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  • Le premier tour des élections présidentielles en France

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    Le premier tour des élections présidentielles en France

     

    C’est assez incroyable ! Alors que la campagne a été d’une violence verbale inouïe, on se focaliser aujourd’hui sur tout autre chose : les réseaux sociaux vont ils divulguer les résultats du premier tour avant 20 heures et fausser ainsi le déroulement de l’expression des suffrages ? Pourra-t-on engager des poursuites contre les contrevenants ? Le comité électoral ira-t-il jusqu’à annuler les scrutin en cas de non respect de la loi ?

     

    On croit rêver, on se frotte les yeux pour y croire. A présent, parlons des sondages sur la validité et la fiabilité desquels circulent les rumeurs les plus contradictoires. Aujourd’hui, quelques grands titres nationaux vont jusqu’à parler de surpris, sans dire laquelle. Certains disent que le camp de François Hollande n’est plus si sûr de l’emporter et commence à flancher. D’autres affirment que la surprise viendra de Marine Le Pen et qu’ o’n risque de la retrouver au second tour. Sans dire au détriment de qui. D’autres, enfin, la créditent d’un score plus élevé encore en arguant de l’échec de Nicolas Sarkozy à regagner les lecteurs qu’il avait pris à ce parti en 2007.

     

    Bref, une chatte n’y reconnaîtrait plus ses petits. Alors que faire. Aller voter tranquillement sans se préoccuper de ce qui se dit. Et respecter l’expression démocratique des suffrages.

     

  • Intermède sanglant en Syrie

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    Intermède sanglant en Syrie

    Dans quelques décennies, nous ne serons plus là et les historiens diront que le peuple syrien, dans sa lutté héroïque pour se débarrasser du clan des Assad, a subi une très sanglante répression, au motif que deux puissances, siégeant au conseil de sécurité de l’ONU ont décidé de soutenir leur bourreau… C’est cela la vérité, rien d’autre.

     

    Comme chaque jour, j’ai suivi sur al-jazeera et al-arabiya les vidéos filmés dans les rues et les marchés de Damas et des autres villes. J’y ai vu le couple Assad jouant les belles âmes, offrant des paquets à des gens qui les embrassent et les prennent dans leurs bras. Une scène idyllique mais que les télévisions satellitaires arabes font suivre des vrais faits : les bombardements des villes, les incendies des maisons et la mort d’enfants, de femmes et de vieillards.

     

    On explique ce regain de tension par de nouvelles et nombreuses désertions de soldats qui retournent leurs armes contre leurs compagnons d’hier : on a donc affaire à une sérieuse partition de l’armée nationale où deux camps s’affrontent, les armes à la main.

     

    Les ministres arabes des affaires étrangères se sont réunis mais le Qatar n’est pas d’accord et n’accorde que 3% de chance de succès à l’envoi d’observateurs. Il menace d’aider le peuple syrien à se défendre : en clair, de fournir armes et munitions aux insurgés. Si cela arrivait, ce serait un véritable tournant dans la guerre. Et les jours des Assad seraient comptés.

     

    Que va-t-il se passer ? Nul ne le sait mais les espoirs d’un retour au calme s’amenuisent. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que les insurgés finiront par l’emporter, mais quand et à quel prix ? Le pays est ruiné, exsangue, je me demande même comment on paie les fonctionnaires…

     

    Attendons et voyons. Mais jamais le gouvernement de ce pays ne respectera le cessez le feu…

  • le mur de séparation entre Israël et les Palestiniens

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    le mur de séparation entre Israël et les Palestiniens

     

    Hier ou avant-hier, je crois, cela faisait dix ans que l’Etat d’Israël, pour se protéger des attentats, a décidé d’ériger un mur de séparation entre lui et ses voisins. Cela paraît effectivement assez désolant, voire même contraire à la vocation universaliste du message spirituel dont Israël se veut le porteur. Mais nécessité faisant loi, il fallut se résoudre à ce pis aller. Depuis l’érection de cette barrière de sécurité, les attentats ont, selon les experts, considérablement baissé au point de se situer à un niveau résiduel.

