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  • Septembre 2011, bruits dotte au Proche Orient

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    Bruits de bottes du c[ote de la frontiere

    Bien avant l4incursion de terroristes sur la route d Eilat, a partir de la frontiere egyptienne du Sinai, des rumeurs, devenues persistantes ce jour, laissent entendre qu un embrasement general pourrait bien se prodiure a la frontiere entre Israel et Gaza, suite aux demarches en vue de proclamer de maniere unilaterake un Etat palestinien. Les memes sources pretendent que les Palestiniens, mneme de tendance modereem se livreront a une grande surenchere dans la violence afin de montrer a leurs amis, et meme bien au dela qu ils ne sont pas en reste dan une affaire qui leur tient a coeur depuis si longtemps. La rumeur poursuit en disant que c est dans cet agenda que lq soudqine deflqgrqtion des jours derniers trouve sa relle explication>

    Les services de renseignements ontm l autre jeudim suivi pas a pas le retrait des terroristes rescapes vers leur cache a Gaza a l aide de drones qui recurent finalement l ordre de les neutraliser< Ce qui expliaue, et la ce n est plus une rumeur, que les Israeliens n ont guere cru que le Hamas n etait pas i;plique dans l affaire>

    Que penser d une telle construction.... La region est gelas connue dans le monde entier pour dejouer tous les pronostics, defier les raisonnements les plus solides et aboutir toujours aux resultats les plus inattendus. Seul l avenir nous dira ce qui va rellement advenir.

    Mais, est a dire que la tension va perdurer jusqu lq dqte prevue pour le depot de la candudature a l ONU... Cela est inquietant car nul ne peut prevoir la reaction de Tsahal qui pourrait lui aussi avoir dresse ses propres plans.

    Chaue jour qui passe voit s eloigner tout espoir de paix. Depuis que je me trouve la ou je me trouve je commence a comprendre l inco;prehensible. Un mur semble se dresser devant l esprit.

  • Une nuit etrange dans le sud d Israel

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    Une nuit agitee dans le sud d Israel

    Quelle nuit. J avoue avoir eu peur non seulement pour moim nais aussi pour Laura qui tenqit qbsolument venir rejoindre sa tabte au Mochav quim je le rappelle, est a moins de 9 km a vol d oiseau de Gaza d ou partent tous ces engins destructeurs.

    Ce matin encorem vers kes six heuresm j ai nettement percu qutre iu cinq detonations sourdes  les unes toutes proches. On me dit que ce sont les qppqreils de l qrmee de l air aui netralisent les sources de feu. C est possible mais il me se,ble que ce sont des missiles qui continuent d arriver.

    Hier soirm je  n ai jamais autant tremble en fumant un cigare apres la fin du chabbat. Mes cousins r2unis autour de la table sur la veranda en riaient sans se retenir et me firent remarquer que cele ne les enpechait guere de vaquer  a leurs occupations habituelles. Je n etaia qu a moitie rassure< Parti me coucher vers minuitm le moindre bruit me reveillait lorsque je parvenais enfin a fermer l oeil. Quand je pense a tous ceux qui vivent ici et qui n ont nullement l intention d aller ailleurs

    En ecoutant la rdio de l armee hier tard dans la nuit les Gale Tsahal, j ai appris qu il y qvqit eu qu moins une victime a Ofaqim, a environ  15 km d ici. Je puis vous assurer que l on voit les choses autrement. Je me suis mis a reflechir et me suis souvenu du cas du regrette professeur Andre NHER qui qvqit quitte son pays la Frnce pour venir partager le destin d Israel.

  • Dans le sud d Israel

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    Dans le sud d Israel

    Je me trouve a 9 km de Gaza. depuis le debut de la matinee le secteur recoit des missiles dont j entends distinctement les detonations. J avoue aue j ai un peu d autant qu un qassam est tobe tout pres a Ofaqim. Mais ici autour de moi les Israeliens menent une vie normale. Je me demande comment ils font. Les abris sont ouverts mais pour le moment je pense que nous dor;irons tous dans nos lits.

    D apres les cousins, l armee de l air intervient sans cesse au dessus de Gaza. Je me demande vraiment si la pai verra le hoiur dans cette region. Espersons pour le moment que les choses se calment.

