignage d’un témoin oculaire est nettement plus impressionnant que la découverte de ce fait dans un livre d’histoire…

     

    J’ai été étonné de découvrir dans ce livre quelques sagaces réflexions sur les vicissitudes du peuple juif et aussi quelques citations, notamment de Léo Pinsker (auteur du texte Autoemancipation) et de Herzl lui-même.

     

    Voici la première (p38) : le juif est pour les vivants un mort ; pour les autochtones un étranger ; pour les sédentaires un vagabond ; pour les possédants un mendiant, pour les pauvres, un exploiteur et un millionnaire ; pour les patriotes c’est un sans patrie ; pour toutes les classes de la société, un concurrent détesté…… Ainsi, notre patrie, c’est l’étranger. Notre unité, la dispersion ; notre solidarité, l’hostilité générale ; notre arme, l’humilité ; notre tactique, la fuite ; notre originalité, l’adaptation ; notre avenir, le jour prochain.

    Quel désespoir ! La seconde citation est bien plus curieuse puisqu’elle émane d’un journaliste viennois, le plus parisien de tous les Autrichiens qui couvrait la vie parlementaire française, un certain… Théodore Herzl lequel écrivait ceci en rendant compte de la pièce de Dumas fils, La femme de Claude :

     

    Le bon juif Daniel veut retrouver sa patrie perdue et et réunir à nouveau ses frères dispersés. Mais sincèrement un tel juif doit savoir qu’il ne rendrait guère service aux siens en leur rendant leur patrie historique (p 110)

     

    On croit rêver en lisant ces quelques lignes, il est vrai qu’après avoir vécu la dégradation publique d’un certain capitaine Alfred Dreyfus, le 5 janvier 1895 dans la cour de l’Ecole Militaire, le journaliste viennois, futur fondateur du nouvel Etat juif, changea totalement d’avis… Le cri du capitaine l’a touché : Soldats, on dégrade un innocent… Mais les cris d’une troupe forte de quatre mille hommes couvre la supplique du condamné . On lui lance un terrible : Mort aux juifs !

    Mais, tout de même, quel retournement des choses aux yeux de Herzl ! Chacun connaît la suite : rentré dans son hôtel, il s’enferme pour rédiger quelques notes qui seront le Judenstaat, l’Etat des Juifs (et non l’Etat juif). Herzl, en bon juif viennois assimilé, prisait peu les religieux !

     

    François-Jean Armorin poursuit ses narrations faites de témoignages mais aussi de comparaisons peu flatteuses pour les Britanniques qui sont assimilés aux Nazis qu’ils avaient eux-mêmes victorieusement combattus. Voici un petit passage significatif : Des hommes veulent rentrer chez eux. Cela gêne une puissante nation pour quelques raisons précises… Alors, on déporte ces gens, on les cerne de barbelés.

    Le jugement peut paraître excessif mais on le comprend mieux quand on se souvient d’une citation assez cynique d’Anthony Eden disant ceci : le monde n‘est pas basé sur la justice mais sur le pétrole… Les voilà les raisons précises !

     

    Un autre Britannique célèbre donnait du sioniste une définition peu flatteuse : Qu’est-ce qu’un sioniste ? Un juif qui donne de l’argent à un autre juif pour en envoyer un troisième en Palestine… Si tel avait vraiment été le cas, nous n’en serions pas là.

     

    Le livre ne se laisse pas résumer aisément car cela donnerait des parties fort découses. C’est l’auteur qui ne laisse pas de tenir l’attention. A cet effet, deux textes, dont un de Joseph Kessel, nous en disent plus sur un jeune reporter mort à l’âge de vingt-sept ans, lors d’uns catastrophe aérienne à Bahreïn, dans des conditions mystérieuses…

     

    In Tribune de Genève du 1er août 2012