     

    Comment juger cette situation après une décennie ? Le mur ou la barrière, appelez cette séparation comme vous voudrez, signifie un peu un constat d’échec. Que l’on me comprenne bien : il n y a pas l’ombre d’un doute sur la légitimité des juifs à vivre dans leur patrie ancestrale. Et ce n’est pas la longueur de l’exil (deux interminables millénaires) qui pourra remettre en cause cette légitimité. Mais il faut adopter une attitude moins dogmatique de part et d’autre pour aboutir enfin à un règlement. Chaque partie doit traduire en termes rationnels sa propre mythologie, notamment d’essence religieuse, afin de dégager l’horizon. Envisager l’avenir sans s’en référer constamment au passé

     

    Mais imaginer un Etat juif entouré d’implacables ennemis et devant se replier sur lui-même pour ne pas être détruit, voilà une situation qui conduit à s’interroger non pas sur l’essence du sionisme mais sur la culture des pays environnants qui n’ont pas vraiment renoncé à leur projet initial : ne jamais accepter une entité politique autre qu’arabo-musulmane dans cette région du monde. L’exemple tragique des chrétiens d’Orient est hélas très instructif à cet égard.

     

    Rendez vous compte : les secousses qui ont balayé une bonne partie des régimes arabes, depuis Saddam Hussein (pour d’autres raisons) jusqu’à Ben Ali, n’ont pas vraiment donné lieu à un printemps, symbole d’une nature en pleine floraison et en paix avec elle-même. Ces secousses ont, au contraire, précipité tous ces pays dans l’incertitude la plus préoccupante. Et concernant le mur, la situation de l’Egypte conduit Israël a instaurer une nouvelle barrière, longue de plus de 200 km pour interdire les infiltrations à partir de la péninsule du Sinaï.

     

    Est ce que cette situation peut perdurer ? Evidemment, elle perdurera aussi longtemps qu’il faudra, mais elle met à mal les idéaux les plus sacrés d’Israël, la nature universaliste de son message éthique, la voix puissante des prophètes bibliques qui envoyaient leurs oracles jusqu’aux confins de la terre, eux qui inventèrent l’humanité historique, mettant à bas toutes les barrières (j’ai bien dit toutes les barrières)… Et voilà que leurs descendants, pour se protéger et survivre, doivent se couper , non pas du reste du monde, mais de leurs voisins immédiats, mus par une haine recuite qui paraît inexpiable….

     

    Alors, devons nous dire que la sécurité d’Israël, condition de sa survie, est devenue incompatible avec la vocation bimillénaire de ce même état d’Israël ? Ce serait terrible car cela signifierait que, pour exister, Israël doit renier les valeurs justifiant sa venue au monde et sa persistance dans l’Histoire. Dans son Histoire d’Israël Renan attirait déjà l’attention sur ce douloureux dilemme : quand on a été choisi pour écrire l’humanité dans son ensemble, on doit se sacrifier soi-même. C’est peut-être un peu excessif mais c’est bien vu…

     

    Relisez les premiers chapitres du livre d’Isaïe (VIIIe siècle avant JC), mon prophète préféré, et vous serez saisi par son humanisme illimité (le contraire des barrières), sa foi en D- et en l’homme et son enthousiasme débordant… Ce même Isaïe qui rêvait d’une montagne de Sion, où afflueraient les peuples, épris de paix et désireux de rendre hommage au Créateur dans la concorde et la fraternité.

     

    Sans vouloir le moins du monde critiquer nos amis israéliens, il faut bien dire que sur ces points précis, le sionisme trouve ici ses limites. Est ce la faute d’Israël ? Non point. C’est surtout l’héritage pluriséculaire d’un enseignement injuste, de siècles de haine religieuse.

