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  • Silvio Berlusconi va nous manquer

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    Silvio Berlusconi va nous manquer

    On a beau dire que Berlusconi a ruiné l’Italie, fait d’elle la risée de l’Europe et du reste du monde, une chose demeure : ce sont les Italiens qui l’ont élu et gardé à la tête du pays pendant deux décennies. Ce qui signifie qu’il existe une correspondance entre les électeurs et leur élu, entre le génie national et le caractère d’un leader.

    Berlusconi est comme les Italiens, que personnellement j’aime beaucoup. Mais je ne leur confierai jamais rien de sérieux, sauf à des Italiens du nord à des ressortissants de la Suisse italienne. Pourquoi ? Parce que leur conception de la vie et du monde est certes belle mais largement irresponsable.

    Cela fait des années que Berlusconi nous fait tous rire, cet ancien vendeur d’aspirateurs qui a su capter l’attention de ses compatriotes, a connu une ascension fulgurante et a pu donner à son pays une stabilité gouvernementale inconnu jusqu’ici. A quel prix, certes, mais il y est arrivé.

    Je le dis et le répète ; tous les pays d’Europe font naturellement partie de l’Union Européenne, qu’ils y soient déjà ou qu’ils cherchent à y entrer ; mais tous ne peuvent pas faire partie de la zone Euro qui est devenue une Euro-Mark. Avec la rigueur germanique qui convient et qui est très bien, je m’empresse de la dire…

    Quant à l’Italie, on a changé le capitaine mais pas l’équipage puisque le parti de Berlusconi dispose de la majorité dans les deux chambres. Mario Monti est donc à sa merci. Et je gage que lors de prochaines élections après l’intermède technocratique de Mario Monti, l’Italie adorera de nouveau Berlusconi car il incarne, qu’on le veuille ou pas, une partie d’elle-même.

  • Honneur à la Ligue arabe !

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    Oui, vous avez bien lu, je ne suis pas tombé sur la tête. Pour une fois, je me vois heureux de tresser des couronnes à la Ligue Arabe qui a enfin pris la décision de suspendre la Syrie et qui va sûrement exclure prochainement le régime syrien actuel. Certes, ce sont l’Arabie Saoudite et ses alliés émiratis qui étaient à la manœuvre (d’où le saccage de l’ambassade saoudienne à Damas), désireux évidemment d’affaiblir au sein de la région un régime allié de l’Iran des Mollahs et d’où partent un certain nombre d’éléments inquiétants. Mais la Ligue Arabe va plus loin…

    Aiguillonnée par l’Arabie, alliée solide des USA, la Ligue a décidé de recevoir l’opposition syrienne et envisage déjà une transition vers un autre régime . C’est le début du processus qui a mené Kadhafi et son clan à leur perte. Du coup, la voie vers le Conseil de sécurité est grand ouverte. Cette dernière instance n’hésitera plus à prendre des sanctions et on voit mal la Chine et la Russie opter pour un régime que tout le monde désavoue, y compris le monde arabe.

    Ainsi donc, la Ligue arabe renoue avec une tradition démocratique et humaniste qu’on ne lui connaissait pas. En son sein, seuls le Liban et le Yémen ont fait cause commune avec le régime de Bachar el Assad.

    Hier soir j’ai regardé en direct l’ambassadeur syrien auprès de la Ligue arabe au Caire faire une conférence de presse pour stigmatiser la décision de cet aréopage. IL a tenté de se draper dans un panarabisme éculé pour dire que son Syrie s’est toujours trouvé aux avants postes de la lutte.

    Le monde a changé, cela ne fonctionne plus. Ce monde a vécu durant des décennies dans des illusions plus ou moins fortes d’où personne n’a réussi à le sortir. Et là, miracle, il se réveille et estime que 3500 morts en Syrie, cela suffit et c’est trop. Or trop, c’est trop.

    Donc, honneur à la Ligue Arabe. En espérant qu’elle étendra cette étonnante et nouvelle lucidité à d’autres dossiers aussi brûlants de la région.

