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  • La Grèce doit quitter la zone Euro

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    La Grèce doit quitter la zone Euro

    Oui, il est grand temps que les Grecs quittent cette zone monétaire pour laquelle ils ne sont pas faits. Ils ne remplissent aucune condition et menacent l’ensemble de leurs partenaires. Il est vrai que les Grecs ont soigneusement dissimulé l’étendue des dégâts, trompant le monde entier sur l’état de leurs finances.

     

    Mais ce qui frappe encore l’observateur imprtial, c’est la situation des citoeyns de ce pays qui n’en fnissent pas de devoir se serrer la ceinture. On ne peut plus aller plus loin ni demander des efforts supplémantaires. Encore un peu, et Athènes serà feu et à sang. Ce qu’à D- ne plaise ! Les gens n’ont plus rien. Le chômage avance à grands pas et on sait bien que jamais le Grèce ne pourra rembourser les 350 milliards de dettes qu’elle a accumulées.

     

    Français et Allemands se trompent en pensant que la Grèce sera un jour solvable. La France et l’Allemagne garantissent le fonds monétaire de stabilité d’Europe. Mais près de la moitié de sa dotation initiale serait engloutie déjà par les Grecs si l’on décidait de les sauver.

     

    Une commission européenne devrait mettre ce pays sous tutelle, réapprendre à ses nationaux à payer des impôts et instaurer une autre éthique politique.

     

    Cela me fait un peu penser à des voyageurs sur une barque ; l’un des passagers perce un trou dans la coque et lorsque ses compagnons de voyage s’en alarment, il rétorque que le trou est à sa place, la sienne, celle qu’il a payée. Ses compagnons répondent qu’en agissant ainsi, il agit contre tous les autres et que c’est la barque entière qui va chavirer.

     

    C’est exactement ce que les Grecs font. Ils devraient s’en retourner à leur monnais nationale, la drachme.

  • La victoire morale d’Israël

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    La victoire morale d’Israël et l’iade de l’Egypte et de la Turquie

     

    La première nuit passée chez lui. Gilad aura besoin de tant de temps pour se remettre et se reconstruire. J’ai écouté hier directement en hébreu le très beau et très émouvant discours du Premier Ministre Benjamin Netanyahou qui rendait hommage à la sagesse et à l’humanité multiséculaires du peuple juif et à sa religion qui, fidèle à l’adage talmudique, respecte la vie humaine et juge que quiconque sauve une vie, sauve toute l’humanité. Il a même parlé de la fête de la Tora de ce soir, cette Tora qui interdit la cruauaté et les mauvais traitements, tels ceux subis par Gilad, maintenu au secret durant tant d’années.

     

    Ce qu’il n’a pas dit mais que l’on pouvait décrypter en écoutant les dirigeants du Hamas, c’est que ce dernier est en perte de vitesse et avait tant besoin de redorer son blason, face à Mahmoud Abbas de Ramallah qui fit un grand show médiatique à l’ONU le mois dernier, relayé par l’ensemble de la presse mondiale. On pouviat avoir la même impression en écoutant Khaled Meschaal, désormais au Caire, car en Syrie le sol a tendance à treembler un peu sous ses pieds qui vante les mérites des geôliers du Hamas, qui ne furent pas répérés par les puissants technologiques de l’Etat hébreu… En réalité, le Hamas a été acculé à négocier et à passer sous les fourches caudines des généraux égyptiens qui exigeaient un tel dénouement.

     

    Hommage leur soit rendu pour leur aide et leur efficacité. Et c’est l’une de leurs télévisions qui a eu la primeur des déclarations de Gilad.

     

    Hommage aussi à la Turquie qui a aidé à sa façon, même si la lisibilité de son leader islamiste actuel reste assez floue. Mais après tout, les portes du repentir et de la fraternité sont toujours grand ouvertes.