    Par ailleurs, demain regardez l emisssion de television sur FRANCE 7  vers 9 h 10. Passez une bonne nuit en esprerant qu il en sera de meme pour nous ici

  • L’attentat d’hier contre Israël : un tournant dans les relations avec l’Egypte ?

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    L’attentat d’hier contre Israël : un tournant dans les relations avec l’Egypte ?

    Toute la nuit la télévision et les radios n’ont pas cessé de parler de cet attentat qui aurait pu être bien plus grave si les terroristes avaient pu réaliser leur plan initial qui était de se faire exploser au milieu de nombreux passants, et surtout de touristes. Il semble aussi que l’attaque était destinée à enlever de nouveau un soldat car le bus attaqué transportait un certain nombre de jeunes soldats effectuant leur service militaire.

    Tout le monde revient ici sur la chute du raïs égyptien Moubarak car ce fait marquant a dégarni la frontière sud et a laissé la voie libre aux groupes d’al-Quaida qui envisagent de créer dans l’espace du Sinaï un émirat islamique. On ne sait toujours rien de la décision des généraux égyptiens qui dont constaté la détérioration de la situation sécuritaire dans le Sinaï après que le commissariat de police d’El-Arich a été attaqué par une centaine d’hommes armés et masqués. Les policiers ont été tués par les assaillants.

    Le modus operandi d’hier est nouveau et constitue un tournant, probablement. Comment de faux soldats égyptiens ont-ils pu ouvrir le feu sur le bus israélien alors qu’ils se trouvaient du côté égyptien, sous le regrad d’un poste de l’armée ? Les soldats égyptiens n’ont réagi qu’après, tuant deux assaillants. Mais aujourd’hui, les Israéliens sont persuadés que le groupe d’assaillants comprenant au moins vingt personnes et qu’une partie a réussi a s’évaporer dans la nature du côté égyptiens tandis que certains éléments peuvent se trouver encore en Israël. D’où les battues organisées par l’armée d’Israël durant toute la nuit.

    Des voix commencement à évoquer l’implication du Hezbollah libanais qui a voulu créer une diversion par rapport aux événements de Syrie. On se souvient que les Iraniens avaient agi de même lorsque les deux soldats israéliens avaient blessés et enlevés au Liban. Cela avait provoqué une violente confrontation, desserrant l’étau autour du programme nucléaire iranien.. Aujourd’hui, tout le monde reconnaît que cette opération du Hezbollah n’avait rien de fortuit et escomptait une escalade, déplaçant le centre de gravité de l’Iran vers la frontière israélo-libanaise.

    Cette fois ci il n’est pas certain qu’Israël fera preuve de retenue. Durant la nuit l’armée de l’air est intervenue et il y a fort à parier que cela ne s’arrêtera pas là.

    Au plan politique, l’attaque a voulu porter atteinte au traité de paix avec l’Egypte et au processus de paix en général. Il faut espérer qu’il n y aura pas d’embrasement général. Le discours du premier ministre Benjamin Netanyahou hier soir était plutôt menaçant.

    On ne peut pas avancer rationnellement dans cette région ; même lorsque les négociations avancent, nul n’est à l’abri d’un énorme attentat qui ramène à la case de départ..

  • L’attentat des terroristes venus de Gaza,

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    L’attentat des terroristes venus de Gaza,

    Ce jeudi midi 18 août a été rude pour Israël qui a tout de même rétabli l’équilibre en quelques heures : des terroristes, venus de Gaza mais issus du Hezbollah ou d’al quaida, se sont infiltrès par la frontoère égyptienne à environ 20 km d’Eilat et ont attaqué un autobus chargé de soldats et de vacanciers faisant 7 morts et plus de 25 blessés. C’est une première pour cette frontière sud où régnait le calme le plus total. Moins de quatre heures plus tard, l’état major isréalien avait identifié les commanditaires, repéré leurs caches et envoyait ses hélicoptères de combat pour les neutraliser.. Mais le choc fut grand.