  • La journée de la gentillesse

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    Oui, voilà un mot bien galvaudé, moqué même et pourtant si indispensable. Au début, quand nous étions enfants, dire de quelqu’un qu’il était gentil équivalait à un compliment sincère et bienvenu. Aujourd’hui, dire de quelqu’un qu’il est gentil revient à dire qu’il est naïf, bref que c’est un benêt, pour ne pas dire plus.

    Comment en sommes nous arrivés là ? Tout simplement à cause des tensions sans cesse croissantes au sein de nos sociétés mues par l’individualisme et la volonté de réussir à tout prix, coûte que coûte, même si nous devons marcher sur les autres

    Je pense à ceux qui ont dit que la gentillesse, c’est de la bienveillance or cette qualité est celle qui est censée avoir guidé le Créateur lors de la genèse de l’univers. Un monde sans bienveillance, sans héséd, sans gratia, ne saurait subsister.

    Le philosophe français Emmanuel Lévinas expliquait que mon moi ce sont les autres. Quel altruisme, presque inimaginable aujourd’hui où tout un chacun cherche à préserver son pré carré, au détriment des autres. Mais il y a plus encore : Lévinas a parlé des traits du visage de l’Autre, de notre frère humain, dont le regard doit nous ralentir dans notre joyeuse prise de possession du monde.

    Que de regards tristes et impuissants, que de mines déçues et empreintes de regrets et de frustrations chez notre prochain lorsque nos succès l’écrasent ou les siens nous mettent mal à l’aise.

    La gentillesse est censée nous aider à surmonter cet individualisme forcené qui voit dans l’Autre un obstacle, un frein, une pierre d’achoppement… Mais hélas, comment faire pour y parvenir. Voyez simplement le monde politique où les candidats feraient tout pour se faire élire ou réélire.

    Pourtant, il y a des victoires qui déshonorent ceux qui les remportent et des défaites qui grandissent moralement ceux qui les subissent.

  • Israël et l’Iran

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    Israël et l’Iran

    Je me trouvais en Israël avant et après la publication du rapport de l’Agence pour l’Energie Atomique de Vienne. La presse et le monde politique se sont certes enflammés mais sans surprise, car cela fait des années que les Israéliens savent très précisément ce que concocte la République islamique et surtout ils sont très au fait de leurs ambitions régionales.

    Tout le monde sait et l’Iran en tout premier lieu que personne ne peut détruire un Etat et surtout pas l’Etat d’Israël, surpuissant et surarmé, peuplé une imposante partie de l’élite technologique mondiale, allié inconditionnel des USA dans la région. Par ailleurs, au plan technique, le moindre préparatif, la moindre tentative de mise à feu de quelque missile balistique que ce soit contre l’Etat hébreu, entraînerait la destruction totale et immédiate de l’agresseur. Et cela, les Mollahs le savent, même s’ils donnent parfois l’impression d’être pris au piège de leurs propres déclarations bellicistes. Il faut calmer le jeu.

    Le monde libre ne laissera jamais apparaître un Iran nucléarisé et cela les autorités iraniennes le savent, mais elles font tout pour négocier en position de force, une vaste zone d’influence qui inclurait le Proche et le Moyen Orient (Irak, Liban, Syrie, Palestine, Emirats, Arabie Saoudite etc…). Forts de cette influence, les Iraniens rentreraient dans le rang en raison de l’impatience de leur population qui commence à trouver les Mollahs fort encombrants.

    Mais le problème est que de telles conditions sont inacceptables aussi bien pour Israël que pour les Etats arabes dits modérés. Ce qui renverse entièrement les donnés du problème et risque fort de mener l’ensemble à une confrontation.

    Quelle forme prendra cette confrontation ? Là, les avis divergent. Certains optent pour des sanctions économiques encore plus fortes qui accomplissent déjà leur effet. D’autres sont tentés par des actions militaires. Il ne s’agira sûrement pas de frappes aériennes ni d’invasions terrestres. Mais il y a une foule d’options différentes : l’US Army est encore largement présente en Irak, pays ayant une longue frontière commune avec l’Iran… A partir de là, de nombreuses hypothèses sont plausibles sur lesquelles les états majors sont assez cursifs ces derniers jours…

  • L’exemple grec, suivi par l’Italie ?