     

    Si je traduisais le message d’Isaïe en langage de notre temps, je dirais qu’Israël est une chance, un espoir pour les pays arabes qui l’entourent. L’hébreu est une langue sœur de l’arabe, deux idiomes majeurs du groupe sémitique nord… La religion musulmane doit beaucoup à la révélation du Sinaï. Quant au développement économique et culturel à la fois, Israël a fait ses preuves, même loin de ses frontières, notamment en Afrique et en Amérique du sud. Pourquoi ne pas faire profiter les Arabes de la technologie israélienne ? Dessaler l’eau de mer, lutter contre la maladie, l’ignorance et la misère. Faire refleurir le désert, irriguer les cultures, former les jeunes aux métiers d’avenir au lieu de dépenser des sommes colossales dans un armement nécessaire à la survie…

     

    C’est ce même prophète Isaïe (dont Renan disait qu’il avait inventé le christianisme huit siècles avant Jésus) qui affirmait que, pour Israël, rien ne vaut la paix.

     

    Mais un autre prophète lui répondra, comme en écho, la phrase suivante : la paix, la paix, oui, mais elle n’est pas au rendez vous… (shalom, shalom we-eyn shalom)

  • Allons nous vers un gouvernement d’union nationale en France ?

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    Allons nous vers un gouvernement d’union nationale en France ?

     

    La question se pose effectivement puisque les deux candidats qui seront présents au second tour s’intéressent tout particulièrement à un troisième homme, au point de lui proposer même le poste de futur Premier Ministre ! Tout le monde aura compris qu’il s’agit de François Bayrou, l’homme qui rêve de devenir un jour président et qui, pour faire monter les enchères ( ?) décoche des flèches aérées tous azimuts.

    Je me demande sérieusement où va le pays… Certes, avec tout le respect et la considération pour le candidat du PS, il me semble que Nicolas Sarkozy est plus aguerri en raison des crises déjà affrontées et de l’expérience acquise au cours de ces dernières années. Mais une chose continue de m’étonner et de m’inquiéter : pourquoi cette incroyable dureté des uns envers les autres, cette virulence qui nous présente la politique comme un véritable jeu du stade où il y a forcément un vainqueur, mais à l’arraché, à la mode barbare, et où le candidat moins heureux gît inanimé à terre, les moustaches en croix ?

    D’aucuns s’étonneront de mon propre étonnement. Pourtant, l’une des raisons qui conduit les meilleurs parmi nous à refuser de s’engager politiquement tout en remplissant leurs devoirs de citoyens touche précisément à cette incroyable cruauté.

    Evidemment, je ne suis pas un naïf, les enjeux sont colossaux, tant au plan personnel que national. Mais tout de même ! Je viens d’écouter J-L Mélenchon chez J-J- Bourdin et l’empoignade était telle que j’ai préféré me lever… Et je ne parle même pas des déclarations incroyablement agressives de la candidate écologiste qui entend, en serrant les dents, chasser Nicolas Sarkozy de l’Elysée… A l’entendre, on en oublierait presque que NS a été élu régulièrement et avec une confortable avance sur sa concurrente ; On penserait que c’est un usurpateur qui nous gouverne depuis cinq ans !

    Alors, pourquoi donc François Bayrou, qui n’est pas en reste, s’acharne-t-il à attaquer ceux avec lesquels il a gouverné, il n’y a pas si longtemps ? Veut-il, par frustration, faire perdre son camp ? Là encore, c’est la dureté du jeu politique qui est en cause. Les hommes politiques sont trop cyniques. Si je leur disais la phrase suivante : il y a des victoires qui discréditent ceux qui les remportent et des défaites qui honorent (malgré tout) ceux qui les subissent… Ils ne me riraient pas au nez, mais me conseilleraient vivement de consulter un bon psychiatre.

    Il faut que cela change. Et si cette mentalité évoluait, plus d’hommes et de femmes s’engageraient en politique et il y aurait moins d’abstention. Mais c’est une utopie !

    Un vieux prophétique hébraïque du VIIIe siècle avant JC déplorait, en termes particulièrement amers, l’absence de vérité (wé-ha-émét né’édérét). On en est au même point.

