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  • Nicolas Sarkozy et l’élection présidentielle.

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    Nicolas Sarkozy et l’élection présidentielle.

    Toue le monde se pose la question suivante : mais quand donc Nicolas Sarkozy va-t-il se déclarer et commencer à faire véritablement campagne ? Le camp de l’UMP s’alarme en réalisant que dans tous les cas de figure, c’est le candidat socialiste qui sortirait vainqueur de la confrontation avec son adversaire. Alors, les lieutenants du président le pressent de se déclarer et selon de très bonnes sources, généralement fort bien renseignées, il va le faire très prochainement, probablement la semaine prochaine…

    Mais a-t-il des chances de l’emporter ? Il semble qu’il ait méticuleusement préparé son entrée en scène, notamment avec cette longue interview accordée au Figaro Magazine où il évoque une série de référendums ainsi que des thèmes de société, comme on dit aujourd’hui, du genre : voulez vous du mariage homosexuel, alors dîtes ? Voulez plus ou moins d’immigrés, alors dîtes le ? Voulez vous l’acharnement thérapeutique ou non, alors dîtes le…… Et ainsi de suite.

    Mais je pense que le président a d’autres tours en réserve et lorsque son porte-avions quittera le port pour aller en haute mer, les sondages risquent de changer. Pour le moment, François Hollande creuse l’écart car, comme toute armée qui prend l’initiative, il a marqué d es points. Mais son adversaire ne réagissait, il était donc seul dans l’arène.

    Le problème est que la marge est étroite et que la crise économique la restreint chaque jour un peu plus. Mais il faut bien reconnaître une différence de fond entre les deux programmes, même si celui du candidat du PS et celui de l’UMP se laisse simplement deviner.

    Dans quelques jours, nous en saurons plus. Attendons et voyons.

  • Les contestations judéo-chrétiennes : l’antinomisme dans quelques épîtres de Saint Paul

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    Les contestations judéo-chrétiennes : l’antinomisme dans quelques épîtres de Saint Paul

    Conférence à la mairie du XVIe arrondissement de Paris

    Le jeudi 9 février 2012 à 19heures

    Les remous causés par la naissance du christianisme primitif :

    l’église d’Antioche et l’église de Jérusalem

    Paul, l’apôtre des prépucés et Pierre, l’apôtre des circoncis

    Livre de l’abbé Michel Quesnel Les chrétiens et la loi juive : une lecture de l’épître aux Romains (Cerf, rééd. 2008)

    L’esprit de l’épître aux Romains de Saint Paul, cette épître de l’apôtre qui a vraiment porté l’estocade au respect des lois juives par les juifs (ralliés à l’Eglise naissante) et parmi l’ensemble des païens, ayant rallié l’église :

    du pagano-christianisme.

    Judéo-christianisme

    Le meilleur exemple de la détermination de Paul est son épître aux Galates qu’il traite de tous les noms et leur demande même : mais qui vous a envoûtés ?

    Dans sa brillante lecture de l’épître aux Romains, l’abbé Quesnel dit d’emblée : l’épître aux Romains est par excellence l’écrit de saint Paul qui aborde front et la question d’Israël et celle de la foi. On peut difficilement avoir compris Paul sans s’y plonger… (p 7) Observation frappée au coin du bon sens.

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  • Le cas grec et le drame syrien

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    Le cas grec et le drame syrien

    Hegel a écrit en substance ceci : les années de bonheur de l’humanité sont les pages blanches de l’Histoire… En d’autres termes plus familiers, les gens heureux n’ont pas d’histoire !

    C’est pour ctete raison que la Grèce et la Syrie ne quittent pas, pour des raisons hélas très différentes, nos écrans radars. La Grèce ne parvient toujours pas à s’entendre pour faire des économies. La classe politique dans son ensemble est à blâmer : tant la droite que la gauche ont menti, maquillé les comptes de la nation, fermé les yeux sur la fraude fiscale massive, accepté les pratiques économiques et financières les plus blâmables. Aujourd’hui, on en voit les désastreux résultats : suppression massive d’emplois de fonctionnaires, réduction des retraites de près de vingt pour cent… Et ce n’est pas fini. En fait la Grèce est déjà hors de la zone Euro. Et ce sera très bien si elle la quittait officiellement, l’Europe n’a pas besoin de menteur ni de tricheur d’Etat.