     

    Ce soir, les juifs du monde entier vont se réjouir autour de la Tora de D-, une Tora d’amour et de fraternité dont le peuple d’Israël a fait l’apostolat au reste de l’humanité. Cette double libération devrait élargir les horizons et favoriser l’émergence une nouvelle pensée.

     

    Mais un fait mérite d’être souligné : plusieurs chefs d’Etat ont déjà lancé des invitations à Gilad et à sa famille, mais aucun prisonnier palestinien, élargi, n’en a reçue…

  • LA LIBÉRATION DE GILAD SCHALIT,UNE VICTOIRE MORALE POUR ISRAËL

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    LA LIBÉRATION DE GILAD SCHALIT,UNE VICTOIRE MORALE POUR ISRAËL

    Les gens ne réalisent pas vraiment ce que représente dans la tradition juive la libération, le rachat de prisonniers retenus en territoire ennemi. Il faut s’en référer à la Bible pour comprendre que même l’exil en pays étranger, c’est-à-dire dans des lieux non encore acquis au monothéisme d’Israël, peut s’assimiler à de l’idolâtrie. Il suffit de relire les passages du premier livre de Samuel pour voir combien David, contraint à l’exil en pays philistin pour échapper à la vindicte de saül, se lamente de vivre sous des latitudes qui ne respectent pas le même Dieu que lui.

    C’est, pour les juifs, un devoir religieux de faire léibérer ceux de leurs frères retenus prisonniers afin de les soustraire au danger d’assimilation religieuse. Depuis les temps bibliques, cette idée d’éloignement du territoire national sous la contrainte, c’est-à-dire toute forme d’exil, est considérée comme la pire des calamités. L’un des plus beaux chapitres du livre de Jérémie, contemporain de l’exil du VIe siècle, le chapitre 31, en fait état en présentant Rachel, symbole de Sion, pleurant continuellement l’emprsionnement de ses fils et réclamant leur retour. Le prophète lui adresse ces inoubliables paroles de consolation et lui recommande de ne plus vserser de larmes car Dieu respectera sa promesse et les fils reviendront dans leur pays (we-shawou banim li-gevoulam).

    C’est exactement ce qui vient d’arriver au jeune soldat franco-israélien Gilad Schalit qui rentre ebnfin chez lui. Pour les juifs, cette idée de retour traverse toute leur histoire et cristallise leurs espoirs depuis la chute du ruyaume d’Israël (les tribus du nord) en -721 avant JC jusqu’à nos jours. Cette udée de retour, de restauration et de rétablissement de l’harmonie originelle peut aussi prendre le nom de messianisme. C’est dire combien l’Etat d’Israël a consenti un immense sacrifice pour reconduire chez lui un jeune soldat cruellement séquestré, loin de chez lui, pendant 5 ans.

    Dans les prières préliminaires du matin, sont récitées des bénédictions du genre : béni soit celui qui désentrave les entravés, béni soit celui qui redresse ceux qui sont courbés, béni soit celui qui redonne la vue aux aveugles… Même un philosophe comme Moïse Maimonide avait chargé deux membres de sa communauté du Caire de collecter de l’argent afin d’obtenir la libération de juifs enlevés par des pirates… C’est dire combien cette tradition est ancrée dans la tradition juive. Mais le Hamas aurait tort de croire que le marché aux kidnapping lui est ouvert. A mon avis, il devrait plitôt se méfier, surtout ses chefs et leurs familles…

    Mais ceci n’est pas notre problème. En fait, Israël a remporté une immense victoire morale. Il a montré l’importance qu’il accorde à une vie, une seule, de ses fils. Il a donné plus de mille terroristes pour un jeune soldat. Mais on espère que cette liberté retrouvée redonnera à ces prisonniers des raisons d’espérer en la paix. Et de comprendre une fois pour toutes qu’Israël est chez lui et pour toujours.

    Il faut relire la prophétie de Nathan en II Samuel 7 ; 1-17 pour comprendre que cette promesse remonte à la nuit des temps. Plus de 3000 ans. Et dans la cité du roi David.