    Je crains fort que quel que soit le futur élu on soit conduit à pratiquer une politique médiane, du juste milieu. Une sorte de consensus politique national.

    Et au fond, même sur un plan éthique, c’est la voie médiane, le juste milieu qui sont recommandés tant par Aristote que par ses commentateurs médiévaux.

    Mais donnez moi le nom de l’homme politique qui se préoccupe de morale…

  • Le coup de maître des généraux égyptiens : la candidature du général Omar Souleymane

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    Le coup de maître des généraux égyptiens : la candidature du général Omar Souleymane

     

    Depuis quelques semaines, tous les observateurs attentifs de la situation égyptienne, qui tarde à se stabiliser, se demandaient si les militaires, actuellement au pouvoir, allaient perdre la main au profit des Frères musulmans et des Salafistes qui ont obtenu les suffrages du peuple. On se demandait vraiment ce qui allait se passer et voici que quelques événements inattendus ont fait basculer le rapport de forces : d’une part , le candidat des Frères musulmans a été disqualifié parce qu’il ne remplissait pas certaines conditions et enfin, le plus important, l’homme de confiance du président Hosni Moubarak, le général Omar Souleymane, chef des services secrets, a présenté sa candidature à la présidence. Certes, cette candidature a été refusé par le comité électoral mais il existe une procédure d’appel et le général s’en saisira certainement.

     

    J’ai toujours pensé que l’Egypte constituait une heureuse exception au sein des pays islamiques et que ce pays comprend une classe d’intellectuels et d’hommes de culture qui tranche par rapport aux autres pays de la nation musulmane. D’ailleurs, la presse égyptienne ne souhaite pas qu’on considère les Egyptiens comme des Arabes. A un moment donné, lorsque l’Egypte avait été mise au banc des pays d’islam en raison de son traité de paix avec Israël, la presse stigmatisait les Palestiniens et les Arabes en général, leur reprochant d’avoir précipité le pays dans un conflit qui n’était pas le sien.

     

    Le corps d’Etat le plus organisé, le mieux préparé, le plus avancé dans la société égyptienne n’est autre que l’armée qui a toujours été le facteur économique le plus puissant et le mieux représenté dans tout le pays. Une blague a longtemps amusé les Egyptiens : quel rapport existe-il entre la chemise que vous portez, la voiture que vous conduisez et la télévision que vous regardez ? Les trois sont fabriquées, assemblées ou dirigées par… l’armée ! Dès lors, il est inconcevable que le futur élu ne soit pas issu de ses rangs ou, à tout le moins, ne soit pas d’accord avec elle.

     

    Le général Souleymane présente de nombreux atouts : c’est un homme éduqué et modéré, il a la confiance des USA et d’Israël, il sait tout sur tous car il fut le chef des services secrets, il inspire confiance aux régimes arabes modérés, allies traditionnels de l’Egypte, et surtout il est issu des forces armées. Or qui tien l’Egypte depuis plus de 50 ans ?

     

    Son unique point faible, mais il est considérable, c’est qu’il fut l’éphémère vice-président de Hosni Moubarak. Ce qui le déconsidère aux yeux d’une partie de la population. L’armée va-t-elle l’aider ? C’est probable ? Mais les généraux sont subtils, ils doivent avoir d’autres ressources dans leur gibecière. Ils ne lâcheront sûrement pas la proie pour l’ombre.

     

  • GÜNTER GRASS : Le délire d’un vieillard ou l’impuissance devant le verdict de l’histoire ?

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    GÜNTER GRASS :

    Le délire d’un vieillard ou l’impuissance devant le verdict de l’histoire ?

    C’est mon ami, l’ambassadeur allemand à Genève auprès de la conférence pour le désarmement (Abrüstungskonferenz) qui a, le premier, attiré mon attention sur le fameux texte de Günter Grass (Grassens Gedicht, avec le génitif) que la Süddeutsche Zeitung de Munich a finit par publier il y a quelques semaines et qui a suscité une vive émotion en Allemagne.

