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  • Partir d'Afghanistan, même progressivement, est une mauvaise chose.

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    Partir d'Afghanistan, même progressivement, est une mauvaise chose.

    Pendant l’entraînement, tout à l’heure, j’ai regardé Al-Dzajira et Ae-Arabiya qui interviewait des Afghans à Kaboul. Un seul d’entre eux a émis le vœu de voir partir se chez lui toutes les troupes étrangères, mais tous les autres , je dis bien tous, ont exprimé leur inquiétude concernant les dangers pesant sur une armée afghane encore peu aguerrie et incapable d’affronter victorieusement les Talibans.

    Dans cette affaire, il semble que le Pr US se laisse guider avant tout par des considérations partisanes ayant trait à sa réélection. L’aile gauche du parti démocrate veut se désengager du bourbier afghan et voit d’un très mauvais œil le danger d’enlisement tant en Afghanistan qu’en Libye et ailleurs dans le monde arabe, e.g. le Yémen. Incapables de comprendre le rôle de superpuissance de leur pays, ils veulent se concentrer sur leur propre pays, ce que je comprend car il en a bien besoin. Ils disent que ce sont les USA quil faut reconstruire d’abord, mais ignorent que c’est d’Afghanistan qu’est parti le terrible attentat meurtier qui s’en prit aux tours jumelles de NY, faisant plus de deux mille victimes.

    L’ffet domino a donc joué : peu après, l’Elysée annonçait que les troupes françaises quitteraient le pays vers 2014 progressivement : mais d’ici là, il y a de la marge ! Les USA auront peut-être un président républicain à leur tête et quant à la France, Nicolas Sarkozy se sentira plus libre après sa réélection.

    En tout état de cause, partir serait une mauvaise chose, un mauvais signal. Attention. Danger ! Plus personne ne fera confiance à l’Occident .

  • le retour de la morale et de l’instruction civique, le plus tôt sera le mieux

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    Vite, le retour de la morale et de l’instruction civique, le plus tôt sera le mieux

     

    Oui, il faut souhaiter, de toute urgence, le retour des cours de morale et d’instruction civique, comme au bon vieux temps. Que devient une jeunesse sans instruction civique ni morale ? Des sauvageons, des fous furieux qui n’hésitent plus à poignarder leurs maîtresses à l’école ni à s’entre tuer dans les cours de récréations pour des motifs plus que futiles.

    Ayant reçu une formation de philosophe éthicien, axée sur la philosophie morale, je n’ai jamais compris les arguments d’une certaine gauche contre l’enseignement de la morale qui ne relève, d’ailleurs, ni de la droite ni de la gauche !

    Rendez vous de ce qui s’est passé ces jours ci : un garçon vient attendre à la sortie des classes une jeune fille opposée à une autre jeune fille suite à une affaire de cœur : le jeune homme arrive et tue à coups de poings en pleine figure l’adolescente en question. Mais où vivons nous ? Où sommes nous ? Que des adultes commettent des crimes passionnels, mûs par la jalousie ou atteints dans leur honneur, passe encore, mais des adolescents !

    Leur a-t-on jamais expliqué qu’il existe un Décalogue stipulant en toutes lettres l’interdiction absolue de tuer ? Leur a-t-on jamais lu les maximes, les adages des Anciens ou simplement la Bible et les Evangiles ?

    Nous avons tous, tant que nous sommes, reçu une éducation morale. Et nous ne nous en portons que mieux. Mais pourquoi donc avoir abusivement confondu la morale ou l’éthique avec la défense d’un ordre social ou d’un ordre moral condamnable ? Si même nos établissements d’enseignement deviennent des lieux dangereux, c’est un signe qui ne trompe guère.

    Il faut réagir en réintroduisant les valeurs éthiques et humanistes qui transcendent toutes les idéologies. La sécurité de la société et de nos enfants sont à ce prix.