    Que soit béni le nom de l’Eternel, Dieu d’Israël qui a enfin permis le retour des prisonniers. Et je le dis de tous les prisonniers.

  • François Hollande, le PS et le centre

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    François Hollande, le PS et le centre

    Il semble que les contours du système politique de François Hollande se dessinnent avec un peu plus de précision. Il a hier mentionné n fugitivement le centre, mais cela ne veut pas dire nécessairement qu'il veut nouer une alliance avec ce que l'ancien Premier Ministre Michel Debré nommait avec mépris, le marais...

    Cette nouvelle devrait mettre du beaume au cœur de Nicolas Sarkozy car tout l'appareil du PS ne marchera pas derrière le candidat en raison de sa détestation de l'idéologie centriste. En effet, François Hollande a raison de dire que le chemin qui reste à parcourir sera long. Il ne pourra pas appliquer le programme du PS stricto sensu et les rancœurs, notamment des éléphants du Ps, qui s'étaient rangés derrière la dame des trente-cinq heures, sera forte. Or, nul ne s'entend mieux qu'eux à jouer les poids morts...


    Et l'UMP dans tout cela? Elle va reprendre la main après des semaines de silence forcé. La presse a subi ce que Renan appelait la fonction absorbante du Ps: les journalistes n'avaient d'yeux et d'oreilles que pour kes primaires du PS, ces mêmes primaires que l'UMP, aiguillonnée par son chef, a fait mine de mépriser. Et le réveil est douloureux.

    En fait, il faudrait que les partis de droite et de gauche se rapprchent et disent la vérité aux Français. Et la vérité c'est que nous ne savons pas où nous allons, le politique n'a plus prise à cent pour cent sur le réel. Il nous faut rentrer en nous mêmes, prendre nos dimensions réelles et retrousser nos manches.

    Il faut une nouvelle France comme il faut une nouvelle Europe.

  • Ka dynamique Hollande

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    Ainsi donc François Hollande a gagné et très largement. Etait ce une surpise? Non point et Martine Aubry ayrait dû se retirer, personne ne s'étant rallié à elle. Une dynamique Hollande est en marche, où s'arrêtra-t-elle? Nul ne le sait. Son auteur espère évidemment qu'elle le ménera jusqu'à l'Elysée. Mais qui sait ce qui va vraiment se passer. Mais une chose est claire: l'UMP a un problème et certains n'hésutent même plus à mettre un nom sur ce problème...

    La première question est de savoir si les blessures des primaires vont se cicatriser et si la vaincue du second tour va vraiment mettre tout le parti en ordre de marche pour son concurrent plus heureux. Ens omme, de devenir une simple exécutante. C'est très peu paobable. C'est pourquoi il ne faut pas exclure une démission ou un retrait momentané jusqu'à l'élection présidentielle.

    Comme je le notais dans le précédent papier, la droite est en recul, elle a raté une belle occasion de se manifester et de conquérir le terrain perdu. La faute majeure fut de minimiser les primaires, de penser que cela ne marcherait pas etc... En fait, on se demande ce que pense l'opinion de tout cela.`

    Et cette opinion est désespérément atone pour le président la République même si celui-ci dispose encore de nombreux moi spour reprendre le dessus et mobiliser ses troupes. Ne jouons pas aux porphètes, tant de choses peuvent se passer d'ici là.

    Mais une chose demeure incontestable: François Hollande a pris de l'avance et son programme est fin prêt. S'il réussit à neutraliser ceux qui, au sein du PS, le détestent et rêvent de lui mordre la poussière, il a des chances. Sinon, ce sera l'échec?

    Attendons et voyons la suite

  • FRANÇOIS FILLON ET FRANÇOIS HOLLANDE : ETUDE D’UN CONTRASTE ?

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    FRANÇOIS FILLON ET FRANÇOIS HOLLANDE : ETUDE D’UN CONTRASTE ?