    Pour ce qui est la Syrie, chaque jour apporte son lit d’horreur : on nous apprend ce matin la milice privée al-Chabbiha, mutile et achève blessés et médecins dans les hôpitaux de fortune, voire même dans les hôpitaux de campagne. Le clan d’Assad ne se rend pas compte qu’il ne peut pas écraser tout un peuple qui se soulève courageusement contre la tyrannie.

    Mais il y a pire, il y a le summum du cynisme criminel, celui de M. Poutine qui soutient qu’il faut laisser les Syriens régler leur différend entre, en d’autres termes s’entretuer sans témoin. La Russie et ses dirigeants actuels portent une lourde responsabilité devant l’Histoire. Il est vrai que dans l’esprit de M. Poutine, le spectre d’un soulèvement en Russie même est très réel : il redoute une intervention extérieure au sein même d e son pays et le cas syrien l’incite à la prudence. Mais guète à la solidarité humaine avec des gens qui souffrent et qui se font tuer.

  • le soutien criminel de la Russie à Bachar el Assad

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    le soutien criminel de la Russie à Bachar el Assad

    Il est indéniable que la Russie porte une lourde responsabilité dans les événements sanglants qui secouent la Syrie depuis plusieurs mois et qui se sont nettement aggravés depuis une semaine, car les morts se comptent désormais par centaines. Sans même parler de la Russie, il est affligeant de voir que les instances internationales censées stopper de tels massacres ne font rien : il faut revoir ces images d’amateur filmant les femmes et les enfants fuyant éperdument leurs habitations afin d’échapper aux obus et aux missiles. Quand on voit ces hommes, ces femmes et ces enfants fuir dans les rues afin de sauver leur vie, on se demande où peuvent bien être ces terroristes que Bachar entend combattre. En réalité, c’est le peuple qui se dresse contre un régime tyrannique et corrompu.

    Mais la Russie n’a-t-elle pas mieux à faire que de protéger ce régime ? Il est vrai qu’elle a avec lui des relations qui remontent au moins au milieu des années soixante, le fournit en armes et en munitions et utilise, grâce à lui, le seul port militaire lui donnant accès à la Méditerranée. Autant d’atouts qui ne sont pas négligeables. Mais quand on voit le prix à payer pour cela, on ne retient plus son écœurement. Tant de victimes qui tombent sous les obus des chars et de hélicoptères de combat ! Ce ne sont pas des opérations de police, mais bien des actes de guerre commis contre un peuple qui ne veut plus du régime qui l’opprime.

    Je pense que la Russie de W. Poutine n’échappera pas à un discrédit qui la poursuivra durant des décennies. Je pense que le peuple syrien, une fois libéré, se souviendra de cette action criminelle d’un pays, la Russie, responsable du massacre commis, grâce à son appui.

    Les Russes devraient se ressaisir, c’est un grand peuple, cultivé, muni d’une grande tradition et ennemi de la barbarie. Qui pourrait faire confiance à Bachar ? Personne.

    La Russie a un main une carte majeure : c’est elle qui a formé l’armée syrienne, qui l’ équipe et l’entraîne. On sait que quelques généraux de Bachar sont taraudés par l’idée qu’ils s’entretuent avec leurs anciens compagnons d’armes. Ils réalisent enfin que le principal obstacle n’est autre que Bachar. Et après tout on peut l’envoyer dans une Datcha finir le reste de ses jours quelque part au bord de la Mer noire

    Les Russes sont les seuls à pouvoir mettre en œuvre une telle opération. Qu’ils ne laissent pas passer cette opportunité.

  • Le nouveau procès d‘intention fait à Claude Guéant…

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    Le nouveau procès d‘intention fait à Claude Guéant…

    Le tintamarre médiatique artificiel provoqué par des affirmations prétendument scandaleuses, du ministre français de l’intérieur, M. Claude Guéant, nous ont tenus en haleine depuis ce week end, sans raison valable. Le discours que l’on peut lire dans son intégralité ( un peu moins de trente mille signes) a été tronqué par des esprits peu objectifs qui s’en prennent à ce ministre chaque fois qu’ils veulent atteindre, sans succès, le chef de l’Etat en personne.