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    L’exemple grec, suivi par l’Italie ?

    Jamais personne n’aurait pensé cela, à savoir que la Grèce aurait sciemment grugé le reste du monde et de l’Union Européenne en maquillant ses comptes, ses déficits et son endettement. L’UE serait elle une passoire, pourrait-ob y entrer sans montrer patte blanche, au risque de compromettre ensuite la bonne tenue de tout l’édifice ? C’est pourtant ce qui vient d’arriver avec la Grèce. N’oublions pas que l’Europe a récompensé cette filouterie en divisant par deux la dette privée de ce pays. M. Papaandréou a donc réussi sa mission puisque ses tergiversations ont fait économiser à son pays plus de cent milliards d’Euros. Absolument impensable.

    Et voici qu’) présent, on met ce pays sous perfusion jusqu’en 2020, pesant en toute naïveté que de vicieux le cercle deviendra vertueux. Quelle impéritie. Les Grecs ne pourront jamais payer ni rembourser, ni même appliquer les mesures imposées par Bruxelles. Il faut simplement leur demander de partir, non point de l’Europe, mais de la zone Euro. C’est hélas la seule solution. Ce pays qui n’a même pas de fiscalité ni de cadastre n’aurait jamais dû être admis au sein de l’UE.

    Il est temps de réparer cette erreur au lieu d’essayer de l’améliorer (Wiedergutmachung). Il est impossible que ce pays qui n’exporte rien (sinon de l’huile d’olive et du fromage de chèvre ou de brebis) puisse tenir dans la zone Euro.

    Le jour viendra où le gouvernement allemand changera d’attitude, Madame Merkel ne sera plus là et les Allemands refuseront de payer : ce sera soit le retour à l’Euro-Mark soit l’exclusion de la Grèce.

    Dommage pour Socrate, Platon et Aristote. Mais M. Papaandreou et ses amis l’auront cherché.

  • Mais où va la Tunisie ?

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    Mais où va la Tunisie ?

    Il est intéressant de noter que le parti islamiste, interdit sous l’ex président Ben Ali, refait surface à la faveur d’élections libres et atteint même une position prédominante. Il y eut, certes, des irrégularités dans l’expression des suffrages, mais elles n’ont pas inversé les résultats, ce qui signifie que c’est bien là l’expression populaire des votants.

    La question qui se pose désormais est celle du programme : une fois la victoire acuise, pour l’instant, quelle marche imprimer au nouveau processus démocratique ? En d’autres termes, le programme de refus de Ben Ali et de l’Occident qu’il représentait, peut il se traduire dans les faits et ouvrir la voie au pays vers la porspérité et l’exapansion économiques ?

    Ce n’est pas l’impression que j’en ai retirée hier soir en suivant en direct sur la chaîne Al-Arabiya une interviex d’un adjoint de Rachid Elghannouchi qui a tenu un discours assez confus sur les intentions de son parti. En revanche, ce qui apparaissait de manière quasi obsessionnelle, et de manière fort surprenante tant le sujet n’avait pas de rapport direct avec les questions, c’était la haine d’Israël, qualifié d’Etat guerrier, terroriste et occupant des terres d’autrui.

    les questions du journaliste étaient excellentes mais l’invité ne cessait pas de revenir sur cette obsession. On commence donc à se poser des questions sérieuses sur l’avenir de ce petit pays, dépourvu de richesses sérieuses et dont le seul débouché sur le monde sont l’huile d’olive et le tourisme. Or, ce dernier secteur est en plein marasme et il faudra tant d’huile d’olive pour remplir les caisses de l’Etat…

    Imaginez le nombre de juifs anciennement tunisiens qui aiment leur pays de naissance et qui y retournent chaque fois qu’ils le peuvent. Imaginez les USA et l’Union Européenne devant un tel programme ?

    Est ce la bonne voie ? Est-ce là le bon chemin ?

    Mais les habitants de l’ancienne Carthage ont encore le temps de se raviser et de confier leur avenir en de bonnes mains.

