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  • Barack OBAMA recule et revient sur ses déclarations devant l’AIPAC

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    Barack OBAMA recule et revient sur ses déclarations devant l’AIPAC

     

    Je n’ai pas été excessivement surpris, hier en fin d’après midi , en écoutant en direct sur al-Arabiya le discours d’Obama devant l’AIPAC : le président US a recilé en faisant l’exégèse de ses propres paroles devant Benjamin Netanyahou. On est vraiment rentré dans la campagne électorale US : le retour aux frontières de 1967 n’était qu’une base de discussion, ce n’éait pas un objectif, le Hamas est sérieusement invité à changer de charte et à libérer le jeune soldat Gilad Schalit. Tsahal est assuré de toujours bénéficier de l’aide stratégique de l’armée américaine. Bref, Obama a été entièrement recadré par les caciques du parti démocrate, inquiets des commentaires désastreux de Netanyahou devant les lobbys pro israéliens. C’est clair ; aucun candidat ne peut gagner les élections présidentielles avec un programme anti israélien. Et M. Obama ne fait pas exception à la règle. J’ai été étonné de la durée de ce plaidoyer d’Obama qui se justifiait. Et ce qui était encore plus frappant, c’était que je l’écoutais en arabe sur fond sonore en anglais.

    Cela ne m’a pas réjoui outre mesure, ni convaincu des qualités diplomatiques de l’actuel président US. Je me demande sir M. OBama va vraiment être le seul candidat du parti démocrate pour les prochaines élections. Il a commis trop d’erreurs, trop vite changé d’avis, comme c’est le cas dans le conflit du proche orient.

    Certes, les Palestiniens ont le droit de vivre en paix dans un environnement pacifié. Mais est-ce suffisant pour obtenir un Etat. Qu’est ce qui distingue un Palestinien d’un Jordanien aujourd’hui ? Le seul problème, c’est l’intégration de cette région du monde dans un processus authentiquement démocratique. Et dans cette affaire, le problème ne se comme pas Israël, mais le Hamas et l’islamisme. Or, M. Obama n’est pas dans grand secours dans solution de ce problème.

    J’en profite pour dire un mot de la révolution égyptienne et de ses dérives : ier aussi su al-Arabiya, l’actuel ministre du tourisme égyptien reconnaissait sans fioritures que la perte du tourisme égyptien depuis la révolution se montait à plus de 2 milliards de $ US. En gros, plus de 40% et cela ne va pas s’arranger sir les généraux égyptiens ne ramènent à la raison ceux qui, chez eux, prônent une réévaluation des accords avec Israël et un meilleur accueil des Palestiniens de Gaza. On se demande parfois comment les gens pensent.

    Il est des réalités qu certains peuples reconnaissent plus vite que d’autres. Et là, l’Orient arabo-musulman nous réserve toujours des surprises. J’ai même entendu un blogueur égyptien dire en arabe qu’il s’agissait de choisir entre la révolution et la faillite. Voilà qui est parler.

  • DSK, l’image des Fraçais et les USA

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    DSK, l’image des Fraçais et les USA

     

    Me permettrez vous de commencer ce papier par cette citation de Lénine qui n’est pas mon maître à penser, loin de là, et qui dsait que l’information était un combat. Comprenez que pour subjuguer une opinion publique, un peuple ou une communauté, il suffisait de contrôler les circuits d’information et de présenter les choses comme on voulait qu’elles fussent comprises et reçues. C’est, hélas, exactement ce que fit le système judiciaire US pour discréditer alors même qu’il n’était pas encore jugé et que l’on ignorait tout de la consistance des charges entre les mains d’un procureur dont la suite des événements prouvera presque sûrement qu’il est allé vite en besogne.