  • L’étonnant (et decevant) discours du président Assad

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    L’étonnant (et decevant) discours du président Assad

     

    Suivi sur France 24 ce matin, le commentaire et l’analyse de l’allocution du président syrien devant un public acquis à l’université de Damas. Visiblement amaigri et fatigué par plus de quatre mois de manifestations et de sanglantes répressions, le président syrien n’a rien apporté de nouveau : son discours n’était pas à la hauteur de la gravité de la situation ni au niveau d’attente de ses concitoyens. Parler d’organiser d’abord des élections législatives en août et placer des réformes après, une telle attitude ne pouvait qu’encourager les manifestants et les opposants. La situation va hélas empirer en Syrie et les pronostics d’Ehoud Barak, très bien enseigné sur ce qui se passe en Syrie, sont en passe d’être vérifiés : le régime vit ses derniers instants. Hélas, il ne partira pas comme ça, sana faire de nouveaux morts, de nouveaux blessés, de nouveaux orphelins.

    Les Arabes ont mis des décennies à se réveiller, mais une fois les yeux ouverts, ils sont devenus inflexibles. Ils ne croient plus aux sornettes qu’on leur a débitées durant des années. Ils exigent de reprendre en main leur destin et leur avenir et ils ont bien raison. Au fond, c’est un monde nouveau qui apparaît, même si certaines erreurs se reproduisent, par exemple l’incroyable condamnation de l’ex président Ben Ali et de son épouse à 35 ans d’emprisonnement et à 45 millions d’Euros d’amende, en quelques heures. Même si ce couple est criminel, la justice rendue est trop expéditive et laisse fortement à désirer. Nous redoutons que se produise la même chose sur les bords du Nil. On a l’impression que le tribunal qui a jugé les Ben Ali a jugé comme il le faisait du temps des… Ben Ali. Et c’est regrettable, d’ailleurs, les Tunisiens ont largement exprimé leur frustration.

    Mais revenons à la Syrie. Un rapprochement spectaculaire est en marche entre les Turcs et les USA. Hier soir, M. Erdogan a longuement parlé avec le Pr Obama sur la situation chez le voisin syrien. Certes, il y a une place à prendre et le Turc n’a pas mis de côté ses ambitions régionales, mais on ne peut contester le bien fondé et la justesse de ses analyses et de ses actions. Il accueille les réfugiés, dénonce la barbarie de la répression et exhorte le tyran voisin à un peu d’humanité. Le président turc Abdullah Güll a lui aussi dialogué sur ce même sujet avec le président US. La Syrie d’Assad n’a plus que deux alliés ; l’Iran et le Hezbollah (dont on a apprend hier lors d’une émission de télévision qu’il se livrerait à des trafics d’objets d’art exfiltrés d’Irak…)

    Au fond, nous n’avions jamais pensé que le Proche Orient changerait du tout au tout par un tel processus, la décomposition, l’implosion des régimes autoritaires arabes sous les coups répétés de leurs administrés, excédés par tant d’années de tyrannie et de frustrations. On peut aussi dire que l’exemple de la démocratie israélienne a peut-être servi d’exemple, bien au-delà des frontières. Après tout, tant de Palestiniens vivent à proximité de cette démocratie, ils écoutent les émissions en hébreu et en arabe et ne peuvent demeurer indifférents.

    La roue de l’Histoire est en marche, mais qui influe sur son cours ? Tout rationaliste que je sois, je ne puis m’empêcher de penser qu’il existe parfois (peut-être) une force ou un esprit qui guide le devenir dans un sens plutôt que dans un autre. Espérons avec Hegel que ce gigantesque réel en devenir qu’est l’Histoire universelle, aille enfin dans la bonne direction.

