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  • En Syrie

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    LA SITUATION EN SYRIE
    Comme je le disais il y a déjà quelques semaines, le sénateur John Kerry l’a répété de manière cinglante : Kofi Anan a lamentablement échoué dans sa mission en Syrie et, sans le vouloir d’intention première, il a permis à un régime scélérat de profiter de ce laps de temps pour continuer à réprimer à tout va.
    Les dernières exactions en date ont eu lieu dans le campus de l’université d’Alep où les troupes du régime ont pénétré , tuant au moins quatre étudiants et en arrêtant plus de deux cents autres.
    Le régime ne changera pas ni ne s’arrêtera , il faut changer de méthode. Dans ce contexte, un navire battant pavillon de la Sierra Leone a été arraisonné au large des côtes libanaises. Il est chagré de coneteurs bourrés d’armes destinées probablement à Tripoli pour ensuite être acheminées par la route vers la Syrie.
    Comme on a largement dépassé les 10.000 (ce qui est absolument dramatique) les puissances occidentales, avec à leur tête les USA, aidés de la Turquie, envisagent de plus en plus ouvertement l’instauration d’un couloir humanitaire qui sera une zone d’exclusion aérienne, à la frontière syro-turque.  Comme cette zone sera défendue par la force armée, il y a lieu de supposer que des brigades entières de l’armée syrienne feront défection puisqu’elles pourront trouver refuge quelque part, sans être vouées à la destruction par l’aviation et donc à une mort certaine.
    Décidément , ce printemps arabe n’avait de printemps que le nom : en Libye, les factions armées s’entredéchirent, en Egypte, la lune de miel entre l’armée et les révolutionnaires a volé en éclats, en Tunisie, les islamistes révèlent leur vrai visage…
    Quand donc tout cela s’arrêtera-t-il ?

  • Qu’est ce que le harcèlement sexuel ?

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    Qu’est ce que le harcèlement sexuel ?

    Voici un thème qui fait couler tant d’encre en France malgré l’entrée de la campagne présidentielle dans sa phase décisive. Il s’agit d’une décision du Conseil Constitutionnel, instance judiciaire suprême, qui examine si la législation en vigueur est conforme aux principes républicains. Et voici que cette autorité juridique absolument indépendante décide d’annuler la loi sur le harcèlement sexuel au motif qu’elle ne détermine pas avec suffisamment de netteté le champ d’application de la mesure. Du coup,  toutes les affaires en cours d’enquête et de procès disparaissent. On comprend l’émoi des associations féministes et des victimes, réelles, celles-là, qui voient leurs agresseurs profiter d’une mesure qui ne visait pas d’intention première à les amnistier…

    Qu’en est-il au juste ? Et pourquoi donc le Conseil a-t-il pris cette mesure, dans l’attente que le gouvernement fasse une autre proposition au parlement ? Autant il faut punir sans retenue les gens qui agressent d’autres personnes, femmes ou hommes, autant il faut être sûr de son fait. C’est là que la bât blesse. Hélas, la mesure qui se veut plus juste entraîne tout d’abord une injustice à l’endroit des victimes véritables. Car il y en a, même beaucoup, et ces victimes voient leurs tourmenteurs acquittés, que dis-je ? même dispensés de procès.

    Le Conseil a été sensible aux injustices entraînées par cette loi. A travers une affaire récente, on a vu des femmes dire, à tort ou à raison, qu’elles avaient été victimes de viol et de harcèlement sexuel. Ces plaintes sont malheureusement fondées, mais il arrive aussi que de prétendues victimes se jurent la perte d’un homme ou d’une femme, ruinant ainsi sa carrière et sa vie, au seul motif qu’ils ou qu’elles n’ont pas pu de lui ou d’elle ce qu’elles voulaient… Souvenons nous de ce petit fils accusant injustement son propre grand père, avant de se rétracter quelques années plus tard ! Même quand c’est le cas, l’opprobre reste indélébile, comme la malédiction de Caïn.

    Il arrive qu’un professeur qui ne note pas bien une personne, un médecin qui délivre pas le médicament qu’on veut, un avocat qui n’agit pas comme on le veut, se voient accusés d’un tel harcèlement. Je me souviens aussi du cas d’un grand chercheur, accusé par sa collaboratrice de harcèlement. Le tribunal l’a acquitté, mais une autre cour aurait pu agir autrement. On connaît la caractère aléatoire des décisions de justice.

