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  • A propos de la lettre ouverte de Psacal Décaillet à Me Joly

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    A propos de la lettre ouverte de Psacal Décaillet à Me Joly

     

    On ne présente plus mon ami Pascal DECAILLET au public genevois de la TDG ni même, plus généralement, aux lecteurs de journaux de toute la confédération helvétique. Son émission quotidienne Genève à chaud est très suivie de même que ses articles et ses blogs sont lus, attendus et parfois même redoutés. J’évoque avec bonheur le souvenir de mes si nombreux passages à Radio Cité où il m’interviewait régulièrement par téléphone depuis Genève.

    Pascal est un homme affable, courtois et même en cas de désaccord, il en fait part fermement mais toujours très poliment. Je l’ai vu agir à Genève en attendant mon tour d’être interviewé.

    Sa lettre ouverte à Eva JOLY justifie tout à fait ce jugement de sagacité et de pondération. Je trouve, cependant, qu’il est trop indulgent envers une personne, qu’il faut, certes, respecter (cela va sans dire) mais qui a souvent la dent dure contre ses adversaires, voire même contre certains de ses «amis».

    Mais passons, car ce n’est pas le sujet… Même si j’ai des raisons de redouter que l’on parle des naturalisés, étant moi-même le fils d’un ancien intendant des armées, naturalisé français, je trouve que le Premier Ministre François Fillon a bien réagi. En disant que Me Joly ne connaissait pas bien la sensibilité française, ni cette proximité si forte à notre unique fête nationale, l’abolition des privilèges, la prise de la Bastille, etc…, le Premier Ministre a dénoncé ce qui lui paraît être une carence, il n’a pas soulevé d’indignité, en d’autres termes, en aucun cas, il n’a laissé entendre, ni même sous entendre que cette dame ne méritait pas cette nationalité qu’elle a choisie et obtenue. Il n’a pas non plus dit qu’elle ne méritait pas d’être française… Ce sont certains commentateurs, pas toujours amis de la Vérité, qui ont singulièrement tiré ses propos vers des rivages que M. Fillon ne fréquente jamais…

    Cependant, Pascal a raison de faire valoir (trop gentiment, à mon gré) à Me Koly qu’on ne fait pas de telles déclarations un jour ou deux jours après le sacrifice de nos cinq soldats en Afghanistan. Et j’ajoute dans le même souffle que cette dame n’y est pour rien. Cependant, le moins qu’on puisse dire est qu’elle manque un peu de jugement politique.

    Mais il y a plus. Chaque observateur un tantinet sensé aurait conseillé à une candidate à la présidence de la République de s’abstenir d’une telle ânerie (révérence gardée). Et d’ailleurs, il suffit de voir qui la soutient pour s’en convaincre.

    De l’humour, enfin : je propose respectueusement à M. Sarkozy d’inviter Madame Joly à la tribune d’honneur l’an prochain à l’occasion du défilé militaire, un défilé qui met les armes de la France au service de la paix et des plus nobles causes.

    Que seraient devenus les habitants d’Abidjan sans l’armée française qui y a combattu pour faire prévaloir le droit ? Que seraient devenus les habitants de Benghazi si l’armée française n’avait pas, à elle seule, entamé les bombardements ?

    Quand j’étais jeune, mon père me rappelait un adage du Talmud recommandant fermement de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de l’ouvrir… Mais vous n’êtes pas obligé de me croire car moi, au moins, j’ai le sens des proportions, je ne me présente pas à la présidence de la République.

    Maurice-Ruben HAYOUN

    Tribune de Genève

    Le 16 juillet 2011

  • LES BANQUES EUROPEENNES, NOTAMMENT EUROPEENNES SONT-ELLES LES REINS SOLIDES ?

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    LES BANQUES EUROPEENNES, NOTAMMENT EUROPEENNES ONT-ELLES LES REINS SOLIDES ?

    Je n’accorde qu’une confiance modérée aux tests de résistance auxquels les banques du continent ont été soumises et qu’elles ont, dans leur écrasante majorité, subi avec succès. Ce n’est pas crédible, c’est plutôt la preuve que les Etats sont condamnés à apporter leur soutien à des organismes financiers dont l’existence constitue un maillon indispensable dans la vie quotidienne des citoyens de tous nos pays. Cela veut dire aussi qu’en cas de krach boursier ou bancaire, les Etats seraient contraints de voler au secours des banques privées qui, de leur côté, ne plient jamais quand les autorités politiques leur donnent des instructions.