    Mais l’affaire en soi rappelle des souvenirs, pas toujours agréables. Les Américains que nous aimons et avec lesquels nous partageons tant de valeurs et de projets communs, ont quelques comptes à solder avec la France depuis au moins l’époque du général de Gaulle auquel ils reprochaient son mythe de l’indépendance nationale. Pour les jeunes, il fut souvenirs que cette politique de vassalisation prononcée des USA fut publiquement prônée par le président Eisenhower, le général auréolé de gloire, qui affirma que lorsque son pays donna des sous à un autre pays il avait eo ipso le droit de lui donner aussi des ordres et des conseils, et que le pays bénéficiaire, recevant cette aide, recevait aussi des ordres et des conseils. Jamais l’homme du 18 juin ne se serait plié à une telle contrainte.

    Il y eut aussi, plus proche de nous, le violent discours de Dominique de Villepin à l’ONU contre l’intervention des USA en Irak. Même si je pense à titre personnel que la France a eu tort, je condamne la violente campagne de presse qui se déchaîna contre la France : songez que les grands restaurants rechignaient à servir de grands vins français, que les membres du Congrès voulaient débaptiser les pommes frites etc… L’image de la France et des Français fut largement écornée. Et voici que surgit l’affaire DSK qui va sûrement se dégonfler comme un soufflet au fromage d ‘Auvergne. Mais les Américains ne l’entendent pas de cette oreille.

    Devrons nous leur rappeler les frasques sexuelles (homosexuelles) d’un influent membre du Congrès, contraint à la démission à la suite d’envois de mails très tendres à un jeune assistant parlementaire ? Et les coucheries avec une prostituée de luxe de Gary Hart (un homme sympathique, au demeurant) qui dut renoncer à la campagne présidentielle parce qu’il sortit au petit matin du domicile d’une prostituée de luxe ? Et le défunt président John Kennedy dont les aventures extra- ou para-conjugales sont innombrables ? Et l’ancien président Clinton dont la procédure d’impeachment occupa les plumes journalistiques durant de longs mois ?

    Alors, franchement, peut-on donner des leçons de puritanisme à qui que ce soit ? Les Américains devraient reprendre leurs esprits et revenir à la raison.

    Sur un tout autre plan, je viens de voir sur France 24 l’interview en français de jeunes Guinéens jouant entre eux au foot ball dans un stade du Bronx : la plupart, pas tous, jugent hautement improbable la version de la femme de chambre, une jeune Guinéenne allant jusqu’à dire que la victime supposée a voulu profiter de la situation d’un homme riche et lui extorquer le plus d’argent possible. Je m’empresse de dire que je ne reprends pas à mon compte de telles affirmations puisque nous ne savons encore rien, la justice américaine étant sur ce point entièrement imparfaite puisqu’elle ne donne la parole qu’à une de deux parties.

    Dans quelques semaines, dans quelques mois, tout au plus, on ne paelra plus de cette affaire et DSK pourra reprendre une vie normale ou presque.

    Mais la morale, qu’en sera-t-il de la morale ? Même s’il est innocent dans l’affaire qui nous occupe présentement, s’est-il toujours conduit correctement au plan de sa vie sexuelle ?

    Je voudrais soumettre à sa sagacité que je sais grande l’adage talmudique suivant que je traduis littéralement : ce membre viril n’est qu’un petit membre dans la constitution physique de l’homme. Si vous le rassasiez il a toujours faim, mais si vous l’affamez il est rassasié (Ever katane hou ba-adam masibi’o ra’év, mar’ivo savéa’.

    A méditer par Dominique Strauss-Kahn et par ceux qui lui donnent des leçons de morale..

    PS : nous sommes tous nés à Agadir où nos parents se marièrent au début de l’année 1941. Ma sœur aînée m’a dit que nos parents recevaient les parents de DSK chez nous à Agadir… DSK a passé une partie de son adolescence de notre ville natale…

  • l n’ y aura probablement pas de procès pour DSK…

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    Il n’ y aura probablement pas de procès pour DSK…

     

    Cette éventualité n’est pas à exclure car si les Américains nous ont habitués à une farce électorale lors de leurs grandes consultations politiques à l’échelle nationale, il n’est pas impossible qu’ils aient à nouveau déroulé sous nos yeux ébahis une véritable farce judiciaire, comme on a pu le voir par le passé.