    J’étais en train de lire les livres de Samuel et des Rois pour mon prochain livre quand je vis une agitation inhabituelle sur l’écran de télévision ; j’ai remis le son et là j’entends le chef d’état major, le ministre de la défense et le commandant en chef de la région sud décrire ce qui s’est passé : vers midi, une vingtaine de terroristes s’infiltrent depuis le Sinaï et au nez et à la barbe des sodlats égyptiens tirent en direction du territoire israélien. Il faut bien savoir que le long de la route d’Eilat menant à l’aéroport, on peut voir les soldats égyptiens patrouillant le long de la frontière, et ce, sans jumelles..

    Arrivés sur place, les soldats de Tsahal ont neutralisé les terroristes qui portaient des ceintures d’explosifs tandis que les égyptiens en ont tué deux sur leur territoire.. Où sont les autres ? Tsahal a organisé une vaste chasse à l’homme sur toute la partie su du pays.

    J’ai vraiment vu ce que pouvait susciter un attentat de ce type sur place. Les Israéliens ont réagi avec maîtrise et sang froid. Le Hamas est inquiet mais n’a pas menacé de représailles car avoir violé la souveraineté égyptienne va avoir des répercussions graves à un moment où le Hamas se cherche un nouveau havre car Damas n’est plus un lieu sûr. Par ailleurs, il semble que les Egyptiens, chapitrés par les USA leur aient fait la leçon, leur enjoignant de reprendre les discussions sur Gilad Schalit. Si le Hamas veut être accueilli au Caire, il doit faire preuve de bonne volonté et ne pas violer la souveraineté d’un pays signataire d’un traité de paix avec l’Egypte.

    Quant aux vacanciers d’Eilat, plusieurs dizaines de milliers, ils continuent de faire la fête bien que le secteur grouille de soldats.

    Pour la première fois, j’ai considéré l’affirmation des Israéliens disant qu’on peut vivre ici, sans paix officielle. Si on nous attaque, disent ils, on répond, si on ne nous attaque pas, pas de problèmes.

    Aussi simple que cela

  • Le procès des assassins du premier ministre libanais Rafic Hariri

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    Le procès des assassins du premier ministre libanais Rafic Hariri On peut être fier du tribunal pénal pour le Liban car il vient de mettre en accusation des membres influents du Hezbollah. Les preuves selon le tribunal sont assez fortes pour aller de l’avant. Et en dépit des menaces, des pressions et des dénégations, le tribunal a montré qu’il ne céderait pas et justice serait faite. Que la justice soit, le monde dût il en périr (fiat justicia pereat mundus). Chacun se souvient des menaces pesant sur l’ancien premier ministre dont le rapprochement avec le Liban inquiétait l’ancien protectorat syrien, confronté aujourd’hui aux difficultés que l’on sait. Le problème est que le Hezbollah contrôle aujourd’hui le gouvernement libanais dont on se demande comment il va se sortir de ce guêpier : ne pas respecter les conventions internationales dont il est signataire ou affronter le Hezbollah, véritable status im statu, qui n’hésitera pas à le renverser et à mettre le Liban à feu et à sang. Cette situation devrait servir de leçon au Liban et aux Libanais. Ce pays doit restaurer sa souveraineté (siyyada) nationale et ne plus permettre à des bandes armées, du style du Hezbollah, de se substituer à lui. Les Libanais en ont assez de l’impunité dont jouissent leurs détracteurs et imposteurs qui transforment leur petit pays en champ clos de rivalités régionales. Lorsque Rafic Hariri a été tué, il s’apprêtait à rejoindre l’opposition anti-syrienne qui réclamait la liberté du Liban. La suite est connue : les soupçons se portèrent aussitôt sur ceux qui avaient tout intérêt à faire disparaître un homme qui menaçait gravement leurs intérêts. Que fera aujourd’hui cette opposition qui n’a pas les moyens de faire valoir ses droits et ses revendications ? Peu de choses. Il est même douteux que la communauté internationale puisse exiger le départ d’el Assad du pouvoir. Le pays est habitué à vivre en circuit fermé et en autarcie économique. Même si l’on gelait les avoirs des dirigeants et que l’on interdisait le moindre déplacement à l’étranger, ces hommes n’en souffriraient guère : ils quittent rarement leur pays et pourraient de toute manière voyager dans d’autres pays arabes qui ne respectent pas les conventions internationales.. Comme disait une maxime romaine ; attendons et espérons !