    Arracher une ou deux phrases à leur contexte originel est peu glorieux et porte un nom: solliciter un texte. En parlant des civilisations ou des cultures, Cl. Guéant était bien dans le sujet qu’il entendait traiter et qu’il annonçait d’emblée : la France, ses valeurs et sa civilisation. Il ajoute que la prochaine élection présidentielle n’est pas une consultation électorale anodine mais déterminera même le choix de la France que nous voulons. Il se place, ce qui est son bon droit, aux côtés du futur candidat Nicolas Sarkozy : est-ce si étonnant puisqu’il œuvre à ses côtés sans le moindre incident depuis plus de dix ans : Place Beauvau, Bercy, l’Elysée et de nouveau Place Beauvau.

    Est-il surprenant qu’un si intègre serviteur de l’Etat, animé par des convictions spirituelles profondes et tellement proche de Nicolas Sarkozy, avance, étendard déployé, clamant ses convictions et son soutien à un homme qu’il a toujours secondé et accompagné dans ses plus grands combats politiques ?

    Si l’on veut bien me permettre une brève appréciation personnelle, le ton du discours est gaullien et m’a bien plu: son auteur trouve que la France dont il exalte à juste titre la grandeur, non seulement passée mais actuelle, n’est pas suffisamment mise en avant. Partout dans le monde, rappelle-t-il, les nations parlent de leur passé, de leur culture, de l’avenir de leur mode de vie. Sauf en France, curieuse version de l’exception française ! Claude Guéant est un homme qui ressent comme un honneur son appartenance à la nation française et à ses valeurs. Qui pourrait le lui reprocher ?

    Il stigmatise, sans la nommer ainsi, cette haine de soi qui affecte insidieusement le pays et ses habitants, les frappe soudain de langueur lorsqu’il s’agit de se confronter à son passé qui est loin d’être déshonorant et d’évoquer son avenir qui ne sera pas moins radieux que celui de ses voisins.

    Dans le même paragraphe, le ministre de l’intérieur français définit sa vraie conception de la patrie française, accueillante, n’exigeant pas de ses filles et de ses fils de sortir d’un même moule, leur laissant leurs convictions spirituelles et religieuses, sans tenir compte de la race ni du sang, leur demandant simplement d’adhérer à ses valeurs humanistes. Il n’y a là rien de scandaleux, quand on pense qu’en Amérique, un patriotisme sans faille est exigé de tous les nouveaux venus, tenus de se fondre dans le melting-pot national. La civilisation, ou plutôt la culture française (ces deux termes sont parfois interchangeables dans certaine langues européennes, notamment en allemand) est l’une des plus universalistes au monde. Elle fut la première lors de son acte fondateur de 1789 à insister sur la notion d’humanité universelle, d’égalité entre tous, octroyant à tout un chacun les mêmes droits et les mêmes devoirs. Devons nous en rougir ? Il faudrait une forte dose de cette fameuse haine de soi pour le faire…

    La sociologie de la France a beaucoup changé ces dernières années. Cette mutation a commencé depuis au moins trois décennies et l’on fait mine de la découvrir seulement aujourd’hui. Une immigration massive non européenne, livrée à elle-même, victime d’une politique de la ville sans discernement mais attirée par des industriels parfois peu scrupuleux, a fortement nourri un sentiment de frustration et d’abandon au sein des deuxième et troisième générations de ces hommes, venus chercher dans notre pays les clefs d’un avenir meilleur. Pour eux-mêmes et pour leurs descendants.

    Mais la France de ces années là était profondément divisée et envahie par ce sentiment de haine de soi qui la conduisait à renier son passé et à douter de son avenir. Quiconque manifestait alors le moindre sentiment patriotique était curieusement regardé, et se voyait taxé de nationalisme, quiconque en appelait à la grandeur de ce pays était considéré comme un demeuré. C’est contre toutes ces attitudes que Cl. Guéant s’insurge à juste titre : est-ce un crime ou une faute que de croire en son pays, en sa grandeur et en son avenir, ou de chanter la Marseillaise ?

    L’épine dorsale de la France a, depuis la Révolution, consisté en la séparation entre ce qui relève de Dieu, d’une part, et de César, d’autre part. C’est ainsi que ce pays a permis à des gens d’origines différentes de vivre ensemble et d’édifier une nation à la fois solide et solidaire. Dois-je rappeler que si Johann Gottlieb Fichte a rédigé ses célèbres Discours a la nation allemande afin de résister à Napoléon, plus pacifiquement, Ernest Renan s’est lui aussi interrogé sur l’essence de la nation, environ une décennie après la défaite de la France en 1870. Dans cette brillante conférence prononcée en Sorbonne devant un auditoire nombreux et attentif, le célèbre professeur d’hébreu et d’araméen du Collège de France, le collègue de Victor Hugo à l’Académie française, a évoqué ce lien spirituel, invisible mais Ô combien présent, qui relie certains hommes les uns aux autres et leur donne l’envie de vivre ensemble dans la liberté et l’harmonie. Ce fameux lien spirituel n’est autre que cet ensemble de valeurs dans lesquelles nous nous reconnaissons tous.