    Que l’on me comprenne bien, je ne sais pas ce qui va se passer, j’ignore comment les choses vont évoluer et nul au monde ne sait ce que les défenseurs de DSK ont en tête ou sous le coude. Tout ce que l’on sait avec certitude, c’est que le système judiciaire de ce pays comporte des données que l’on ne doit pas interpréter en comparaison de ce qui se passe chez nous.

    Un exemple : maints avocats opérant tant en France qu’aux USA ont dit que le fameux grand jury suit à plus de 90% les réquisitions du procureur, que celui-ci porte exclusivement l’accusation et qu’au fond, il n y a pas de partie civile. L’un des juristes a même dit par boutade que ce grand jury composé de braves gens pourrait aller jusqu’à inculper… un sandwich au jambon ! C’est dire… Ce qui fait que l’énumération des fameux chefs d’accusation, la somme fantaisiste des années de prison encourues n’ont qu’une valeur théorique. Ce matin, très tôt, j’ai même entendu sur une chaîne américaine que le procureur peut, à tout moment, retirer l’acte d’accusation si la déposition d’un plaignant lui paraît peu robuste ou manquant de crédibilité…

    Même l’audience du 6 juin ne constitue pas, en fait, le commencement d’un procès, ce sera simplement la communication officielle des chefs d’accusation. On ne sait même pas quel type de défense, le principal accusé va adopter. En d’autres termes, et sans la moindre pensée cynique, DSK n’a pas de soucis à se faire. Evidemment, dans toute cette affaire la morale n’est pas sauve, elle n’y trouve pas son compte, sauf (qui sait ?) si toute cette affaire relève de la manipulation ou du traquenard. Mais, à mes yeux, ce matin, ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est le mode de fonctionnement de la justice américaine : elle donne l’impression que le prevénu est capable alors qu’au bout du compte, il ne risque pas grand chose. Je comprends mieux désormais l’assurance des avocats de DSK, les meilleurs de NY et de Washington qui ne feront qu’une bouchée et du procureur et du conseil de la plaignante.

    C’est de cette femme que l’on parle le moins. Là aussi, les choses évoluent. L’homme qui s’est présenté comme étant son frère est son petit ami. ET fait plus intéressant, un responsable d’association de Guinées vivant à l’étranger a suggéré que DSK pourrait présenter des excuses et trouver un arrangement satisfaisant pour les deux parties et qui mettrait fin à l’affaire. Qui sait ?

    En tout état de cause, les dégâts causés à l’image de DSK sont irréparables. Il ne sera peut-être pas condamné, il ne sera peut-être même pas jugé, mais cette affaire le poursuivra jusqu’à la dernière minute de sa vie sur terre. N’est ce pas le pire des châtiments ?

    A condition qu’ils soit réellement coupable ? Et cela la constitution même de la justice américaine ne nous permet pas de le savo
  • Benjamin Nentanyahoiu et Barack Obama : la paix au Proche orient ?

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    Benjamin Nentanyahoiu et Barack Obama : la paix au Proche orient ?

     

    Les augures ne se sont pas trompés : l’entretien entre les deux dirigeants fut un échec. M. Obama n’a pas sérieusement réfléchi avant de faire cette déclaration (retour aux frontières de 1967) qui revient à faire le grand écart. C’est l’exercice préféré d’un président dont la dominante n’est pas la politique étrangère. Et comme le dirigeant israélien reste presque une semaine aux USA, il est évident qu’il va monter les organisations juives contre Barack Obama. Lequel commence ) être contesté en son propre camp. Il ne serait pas étonnant que le parti démocrate désigne un autre candidat que l’actuel locataire de la Maison Blanche.

    L’enlisement des Américains tant en Irak qu’en Afghanistan est patent au point qu’ils se font tout petits en Libye. Au plan économique, question cruciale en Amérique, Obama n’a pas entièrement assaini la situation… Il reste Ben Laden mais même Bush père avait gagné la guerre d’Irak et pourtant il ne fut pas réélu.

    La politique étrangère US a des constantes qui ne changeront jamais, en tout cas tant que le monde arabe restera le monde arabe et le Moyen Orient le Moyen Orient. Vouloir remettre sur la table des négociations le statut de Jérusalem et les frontières d’Israël n’est guère réaliste. Ou alors, l’homme a cherché à donner le change. Possible, mais alors c’est sa crédibilité qui en prend un coup.