    Le prix Nobel de littérature y stigmatise le coupable silence de son pays et de l’Occident au sujet de l’armement nucléaire d’Israël et redoute que la livraison à ce pays d’un sous marin allemand lanceur d’engin ne fasse de l’Allemagne la complice d’une catastrophe.

    J’ai traduit ce texte ce matin même, mais cette traduction devra être affinée par moi-même dès que je cesserai d’être distrait par d’autres occupations. Ce texte prouve que son auteur a agi sous l’emprise de l’émotion, incapable de dominer l’histoire récente de son pays et à laquelle il a, en personne, vu son âge, pris part. Les Allemands nomment cela die Vergangenheitsüberwältigung, la maîtrise du passé, de la Shoah et du fait que l’Allemagne hitlérienne a mis le feu au monde.

    Pourtant, je ne condamnerai pas sans appel l’octogénaire auteur de si grands livres, tout en déplorant qu’il mette sur un même plan l’Iran des Mollahs dont le président actuel évoque publiquement la destruction de l’Etat d’Israël et ce dernier, l’unique démocratie du Proche Orient. Il n’est pas anormal que cet Etat, menacé de toutes parts par des voisins implacables qui se sont juré sa mort depuis sa création, se prémunisse contre les attaques.

    Mais fidèle à mes habitudes et respectueux de ma formation à la fois traditionnelle et philosophique, je chercherai, comme Spinoza, à comprendre plutôt qu’à m’indigner.

    Je pense que trois éléments principaux forment la trame de ce texte de Günter Grass : l’insupportable fardeau de la Shoah, l’amour-répulsion d’Israël (en allemand Haßliebe) et l’irrépressible désir de faire encore un peu parler de soi… Mais j’insiste surtout sur l’événement vécu, insupportable, dévastateur, avec lequel un homme normalement constitué ne peut pas vivre en toute sérénité.

    Et justement l’événement vécu, au sens d’événement majeur et marquant qui s’imprègne à notre mémoire de façon indélébile, se dit en allemand Erlebnis. Ce terme est intraduisible tant il recouvre de notions psychologiques difficiles à cerner. Mais l’essentiel est de pouvoir vivre chaque jour avec ces traces et cette mémoire. Soulager sa conscience d’un insupportable fardeau : c’est probablement ce qui expliquait déjà les «révélations» du prix Nobel allemand de 1999, Gûnter Grass, à la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).

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  • AHMED BENBELLA ET LA FRANCE

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    AHMED BENBELLA ET LA FRANCE

     

    Il est des hommes que la mort canonise en quelque sorte alors que leur vie, si riche en événements et en tribulations ne leur a pas permis de jouer concrètement le rôle auquel ils semblaient être destinés. C’est le cas d’Ahmed Benbella que les Algériens considèrent, aujourd’hui, après sa mort et après 50 ans d’indépendance, un peu comme le père du peuple algérien. C’est assez étrange car le fondateur du FLN et l’âme de la révolution algérienne n’a exercé le pouvoir que durant trois petites années et a passé plus de temps en prison et en exil qu’au pouvoir.

     

    Tout simplement, la France n’oublie pas que c’est sous sa présidence, en fait eu égard à une vacance du pouvoir que tant de Français et de harkis furent massacrés sans merci, donnant libre cours à des vengeances sans nom. Certes, au cours de l’été de 1962, l’armée française s’est retirée dans ses casernes et l’ordre public était assuré, si l’on peut dire, par l’ALN, c’est à-dire par d’anciens maquisards qui n’avaient aucune idée de ce qu’est un régime démocratique. Ils laissèrent faire et parfois même se livrèrent à des exactions contre leurs ennemis d’hier.