    De quoi s’agit-il ? Savez vous que les organismes bancaires ne sont pas tenus d’avoir dans leurs réserves de fonds propres plus de 12% des sommes engagées ? Savez vous que si, un jour, un nombre important de déposants se présentait aux guichets des banques pour retirer leur argent, celles-ci seraient incapables de servir à ces clients leur propre argent… Et surtout, dans un tel scénario-catastrophe, l’Etat serait alors tenu d’interdire aux épargnants de récupérer leurs sous, ce qui revient à dire qu’il volerait au secours des banques défaillantes et s’engagerait à rembourser les citoyens lésés avec des deniers publics ? En fait, les banques privées (qui sont absolument nécessaires et qu’il est hors de question de nationaliser) échappent à tout contrôle. Même si les autorités politiques (y compris aux USA) font mine de froncer les sourcils, les banques n’en font qu’à leur tête.

    J’en veux pour preuve la toute récente obligation pour elles de détailler les frais de banque, de facilités de caisse, d’agios etc… Nous ne savions rien de cela auparavant. Vous savez, tous ces frais d’ouverture de dossier, de remboursement anticipé, etc… étaient soigneusement noyés dans un amas d’autres rubriques au point de passer inaperçus. Désormais, vous trouvez sur une ligne bien claire les frais que votre banque vous a imputés au cours de l’année. Et bizarrement les comptes courants ne sont toujours pas rémunérés ou si peu, quand c’est le cas.

    Dans l’intérêt de tous, ces mœurs doivent changer. Nous y avons intérêt, les banques sont nécessaires, elles doivent bien se porter, donc gagner de l’argent mais d’une manière humaine et en obéissant à un peu d’éthique. Les temps ne sont plus les mêmes. La crise menace et elle menace de nous engloutir. Un dernier exemple qui ne trompe pas : la célérité avec laquelle le parlement italien, pourtant si amoureux des palabres, a décidé d’économiser près 50 milliards d’Euros… Du jamais vu dans la péninsule ! C’est dire la gravité et l’acuité de la crise.
    Et j’oublie volontairement les Etats Unis qui, eux, vivent à crédit, depuis des décennies.
    Mais qui, à part la Chine, continue à acquérir des bons du trésor américain ?

  • UN 14 JUILLET VRAIMENT PAS COMME LES AUTRES

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    UN 14 JUILLET VRAIMENT PAS COMME LES AUTRES..
    Etait-ce l’effet du hasard ou une opération savamment préparée et exécutée avec tout le soin meurtrier dont la barbarie est capable ? Je penche pour la seconde solution : les talibans afghans ont minutieusement préparé l’attentat perpétré contre les soldats français qui devaient sécuriser une choura, c’est-à-dire une sorte de palabres dont ce type de populations se repaît jusqu’à l’écœurement. Le problème est que cette sinistre affaire a coûté cinq vies à la France et que le 14 juillet, fête nationale française, en a été terni. Des familles entières sont désormais frappées par le deuil, au point que la fête a été placée sous le signe de la solidarité de la nation tout entière avec les victimes et leurs familles.

    Et c’est justement ce jour ci que la candidate écologiste, Eva Joly, fait une déclaration aussi iconoclaste qu’inappropriée en disant que l’on devrait supprimer le défilé militaire que l’on remplacerait par un défilé citoyen ! Que l’ex juge veuille bien me pardonner mais quelle ânerie, quelle stupidité ! Et dire que l’on continue à s’étonner du faible score des écologistes aux élections !

    M. Henri Guaino a bien fait de remettre les choses à l’endroit en rappelant que la France n’exhibe pas ses forces militaires pour menacer qui que ce soit mais pour rappeler simplement d’où nous venons et en quoi nous croyons : l’armée française est une armée au service de la nation ; certes, la conscription a été supprimée mais de multiples passerelles continuent d’assurer la continuité entre le peuple et ceux qui défendent sa liberté en assurant sa sécurité aux frontières et dans le monde.