    L’UMP commence tout juste à se réveiller et à réaliser que François Hollande (et pas nécessairement le PS) a pris une bonne longueur d’avance. Mais le premier à avoir pris conscience de l’erreur d’appréciation de son camp n’est autre que l’autre François, le Premier Ministre. Et comme d’habitude, au lieu  de s’en réjouir, cette lucidité n’a pas manqué de susciter quelques aigreurs dans d’autres lieux du pouvoir …

    Il semble qu’un certain nombre de points communs rapprochent (je n’ose dire : unissent) les deux François : le calme, la lucidité, la modération médiatique, la force de caractère et la retenue face aux attaques… Evidemment, les programmes différent considérablement, même si l’adversaire de Martine Aubry place la réduction et la maîtrise de la dette en tête de ses priorités. Il ne lui a échappé que le seul service de cette dette (accumulée par tous les régimes) engloutit une bonne partie des revenus de l’Etat.

    Certes, pour complaire à son camp et à la base de son électorat socialiste, Fr. Hollande -qui sait que le corps enseignant (écoles primaires, lycées et collèges) constitue, de tout temps, une citadelle du PS- a parlé (un peu inconsidérément) d’une recrutement massif dans ce secteur en cas de victoire : 70.000 enseignants supplémentaires viendraient alors grossir les effectifs déjà pléthoriques de l’éducation nationale… En fait, il le redit de moins en moins souvent et a dû gauchir (et non gauchiser) son discours pour ne plus prêter le flanc aux critiques acerbes d’une adversaire qui le taxait de mollesse face à la droite.

    Mais à y regarder d’un peu plus près, bien des détails montrent que le candidat du PS ira bien au-delà des limites de ce programme et lui donnera très probablement une touche personnelle qui en modifiera les contours. Il a dit maintes fois qu’on ne pouvait pas tout faire tout de suite. En gros, il semble s’être converti au réalisme économique et avoir compris que la France n’est pas seule au monde et qu’elle dépend de plus en plus de la conjoncture économique mondiale. Il suffit de voir comment Fr Hollande quel accueil François Hollande a réservé aux exigences infantiles de M. Montebourg pour s’en convaincre.

    François Fillon, pour lequel je ne dissimule pas un certain parti pris en raison de sa force de caractère, de sa ténacité et de sa persévérance, pourrait très bien s’entendre avec l’autre François. Je ne suis pas en train de préconiser un gouvernement d’union nationale (nous n’en sommes pas là et Nicolas Sarkozy n’a pas dit son dernier mot, loin de là), mais dans l’absolu ces deux hommes politiques qui ont une stature d’hommes d’Etat ont le souci de la France et optent pour un exercice apaisé du pouvoir. M. Fillon a conduit la politique de la France depuis plus de quatre ans sans à- coups majeurs. Son cabinet est admirablement bien dirigé : pas de bévue, pas de scandale,  Matignon est bien tenu et les apparitions médiatiques bien contrôlées…

    Même en annonçant sa volonté d’être présent dans le paysage politique de la capitale, M. Fillon n’a pas provoqué de vagues ; toujours cette même force tranquille, cette approche apaisée des questions et cette volonté de résoudre les problèmes sans accrocs.  Face à Anne Hidalgo, le Premier Ministre ne devrait pas se heurter à des difficultés insurmontables. Et la capitale pourrait évoluer autrement.