  • LA DELIQUESCENCE DU REGIME SYRIEN : LA FIN DU REGIME D’EL-ASSAD

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    LA DELIQUESCENCE DU REGIME SYRIEN : LA FIN DU REGIME D’EL-ASSAD

    Depuis quelques semaines, le phénomène tend à s’accélérer et à se renforcer : les désertions au sein de l’armée syrienne devraient inquiéter les autorités du pays et leur imposer un changement de politique. Certes, pris dans un délire répressif, les membres du clan Assad pensent qu’ils pourront avoir raison de leur peuple en révolte, comme le firent jadis leur oncle Hafez et leur oncle Rifa’at. Mais les époques sont radicalement différentes. Il n’y avait pas d’internet en ce temps là, ni de Tribunal Pénal International, ni de téléphone portable muni d’appareil photo capable d’envoyer en quelques secondes des images de crimes de guerre d’un bout à l’autre de l’univers.

    J’ai déjà eu l’occasion de parler de cette interview que Ehoud Barack a accordé au journal de F3 où il annonçait la fin du régime des Assad. A part l’Iran et le Hezbollah, personne sur cette terre ne pleurera la fin d’un régime qui a fait tant de mal, occupé le Liban durant 30 ans et prit part d’une manière ou d’une autre à la disparition violente de l’ancien Premier Ministre Hariri. Selon des sources invérifiables, des snipers iraniens et issus des rangs de la milice chiite libanaise, des snipers tirent sur les manifestants en Syrie.

    Petit à petit l’UE et les USA se font à l’idée d’une chute du régime syrien ; les Frères musulmans ne prendront pas le pouvoir si l’on laisse la parole au peuple. Par ailleurs, l’œuvre de redressement sera si gigantesque qu’il faudra se consacrer à la reconstruction, marquant une éclipse de la Syrie sur le front extérieur où elle agissait surtout par l’intermédiaire de mouvements terroristes. Ce changement de régime devrait modififer du tout au tout la situation au Proche Orient, une situation qui ne pouvait pas changer tant que ce régime était en place.

    Il ne s’agit pas d’analyses militantes ni orientées, mais d’une simple approche lucide : on veut bien de la Realpolitik mais il convient d’appeler enfin un chat un chat. Ce régime est prêt à tout pour assurer sa survie :; à tuer son propre peuple, à mettre le feu à toute la région, à servir de tête de pont à l’Iran, etc… Le monde libre a tout fait pour l’attirer dans le camp du monde libre et rien n’a marché.

    C’est désormais le peuple qui a entrepris de changer le cours des choses et d’écrire son histoire. Avec son sang. Hélas.

  • L’ARABIE SAOUDITE MENACE LES USA EN CAS DE VETO A L’ONU CONTRE UN ETAT PALESTINIEN…

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    L’ARABIE SAOUDITE MENACE LES USA EN CAS DE VETO A L’ONU CONTRE UN ETAT PALESTINIEN…

    L’affaire n’a pas fait grand bruit, pourtant elle est d’importance.  La semaine passée,  Turki al Faycal, le fils de l’actuel roi d’Arabie saoudite, ancien ambassadeur à Washington et surtout chef des services secrets du royaume, a publié dans le Washington Post une tribune libre où il menace en termes à peine voilés les USA de représailles si ces derniers mettaient à exécution leur projet d’opposer un veto à la proclamation d’un Etat palestinien.
    Récemment, le président Obama a indiqué que la méthode préconisée par les Arabes pour imposer un Etat palestinien à l’ONU était inadéquate et devait être remplacée par la négociation. Le président US a même ajouté que son pays s’y opposerait par un veto si les Palestiniens, les Arabes et leurs alliés de par le monde tentaient de passer en force…
    Ce qui est nouveau dans cet article, ce n’est pas que l’on reprenne une vieille antienne, véritable serpent de mer, c’est que ce prince menace d’user de la puissance diplomatique du royaume pour parvenir à ses fins. En d’autres termes, le royaume monnayera l’appui d’autres états et fera usage de l’arme du pétrole. Il va jusqu’à dire que si le président considère Israël comme un allié indispensable des USA, il pourrait bien se rendre compte que d’autres alliés aussi valables, autres que l’Etat juif, existent dans la région…
    Turki al-Fayçal adresse en fait une mise en garde aux USA. Lesquels insistent sur les problèmes qui naîtraient d’une proclamation unilatérale d’un Etat par l’ONU. Selon le Saoudien, Israël fut lui-même proclamé à la suite d’un vote de l’ONU en 1947. Pourquoi pas les Palestiniens ?
    Il conclut en termes très inattendus : les Arabes, dit-il, ont dit non à la paix en juin 1967 et ils ont eu ce qu’ils méritaient… Et si Israël dit non à son tour, le prince préfère ne plus être là quand il aura ce qu’il mérite.
    L’allusion est transparente à l’embrasement du monde arabe. Mais ce que le prince oublie de dire -et on le comprend- c’est que l’Arabie Saoudite risque de ne plus être là… car elle n’est pas sûre d’échapper à la rue arabe ni au printemps qui s’est abattu sur ses voisins du nord au sud, alors que la rue juive ne menace nullement Israël, seul Etat démocratique de la région, comme le rappelait il y a trois jours le général Ehoud Barack sur FR3.
    Le prince devrait méditer le cas de Ben Ali qui a fui dans le royaume, du jour au lendemain. Il n’était plus qu’un fugitif, jugé et probablement condamné par contumace par la justice de son pays…