    En fait, des déclarations intempestives se font tous les jours, le mal vient principalement de la publicité que des journalistes en gésine de nouvelles (si rares pendant les vacances) veulent bien leur donner. Si, d’eux-mêmes, les journalistes avaient jugé que Me Joly n’avait pris la parole que pour faire parler d’elle et de son parti, ils auraient passé cela sous silence, comme ils le font généralement pour les chiens écrasés, les chats égarés ou les routes encombrées. Mais voilà il faut maintenir l’opinion sous pression.

    Il est aussi loin que la venue du Messie, le jour où les journalistes n’écriront plus rien, la télévision ne diffusera plus rien et la radio n’émettra plus rien.

    On arrêtera même les blogs…

  • BANQUEROUTE DE L’EUROPE ? LA CRISE DE L’EURO.

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    BANQUEROUTE DE L’EUROPE ? LA CRISE DE L’EURO.

    Aujourd’hui, en ce 14 juillet endeuillé par la mort de soldats français en Afghanistan, c’est tout d’abord un hommage vibrant et ému qui s’impose pour témoigner la reconnaissance de la nation tout entière au sacrifice de ses fils héroïques. Cela commence à faire beaucoup, mais comment agir autrement devant la barbarie qui relèverait la tête si les forces armées de la civilisation laissaient la voie libre à cette bande sauvages.

    La crise de l’Euro menace cette fois de faire sauter, imploser la monnaie unique européenne. Que faire ? Tous les pays dits du Club Méditerranée par la chancelière allemande Me Merkel commencent à peine à saisir l’ampleur du phénomène. Le président de la BCE ne voit pas les choses de la même manière que la chef du gouvernement allemand. Pourtant, ce sont les Allemands qui effectuèrent les premiers les réglages nécessaires et, fait significatif, sous le gouvernement social-démocrate de Gerhard Schröder. Preuve qu’on peut être socialiste et intelligent de l’autre côté du Rhin. L’ancien chancelier, grand amateur de belles femmes et de cigares, a su mettre de l’ordre dans les finances publiques, l’assurance chômage et maladie, sans oublier l’épineux problème des retraites. Toutes choses qui n’ont pas pu être réalisées en France, en raison de la nature profonde des Français. Souvenez vous des remarques à la fois lucides et désabusées de Francis Mer, jadis ministre des finances, qui notait que ses compatriotes étaient une sorte d’animal rare… Si les politiques avaient été un peu plus courageux, nous n’en serions pas là !

    Un relèvement du taux de la TVA ferait affluer de l’argent dans les caisses de l’Etat mais le pays tout entier serait vent debout contre une telle mesure et les syndicats rétorqueraient qu’il faut faire payer les riches au lieu de lever un impôt direct qui touche le plus grand nombre.

    Que diraient ces mêmes syndicats le jour om l’Etat réglementera les retraits d’argent aux guichets des banques et aux distributeurs automatiques ?  Que diraient-ils si nous sortions de l’Euro, maintenu en vie grâce aux largesses, de plus en plus menacées, des Allemands ? Il ne faut pas se tromper ni se leurrer, nous sommes dans une zone Euro-Mark : si l’Allemagne cessait de jouer le jeu, je me demande où nous serions aujourd’hui.

    Le débat virulent qui se passe sous nos yeux aux USA entre les Républicains d’une part et M. Obama de l’autre ne m’inquiète pas outre mesure car le potentiel économique américain est tel que nous suivrons tous les décisions du Bureau ovale de la Maison Blanche. Ce qui ne veut pas dire que les USA ne devraient pas se convertir enfin à l’orthodoxie financière ; le problème est que personne, pas même les Chinois, n’est en mesure de les y contraindre.

    Nous assistons donc, impuissants, à l’effondrement prévisible de l’économie de quelques pays amis, nommés PIGS par nos amis allemands. Je me demande s’il ne faut pas placer la Grèce sous une tutelle économique étrangère pour la sauver : après tout, ce l’argent de l’Europe et du FMI qui la maintient en vie, il faut qu’elle suive les instructions de ces bailleurs de fonds.

    Le général Dwight Eisenhower, devenu président des USA, avait dit un jour avec un certain sens du cynisme que ceux qui reçoivent de l’argent reçoivent aussi des ordres et ceux qui distribuent de l’argent peuvent aussi donner des ordres…

    A méditer.

  • LES AUTOBUS EN ISRAËL : SÉPARATION DES HOMMES ET DES FMMES ?