    En somme, pas de contraste. les deux François ne sont pas si éloignés l’un de l’autre, au plan des vertus éthiques et dianoétiques (pour parler comme Aristote) mais au niveau économique, le dirigisme (modéré) de l’un tranche par rapport au libéralisme de l’autre… Mais je n’oublie pas que l’un des parrains politiques du Premier Ministre n’est autre que le regretté Philippe Séguin, apôtre du gaullisme social…


  • Les pmrimaires du PS : l’erreur d’appréciation de l’UMP

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    Les pmrimaires du PS : l’erreur d’appréciation de l’UMP

    Plus on regarde les choses de près et plus on est convaincu que l’UMP a commis une erreur de jugement en se gaussant jusqu’au bout de la préparation des primaires par le PS. Tous ceux qui ont préténdu que le PS se donnait du mal pour rien sony obligés de reconnaître aujourd’hui l’évidence : le Ps a marqué des points et pris date alors que l’UMP, obéissant à l’injonction du chef de l’Etat, a baissé la garde et a commis une faute d’inattention qui pourrait lui coûter cher.
    ET pendant que les caciques de l’UMP se complaisaient dans dans une sorte de paresse intellectuelle, pour ne pas démentir l’analyse du chef de l’Etat, le navire socaliste, lui, prenait le large. Certes, rien n’est encore joué mais il se développe dans l’opinion, même de droite, l’idée que la majorité présidentielle n’a pas pris la mesure de l’enjeu et que le PS avait marqué des points, faisant émerger un nouveau leader, doté d’authentiques capacités de rassembleur.
    Or, de plus en plus d’électeurs se prennent à penser que l’actuel chef de l’Etat n’a peut-être plus cet allant qui mène vers la victoire et doutent de sa capacité à faire gagner son camp. Un ancien premier ministre a récemment fait part ouevrtement de son inquiétude, un ancien président du Sénat a carrément dit qu’un fossé se creusait entre le président et les élus… D’autres personnalités ont exprimé leur petite musique de manière plus feutrée en raison de leur impmlication directe au sein du gouvernement : nul besoin de les désigner plus clairement car  le premier a dit (avec justesse) que les primaires n’avaient pas que des inconvénients tandis que le second, très brillant sujet au demeurant, n’a pas écarté qu’il puisse lui aussi avoir un destin national…
    Le camp de la méjorité se lézarde et un nombre non négligeable mais pas encore alarmant de députés et d’autres élus commencent à se demander s’ils misent sur le bon cheval et si le chef de l’Etat ne gagnerait pas à changer radicalemenbt de style à défaut de changer de politique .
    Avant chaque élection cruciale, une certaine nervosité gagne les deux camps en lice, mais cette fois ci les choses ne se présentent pas sous un jour très favorable. Interrogés sur ce désamour qui affecte partiellement le chef de l’Etat, les Français mettent en cause le style, une certaine omniprésence audiovisuelle (qui s’est réduite depuis) et une excessive limitation de la respiration du Premier Ministre. La grande loyauté de ce dernier l’empêche de se présenter comme un recours mais si les sondages de ce début d’année continuent d’être si peu encourageants, cela pourrait donner des idées à certains.
    S’il veut conduire son camp vers la victoire, le chef de l’Etat doit, révérence gardée, changer de style et écouter les conseils que lui prodiguent ceux qui cherchent son bien et celui de la France. Des erreurs lourdes de conséquence ont été commises, notamment au sujet des primaires. Si on ne fait rien, on risque de se retrouver dans la situation de VGE en 1981.
    Attention ! François Hollande est très actif et ses amis ratissent large en cherchant à attirer même ceux qui ont toujours milité pour l’autre camp…

  • François Hollande, l’homme du rassemblement

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    François Hollande, l’homme du rassemblement

     

    Quand on a suivi jusqu’au bout l’émission de Jean-Jacques Bourdin de ce matin, avec comme invité, François Hollande, on repart avec l’impression que ce candidat a su transcender les clivages et les limites du parti socialiste et qu’il aspire sincèrement à diriger tout un pays, sans exclusive ni préjugés. Si j’ai bien compris, tout en appliquant le projet du parti dont il est issu, il saura le faire évoluer en faisant droit aux aspirations générales du peuple de France et non plus, seulement à celles du peuple de gauche. On est loin de la phrase malheureuse, je n’aime pas les riches ! Tant d’eau a coulé sous les ponts et l’homme a appris que tout ‘est pas blanc d’un côté, ni noir de l’autre. C’est ce que chacun perçoit, contrairement à sa concurrente qui donne d’elle une image plus restrictive, voire plus agressive. Un peu la dame des trente-cinq heures.