  • IL NE FAUT PAS DEPENALISER LE CANNABIS…

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    IL NE FAUT PAS DEPENALISER LE CANNABIS…

    Passant en revue la presse de la semaine que je lis ou relis durant le week end, mon regard s’arrête sur l’excellente tribune publiée par M. Claude GUEANT dans Le Monde en date  du jeudi 16 juin (p. 22). Rompant avec le discours assez ambiguë des uns et des autres, tournant le dos aux non-dits savamment distillés pour entretenir le flou sur leurs intentions profondes, comme le font certains hommes politiques soucieux de ne jamais prendre l’opinion (et donc leurs électeurs potentiels) à rebrousse-poil, le ministre français de l’Intérieur dit  ce qu’il pense et affiche clairement ses convictions  : il ne faut pas céder à la facilité, il ne faut pas, écrit-il, cesser le combat, au motif qu’il est difficile à mener. C’est une évidence, et pourtant quand on lit certaines tribunes ou quand on écoute certains discours, on croit rêver : le trafic de drogues est si difficile à arrêter ou simplement à endiguer qu’il vaut mieux baisser la garde, rentrer sagement chez soi et livrer la rue, la route, les quartiers, les villes entières, au trafiquants qui n’hésitent plus, comme à Sevran en Seine Saint-Denis,  à défendre leur territoire une kalachnikov à la main…
    J’ai récemment entendu un policier dire qu’un trafiquant qui circulait en voiture à vive allure a brandi, par la portière ouverte, une arme de guerre pour en menacer un automobiliste qui avait osé le klaxonner… Mais où sommes nous ? La Seine Saint-Denis n’est qu’à 12 ou 15 km de Notre-Dame et Claude GUEANT comprend bien que l’Etat n’a pas le droit de laisser sans protection des centaines de milliers de nos concitoyens qui ne peuvent pas se longer dans les beaux arrondissements de la capitale ou de nos provinces… Lors de la campagne électorale, le chef de l’Etat a bien dit qu’il ne tolérerait pas la moindre zone de non-droit.
    Il y aurait beaucoup à dire sur la faiblesse intellectuelle des arguments mis en avant par les partisans de la dépénalisation du cannabis. Ils font le départ entre drogue douce et drogue dangereuse, ignorant que tout processus, une fois lancé, finit toujours par s’accélérer. Du cannabis, qui est loin d’être inoffensif, on passerait (et surtout les jeunes qui sont perdus dans un monde en quête de valeurs, de sens ou de simples repères) à de l’héroïne, etc… Faisons confiance aux dealers et aux trafiquants en tous genres qui sauront franchir le pas et mettre sur le marché des drogues beaucoup plus dangereuses, créant une dépendance toujours plus grande, une véritable addiction contre laquelle il sera bien plus difficile de lutter.
    Claude GUEANT a raison de souligner que la lutte contre un tel fléau sera longue et plus en complexe dans une société de plus en plus sophistiquée où l’information circule en quelques secondes d’un bout à l’autre de la planète. Enfin, il souligne aussi que cette lutte a de multiples facettes et requiert un traitement à la fois médical et social.
    Mais pourquoi donc certains de nos concitoyens, en France, en Europe ou dans le reste du monde, éprouvent-ils le besoin irrépressible de se droguer ? J’ai fait de très longues études, j’ai fourni de très gros efforts pour devenir ce que je suis, j’ai, comme tout un chacun, eu à affronter mon lot d’épreuves, plus ou moins difficiles, je n’ai jamais éprouvé le besoin de consommer la moindre drogue que ce fût… Alors, pourquoi ? Je trouve que le volet psychologique et social de ce fléau moderne doit être analysé de plus près.
    Dans la campagne contre ce laxisme dangereux qui se dissimule derrière les plaidoyers en faveur de la dépénalisation du cannabis, on tombe parfois sur des comparaisons qui nous laissent sans voix : l’alcool et le tabac, nous dit-on, seraient plus dévastateurs, plus meurtriers, que des drogues aussi peu nocives que le cannabis ! Cet argument est loin d’être irréfragable, il est même parfaitement spécieux : comme tant de Français, je bois un verre de vin deux fois par semaine et fume un bon cigare une fois par mois ou par deux mois… Il n’y a ici aucun phénomène de dépendance ni d’addiction, comparable à ce qui se produit avec les drogues.  Les médecins qui font de telles comparaisons devraient faire preuve de plus de circonspection. Dans la plupart des pays, jadis tolérants à l’égard de ces drogues dites douces et ayant progressé vers la dépénalisation, on constate un changement de politique, provoqué par les dégâts causés à la santé des gens, et notamment les jeunes.
    Ceux qui me lisent régulièrement dans même Tribune de Genève savent que je ne me range pas à l’avis du plus grand nombre ni ne choisis jamais la voie de la facilité. Cependant, une chose m’inquiète : dans une société de plus en plus dure où les jeunes rencontrent de sérieuses difficultés à se faire une place, même avec de bons diplômes, les «paradis artificiels» ont hélas encore de beaux jours devant eux.
    Mais le succès a toujours été le salaire de la persévérance et du courage. Et je puis vous dire que Claude GUEANT, en grand serviteur de l’Etat qu’il est depuis toujours, sait en faire preuve.