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    LES AUTOBUS EN ISRAËL : SÉPARATION DES HOMMES ET DES FMMES ?

    Entendu ce matin en focus sur France 24 : en Isrël, les ultra orthodoxes ont demandé que sur certaines lignes, notamment celles qui desservent les quartiers les plus religieux de Jérusalem et aussi des villes comme Bené Brak et Ramot, les hommes soient séparés des femmes, auxquelles seront allouées des emplacements particuliers. Tels sont les faits. Il s’agit à présent de réfléchir aux origines, aux motivations et à la portée de telles mesures qui, à la surprise générale, n’ont pas été invalidées par le cour suprême de l’Etat juif.

    La Bible hébraïque, document fondateur de la religion juive, ne prône pas vraiment une égalité absolue entre l’homme et la femme, cela se voit d’emblée dans l’accomplissement des devoirs religieux, lors de l’émission d’un vœu et la prestation d’un serment. Lorsqu’elle est encore jeune fille dans la maison de ses parents, celle-ci est sous l’autorité juridique de son père et sous celle de son mari lorsqu’elle contracte un mariage. Et au niveau de la tenue vestimentaire, on lit dans un chapitre du livre de la Genèse que Rébecca, la future épouse d’Isaac le patriarche, à la vue de son prétendant, «se saisit d’un voilette pour se couvrir» …

    Dans la vie rituelle, on a toujours imposé une retenue, voire des restrictions dues à la menstruation, mais aussi parce qu’on les considérait comme un objet de désir, responsable d’un affolement condamnable chez les hommes. Objet de désir et non sujet de désir : la seule femme dont la Bible ose dire qu’elle était profondément amoureuse de son prétendant n’est autre que Mikhal, la fille cadette du roi Saül : le livre de Samuel spécifie qu’elle désirait ardemment le beau David…

    Dans la liturgie, on sait par certaines passages talmudiques, que les femmes pouvaient être appelées à la lecture de la Tora à la synagogue le samedi matin mais que cette pratique fut supprimée en raison, nous dit-on, de la dignité et du respect dus à la congrégation… La formulation est assez alambiquée et peut donner lieu à maintes interprétations.

    C’est le Code religieux, le Shulhan Aroukh, compilé au XVIe sicèle par Joseph Caro, le kabbaliste doublé d’un halakhiste, qui cimenta la séparation, pour ne pas dire la ségrégation hommes / femmes dans la religion juive, comme elle existe aussi dans l’islam.

    Que cherchent les religieux en tentant d’imposer de telles restrictions dans des secteurs de la vie publique qui les concernent particulièrement ? Il y a plusieurs aspects. Parfois, ce sont les femmes religieuses qui vivent mal la promiscuité dans les autobus ou dans les files d’attente et qui, pour cette raison, demandent à évoluer plus librement même en étant confinées dans un espace réduit mais protégé. La plupart du temps, me semble-t-il, ce sont des hommes ultra-orthodoxes qui sont d’avis que la femme, en tant que telle, représente une tentation, une excitation de leur libido alors que leur religiosité les pousserait plutôt vers les sommets de l’unio mystica…

    Jamais je ne me laisserai aller à critiquer des pratiques juives de cette espèce, surtout si elles ne sont accompagnées de miss en apllication spécialement coercitives et, du reste, les motivations de la cour suprême me paraissent plausibles. Ce que je critique, en revanche, c’est cette obsession de la femme que redoutent les religieux de toutes confessions. Mais pourquoi donc ne considèrent-ils pas la sexualité comme un spect naturel de la nature humaine, une activité parfaitement maîtrisable et souhaitable, sans donner lieu fatalement à des débordements, tels la débauche, la luxure ou l’addiction ?

    Si un homme normalement constitué à une activité sexuelle normale, il n’st pas torturé par la tentation chaque fois qu’il aperçoit un jupon… Les religieux rétorquent que l’homme est faible et qu’il ne faut pas tenter le diable (c’est le cas de le dire)… Il est indéniable que certaines femmes sont plus attirantes que d’autres et que leur beauté agrémente les rues et les lieux publics de nos villes.