    On connaît bien moins les dégâts irréparables qu’elles causent…

  • Les conséquences du choix de François Bayrou

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    Les conséquences du choix de François Bayrou
    On se demandera jusqu’au bout, et même au-delà, ce qui motive cette détestation, cette haine recuite de François Bayrou à l’égard de Nicolas Sarkozy, aux côtés duquel il a pourtant siégé au gouvernement. Leader jadis respecté du centre, Fr Bayrou s’est retrouvé tout seul après que Nicolas Sarkozy lui avait en 2007 ravi ses troupes, le transformant en un général quitté par son armée. C’est probablement ce cuisant souvenir qui a motivé sa décision, une décision non partagée par les troupes de l’électorat centriste qui est laissé libre de se déterminer.

    Il n’en demeure pas moins que le bulletin de Fr Bayrou, glissé dans l’urne dimanche prochain, aura une énorme valeur symbolique : l’ancien chef du centre, de l’ancienne UDF, quitte le candidat de la droite et se reporte sur celui de la gauche qui l’accueille plutôt froidement…
    Ce dernier a évité le piège que pourrait lui faire courir un tel soutien qui n’a rien d’un ralliement : le front de la gauche unie pouvant considérer comme un impardonnable crime cette acceptation d’un tel vote, Fr Hollande s’est empressé de le remettre dans ses vraies dimensions, à savoir très limitées ! Il n’a pas l’intention de modifier son programme qui demeure un programme de gauche, il n’a pas, non plus, l’intention de faire rentrer Fr. Bayrou dans son gouvernement.

    Il faut prendre acte de la décision de Fr Bayrou, même si cela semble s’apparenter à un suicide politique. Mais la haine partisane (pour reprendre un terme allemande comme Parteihader) prend des proportions inimaginables ! Vous prendre vos voix et vos députés, bref vous émasculer politiquement, c’est bien pire que de vous prendre votre femme… Pardon pour cette comparaison très osée. Je pense vraiment, que, comme dans la mythologie germanique, reprise par Wagner, le héros, condamné par le destin, ne lutte plus contre la fatalité et brûle ses vaisseaux comme le fameux complexe de Hagen … Mais même moi qui ne suis que philosophe, je sais que l’on ne peut faire du ressentiment le socle d’un projet ou d’un combat politique.

    Alors quelle sera la suite des événements ? Sans vouloir prophétiser, je doute qu’un tel écart puisse être rattrapé en quelques heures, à moins que se produise le miracle de la brindille sauvée des flammes, ou celui de hanoukka où une fiole d’huile a brûlé dans le temple, détruit par les Romains, huit jours au lieu d’un seul….
    Restent pour NS les législatives. Si le résultat de l’élection de dimanche est presque immuable, peut-être pourrait il y avoir une cohabitation…

    Maurice-Ruben HAYOUN
    In TDG du 4 mai

  • Le débat d’hier entre Nicolas Sarkozy et François Hollande,

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    Le débat d’hier entre Nicolas Sarkozy et François Hollande,

     

    Ce débat a dû battre des records d’audience, pourtant il fut trop long, confus et entre coupé d’interruptions et de réparties mal équilibrées. Au-delà des deux finalistes, les journalistes responsables de la conduite du débat n’ont peut-être pas été à la hauteur.

     

    J’ai l’impression qu’on a changé d’époque : c’est une habitude bien française, héritée de la république des professeurs et des avocats, de croire qu’une telle confrontation d’idées peut apporter la lumière, décider les électeurs et rendre le champ de manœuvre plus visible. Ce ne fut pas le cas.

     

    On n’en est plus à l’époque des débats entre François Mitterrand et Valéry Giscard d’Estaing, ni à l’opposition François Mitterrand et Jacques Chirac. Certaines formules ou réparties de ce temps là sont entrées dans l’histoire… C’est une ère nouvelle, aujourd’hui, les problèmes ont changé de nature, le champ politique s’est diversifié, le parti communiste a disparu, la droite lepéniste s’est rudement fortifiée et l’écologie a fait son apparition. En une phrase, ce n’est plus le même monde.