    François Hollande, un homme qui rassemble : certains signes ne trompent pas. Les ralliements, au sens noble du terme, de Manuel Valls, l’apport touchant et émouvant des voix de Ségolène Royal qui a su se dépasser et envisager sereinement l’avenir, et surtout le refus digne, opposé par le candidat aux prétentions de M. Montebourg qui a cru pouvoir peser… tous ces signes ne trompent pas. Et par dessus tout, cette seigneurie de soi-même qui conduit François Hollande à garder son calme, à tenir en place, sans s’emporter. Le philosophe allemand Hegel appelait cela la patience du concept… Et vous verrez, dimanche soir, l’avocat de Bourgogne cherchera par tous les moyens à se rapprocher de l’heureux élu afin de négocier un éventuel maroquin. Il agira envers lui comme il le fit jadis pour Ségolène l’invitant à la fête de la rose afin de se faire bien voir…

    Mais quand on considère l’avalanche des petites phrases de Martine Aubry on doute raisonnablement de sa volonté de réunir toute la gauche ou simplement le parti socialiste autour du nouvel élu, surtout si ce n’est pas elle qui l’emporte. Or, à moins que tout ne trompe, comme on dit en allemand, c’est François Hollande qui semble avoir toutes ses chances. C’est bien lui qui va l’emporter dimanche. Il n’existe, face à lui, ni réserve de voix ni d’arguments, de nature à faire pencher la balance dans une autre direction.

    Ce qui m’ frappé dans l’approche de François Hollande que je percevais autrement, précédemment,, c’est son aptitude à la nouveauté. Premier secrétaire du PS, l’homme était radicalement différent, plus occupé à se maintenir, à gérer des cas individuels, des ambitions personnelles contradictoires, qu’à élaborer une vision, un projet pour l’avenir. Aujourd’hui, depuis qu’il a quitté la direction du PS, c’est chose faite : et il va gagner.

    Gagnera-t-il face à Nicolas Sarkozy ? C’est une autre affaire. Mais il est évident q’il a le vent en poupe, même chez les électeurs du centre, y compris chez quelques partisans, les plus socialisants, de l’UMP. Nicolas Sarkozy devra changer de style. On sent des frémissements inquiétants dans son camp… Au fond, le meilleur mode de gouvernement, c’est le pluralisme. Tout le problème est alors d’éviter la paralysie. C’est peut-être le pari que François Hollande a gagné. Pour le reste, il convient d’attendre et de maintenir le cap.

  • La crise entre l’Iran et les Etats Unis d’Amérique

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    V

     

    La crise entre l’Iran et les Etats Unis d’Amérique

     

    Il semble que ce soit très sérieux. Depuis hier les autorités américaines parlent d’un complot ourdi par l’Iran des Mollahs et qui visait à assassiner l’ambassadeur saoudien à Washington. Si ces informations s’avéraient, ce serait très grave et les USA ont déjà annoncé leur volonté de réclamer des comptes au régime iranien.

    Qu’en est-il au juste ? Il est de notoriété publique que l’Iran tente, par tous les moyens, d’affirmer son influence dans une zone stratégique où l’Arabie Saoudite, alliée inconditionnelle des USA, a son mot à dire. Et l’on sait que le régime, fortement contesté à l’intérieur et ne comptant plus sur la Syrie à l’extérieur, se sent menacé : pour faire face, il est prêt à toutes sortes d’actions illégales en vue de se prévaloir d’un certain recul de ses adversaires.

    Mais tout ceci n’est pas nouveau : depuis des lustres, nous savons que l’Iran voit d’un très mauvais œil les Occidentaux reprendre pied dans une région qu’elle souhaite placer dans son orbite et en faire une sorte d’arrière-cour qu’elle contrôlerait en y installant des gouvernements à sa dévotion. L’Arabie Saoudite est la seule à pouvoir s’opposer à cela, avec l’Egypte, toujours traversée par un traumatisme post-révolutionnaire.