     

    Qu’aurait fait Benbella s’il avait su conservé le pouvoir et s’il avait préalablement réussi à neutraliser le boulonnant colonel Boumedienne, son ministre de la défense ? Nul ne le saura jamais car l’homme était imprévisible, prônant un socialisme et un tiers-mondisme qui n’existaient nulle part ailleurs que dans son imagination. Tout le monde se souvient de ces discours fleuves où l’improvisation était reine et où la logique et l’esprit de suite ne jouaient aucun rôle. Rappelez vous ce savoureux lapsus : hier, l’Algérie était au bord du gouffre mais demain nous ferons un grand en avant… Les observateurs s’étaient gaussés de l’impétueux président mais on comprend bien ce qu’il voulait dire : l’Algérie allait surmonter ce gouffre en se propulsant par dessus pour renouer avec le progrès et le développement.

     

    Cet homme, considéré hier comme le véritable père de l’indépendance a tout de même eu de la chance ; mourir à plus de 95 ans, survivre à tous ses ennemis et ses détracteurs, et savourer sa victoire en jouissant d’une vieillesse heureuse. Au fond, à l’époque de sa chute, ses adversaires auraient bien pu le faire disparaître, ils ne l’ont pas fait. Jadis, il n’y avait ni téléphone portable ni tribunal pénal international.

     

    La question que je me pose est la suivante : Benbella au pouvoir aurait-il pu mettre un terme à ce débat passionnel entre les deux pays, le sien et la France ? Aurait-il pu, lui qui parlait un arabe hésitant mais qui avait une bonne culture française, mettre l’Algérie sur la voie du progrès et tourner le dos, une fois pour toutes, au ressentiment et au passéisme.

     

    On ne le saura jamais. Ou pour parler comme les Arabes : Allah sait (Allah ya’lem)

  • Israël attaquera-t-il l’Iran par l’Azerbaïdjan ?

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    Israël attaquera-t-il l’Iran par l’Azerbaïdjan ?

     

    Il y a quelques jours Le Figaro se faisait l’écho d’un article paru dans la presse Us faisant état d’une curieuse transaction entre Israël et cette ancienne république soviétique, l’Azerbaïdjan : l’Etat juif, y lisait-on, aurait acquis tout un aéroport de ce pays, frontalier de l’Iran, afin de bombarder ses sites nucléaires et déjouer ainsi la défense anti-aérienne du pays des Mollahs…

     

    L’idée est intéressante mais elle pose un certain nombre de problèmes, notamment la faisabilité du projet et ensuite, pourquoi a –t-on divulgué de tels projets ?

     

    Certes, l’Iran est isole diplomatiquement et n’a pas beaucoup d’amis, mais on voit mal un de ses voisins, même assurés d’une impunité, toute relative, livrer un de ses aéroports pour attaquer un voisin. D’un point de vue purement stratégique, comment cette centaine d’avions, chasseurs-bombardiers israéliens, pourraient-ils survoler toute une zone aérienne, l’espace russe, sans être interceptée, à l’aller comme au retour ? Ou alors, cela impliquerait nécessairement un assentiment de la Russie, ce qui est loin d’être acquis.

     

    Venons en à présent à l’intérêt qu’il y avait à divulguer de tels préparatifs, si tant est que la nouvelle ait une once de vraisemblance … Selon les milieux informés, ce serait les USA qui auraient eu vent de l’affaire et souhaiteraient dissuader les Israéliens avant les résultats de la campagne présidentielle américaine. Ils auraient alors inspiré l’article du journaliste, contraignant l’armée de l’air israélienne à ajourner son attaque.

     

    Reste une troisième hypothèse, qui consisterait à mettre les Iraniens sous pression, les contraignant à réagir et à commettre une faut, laquelle justifierait ensuite de massives représailles.

     

    J’avoue ne pas savoir quelle solution choisir. Tout ceci reste enveloppé de mystère. Mais une chose est hors de doute : l’Iran ne pourra pas impunément menacer un pays.

  • LE MALI, QUEL GACHIS !

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    LE MALI, QUEL GACHIS !