  • L’anniversaire de l’assassinat du premier ministre Itzhak Rabin

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    L’anniversaire de l’assassinat du premier ministre Itzhak Rabin

    Il y eut en effet, à la télévision et à la radio, mais aussi à la Kenését tant de commémorations pour honorer la mémoire d’un homme qui fut un grand héros d’Israël, un grand général, vainqueur de la guerre des six jours, Premier Ministre de son pays à des moments critiques de son histoire.

    Et pourtant, quinze ou seize ans après, les camps sont divisés, les uns jugent cet assassinat abject, d’autres ont eu le front de dire à la télévision qu’ils s’en réjouissent, même tant d’années après les faits.

    Mais c’est innommable : se réjouir du meurtre d’un Premier Ministre juif, dans un Etat juif, pas un meurtrier juif ! C’est inimaginable. Et pourtant j’ai bien entendu directement en hébreu de telles choses. Ce qui frappe, en revanche, c’est l’interrogation portant sur l’absence de mesures préventives, l’assassin ayant dit à maintes reprises, devant des amis et aussi sa petite amie (toujours célibataire et vivant chez ses parents) ses intentions d’en finir avec le Premier Ministre. Il y a aussi la part de responsabilité de l’homme qui prépara les affiches campant Rabbin avec un keffieh à la Arafat ou, pire encore, sanglé dans un uniforme d’officier SS… C’était trop. ET si l’ »on y ajoute certaines jurisprudences rabbiniques sur le persécuteur (rodef) que l’on a le droit d’écarter car il menace la survie de la communauté, la suite était inéluctable : il ne fallait plus se demander si on allait le tuer, mais quand on allait le faire. Et ceci est abject.

    Pour ma part, je me pose d’autres questions : la haute hiérarchie militaire (que je n’accuse nullement) a tout de même laissé passer quelques négligences. Je note aussi quelques ressemblances avec des Premiers Ministres qui ont chuté ou vont chuter à cause de pourparlers de paix ou autres :

    Ehoud Olmert s’est soudain retrouvé pris dans un maquis de procès de procès, curieusement juste au moment où il négociait en sous main avec la Syrie chez les Turcs et envisageait de leur rendre le plateau du Golan. Comme par hasard, il a été l’objet de tant de dossiers que seuls des officines spécialisées dans la collecte de renseignements pouvaient monter. Et ce n’est pas fini.

    Aujourd’hui, à l’ombre de la crise iranienne, ce sont deux anciens maitres espions qui sont soupçonnés d’avoir ébruité dans la presse des préparatifs de guerre contre l’Iran.. Je ne dis pas que c’est voulu mais ces coïncidences sont troublantes.

    En Israël, comme partout ailleurs, l’appareil sécuritaire a lui aussi ses préférences et sa politique et il ne laissera personne aller à leur encontre. Et il a peut-être raison…

  • Protéger le peuple syrien

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    Protéger le peuple syrien

    Oui, protéger le peuple syrien qui est livré, pieds et poings liés, à l’arbitraire d ‘un système tyrannique et sanguinaire. Ce gouvernement arabe actuel aura beau signer toutes les conciliations imaginables, il ne cédera jamais sur son principal atout ; le pouvoir et les avantages qu’il procure.

    Lorsque que je trouvais à Jérusalem avant-hier, j’ai vu à la télévision un assassinat en direct : un homme vêtu d’un tea short blanc était débout face à des soldats et lors de la séquence suivante, il était à terre, gisant dans une mare de sang. La troisième séquence nous le montre, sans vie, évacué par ses amis. A ses côtés, d’autres cadavres jonchent le sol.

    Selon le secrétaire d’Etat adjoint, des pays rabes auraient proposé à Bachar el Assad l’asile politique pour le convaincre de cesser la répression sanglante de son propre peuple. On ne peut plus parler d’un complot ni d’une main de l’étranger. Nous avions déjà évoqué ici même la désintégration de l ‘armée syrienne qui ne pouvait pas continuer de massacrer ses concitoyens sans réagir. Désormais, les déserteurs forment l’ossature de la contestation. On sent ici une contagion de l’exemple yéménite où les soldats du général rebelle el-Ahmar ont rejoint les rebelles.