    Une nation, cl. Guéant le rappelle en termes simples mais clairs, n’est pas une étoffe bigarrée, faite de bric et de broc, sans lien entre ses différentes fibres, c’est un tout qui s’adapte, s’intègre et enfin s’assimile. Le ministre l’avait déjà écrit dans un bel article paru dans le journal Le Monde, il y a quelques mois. Le problème est que des nouveaux-venus habitent la France tout en refusant au fond d’eux-mêmes d’y vivre ou de s’identifier à son histoire. Or, il y a une différence fondamentale entre vivre dans un pays et y habiter, autant de différence qu’il y a entre l’intégration volontaire et harmonieuse, d’une part, et l’encapsulement, l’isolement, d’autre part. Je précise que le ministre a souligné que cette intégration ne saurait se faire au prix de ses croyances religieuses ou de ses convictions spirituelles.

    Mais chacun doit savoir qu’il est impossible de constituer ce que les Romains nommaient un status im statu (un Etat dans l’Etat) … Et c’est toujours cette même haine de soi, de sa propre culture et de ses propres origines, qui est à l’œuvre quand certains compatriotes refusent catégoriquement de défendre leurs valeurs, comme s’ils en avaient honte… Ce qui les incite à admettre ces comportements indignes que sont l’exclusivisme religieux, la mise sous tutelle de la femme, la privation de ses droits, le refus qu’elle soit examinée , enceinte ou malade par un médecin homme… Et de dire que cela est admissible dans certaines cultures ou civilisations…

    C’est alors qu’intervient la fameuse phrase qui fait débat : qui oserait soutenir que les talibans afghans (pour ne citer qu’eux) qui brûlent des jeunes filles, leur coupent les doigts car elles ont verni leur ongles, exécutent dans des stades pleins à craquer des femmes soupçonnées d’adultère, ont la même conception de la vie et de la dignité humaines que nous ? Il est évident que notre culture, la culture occidentale, notre civilisation, au sens le plus large du terme, tranche avantageusement par rapport à ce qui s’apparente à de la barbarie. Est-il interdit d’en parler ?

    Cela semble bien être le cas puisque quiconque ose le dire se voit accuser de xénophobie, voire de racisme…

    Quand on a des valeurs, on se mobilise pour les défendre. Et les valeurs républicaines et laïques de la France lui font honneur depuis au moins deux bons siècles.

    Quel mal y’a-t-il à le rappeler ?

    Maurice-Ruben HAYOUN

    In Tribune de Genève du 7 février 2012

  • L’anarchie sociale en France : Débat autour du droit de grève…

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    L’anarchie sociale en France : Débat autour du droit de grève…

    Les aéroports français risquent de connaître à nouveau l’anarchie la plus totale durant quatre longues journées (rien que cela !) en raison du projet gouvernemental qui consiste à les aligner sur les transports terrestres concernant le droit de grève : tous les grévistes qui entendent cesser le travail doivent se signaler 48 heures à l’avance…

    En principe, il n y a rien de mal à cela puisque l’on ne touche guère au droit d’arrêter le travail mais que l’on cherche simplement à protéger l’autre principe de la Constitution qui prévoit la liberté de mouvement et de déplacement  pour tous: voilà le véritable enjeu qui n’est pas, comme les prétendent les syndicats et certains partis politiques, une atteinte au droit sacro-saint de grève. Surtout dans un pays comme la France.