  • En flânant dans les rues de Tel Aviv….

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    En flânant dans les rues de Tel Aviv….
    Quel bonheur de découvrir des rues encore inconnues de nous dans cette ville si changeante et si charmantes ! Nous avons commencé par chercher la rue Abraham Mapou, l’un des premiers écrivains néo-hébraïques, qui avaient même, dans l’un de ses romans, puisé dans la littérature française. Cela me paraissait étrange de traverser une rue dont le nom m’était familier durant mes études. Après avoir laissé le véhicule dans une rue adjacente, la rue Frishmann, nous nous retrouvons rue Ben Yehouda, lui aussi grand lexicographe néo-hébraïque, auteur du premier grand dictionnaire que j’ai tant de fois utilisé. Il s’agit de l’une des plus grandes artères qui traversent la capitale économique du pays.
    Quel trafic, quelle circulation ! Même si votre portable sonne dans votre poche, vous ne l’entendez pas tant la cameur est grande. Je m’arrête dans une échoppe qui vend des Bibles. Une dame d’origine indienne me reçoit et me montre les déditions de Bible dont elle dispose. Elle me conseille d’aller rue Rambam où, me dit-elle, je trouverais ce que je cherche. Nous nous y rendons à pied. Les rues que nous traversons m’étzient inconnues, nous remontons toute la rue Ben Yehouda, puis le boulevard Allenby et enfin, à droite, se teouve la rue Rambam, une rue piétonne. Je trouve le magasin et j’achète ma Bible après en avoir légèrement marchandé le prix.
    Une discussion s’engage entre le jeune libriare et moi-même : je lui explique ce que je fais, il me regarde avec admiration lui qui, un instant auparavant, me demandait si je savais déchiffrer l’hébreu.. Il me montre la devanture de son magasin au même endroit en 1940 dans un quartier où les habitations arabes étaient nombreuses et dont l’architecture de certaines coupent le souffle, tant elle sont artistiquement conçues.
    On s’installe dans un café meublée à la mode des années 70, le café est buvable mais c’est le bâtiment en soi qui retient notre attention. Mais la plus grande surprise est à venir : en marchant quelques centaines de mètres, nous tombons sur l’un des marchés les plus populaires de Tel Aviv, le Chouk ha-Carmel. Quelle vie, il grouillait de monde, tous ces jeunes, garçons et filles ; je m’arrête devant un marchand de cacahuètes et d’amandes salées et grillées que j’adore. Ensuite, on regarde des polos d’imitation que je laisse généralement sur place pour les grandes chaleurs de l’été.
    Et un peu plus loin, j’avise une échoppe o ù l’on vend des valises. Danielle s’approche et je dois traduire. L’homme auquel je m’adresse me semble sympathique. Pendant que Danielle regarde, nous devisons et il me demande si je suis français. Oui, dis je, et il me demande aussitôt si j’aime le foot ball… Pourquoi ? Parce que j’ai été joueur de l’équipe de foot ball de Strasbourg pendant trois ans, il y a si longtemps.. Vous vous rendez compte : trouver un ancien de Strasbourg dans un marché de Tel Aviv !
    Armé de ma nouvelle valise, j’y installe nos achats et nous nous mettons en route vers le boulevard Ben Yehouda. C’est alors que Danielle suggère de traverser une rue pour rejoindre le front de mer. Et là, j’ai senti battre le cœur de Tel Aviv : que de jeunes, que des visages connus que je salue ! Quel beau coucher de soleil que nous admirons pendant cinq bonnes minutes…
    On reprend notre marche pour nous rendre au restaurant Barbounia afin d’y manger de bons petits rougets frits. Nous refaisons le même chemin mais en sens inverse. Laura est ravie à l’idée de retourner chez Barbounia mais ne veut plus manger de rougets.. La chaleur ne se relâche, même vers 20 heures.
    Après le repas, une belle journée s’achève et nous rentrons à la maison où la télévision nous apprend que c’est le Hezbollah qui est accusé par le Tribunal Pénal de l’assassinat de M Rafic Hariri, que el Assad continue de tuer son peuple, que Ali Abdallah Saléh n’entend pas partir, que Khaddafi est malade mais ne veut pas se rendre, etc…
    En somme, une banale journée, mais avec un magnifique ciel bleu au-dessus de Tel Aviv.