    On ne comprend vraiment pas les réserves de la Chine et de la Russie, même si ces deux pays ne sont des modèles de démocratie et d’intégrité. Ce sont les mêmes qui défendent l’Iran des Mollahs.

    Est-ce un pur hasard ?

  • Retour d'Israël

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    Retour d'Israël

    Quel beau pays! Quelle joie d'y être! Quel bonneur et quelle joie d'y vivre s'exhale de ses habitants.

    Oh, je sais bien que les Cassandre habituels et pas seulement eux, vont se déhcaîner, mais pour une fois je suggère à tous ceux d'aller sur place et de vivre.

    Oui de vivre ce miracle d'une renaissance, de partager la joie de vivre des gens! Mais alors, me dira-t-on, et les Artabes? Eh bien, justement, les Palestiniens qui sont israéliens comme les autres, les juifs vivants dans leur propre pays, ne souhaitent pas rejoindre une entité plaestinienne ni à Ramallah ni ailleurs. Et ils le font savoir.

    Mais je vais plus loin: les gens de Ramallah et de Gaza devraient imiter le mode de développement d'Israël. Ils eront alors la branche arabe la plus évoluée et la plus démocratique du monde musulman.

    Je regardais de là où je me trouvais, les létévisions arabes, notamment syrienne et yémenit: mais halluciant! Alors qu'on y meurt chaque jour, surtout en Syrie, la télévision transmet le déchargement de bteaux chargés de victuailles!! C'est seulment le soir qur des ministres su la sellette viennent défendre la thèse éculée d'un complot dont seraient victimes leurs pays respectifs.

    Dès aujourd'hui, je comblerai les blogs journalisers manquants qui sont, is je ne trompe, y compris celui-ci, au nombre de sept.

    Un petit incident survenu hier: alors que notre avion était au-dessus de Roissy Charles de Gaulle, il y eut du brouillard et le pilote nous a emmenés à … MILAN où nous avons aterri. IL fit le pleinde kérosène et nous ramena à Paris une heure plus tard. Arrivée définitivé à Parigi à 0 heure!!

     

    MAis nous avons passé un bon séjour, en dépit de tout. Mais c'est la première fois que cela m'arrive.

  • Il est temps que les Grecs s’en aillent

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    Il est temps que les Grecs s’en aillent

     

    Oui. C’est la seule solution qui nous reste pour sauver la zone Euro et se défaire de partenaires aussi déloyaux qu’imprévisibles. Vous rendez vous compte ? Le Premier Ministre grec se rend à une réunion où ses partenaires européens se mettent en quatre pour sauver son pays au bord du gouffre. On consent tous d’énormes sacrifices puisque la Grèce gagne sans coup férir plus de cent milliards d’Euros, car les banques ont été contraintes de provisionner une grande partie de la dette privée de ce pays. Et que fait l’actuel Premier Ministre grec, de retour chez lui ? Il réduit à néant tout le travail accompli et dit qu’il ne continuera dans la voie préconisée par l’Europe que si le referendum qu’il organise (sans en avoir jamais soufflé un mot) va dans le même sens…

    Comment travailler avec de tels partenaires ? Le traité de Lisbonne prévoit en son article 4 que les Etats partenaires doivent être loyaux entre eux… Des chefs d’Etat aussi chevronnés que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont été floués sans s’en rendre compte. En effet, qui aurait pensé qu’il aurait agi comme un flibustier à la face du monde ?

    Il faut tout revoir de haut en bas. Rejeter la Grèce qui va sombrer dans les abîmes d’où plus personne ne pourra la tirer. S’occuper des autres pats inaptes à perdurer au sein de la zone Euro. Et renforcer l’axe franco-allemand.

    Il est angoissant de voir comment l’immixtion d’un pays comme la Grèce au sein de la zone monétaire européenne peut mettre en péril tout un ensemble. Mais les deux grands, la France et l’Allemagne ont bien situé l’enjeu : où ils se soumettent et on les garde ou ils tergiversent et ils s’en vont. Au fond, l’Europe a d’autres ambitions que celles de petits pirates ou de flibustiers qui ont maquillé leurs compte publics durant des années. Pour tromper leurs partenaires. ET finir par se leurrer eux-mêmes.