  • TRE CONDUCTRICE D’UNE VOITURE EN ARABIE SAOUDITE…

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    ETRE CONDUCTRICE D’UNE VOITURE EN ARABIE SAOUDITE…

    Dans quelques siècles, les écoliers des établissements d’enseignement primaire apprendront que vers 2010 un royaume arabe, dit wahabite, interdisait aux femmes de conduire leur véhicule car on les suspectait d’avoir des idées impures et de vouloir se vautrer dans la débauche et la luxure… Mais l’étonnement de ces enfants ne s’arrêtera pas là car ils verront aussi que des pays évolués et civilisés comme les USA, l’Europe et tant d’autres encore, ont entretenu avec ce royaume quelque peu rétrograde des relations diplomatiques et économiques normales. Alors que ce royaume recommande aux hommes de fouetter avec le cordon qui enserre leur keffieh les femmes qui auront osé braver cette interdiction d’un autre âge.
    Hier, le 17 juin 2011, la femme qui avait courageusement l’interdiction et qui écopa une semaine ou deux d’emprisonnement, a demandé à toutes les femmes de suivre son exemple. Je pense qu’elle a eu raison. Cette dame a expliqué que pour sa famille, son travail, ses occupations, elle ne voulait compter que sur elle-même et avoir la possibilité de se déplacer à sa guise…
    Les autorités le lui interdisent : c’est tout de même incroyable. Et l’ONU ne dit rien, rien , arguant que c’est une affaire intérieur, donc pas d’ingérence !
    Mais alors pourquoi intervient-on en Libye ? Pourquoi condamnons nous la Syrie ?
    C’est la politique de deux poids et de deux mesures. Il faut que cela change. La femme n’est pas un être inférieur à l’homme et l’Arabie accroîtrait considérablement sa force et son développement si elle mettait fin à cette ghettoïsation de l’autre moitié du ciel (Mao)…