    Mais l’homme n’est pas sur terre uniquement pour accomplir le premier commandement de la Genèse (croissez et multipliez vous), il a aussi droit à du plaisir. Surtout lorsqu’il travaille beaucoup. Et enfin, le talmud reconnaît que l’instinct sexuel est aussi inséparable de l’homme que la levure de la famine lorsqu’on en a fait de la pâte. Pour reprendre l’Evangile selon Luc et le dire dans la langue de Shakespeare : Leaven in the dough Luc 13:20-21 20 ---A quoi comparerai-je encore le royaume de Dieu?

    21 Il ressemble à du levain qu'une femme a pris pour le mélanger à vingt kilogrammes de farine. Et à la fin, toute la pâte a levé.

    Mais le Midrash interprète cette métaphore pour signifier que l’homme ne peut échapper à sa condition humaine.

  • Le gouvernement syrien, aux abois…

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    Le gouvernement syrien, aux abois…

     

    Ce matin, j’ai un peu hésité avant de choisir définitivement mon sujet : devais-je poursuivre l’interminable feuilleton de l’affaire DSK qui, je l’espère de tout cœur, se clôturera par l’abandon des poursuites ? Devais-je m’attarder sur le crise de la zone Euro ? Ou revenir à la Syrie dont les forces de sécurité, déguisées en manifestants, s’en sont pris aux représentations diplomatiques de la France et des USA, accusés d’ingérence dans les affaires intérieurs du pays, suite à la visite solidaire des deux ambassadeurs à Hama ?

    Des émeutiers fortement remontés contre les deux ambassades ont attaqué (le mot n’est pas trop fort) les locaux et les agents, violant ainsi les règles internationales qui font obligation à tous les pays signataires de la charte de l’ONU de veiller à l’immunité diplomatique et à l’extraterritorialité des légations étrangères sur leur sol. Une fois de plus, les Syriens n’ont tenu compte de rien. N’ont-ils pas, il y a plusieurs décennies, méprisé les lois en initiant, voire en organisant l’assassinat de l’ambassadeur français à Beyrouth, M. Delamare ? A un moment où les forces syriennes faisaient la loi dans tout le Liban, l’ambassadeur fut tué à 50 m à peine d’un barrage syrien : est-il concevable que cette exécution ait pu avoir lieu sans la complicité active, ou simplement l’assentiment, des Syriens ? Les assassins ne furent jamais retrouvés et la France dut, sous le régime socialiste de François Mitterrand prendre, des mesures de représailles contre les Syriens… Mais cela n’a pas suffi.

    Certaines âmes charitables pourraient s’offusquer de la franchise de quelques uns de nos propos. Mais le monde a changé. Les réseaux sociaux ont révolutionné la donne. Cela va encore plus loin que la famesue métaphore allemande Der Flügelschlag eines Schmetterlinges in Japan… Même les populations arabes que l’on croyait endormies et anesthésiées sous cette chape de plomb de leur culture et de leurs régimes tyranniques, se sont brusquement réveillées. Et c’est justement ce qui se passe actuellement en Syrie. En organisant cette attaque contre deux légations importantes, le clan Assad a commis un acte grave, il a atteint le point de non retour car les USA, par la voie de Me Hillary Clinton, ont littéralement dit que Assad n’est pas indispensable et que son pays n’investit nullement en lui. Voici un langage fort peu diplomatique, le seul que le régime baassite de Damas puisse comprendre…

    Comment ne pas avoir prévu une telle réaction ? Il y a fort à parier que Bachar va constituer un trio avec aux deux autres chefs d’Etats arabes qui ont dû on devront trouver un point de chute, Kaddafi et Ben Ali…

    Nous avons des inquiétudes quant à la poursuite de ces événements hâtivement, trop hâtivement, baptisés printemps arabe. Comme l’écrivait jadis Aristote dans son Ethique à Nicomaque, repris, entre autres, par Fr Nietzsche, une hirondelle ne fait pas le printemps. Il suffit de voir ce qui se passe en Tunisie et en Egypte…

  • Vers un dialogue national en Syrie?

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    Vers un dialogue national en Syrie?

    On a tous entendu à la radio que le vice président syrien semble faire un pas en direction des insurgés révolutionnaires dans ce pays en prônant une transition démocratique vers le multipartisme et la démocratie. Il y a donc à Damas une tentative de dialogue, mais en même temps, les chars de l'arméee ratissent et arrêtent les opposants qui seraient déjà plus de 15 000 derrière les barreaux. Sans parler des morts qui avoisinnent les 2000. C'est une catstrophe.