    QUAND J’AI ECOUTE CE MATIN L’INTERVIEW DU CAPITAINE, AUTEUR DU PUTSCH AU MALI, JE N’AI PU M’EMPECHER DE PENSER A UNE PHRASE PLEINE DE BON SENS DE NIKITA KROUTCHEV : ON PEUT TOUT FAIRE AVEC  DES BAÏONNETTES, SAUF S’ASSEOIR DESSUS !

    C’EST EXACTEMENT LE CAS AU MALI, NON SEULEMENT CES MILITAIRES ECERVELES ONT PRIS LE POUVOIR SANS REFLECHIR NI ASSURER LEURS ARRIERES, MAIS EN OUTRE ILS SONT PROVOQUE LA SCISSION DE LEUR PAYS (GRAND COMME PLUSIEURS FOIS LA FRANCE) ET ONT POUSSE LES TOUAREGS A PROCLAMER LEUR INDEPENDANCE. ET CE N’EST PAS TOUT : CES MEMES TOUARGES, LAÏCS ET VOULANT LEUR INDEPENDANCE, ONT ETE EXPULSES DE PLUSIEURS AGGLOMERATIONS PAR DES SURVIVANCES D’AL-QAIDA QUI ONT AUSSTOT INSTAURE LA CHARI’A.

    CE QUI FAIT QU’AUJOURD’HUI L’ONU ET L’OCCIDENT, EN GENERAL, RISQUENT DE SE TROUVER ENTRAINES DANS UNE CAMPAGNE MILITAIRE AU FIN FOND DE L’AFRIQUE… SI, AU MOINS, CES MILITAIRES PUTSCHISTES AVAIENT FAIRE PREUVE D’UNE ELEMENTAIRE CIRCONSPECTION, NOUS N’EN SERIONS PAS LA !

    LES MALIENS FUYANT LE NORD DE LEUR PAYS POUR AFFLUER DANS LE SUD A BAMAKO VONT SUREMENT CONNAITRE DES CONDITIONS DE CATASTROPHE HUMANITAIRE, SANS MEME PARLER DE LA CAMPGANE MILITAIRE QU’IL VA FALLOIR MENER POUR DELOGER LES TERRORISTES DE LEURS CITES NOUVELLEMENT CONQUISES.

    ET CE N’EST PAS TOUT : LE RISQUE DE DESTABILISATION EST PRESENT. LA FRANCE NE VA PAS INTERVENIR MAIS ELLE VA FOURNIR DES MOYENS DE TRANSPORT AINSI QUE DU RENSEIGNEMENT POUR LES DONNER AUX ARMEES AFRICAINES QUI VONT DEVOIR FAIRE LE TRAVAIL. VONT-ELLES Y ARRIVER, CES ARMEES ? J’EN DOUTE. SOUVENEZ VOUS DE LA COTE D’IVOIRE ? MALGRE L’APPUI MIMITAIRE MASSIF DE L’ARMEE FRANÇAISE, LES FORCES IVOIRIENNES NE SONT PAS ARRIVEES A DELOGER LAURENT GBAGBO÷

    TOUT CELA PARCE QU’UN QUARTERON D’OFFICIERS AFRICAINS SONT PASSES A L’ACTION SANS REFLECHIR. IL AVAIT RAISON L’HOMME POLITIQUE FRANÇAIS QUI AVAIT DIT QUE LA GUERRE EST UNE AFFAIRE TROP SERIEUSE POUR ETRE CONFIEE AUX SEULS MILITAIRES… ENFIN, DE CERTAINS PAYS.

  • TURQUIE-SYRIE : L’IMMINENTE CATASTROPHE

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    TURQUIE-SYRIE : L’IMMINENTE CATASTROPHE