     

    Pourtant, on sent bien que c’est l’avenir du pays qui se joue, la forme que prendra ou ne prendra pas son identité, sa place en Europe et dans le monde. En une phrase, le bien-être ou la ruine de ses habitants, c’est-à-dire la pérennité du modèle français auquel, personnellement, je ne crois plus vraiment. Je repense à une expression ancienne de VGE, évoquant in petto une forme de société duale»

     

    Et ceci met en cause les élites. Il ne s’agit de désigner un coupable qui servirait de victime expiatoire. Nous n’en sommes plus au temps du règne d’une sorte de culte sacrificiel. Mais il y a un hiatus entre les classes sociales en France. Hier un important diplomate allemand me confiant son admiration pour les élites de notre pays. Il avait raison, mais ces mêmes élites devraient irradier davantage sur le reste de la population qui représente tout de même 95% … Usons d’un euphémisme : ce n’est pas une quantité négligeable !

     

    Alors que je pensais le contraire, je vais finir par croire qu’au fond le débat d’hier n’a pas fondamentalement changé la donne, même si rien n’est joué et que les électeurs se détermineront seuls dans le secret de l’isoloir. Cependant, je n’exclus pas un resserrement de l’écart.

     

    Le seul facteur déterminant, celui qui pèsera lourdement dans la décision finale des votants, c’est la crise. Ceux qui penchent en faveur du candidat du PS ne voient qu’une chose : la crise, l’incertitude de l’avenir, le saut dans l’inconnue et les bouleversements que cela implique pour la vie de chacun. Cette préoccupation est légitime. Mais ce qui l’est moins, c’est (encore une réponse très française) de confondre la crise avec les gouvernants du moment et de leur en imputer la responsabilité. Ceci est injuste.

     

    Mais qui se préoccupe de justice et de vérité ? Dieu certainement, mais pas les forces politiques.

     

    Maurice-Ruben HAYOUN

    In TDG du 3 mai 2012

  • Mythes, paraboles et allégories dans la Bible.

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    Mythes, paraboles et allégories dans la Bible.

    CONFÉRENCE A LA MAIRIE DU XVIE ARRONDISSEMENT

    Le 2 mai 2012 à 19 heures

    La littérature biblique comporte une diversité de genres littéraires.

    Nous avons deux grandes subdivisions réparties entre le judaïsme et le christianisme : la Bible hébraïque, d’une part, et les Evangiles, second testament, d’autre part.

    Dans la Bible hébraïque, le canon compte 24 livres : le Pentateuque, les prophètes et les hagiographes. Parmi cette dernière rubrique, nous découvrons une forme de littérature sapientiale, de la sagesse comme le livre des Proverbes, de l’Ecclésiaste, de Job, sans oublier une certaine partie du livre des Psaumes.

    Commençons par définir les différentes figures ou genres littéraires que sont les mythes, les paraboles et les allégories .

    INSISTER SUR LE SENS QUADRUPLE DE L’ECRITURE

    a) mythes.

    Veulent généralement rendre compte des origines, avant l’Ecriture de l’Histoire. Veulent nous informer de l’origine du mal, du sens de l’existence, la vie s’arrête-t-elle avec la mort ?

    Ce terme est généralement appliqué à la mythologie grecque, à l’Iliade et à l’Odyssée d’Homère qui fut l’instituteur de la Grèce comme Moïse le fut pour la Bible et le judéo-christianisme. Mais peut-on parler de mythes dans la Bible ? Oui et non. Pour les croyants, les récits bibliques n’ont pas l’inconstance des mythes, ne font pas intervenir un panthéon où figurent des héros divinisés. La Bible est considérée comme le document révélé du monothéisme éthique.

    Pourtant, cette Bible sur un mythe universel, celui du couple paradisiaque et de la création du monde. Cette cosmogonie est mythique.

    Mais le mythe n’est pas qu’un bavardage sans intérêt, il faut l’interpréter allégoriquement pour en extraire une certaine philosophie ou sagesse.

    Le mythe apparaît aussi dans le récit de certaines naissances miraculeuses, par exemple celle de Moïse ou de Jésus, où une providence divine particulière accompagne les premiers pas d’un héros appelé à un brillant avenir. C’est ce que Freud nommer le roman familial.

    Adam et Eve au paradis.

    Caïn et Abel

    Depuis le XIXe siècle, on a découvert l’épopée de Gilgamesh avec cette histoire du Déluge et du corbeau envoyé pour constater la baisse des eaux.

    La tour de Babel et la confusion des langues

    Abraham Sara et la naissance d’Isaac

    Sodome et Gomorrhe (visite des trois anges)

    Le combat de Jacob avec l’ange

    La ‘accession de Joseph à le vice royauté en Egypte : récit mythique de la promotion légendaire d’un Hébreu vendu comme esclave et devenu le maître de l’Egypte.