    In espoir, cependant, c’est que les états arabes de la région finissent par comprendre que Israël est chez lui, que ce sera un état juif et rien d’autre.

  • Barack Obama et le monde arabo-musulman

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    Barack Obama et le monde arabo-musulman

     

    Le président américain se montre très préoccupé par le devenir d’un monde aabo-musulman en pleine effervescence. Il a don repris l’initiative afin de ne pas éveiller le soupçon d’un désintérêt de la plus grande puissance mondiale pour ce qui se joue dans les pays concernés. Ses conseillers ont aussi pris conscience que le discours du Caire, prononcé il y a deux ans, aux côtés d’un président déchu, M. Hosni Moubarak, n’était plus d’actualité et qu’il fallait reprendre la main. En effet, imagine-t-on une telle masse humaine, agitée de puissants soubresauts du Maroc au Yémen en passant par la Syrie, le Pakistan, l’Egypte, l’Irak etc…, livrée à elle-même, c’est-à-dire au chaos ? Il fallait donc réagir et montrer par un discours, comme le Pr Obama les aime, que les USA se soucient du devenir des gens, qi’ls veulent les aider, qu’ils n’ont pas à leur égarde de franche hostilité, même s’ils ont réussi à tuer leur ennemi juré Oussama ben Laden.

    Et pour retenir l’attention des Arabes, M. Obama leur ormet de soutenir la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. Vu ainsi, le discours paraît révolutionnaire et pourrait faire croire que les USA changent leur système d’alliances au Proche Orient, qu’ils vont soutenir l’union du Hamas et du Fatah, exiger la restitution ou l’échange de territoires, bref conduire une véritable révolution dans cette région du monde…

    En réalité, il n’en est rien. D’abord parce que l’occupant de la Maison Blanche est en campagne électorale, que son parti n’acceptera jamais de telles propositions et que le lobby pro israélien ne laissera pas faire. Enfin, les incertitudes pesant sur la région, l’insécurité régnante et tant d’autres paramètres rendent impossible un tel événement. Ce n’est pa la première fois qu’un président américain souffle le chaud et le froid.

    En revanche, si la paix devait enfin s’installer dans les esprits et les cœurs, ce serait une véritable avancée pour la paix. Mais la proposition de M. Obama ne va pas dans cette direction.

  • DSK : Le soulagement, enfin !

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    DSK : Le soulagement, enfin !

     

    On pourra peut-être trouver ce sentiment injuste mais je le confesse, je suis soulagé de l’avoir revu, propre sur lui, l’œil calme, rasé de près et vêtu d’un costume et d’une chemise blanche. L’acharnement de la police et du procureur de NY y sont pour beaucoup car en Europe et dans le reste du monde on n’est pas habitué à un tel acharnement. Pour donner d’un être humain une telle image il faut que sa culpabilité ait été préalablement établie.

    En dépit des conditions excessivement contraignantes de cette liberté conditionnelle, voire hautement surveillée et très onéreuse (mensuellement 200.000 $) il vaut mieux résider à Manhattan qu’en prison.

    Je n’aurai garde d’oublier la femme qui est la victime supposée. Quand je dis supposée ce n’est pas attentatoire à la bonne moralité de cette jeune femme, mais on entend d’autres sources qui font peser le soupçon sur la véracité de sa version. Au fond, le principal travers de la justice américaine qui fait un penser à celle du Far West, c’est qu’une seule version était audible, celle de l’accusation. C’est donc un déséquilibre qui commence à être corrigé. Et les jours qui s’annoncent seront certainement plus cléments pour DSK. On n’est pas à l’abri d’une bonne surprise, se prennent à espérer certains socialistes.