    Je doute que le clan au pouvoir veuille lâcher du lest. Il est vrai qu'il n'a pas plus le choix, mais les durs du régimepeuvent toujours faire un coup de force, couper le pays du reste du monde et mener à bien une répression à plus grande échelle encore.

    Cette fin du régime syrien était prévisible: à faire la guerre durant plus de cinquante contre n ennemi imaginaire pour confisquer les droits les plus élémentaires du peuple, on courait le risque de se trouver confronté à un soulèvement armée des citoyens.

    En fait, le régime ce qu'il a semé. En espérant cependant que la sagesse finissa parl 'emporter

  • LES SOLDATS SYRIENS FACE A LA REPRESSION : TUER OU ETRE TUE !

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    LES  SOLDATS SYRIENS FACE A LA REPRESSION : TUER OU ETRE TUE !

    Ce qui était largement prévisible a fini par se produire : devant la sanglante répression que le clan d’el-Assad fait subit au peuple syrien en révolte, des soldats commencent à déserter en nombre sans cesse croissant. Le problème est que ceux d’entre eux qui hésitaient à tirer sur les manifestants, voire refusaient de le faire, étaient promis à une mort certaine. Décidément, rien n’arrêtera l’implacable volonté de puissance d’un clan qui s’accroche au pouvoir de toutes ses forces.

    Le plus tragique est que les tyrans ne se sont pas encore rendus compte que les temps avaient changé. Du temps du père et de l’oncle de Bachar, on pouvait massacrer et faire ce qu’on voulait. Le terrorisme d’Etat de la Syrie et sa capacité de nuisance étaient tels que nulle puissance, pas même les USA, ne voulaient se confronter à un tel adversaire qui ne reculait devant rien. Aujourd’hui, le printemps arabe mais surtout les réseaux sociaux ont radicalement changé la donne. Or, continuer à réprimer de manière sanglante ne sert plus à rien et ne fait qu’élargir le fossé de sang qui sépare le clan au pouvoir de son peuple. Lorsque Ehoud Barak, ministre israélien de la défense, dit que les jours d’Assad sont comptés, il ne fait qu’énoncer une évidence. En outre, il y aura sûrement dans les semaines qui viennent, une inculpation du Tribunal Pénal International.

    LA Syrie est seule et isolée ; sur le terrain, elle ne se prévaut plus que de deux alliés, l’Iran et le Hezbollah. A l’ONU, la Chine et la Russie la soutiennent du bout des lèvres pour rairons économiques… Mais cela ne va pas durer, face au nombre de morts qui augmente. Mais ce qui frappe le plus l’observateur extérieur, c’est le silence du monde arabe, même dans des pays qui ont vécu ce fameux printemps dont on se demande s’il aura un lendemain, un avenir… Seule la Turquie dont l’opportuniste et bouillonnant Premier Ministre avait enfin compris qu’il s’était trompé en échangeant la proie pour l’ombre, quittant Israël pour se rapprocher d’amis douteux, en l’occurrence l’Iran et la Syrie.

    L’OTAN bombarde la Libye et va dans les semaines qui viennent assister à la chute du colonol Khadafi. Et pourquoi donc  Bachar bénéficie-t-il d’un traitement de faveur ?

  • ISRAËL EST-IL MENACE PAR L’INTEGRISME RELIGIEUX ?

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    ISRAËL EST-IL MENACE PAR L’INTEGRISME RELIGIEUX ?

    C’est la question que l’on est en droit de se poser après la lecture d’un petit article du journal Le Monde sur l’équipée folle de deux rabbins orthodoxes Dov Lior et Yaacob Yossef, brièvement interrogés par la police israélienne et aussitôt remise en liberté. Des journalistes de gauche se sont alors posé la question suivante : et si les Arabes n’étaient pas les seuls à être victimes de l’intégrisme ?