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  • En flânant dans les rues de Tel Aviv….

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    En flânant dans les rues de Tel Aviv….
    Quel bonheur de découvrir des rues encore inconnues de nous dans cette ville si changeante et si charmantes ! Nous avons commencé par chercher la rue Abraham Mapou, l’un des premiers écrivains néo-hébraïques, qui avaient même, dans l’un de ses romans, puisé dans la littérature française. Cela me paraissait étrange de traverser une rue dont le nom m’était familier durant mes études. Après avoir laissé le véhicule dans une rue adjacente, la rue Frishmann, nous nous retrouvons rue Ben Yehouda, lui aussi grand lexicographe néo-hébraïque, auteur du premier grand dictionnaire que j’ai tant de fois utilisé. Il s’agit de l’une des plus grandes artères qui traversent la capitale économique du pays.
    Quel trafic, quelle circulation ! Même si votre portable sonne dans votre poche, vous ne l’entendez pas tant la cameur est grande. Je m’arrête dans une échoppe qui vend des Bibles. Une dame d’origine indienne me reçoit et me montre les déditions de Bible dont elle dispose. Elle me conseille d’aller rue Rambam où, me dit-elle, je trouverais ce que je cherche. Nous nous y rendons à pied. Les rues que nous traversons m’étzient inconnues, nous remontons toute la rue Ben Yehouda, puis le boulevard Allenby et enfin, à droite, se teouve la rue Rambam, une rue piétonne. Je trouve le magasin et j’achète ma Bible après en avoir légèrement marchandé le prix.
    Une discussion s’engage entre le jeune libriare et moi-même : je lui explique ce que je fais, il me regarde avec admiration lui qui, un instant auparavant, me demandait si je savais déchiffrer l’hébreu.. Il me montre la devanture de son magasin au même endroit en 1940 dans un quartier où les habitations arabes étaient nombreuses et dont l’architecture de certaines coupent le souffle, tant elle sont artistiquement conçues.
    On s’installe dans un café meublée à la mode des années 70, le café est buvable mais c’est le bâtiment en soi qui retient notre attention. Mais la plus grande surprise est à venir : en marchant quelques centaines de mètres, nous tombons sur l’un des marchés les plus populaires de Tel Aviv, le Chouk ha-Carmel. Quelle vie, il grouillait de monde, tous ces jeunes, garçons et filles ; je m’arrête devant un marchand de cacahuètes et d’amandes salées et grillées que j’adore. Ensuite, on regarde des polos d’imitation que je laisse généralement sur place pour les grandes chaleurs de l’été.
    Et un peu plus loin, j’avise une échoppe o ù l’on vend des valises. Danielle s’approche et je dois traduire. L’homme auquel je m’adresse me semble sympathique. Pendant que Danielle regarde, nous devisons et il me demande si je suis français. Oui, dis je, et il me demande aussitôt si j’aime le foot ball… Pourquoi ? Parce que j’ai été joueur de l’équipe de foot ball de Strasbourg pendant trois ans, il y a si longtemps.. Vous vous rendez compte : trouver un ancien de Strasbourg dans un marché de Tel Aviv !
    Armé de ma nouvelle valise, j’y installe nos achats et nous nous mettons en route vers le boulevard Ben Yehouda. C’est alors que Danielle suggère de traverser une rue pour rejoindre le front de mer. Et là, j’ai senti battre le cœur de Tel Aviv : que de jeunes, que des visages connus que je salue ! Quel beau coucher de soleil que nous admirons pendant cinq bonnes minutes…
    On reprend notre marche pour nous rendre au restaurant Barbounia afin d’y manger de bons petits rougets frits. Nous refaisons le même chemin mais en sens inverse. Laura est ravie à l’idée de retourner chez Barbounia mais ne veut plus manger de rougets.. La chaleur ne se relâche, même vers 20 heures.
    Après le repas, une belle journée s’achève et nous rentrons à la maison où la télévision nous apprend que c’est le Hezbollah qui est accusé par le Tribunal Pénal de l’assassinat de M Rafic Hariri, que el Assad continue de tuer son peuple, que Ali Abdallah Saléh n’entend pas partir, que Khaddafi est malade mais ne veut pas se rendre, etc…
    En somme, une banale journée, mais avec un magnifique ciel bleu au-dessus de Tel Aviv.