    CELA ETAIT PREVISIBLE, CELA PARAISSAIT INELUCTABLE, CELA S’AP^PELLE LA FUIT EN AVANT DE TOUS LES REGIMES AUTORITAIRES QUE NE PEUVENT SE MAINTENIR QU’EN ACCELERANT TOUJOURS UN PEU PLUS DANS LA REPRESSION, CAR ILS N’ONT GUERE D’AUTRE PERSPECTOVE. LA SYRIE DE BACHAR A ATTAQUE CE MATIN LA PRINCIPALE VILLE DE SYRIE APRES DAMAS, ALEP. FOIN DE L’ULTIMATUM DE L’ONU, FOINT DES MORTS ET DES BLESSES. BACHAR DEVELOPPE L’ARGUMENTATION SUIVANTE : PAS DE TREVE TANT QUE LES REBELLES N’AURONT RENDU LES ARMES ET NE SE SERONT PAS ENGEGES PAR ECRIT A NE PLUS TROUBLER L’ORDRE PUBLIC.
    ON CROIT REVER ! AUTANT DEMANDER A L’ARMEE SYRIENNE LIBRE DE PLACER DOCILEMENT SA TETE SUR LE BILLOT ET DE RENTRER SAGEMENT CHEZ ELLE OU LES SBIRES DE BACHAR VIENDRONT LUI OFFRIR DU LAIT ET DES DATTES COMME LE VOUDRAIT LA LEGENDAIRE HOSPITALITE ARABE.

    MAIS CE N’EST PAS TOUT. DURANT LA NUIT, LES FORCES SYRIENNES ONT BLESSE DEUX SYRIENS ET DEUX TURCS EN TERRITOIRE TURC, C’EST UNE GRAVE VIOLATION DES FRONTIERES, REPONDU M. ERDOGAN, DEPUIS LA CHINE O`IL EST EN VISITE. ALLONS NOUS VERS UNE CONFRONTATION ARMEE ENTRE LES DEUX PAYS ? ON ESPERE QU’IL N’EN SERA PAS AINSI, MAIS LES CONFLITS NE NAISSENT PAS DE LA VOLONTE DES HOMMES MAIS DE LA RUPTURE D’EQUILIBRE. M. ERDOGAN QUI NE PLAISANTE PAS AVEC LA NOTION D’INVIOLABILITE DES FRONTIERES A MENACE D’INSTALLER UNE ZONE TAMPON EN TERRITOIRE SYRIEN OU VIENDRAIENT SE REFUGIER LES FUYARDS ET LES OPPRIMES DU REGIME. CETTE ZONE SERAIT D’OTEE D’UNE EXCLSUION AERIENNE, CE QUI POURRAIT FONDAMENTALEMENT LA DONNE. CAR DES BRIGADES ENTIERES DE SOLDATS,N DESIREUSES DE FAIRE SECESSION, AURAIENT ENFIN UNE PORTION DE TERRITOIRE OU L’AVIATION DE BACHAR NE POURRAIT PAS LES ATTAQUER. MAIS COMME BACAHR EST ACCULE ET DONC PRET A TOUT, IL SE POURRAIT QU’IL BRAVAT L’INTERDIT, CONDUISANT TOUT DROIT A UNE GUERRE REGIONALE.
    LA GRANDE QUESTION EST ALORS LA SUIVANTE : QUE FERAIT ISRAËL ? L’ETAT HEBREU SE TIENT COI CAR LA STATU QUO JOUE EN SA FAVEUR. IL EN EST DE MEME DES MINORITES NON MUSULMANES SUR PLACE, QUI REDOUTENT QUE LA CHUTE DE BACHAR N’OUVRE LA VOIE AUX ISLMAISTES QUI RENDRAIENT LE PROCHE ORIENT CHRISTENREIN (VIDE DE TOUTE PRESENCE CHRETIENNE) ALORS QUE C’EST DANS CES MEMES PAYS QUE LA RELIGION CATHOLIQUE A FAIT SES PREMIERS PAS…
    MAIS LE PLUS INCROYABLE DANS TOUTE CETTE AFFAIRE, C’EST LA BEVUE DE KOFI ANAN QUI A VRAIMENT CRU QUE BACHAR LUI DISAIT LA VERITE.
    ET D’AILLEURS, SOMMES NOUS SURS QUE C’EST BIEN BACHAR QUI DECIDE A DAMAS, AUJOURD’HUI ?