    En fait, ce faux débat permet de toucher au cœur même de l’organisation sociale française, caractérisée par la crispation, le raidissement et l’opposition exacerbées entre classes sociales. La Révolution française est demeurée inachevée aux yeux de certains qui poursuivent, encore deux siècles après, un combat d’arrière-garde, et aux yeux desquels ce que l’on n’obtient pas par les urnes sera exigible par la rue (manifestations, grèves, blocages, séquestrations, etc…)

    Ce que réclament les grévistes en tous genres, c’est le droit illimité de peser sur tous, de la pire des façons, tant qu’ils n’auront pas obtenu gain de cause. Or, la mesure gouvernementale ne vise qu’une chose : protéger les usagers, éviter la pagaille et la désorganisation. La France est pratiquement le seul pays d’Europe où l’acception d’une grève, son sens premier, est de gêner, de faire mal à tous sans distinction aucune…

    Voyez l’Angleterre : depuis le long passage de Me Margaret Thatcher, les Trade Unions ont été calmés par des mesures énergiques alors que ils étaient en passe de ruiner l’économie du pays. Voyez l’Italie où les salariés des transports ont droit de faire grève mais après avoir assuré le transport des gens de six heures à neuf heures du matin et le soir entre dix-sept heures et vingt heures. Tout le reste du temps, ils peuvent s’arrêter de travailler.

    Mais en France, la grève vise à gêner le maximum de gens, sans le moindre discernement. On se ne se soucie guère de la jeune mère célibataire qui ne sait comment garder ses enfants les jours de grèves des enseignants et qui risque de se mettre à mal avec son employeur… Et il en est de même des hôpitaux, des transports, des agriculteurs, etc… Souvenez vous des agents de sécurité qui ont fait grève au beau milieu des vacances scolaires, condamnant d’innombrables familles avec enfants en bas âge à errer d’un aéroport à l’autre.

    La fermeté du gouvernement a payé, ils ont dû se soumettre.

    Le ton peut paraître un peu ferme mais la situation l’exige. Savez vous quel est le salaire d’un pilote d’avion de ligne ? Je ne dis pas que ce n’est pas mérité, mais ce ne sont pas les plus malheureux.

  • Pauvre Syrie…

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    Pauvre Syrie…

    En fin de compte, Karl Marx avait bien raison en disant que les Etats du monde sont des monstres froids qui envisagent leurs propres intérêts à l’exclusion de toute autre considération, notamment éthique. Russes et Chinois ont une nouvelle fois bloqué un projet de résolution condamnant les violences contre les populations civiles, en dépit de la modération de ce texte. Lequel n’exigeait plus vraiment le retrait immédiat de Bachar el Assad et arrondissait les contours de sorte que le régime de Damas ne paraissait plus comme le principal accusé et le responsable de cette crise sanglante. Les opposants à la résolution exigeaient que l’on mît sur un même pied d’égalité le régime et ses ennemis… On croit rêver !

    Comme on l’a maintes fois répété dans ces articles, le régime de Damas ne partira pas pacifiquement. Hier, journée d’atroces répressions, les insurgés ont eu plus de deux cents victimes. Ces chiffres paraissent à peine croyables tant ils sont élevés. Il est clair que le conflit a pris depuis hier une nouvelle dimension. Les membres de l’ASL (al-djish al-souri al-hor) vont sûrement recevoir plus d’aide, des armes et des munitions de la part des ennemis du régime de Damas, ce qui va durcir encore plus le conflit. On va donc assister à une radicalisation des deux côtés.

    Et aussi à plus de victimes, hélas ! On notera que plus personne n’évoque le moindre dialogue national, plus la moindre lueur d’espoir d’une trêve.

    Vraiment, la Russie et la Chine ont pris une responsabilité écrasante face à l’Histoire. Certes, ce ne sont pas eux qui tuent dans les rues des villes et des villages, mais les Russes, notamment, continuent leurs livraisons d’armes au régime qui réprime à tour de bras.

    C’est très triste. Pas uniquement pour les Syriens mais pour nous tous.

  • La condamnation en appel de l’église de scientologie

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    La condamnation en appel de l’église de scientologie

    La justice française a eu la main lourde, hier en condamnant fermement l’église de scientologie, cette fois en tant qu’institution et personne morale, à près de 600.000€ d’amende et en infligeant à certains de ses dirigeants des amendes propres et des peines de prison avec sursis. Les chefs d’accusation sont particulièrement graves. Mais l’église en question a annoncé son intention de se pourvoir en cassation, voire même d’aller devant la cour de Strasbourg si elle n’obtenait pas cause de cause. L’affaire est donc à suivre.

    L’une des raisons qui ont mis cette église à mal est l’accusation très grave d’abus de faiblesse, accompagné de tentative de prendre l’argent de gens déboussolés, en désarroi, et auxquels, dit-on, on aurait soutiré d’importantes sous forme d’achat de produits. Il faut vérifier de telles dires, mais la cour d’appel semble être convaincue de son fait.