    Moïse et le buisson ardent

    Le veau d’or

    LES MURAILLES DE JÉRICHO

    Combat de David contre Goliath

    Daniel dans la fosse aux lions

    b) les paraboles

    Les récits paraboliques tant dans la Bible hébraïque que dans les Evangiles visent à édifier le lecteur, à lui transmettre par une image ou une métaphore une valeur d’ordre religieux.

    Les arbres se donnent un roi Jg 9

    Le riche et la brebis du pauvre 2S 12

    L’ajonc et le cèdre 2R 14.9s//

    La vigne Es 5 ; Jr 2 ; Ez 15 ; 19.10ss La vigne et les aigles Ez 17

    La lionne et ses petits Ez 19.1-10

    Les deux femmes, les deux alliances.

    Epître aux Galates 4 ;24

    Jésus, selon les évangiles synoptiques

    Jeûne et mariage, vin nouveau, pièce neuve Mc 2.18-22// Béelzéboul et l’homme fort Mc 3.22-27// Le semeur Mc 4.1-9,13-20// La lampe Mt 5.14-16 ; Mc 4.21 ; Lc 8.16 ; 11.33 La semence qui pousse toute seule Mc 4.26-29 La mauvaise herbe Mt 13.24-30,36-43 La graine de moutarde Mc 4.30-32// Le levain Mt 13.33 ; Lc 13.20s Le trésor et la perle Mt 13.44-46 Le filet de pêche Mt 13.47-50 Le scribe disciple et le maître de maison Mt 13.51s Le retour de l’esprit impur Mt 12.43-45 ; Lc 11.24-26 Les ouvriers de la onzième heure Mt 20.1-16 Les vignerons meurtriers Mc 12.1-12// Le figuier Mc 13.28-32// Le sel Mc 9.49s// Les serviteurs qui veillent Mc 13.35-37 ; Lc 12.35-40 L’œil et la lampe Mt 6.22s ; Lc 11.34-36 L’esclave de deux maîtres Mt 6.24 ; Lc 16.13 La paille et la poutre Mt 7.1-5 ; Lc 6.37-42 La maison bâtie sur le roc ou sur le sable Mt 7.24-27 ; Lc 6.47-49 L’esclave impitoyable Mt 18.23-34 L’esclave / l’intendant fidèle Mt 24.45-51 / Lc 12.42-48 Les dix vierges Mt 25.1-13 Les talents / les mines Mt 25.14-30 / Lc 19.11-27 Les moutons et les chèvres Mt 25.31-46 Les deux débiteurs acquittés Lc 7.41-43 Le bon Samaritain Lc 10.30-37 L’ami importun Lc 11.5-13 L’homme riche et ses projets Lc 12.16-21 Le figuier stérile Lc 13.6-9 La première et la dernière place Lc 14.7-14 Les invités au banquet Lc 14.16-24 La tour et le combat Lc 14.28-33 Le mouton retrouvé Mt 18.12-14 ; Lc 15.1-7 La drachme retrouvée Lc 15.8-10 Le fils retrouvé (« le fils prodigue ») Lc 15.11-32 Les deux fils Mt 21.28-32 Les noces Mt 22.1-14 L’intendant infidèle Lc 16.1-9 L’homme riche et Lazare Lc 16.19-31 Le maître et l’esclave Lc 17.7-10 La veuve et le juge Lc 18.1-8 Le pharisien et le collecteur d’impôts Lc 18.9-14     Jésus, selon Jean La nouvelle naissance Jn 3.1-33 Le pain du ciel Jn 6.25-58 Le bon berger Jn 10.1-16 La vigne et les sarments Jn 15.1-6

    C) Les allégories bibliques

    L’échelle de Jacob, avec ses anges qui montent et descendent.

    En conclusion, la Bible ne vise qu à édifier, transmettre une éducation morale et religieuse. Et se sert cet effet de divers genres littéraires comme le machal et son explication, le nimchal.

  • L’enquête sur la traque de Ben Laden hier soir, dimanche 1er mai sur ARTE.

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    L’enquête sur la traque de Ben Laden hier soir, dimanche 1er mai sur ARTE.

     

    J’apprends à l’instant, en regardant la télévision, que le président Obama s’est rendu en Afghanistan, un an jour pour jour après la liquidation du terroriste Ben Laden.. Les journaux insistent sur le côté communication de ce voyage, effectué en catimini, tous feux éteinte t dans l’avion et dans l’aéroport, afin de ne pas exposer le président inutilement..