    Les avocats de DSK ont engagé une foule de fins limiers qui commencent à mettre à mal la version de la jeune femme. On scrute son son passé, les conditions dans lesquelles elle a eu ( à 17 ans) sa fille, l’absence d’un frère, en fait elle à une sœur plus âgée, son mode de vie etc… C’est très déplaisant mais c’est le système judiciaire américain qui le veut : ce qui ne signifie pas que DSK ne sera pas, de son côté, scruté à la loupe : déjà des témoignages, véridiques ou qui se donnent pour tels, foisonnent à son sujet qui vont depuis l’hôtesse de l’air ou la jeune journaliste en mal de publicité à l’importante femme cacique d’un parti politique ou d’une haute administration… C’est un aspect de la nature humaine et qui n’est guère le plus séduisant.

    Que va-t-il se passer à présent ? Remis en liberté, DSK va reprendre confiance ne lui-même, assisté et soutenu par sa famille, et principalement son épouse. Les précédents de ce même type de procès laissent présager une issue moins fatale qu’il n’y paraissait il y a tout juste quelques jours. Cela montre la puissance des images et la force des médias. Mais voilà, une image n’est pas une preuve et medias sont dépassés, moins de vingt quatre heures après leur parution.

    En revanche, les enseignements à tirer de toute cette affaire sont légion. On n’a pas encore fini d’en parler. Pour le moment, souhaitons à cette pauvre jeune femme et à sa fille la sérénité et le soulagement et à DSK un authentique examen de conscience. Car, même s’il réussit à se sortir de cette mauvaise passe (sans jeu de mots) il reste seul face à lui-même et cela risque d’être un douloureux tête à tête.

    ON est jugé par ses actes.

  • Qui est contre l’enseignement de la Bible dans les écoles ?

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    Qui est contre l’enseignement de la Bible dans les écoles ?

     

    Dans l’histoire intellectuelle de l’Occident judéo-chrétien, la Bible occupe une place fondamentale. Sans elle, l’Occident ne serait pas ce qu’il est. Pour quelle raison ? Parce que ce document est en réalité la grande charte de l’humanité civilisée et a fourni à nos meilleures constitutions politiques leurs valeurs les plus consistantes. La Bible est la Constitution, la loi fondamentale de notre continent.

    Il n’existe pas d’autre code éthique plus universel que le Décalogue. Même si l’on ne peut pas nier l’apport parfois plus ancien du Code Hammourabi et d’autres textes babyloniens ou égyptiens.

    Quand on parle de l’enseignement de la Bible, à quoi pensons nous au juste ? Souvent, par esprit polémique, les gens s’imaginent qu’on veut introduire subrepticement la religion, et donc le fanatisme religieux, au sein de nos écoles, polluer de jeunes esprits et fomenter une sorte de désunion religieuse. Ce n’est pas du tout le cas. Il faut étudier la Bible comme l’a fait Ernest Renan. Je m’en réfère à Renan et non point à Voltaire qui a pratiqué une anti-cxégèse et fait de l’incrédulité railleuse un idéal de vie.

    La Bible, tant la Bible hébraïque que les Evangiles, renferment des doctrines à la fois morales et religieuses, même si quelques épisodes qui y sont relatés ne sont guère édifiants. Ces quelques exceptions ne suffisent pas, cependant, à en discréditer l’ensemble.

    Considérez le livre de la Genèse avec son prologue patriarcal : Renan a eu raison, à la suite des biblistes allemands de son temps, d’y voir un recueil de contes et légendes. Il y aussi la littérature prophétique avec ce souffle puissant qui atteste de la force spirituelle d’hommes inspirés. Il y a enfin ces merveilleux livres de sagesse, la littérature sapientiale, si riche d’enseignements.

    Certes, nous devons aussi lire la Bible avec un esprit critique, une grande ouverture et le souci permanent de rapprocher au lieu de séparer et d’isoler.

    Les grandes langues européennes se sont presque toutes forgées dans l’exercice de la traduction de la Bible : c’est nettement le cas de la langue allemande qui doit tout à la traduction de Luther. Mais c’est aussi le cas de l’anglais avec l’Authorized version of the Bible.

    La plupart de nos expressions littéraires aujourd’hui, dérivent de la Bible. Des personnages comme Abraham, Job, David, Goliat etc… en proviennent.