  • La France et l’Algérie

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    La France et l’Algérie

     

    La très récente visite du ministre français des affaires étrangères, M. Alain Juppé nous permet de revenir un instant sur l’état des relations entre la métropole et son ancienne colonie. On sait que de telles relations ont toujours été empreintes de passion et de récrimination,s l’Algérie se croyant fondée à être une sorte de porte-parole du tiers-mondisme ou du monde arabo-musulman. Les récentes émeutes survenues sur place ainsi que les graves bouleversements ayant secoue le monde arabe l’ont conduit à plus de circonspection car le danger guette le parti unique et les équipes dirigeantes depuis l’indépendance.

    L’Algérie avait, dans un passé récent, articulé contre la France de très graves accusations qui n’avaient pas été suffisamment étayées, et cela probablement pour satisfaire l’opinions intérieure (e.g. l’accusation infondée de génocide culturel venant d’un président que l’on venait de soigner dans notre meilleur établissement hospitalier, celui du Val de Grâce…)

    En revanche, face à tout ce remue-ménage apparent, dans les coulisses, les dirigeants algériens sont su faire preuve d’un bon pragmatisme qui atteste leur vraie compétence : ils coopèrent largement contre al-Quaida avec les Américains et n’hésitent pas à entretenir des relations commerciales particulièrement intéressantes avec un petit pays du Proche Orient que les autres Arabes rêvent depuis longtemps de détruire…

    M. Juppé a fait part de sa satisfaction à la suite de ces entretiens avec les Algériens, et c’est heureux car ce voisin de l’autre rive de la Méditerranée devra un jour ou l’autre se convertir à la démocratie, accorder aux minorités berbères et kabyles des droits spécifiques, et dernier mais non moindre, cesser de donner des leçons de bonne conduite aux uns et aux autres. Le plus gros problème, qui nous inquiète tous, reste évidemment celui des islamistes du FIS… Là, la plus grande vigilance s’impose.

    Selon certains milieux, l’OTAN soupçonne certains milieux de ce pays d’aider subrepticement les forces du colonel Khadafi à résister en leur livrant véhicules, armes et munitions. Si cela s’avérait, ce serait un jeu dangereux car l’aviation de l’OTAN n’aurait aucune difficulté à neutraliser ces convois… Mais il ne s’agit pour le moment que de rumeurs.

    En tout état d e cause, les autorités de ce pays savent que le régime libyen n’a plus d’avenir et qu’il ne résisterait plus très longtemps. Mais dans l’intervalle, le peuple libyen souffre : il importe d’abréger ses souffrances.

  • Vers une monarchie constitutionnelle au MAroc ?

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    Vers une monarchie constitutionnelle au MAroc ?

     

    Entendu sur le Focus de France 24, ce matin : les projets de réforme constitutionnelle du royaume chérifien. Les Marocains veulent une monarchie moderne, en accord avec son temps, c’est-à-dire n’obéissant plus à des règles ni à des pratiques d’un autre âge. Cela sera difficile tant ce pays, comme tous les autres pays arabes, a tourné le dos aux pratiques occidentales. Pourquoi tous ces pays ont ils choisi régimes autoritaires et parfois carrément anti-démocratiques ?Est-ce la tradition ancestrale, est-ce l’appartenance religieuse, est-ce le fatalisme ? J’avoue ne pas savoir.