  • Quel avenir pour l’Euro ?

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    Quel avenir pour l’Euro ?

    A moins que tout ne trompe, les deux partenaires, Français et Allemands, ont trouvé un terrain d’entente qui devrait conforter la position de l’Euro pour les semaines, voire les mois qui viennent. Mais le centre d’intérêt s’est déplacé, on ne se demande si l’Euro va être sauvé, mais qui l’a vraiment sauvé, au juste.

    Or, force est de constater que ce sont les Allemands qui tiennent le haut du pavé (en allemand, die das Sagen haben). Madame Merkel a eu l’élégance de suivre les points les plus importants des demandes françaises, car mieux vaut agir intelligemment que de faire sentir aux autres que l’on a toujours raison.

    La chancelière a bien eu raison de rejeter catégoriquement l’idée d’obligations de l’Euro, encouragement conscient ou inconscient des mauvais élèves de la classe européenne. J’ose le dire et le redire : que se passerait-il si les Allemands quittaient l’Euro et décidaient de revenir au mark, à l’occasion d’une consultation électorale de caractère euros sceptique ? Je n’ouvre ouvrir la discussion de peur d’ouvrir sous nos pieds un gouffre insondable. Ce serait l’apocalypse..

    Cela ne sert pas à grand-chose de le redire, mais l’entrée dans l’UE n’aurait pas dû aller de pair avec l’adoption de l’Euroe. Ce fut une erreur majeure et les Allemands ont raison de se méfier.

    Que se passerait-il si les Italiens et les Espagnols s’effondraient comme les Grecs ? Les Allemands n’ont pas l’intention de payer et ils ont bien raison.

  • Pendant que les forces armées syriennes bombardent les camps de réfugiés palestiniens, la TV diffuse chants et artistes de variété..

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    Pendant que les forces armées syriennes bombardent les camps de réfugiés palestiniens, la TV diffuse chants et artistes de variété..

    En hébreu on dit lo ye’ouman ki yessoupar pour exprimer : c’est incroyable !

    Avant d’aller à la plage et pour ne pas cuire au soleil, je regarde les TV arabes puisque mon épouse m’interdit (sous peine de graves sanctions) de lire ou d’étudier ! Alors je tente de comprendre ces gens qui sont à la fois si près et si éloignés d’Israël.

    Et là, je vois et écoute le speaker qui s’attarde longuement sur les images d’attentats à Bagdad énonçant complaisamment le nombre élevé des morts et montrant l’étendue des dévastations.

    Quelques phrases pour dire que des bandes armées, qualifiées de terroristes (irhabiyim moussalahim), fuisent après avoir attaqué les forces régulières du pays. Pas un mot sur l’attaque depuis la mer des camps palestiniens..

    Par contre, tout une rubrique sur le bomabrdement par Israël de Gaza. Mais on oublie de dire que cette attaque répond au tir d’un missile sur Béershéva..

    Quoi qu’il en soit, il est sidérant de voir cette TV, au moment même où j’écris, j’entends et vois tout un orchestre d’au moins trente instrumentistes exécuter des mélopées qui me plaisent. Mais je n’arrive pas à me faire à l’idée que pendant ce même moment, le pays est à feu et à sang et que même les Etats arabes se désolidarisent d’El Assad (dont la traduction arabe signifie : lion).

    Du coup, je me suis souvenu des rodomontades de Nasser en juin 67 qui disait que ses avants gardes étaient dans les faubourgs de Tel Aviv alors que les Israéliens avaient avancé en territoire égyptien et capturé des armées entières.

    Décidément, le fossé culturel est incomblable. Ei efchar le gacher et ha pa’ar. Mais alors que termine ce blog, la TV syrienne continue de me bercer de ces mélopées fortement orientales.