    Il faut donc enseigner la Bible comme une littérature en veillant à en donner une interprétation neutre, n’émanant pas d’hommes d’église, mais de chercheurs et d’érudits. Et dans ce domaine, tant Genève que Lausanne disposent de bien des ressources.

    Sans l’héritage biblique, nous ne saurions pas qui nous sommes et nous créerions un immense cratère dans l’histoire de notre culture.

    Nous y reviendrons.

  • Israël et le printemps arabe

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    Israël et le printemps arabe

     

    Ceux qui, comme moi, avaient espéré que le printemps arabe ouvrirait les yeux des masses arabes, leur ferait reconsidérer leur approche, erronée depuis des décennies, du conflit avec Israël, en sont pour leurs frais : aucun changement, du moins, librement exprimé, et tout au contraire, une tentative maladroite d’exciter contre l’ennemi sioniste (sic) toutes les frustrations et les rancœurs de peuples maintenus sous la pression de la dictature.

    Et pourtant, grandes étaient les attentes. Ce qui montre que la nature humaine ne justifie pas vraiment les espoirs que l’on serait amené à placer en elle.

    Voici comment les choses se sont passées : depuis des années, les Arabes qui quittèrent, de gré ou de force (il faut bien le reconnaître) le territoire de la Palestine mandataire en 1948, lors de la proclamation par l’ONU de la fin de la présence britannique et la naissance de l’Etat d’Israëln, ont pris l’habitude de commémorer la naqba (le terme est d’eux) pour signifier leur désaccord. Cette année, il y a donc quelques jours, ils ont tenté de violer les frontières d’Israël d’au moins trois endroits : Gaza, le Liban et le plateau du Golan du côté de la Syrie. Ce dernier point est le plus préoccupant car il signe une évolution qui est dangereuse à terme.

    Depuis que l’armée syrienne a été battue sur les hauteurs du Golan d’où elle bombardait toute la Galilée, pas un seul coup de fusil n’a été tiré contre les positions israéliennes. Il faut dire que Damas, la capitale syrienne, ne se trouve qu’à quelques dizaines de km de là et serait exposée au feu de l’artillerie à longue portée de Tsahal. Mais aujourd’hui, les autorités syriennes, aux abois en raison de troubles qui ont déjà fait près de mille morts et des milliers d’arrestations (hier sur la-Arabiyya, j’ai entendu un opposer parler de 16000 disparus : en arabe mafqoudin), ont laissé passer les autobus chargés de manifestants, ce qu’elles n’avaient jamais permis durant des décennies, depuis 1973 !

    Le Liban qui dispose d’une armée peu forte et divisée a tenté d’arrêter le flux de manifestants qui ont réussi à forcer les barrages. Quant aux Palestiniens de Gaza, ils ont tenté de manifester au point de passage d’Erez. L’ensemble de ces opérations a fait des morts qu’on doit déplorer.

    Ce qui frappe ici, c’est que même en lutte pour la démocratisation des régimes en pays arabe, le conflit avec Israël ne passe pas au second plan. Une partie de la jeunesse égyptienne fait aussi quelques velléités dans le même sens mais nous pouvons parier que les généraux ne tarderont pas à ramener ces gens à la raison. L’Egypte vit à peu près normalement grâce aux subsides américains. Et l’économie locale ne résisterait pas à des mesures énergiques qui seraient prises contre le tourisme et les rares exportations, si la situation avec Israël venait à changer. Le problème est que les généraux sont assis sur un baril de poudre et marchent sur des œufs…

    Toutefois, ils pratiquent une sorte de billard à trois bandes pour sauver la face, faire des concessions à un peuple excédé et maintenir le cap. Premier exemple en date : le couple Moubarak semble pouvoir tirer son épingle du jeu à partir du moment où le raïs déchu, déjà malade et très affaibli, fera une sorte d’autocritique à la télévision. Ce n’est pas mal : souvenez vous qu’il sy a quelques semaines on n’hésitait pas à évoquer la peine de mort (li’dam). Hier encore sur al-Arabiyya, j’ai écouté une interview du ministre égyptien de la justice qui n’a pas repris ce mot pourtant prononcé trois fois par la journaliste…

    Je pense qu’Israël avec sa politique énergique d’une part et les USA avec l’exécution de Ben laden, d’autre part, ont fait part de leur détermination. Par ailleurs, l’approche de la campagne électorale aux USA contraint M. Obama à la prudence voire à marquer encore plus fortement son soutien à Israël.