    Ce qui est nouveau, c’est la volonté américaine de réagir fermement et je le crains, de frapper l’Iran. Nous n’en sommes pas encore là, personnellement je ne le souhaite pas, mais l’Iran passe les bornes et il n’est même pas exclu que cette tentative d’assassinat soit le fait d’électrons libres au sein d’un régime, tiraillé entre deux impératifs contradictoires : donner l’impression en interne, pour la consommation intérieure, qu’il n’a rien perdu de sa posture révolutionnaire islamique, et faire très attention dans sa politique internationale car il se sent menacé… Chacun se souvient de la mise hors service de milliers d’ordinateurs de centrales nucléaires d’Iran, et de la mystérieuse destruction d’une base de missiles balistiques, pourtant nichée dans des montagnes réputées inaccessibles. ET cette mesure a accru de manière considérable la vulnérabilité de ce pays, désormais dépourvu de tout instrument de riposte digne de ce nom. Et nous ne parlons même pas des sanctions économiques qui étranglent chaque jour un peu plus l’économie du pays.

    Il est peu probable que le citoyen moyen iranien accepte de continuer à vivre avec de telles épées de Damoclès au-dessus de sa tête. Car cette fois-ci, l’épée risque de frapper…

  • FRANÇOIS HOLLANDE, LA REINCARNATION DE LA FORCE TRANQUILLE ?

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    FRANÇOIS HOLLANDE, LA REINCARNATION DE LA FORCE TRANQUILLE ?

    C’est l’impression qui prévaut lorsqu’on regarde François Hollande mener ce combat de la dernière ligne droite qui va le conduire à la victoire sur sa rivale Martine Aubry. Visiblement, la maire de Lille tente par tous les moyens, mais jusqu’ici sans succès, de le faire sortir de ses gonds, de lui faire perdre cette placidité qu’il continue d’incarner envers et contre tout. Traiter un homme de figure molle, sans nerfs, ni colonne vertébrale frôle l’attaque personnelle et fait figure d’argument ad hominem. Ce n’est plus du combat politique et c’est dommage. Il faut, comme disent les politiques, élever le débat…

    Au fond, comment se présentent les choses avant le dernier débat de ce soir ? Les sondages donnent l’avantage à François Hollande qui plaît incontestablement aux Français, bien au-delà du cadre du seul parti socialiste. Il a labouré en profondeur et s’est libéré de tout asservissement aux querelles internes qui font le charme des édiles. Il a poursuivi son chemin sans se préoccuper des uns et des autres. Et lorsque l’avocat bourguignon avait sottement voulu lui faire subir une interrogation écrite, signe d’une immaturité politique abyssale, il a dignement refusé de passer sous ses fourches caudines alors que sa rivale se livrait à de sidérantes contorsions exégétiques pour expliquer qu’elle disait exactement la même chose que le troisième challenger..

    Pour faire de la politique, il faut avoir des convictions et qu’on en a, on se mobilise dignement pour les défendre. On est d’ailleurs assez mal à l’aise en voyant  comment M. Laurent Fabius qui nous avait habitués à mieux, attaque sournoisement François Hollande, lui prête de noires arrière-pensées qu’il n’a pas vraiment (mentir aux électeurs, alliance avec le centre…) Certains devraient enfin comprendre que trois décennies nous séparent de  … 1981 !

    En fait, quand on jette un regard scrutateur sur l’attitude de François Hollande, on se  rend compte de son authentique proximité à François Mitterrand, sans que ce soit une posture circonstancielle. Il est la nouvelle incarnation de la force tranquille. Ce sera long et dur, mais la situation politique de notre pays rend nécessaire un débat de fond. Et il semble, aux yeux d’un nombre croissant de Français, que François Hollade y jouera un rôle majeur.