    En fait, l’intégrisme juif est certes condamnable mais n’est pas, comme on dit en philosophie, d’intention première, c’est-à-dire qu’il n’est pas une conséquence, une déduction logique d’une doctrine reconnue, en l’occurrence du judaïsme rabbinique. Pour s’en convaincre il suffit de s’en référer aux sources juives anciennes qui renseignent généralement mieux que les articles un rapides de journalistes sommairement informés. Depuis l’exégèse talmudico-midrashique de la création à la remise des Tables de l’alliance, on perçoit le net souci de la tradition juive de ne pas nourrir une idéologie ségrégationniste pouvant donner à de l’intolérance ou, pire, de l’intégrisme. Lorsqu’on commente la création d’Adam, les érudits des Ecritures expliquent que D- tout puissant n’a voulu qu’un seul homme, origine unique de l’humanité. Mais pour quelle raison ? Pour que nul ne puisse prétendre descendre d’un Adam numéro 1 alors que d’autres seraient issus d’un Adam numéro 18 ou 39 !

    Concernant la remise de la Tora ou des Tables de la Loi, on souligne bien que la remise s’est faite en plein désert qui n’appartient à personne en propre, donc accessible à tous et que tout un chacun aurait pu en bénéficier. Mais pour recevoir cette loi, il faut d’abord être accord avec les principes qu’elle pose.

    Conclusion : une religion qui s’interroge sur les motifs ayant poussé D- à la distinguer d’une grâce particulière n’a pas, dans ses gènes, les graines de l’intégrisme. En revanche, la haine vouée à Israël depuis sa réinstallation sur la terre ancestrale peut bien avoir donné naissance à de l’intégrisme qui n’est alors qu’un sous produit du rejet initié par des voisins intransigeants.

    Comment voulez vous que des personnalités religieuses d’un pays dont ses voisins cherchent la disparition depuis des décennies ne se laissent pas aller parfois à des comportements ou des attitudes condamnables ?

  • Y A T IL VRAIMENT UN BLOCUS CONTRE GAZA ?

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    Y A T IL VRAIMENT UN BLOCUS CONTRE GAZA ?

    Depuis quelques jours, on annonce le nouveau feuilleton de l’été. Après l’interminable feuilleton à rebondissements de DSK chez les Américains, voici un plat réchauffé que l’on veut nous servir chaque matin et chaque soir aux nouvelles : une poignée de navires , bloqués en Grèce, tentent de forcer un blocus imaginaire de Gaza : voici une ville qui faisait partie dans l’Antiquité biblique de la fameuse pentapole méditerranéenne (avec Ekron, Askelon, Ashdod, Gath, Gaza) et qui fait encore parler d’elle, pas toujours dans de bonnes conditions…

    Les activistes qui veulent forcer ce blocus imaginaire savent bien qu’il n y a aucune catastrophe humanitaire sur place, que les gens y sont bien nourris et pourraient même vivre dans de bien meilleures conditions si le groupe terroriste du Hamas cessait d’importer des armes, de bombarder les localités voisines d’Israël… De toutes façons, l’Egypte a ouvert le point de passage de Rafah d’où toutes les marchandises peuvent passer, excepté les armes car les Egyptiens se méfient du Hamas en lequel ils voient une variante palestinienne des Frères musulmans qu’ils combattent depuis l’époque de Nasser…

    Comme la flottille est bloquée par un gouvernement grec conscient de ses responsabilités, les activistes espèrent arriver en Israël par la voie des airs. Les compagnies aériennes, craignant pour la sécurité des vols, refuse de les embraquer. En fait, que manque-t-il à Gaza à part de la bonne volonté et de la sérénité ? On ne peut décemment pas laisser un groupe terroriste menacer impunément la paix et la sécurité de toute une région… Nous pensions pourtant que le Hamas s’était entendu avec son frère ennemi le Fatah. Cela aurait arrangé les choses puisque ce dernier mouvement a reconnu l’Etat d’Israël… Eh bien, non, c’était une illusion d’optique !

    Les activistes qui se démènent pour forcer un blocus qui ne vise que l’importation d’armes devraient se mobiliser pour la paix, la libération de Gilad Schalit et l’arrêt de toutes les hostilités dans la région. Ils devraient aussi s’inspirer de l’exemple turc qui, après avoir été en pointe dans la précédente flottille, se tient prudemment à l’écart et réchauffe ses relations avec l’allié d’hier, mais le tout fort discrètement.

    Ce qui manque le plus dans ce Proche Orient arabe, c’est la sagesse. Peut-être aussi un peu de lucidité. Et plus généralement, de l’humanisme, une religion éclairée par la philosophie : toutes choses que possédaient ces gens au Moyen Age. Le problème est que les Lumières ne sont plus revenues depuis le Moyen Âge…