     

    Mais une chose est certaine, c’est que cela ne peut plus durer, surtout lorsque le déni de démocratie s’accompagne de népotisme et de corruption. Tous les pays du monde doivent devenir des états de droit, et je note avec satisfaction que le royaume chérifien entend avoir une législation qui soit en accord avec la législation internationale. Il y a quelques années déjà, le roi avait entamé une courageuse réforme du statut familial car précédemment la femme n’avait pratiquement aucun droit… Les mentalités ont du mal à évoluer et on constate en France, notamment en Seine Saint-Denis qu’un nombre croissant de femmes d’Afrique du Nord ou d’Afrique noire profitent de l’aide juridictionnelle dans ce pays pour demander le divorce… Ce n’est pas une solution mais il faut bien comprendre ces femmes qui sont traitées chez elles comme des non-personnes, à alors qu’elle vivent dans la patrie des droits de l’homme.

     

    Le Maroc est un beau pays dont nous parlons la langue et auquel nous sommes attachés par de multiples relations, mais tant de choses doivent y changer… Le roi doit régner et laisser le Premier Ministre, nommé par lui, gouverner. La loi doit être la même pour tous. Et un vaste élan de réformes sociales soit être poursuivi. Le niveau de vie doit être relevé afin que la jeunesse, nombreuse et dynamique dans ce pays, trouve du travail et s’enracine chez elle. C’est un point qui st crucial : tous les pays de la Méditerranée orientale doivent faire des efforts pour intégrer enfin le giron de la démocratie. Leur émancipation est à ce prix. Quand on pense que le Maroc st libre de décider de son sort depuis l’année 1954…

     

     

  • que faire de la Grèce au sein de la zone Euro ?

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    que faire de la Grèce au sein de la zone Euro ?

    Oui, que devons faire de ce pays, berceau de notre culture européenne, patrie de Socrate, de Platon et d’Aristote ? Une civilisation qui porta la nôtre sur les fonts baptismaux. Emmanuel Lévinas, grand philosophe judéo-français du XXe siècle aimait à dire que l’Europe, c’est la Bible et les Grecs… Cela résume tout en peu de mots !

    Aujourd’hui, ce pays paye un trop grand laxisme qui n’a que trop duré. Dans ce pays de rêve qui a tendance, depuis, à virer au cauchemar, aussi bien la droite que la gauche ont menti, tant à leur peuple qu’au monde extérieur. Ils nous ont menti sur le coût des fameux jeux olympiques, ils nous ont menti sur le niveau d’endettement, mais comme dit le Talmud, le mensonge a de courtes jambes, en d’autres terme il ne va bien loin.

    Rendez vous compte, aujourd’hui c’est le peuple grec qui doit se serrer toujours un peu plus la ceinture : des baisses de salaire, des licenciements de fonctionnaires, on rogne sur toutes les dépenses, les pensions, les retraites, il n y a que les taxes qui augmentent.

    Mais à nouveau, on doit à la vérité de dire que la fraude, notamment fiscale, en Grèce, est un sport national particulièrement prisé ! Qui paie des impôts en Grèce ? Beaucoup de transactions se font en espèces, ce qui les soustrait aux taxes et même les banques ne sont pas assujettis à rendre des comptes à l’Etat : comment voulez vous que celui-ci remplisse ses caisses pour assumer son rôle et redresser le pays ? C’est une véritable paupérisation des Institutions.

    Aujourd’hui, que faire ? Ne plus se voiler la face, accélérer les privatisations, vendre un certain nombre d’îles grecques, créer un nouvel impôt sur les grandes fortunes et poursuivre sans relâche le plan d’austérité. La condition requise pour son efficacité : la charge doit être équitablement répartie, ceux qui ont le plus profité de ce délabrement économique national doivent être mis à contribution.

    Et si l’on n’arrive pas à redresser la barre sur deux ou trois ans, Socrate, Platon et Aristote quitteront la zone Euro. L’Allemagne ne consentira pas éternellement à payer pour les autres. Faute de quoi, Goethe, Schiller et Kant quitteront la zone Euro…