    Mais ce qui est le frappant, c’est que nous avons entendu lors de l’émission sur ARTE d’hier soir, et en particulier les atermoiements des USA lors d’une si longue traque.

    Résumons nous : après avoir conquis Kaboul, les Américains, alliés des l’alliance du nord, ont lancé une véritable traque de Ben Laden, qu’ils poursuivirent dans les montagnes de Tora Bora. Et là nous découvrons les ratés de cette hyperpuissance qui se conduit comme un grand enfant.

    Des responsables de l’armée et du renseignement Us disent leur déception quant aux occasions manquées, au cloisonnement incompréhensible entre la CIA et le FBI, la quais interdiction d’échanger des renseignements, le refus d’envoyer 800 rangers pour pallier les carences de cette inénarrable armée afghane… Bref, le 11 septembre eût pu être évité si l’on avait agi autrement , d’autant que deux des terroristes de cette journée fatidique, notamment Mohammed Atta, étaient connus de la CIA.

    Ce qui est encore plus stupéfiant, ce sont les différents jalons sur la route de Ben Laden qui a organisé tant d’attentats alors que les USA s’interrogeaient sur les voies légales pour l’arrêter et le juger. Cette incroyable légèreté n’a d’égale que la duplicité largement attestée des Pakistanais qui n’ont jamais soutenu les USA de manière franche et massive.

    Faut-il faire confiance aux USA ? Faut-il compter sur eux pour assurer sa propre sécurité ? J’en doute, non pas qu’ils n’aient pas les mêmes valeurs judéo-chrétiennes que nous, la même sacralité de la vie, de l’insubstituabilité de l’individu, etc… C’est tout simplement qu’ils ne réagissent pas comme il faut, la où il le faut et surtout au moment où il faut.

    A en croire le reportage, Ben Laden aurait pu être neutralisé depuis belle lurette, ce qui aurait évité aux USA un traumatisme inoubliable. C’est leur mentalité. Comment vouloir respecter la légalité face à un terroriste qui s’est juré urbi et orbi votre perte, qui appelle à occire tous les Américains, civils ou militaires ?

    En fin de compte, c’est bien Georges Bush qui posera les jalons de cette liquidation de Ben Laden. Mais tout de même, le Pakistan détient la palme de l’infidélité et du mensonge : avoir eu le terroriste pendant des années chez eux à Abbottābād, tout près de la plus grande académie militaire, sans le savoir… C’est incroyable.

  • Un premier mai, pas comme les autres…

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    Un premier mai, pas comme les autres…

     

    Le fait que la campagne présidentielle se situe au tout début de ce mois de mai 2012 confère à la fête du travail une valeur particulière. En effet, mis à part le front national, les partis ne se montraient en ce jour sacré pour tous les salariés de la terre. On laissait aux syndicats ouvriers et autres le soin de défiler et de défendre des intérêts spécifiques. Cette fois-ci, c’est bien différent.

     

    La nouveauté vient de deux directions : la première est la décision d’un syndicat pro communiste qui a donné une consigne de vote de manière très claire. Jadis, on savait pertinemment pour qui les cadres de la CGT voteraient, c’est-à-dire contre la droite, mais cela n’était pas verbalisé aussi franchement. La deuxième nouveauté est la décision du président candidat d’organiser Place du Trocadéro un gigantesque meeting en faveur du vrai travail…

     

    L’expression peut surprendre mais elle vient bien de Nicolas Sarkozy qui entend ne pas laisser à ses adversaires le monopole de cette journée symbolique. Je l’ai entendu tout à l’heure sur BFM Tv, dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin qui a été très offensif, presque agressif. Il faudra d’ailleurs, un jour, revenir sur l’impact des journalistes dans toutes ces campagnes électorales.

     

    Que signifie la notion de vrai travail ? N.S. vise probablement ceux qu’il considère comme des privilégiés, dont le statut est protégé mais qui, en dépit de leur sécurité d’emploi protestent tout le temps. Il y entre 26 et 27 millions de population active dont six sont des fonctionnaires de quelque catégorie que ce soit. Les autres, l’écrasante majorité, travaillent dans le secteur privé et sont donc soumis aux aléas du marché qui, ces derniers temps, fluctuent sans cesse.

     

    Le chômage est une calamité. Il faudra absolument trouver de nouvelles voies pour le résorber et ouvrir des débouchés nouveaux. L’idée de NS de faire voter une loi, s’il est élu, garantissant à chacun le droit à une nouvelle formation professionnelle, est excellente