    En fait, il ne faudrait pas qu’une religion fût ni de près ni de loin, liée à des activités lucratives. C’est le point majeur qui a fait pencher la balance et sur ce point, les accusations émises par de nombreux anciens adeptes de l’église sont frappantes.

    Assurément, dans cette affaire, il fait obéir aux règles du débat contradictoire et écouter les deux parties. On a donné la parole hier aux avocats des victimes et aux gens qui combattent les dérives sectaires. On a aussi entendu les amis de cette église mais au lieu d’exposer les points de leur défense à venir, ils se sont contentés de dire que le verdict était injuste. In summa, les anti-scientologues étaient nettement plus convaincants que les adeptes de cette mouvance.

    Ce qui est encore plus grave, c’est que cette condamnation qui est d’une extrême gravité va encore plus porter atteinte à la réputation de cette église et ouvrir la voie, comme le disait l’avocat des plaignants hier, à une dissolution, voire une interdiction de ce mouvement.

    Attendons la suite.

  • La tragédie de Port Saïd hier…

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    La tragédie de Port Saïd hier…

    En Egypte, il se passe des choses étranges, ces derniers temps. Le conseil suprême d es forces armées semble en panne de stratégie et cherche, par je ne sais quels moyens, à ménager la chèvre et le chou. Visiblement, les militaires ont renoncé à peser sur le cours électoral et permis la victoire des frères musulmans et des salafistes, deux partis islamistes qui sont les ennemis jurés du régime Moubarak et de sa politique tant vis-à-vis de l’Occident que d’Israël.

    Mais le plus large défi auquel sont confrontés l’armée égyptienne et ses généraux n’est autre que l’élection présidentielle, car là, le pouvoir actuel ne saurait se laisser déposséder de ses prérogatives. On a déjà enregistré une déflection, l’ancien directeur général de l’AIEA de Vienne qui ne se présentera pas aux élections présidentielles puisqu’il n’a pas reçu l’assurance d’indépendance de la part des forces armées.… Récemment, un journaliste, enquêtant sur l’implication des militaires dans la vie économique posait ingénument la question suivante : quel est le point commun entre votre téléviseur, l’eau que vous buvez, la chemise que vous mettez et la voiture que vous conduisez ? Tous ces produits sont manufacturés par des sociétés contrôlées par l’armée…

    Certains pensent donc, sans preuves pour l’instant, que l’armée n’est pas étrangère à ce qui s’est passé hier à Port Saïd. Pour l’instant, ce ne sont que des rumeurs et il faut se méfier de ce type de spéculations dans un pays en proie à une révolution qui continue d’accomplir son effet dévastateur. Pour les adversaires de l’armée, un tel embrasement trahit une visée préconçue : à la faveur des désordres, l’armée reprendrait tous les rênes du pouvoir et se maintiendrait ainsi, arguant de l’absence de maturité du peuple et du danger que représentent les désordres sanglants, la situation économique aggravée venant renforcer le tout.

    Qu’il s’agisse de spéculations ou de faits avérés, la situation est grave et les incidents plutôt horribles. Une révolution de quelques mois ne saurait effacer une mentalité qui dure depuis de 60 ans…

  • Marine le Pen a eu tort de se rendre à Vienne…

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    Marine le Pen a eu tort de se rendre à Vienne…

    En se rendant à une rencontre de gens peu recommandables à Vienne, Marine a probablement compromis ses chances de faire un score à la présidentielle, voire même de pouvoir se présenter et d’avoir ainsi les signatures requises. Ses réactions courroucées à l’égard de ses contradicteurs et ses menaces de les poursuivre n’y feront rien.

    Voici une jeune femme (pour laquelle je n’aurai jamais l’intention de voter) mais dont je suivais avec attention les efforts en vue de moderniser et rendre plus attrayant le parti hérité de son père, mais qui retombe dans la marmite en entretenant des amitiés ou des connivences avec des gens qui font lui faire perdre le peu de capital qu’elle avait amassée.

    L’UMP, d’une part, les partis de gauche, d’autre part, surtout M.Mélenchon qui chasse sur les mêmes terres qu’elle, ne la lâcheront pas. Par ailleurs, lorsque les tirs au canon commenceront, ses intentions de vote vont fondre comme neige au soleil.

    Voilà une fille qui avait en main la possibilité de recomposer le paysage politique français et qui a galvaudé ses chances pour un pas de deux…