    Si, au moins, les gens savaient négocier et distinguer le possible de l’impossible, on sortirait de cette impasse. Mais nous en sommes encore loin.

  • Friedrich Christian Oetinger (1702-1782) Kabbaliste chrétien séduit par Isac Louri

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    POUR VOUS CHANGER DES TRIBULATIONS DE DSK, UN PEU DE SPIRITUALITÉ PHILOSOPHIQUE ET RELIGIEUSE.

     

    Friedrich Christian Oetinger (1702-1782)

    Kabbaliste chrétien séduit par Isac Louria

     

    Conférence à la mairie du XVIe arrondissement de Paris

    Prévue le 19 mai 2011 à 20h 15

    Friedrich Christian Oetinger me semble être un cas unique dans la tentative de rapprocher kabbale et protestantisme, voire d’instrumentaliser la kabbale juive et hébraïque pour asseoir la vérité du christianisme. Mais ce qui est nouveau, si on laisse de côté les tentatives plus anciennes de Johannes Reuchlin et du baron Knorr von Rosenroth, c’est l’opinion relativement bonne que cet évêque protestant avait du judaïsme, de l’Ancien Testament et de la synagogue dont il affirme qu’à la fin des temps, elle sera appelée à devenir une église universelle dont le Grand Prêtre serait évidemment Jésus…

    On aboutit au même résultat, à cette différence près qu’on a affaire à un éminent théologien qui croyait sincèrement à la validité et à la solidarité des textes vétéro-testamentaires et néo-testamentaires. Pour Oetinger, la Bible, toute la Bible est la parole de Dieu et il ne convient pas, comme le firent les adeptes de la théologie rationaliste, de l’expurger des textes sortant du cadre de la raison. Un exemple : pour Oetinger, les visions du prophète Ezéchiel qui défient la saine raison et que même un penseur aussi juif que Maimonide a résolument allégorisé pour les réinterpréter au sens philosophique, doivent garder leur sens premier… Rien d’étonnant, donc, qu’un tel théosophe ait vu en l’Apocalypse le couronnement des Ecritures.

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    Conférence à la mairie du XVIe arrondissement de Paris

    Prévue le 19 mai 2011 à 20h 15

    Friedrich Christian Oetinger me semble être un cas unique dans la tentative de rapprocher kabbale et protestantisme, voire d’instrumentaliser la kabbale juive et hébraïque pour asseoir la vérité du christianisme. Mais ce qui est nouveau, si on laisse de côté les tentatives plus anciennes de Johannes Reuchlin et du baron Knorr von Rosenroth, c’est l’opinion relativement bonne que cet évêque protestant avait du judaïsme, de l’Ancien Testament et de la synagogue dont il affirme qu’à la fin des temps, elle sera appelée à devenir une église universelle dont le Grand Prêtre serait évidemment Jésus…

    On aboutit au même résultat, à cette différence près qu’on a affaire à un éminent théologien qui croyait sincèrement à la validité et à la solidarité des textes vétéro-testamentaires et néo-testamentaires. Pour Oetinger, la Bible, toute la Bible est la parole de Dieu et il ne convient pas, comme le firent les adeptes de la théologie rationaliste, de l’expurger des textes sortant du cadre de la raison. Un exemple : pour Oetinger, les visions du prophète Ezéchiel qui défient la saine raison et que même un penseur aussi juif que Maimonide a résolument allégorisé pour les réinterpréter au sens philosophique, doivent garder leur sens premier… Rien d’étonnant, donc, qu’un tel théosophe ait vu en l’Apocalypse le couronnement des Ecritures.

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  • DSK : La chute d’une étoile

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    DSK : La chute d’une étoile

     

    Impossible de parler d’autre chose, ce matin, comme d’ailleurs tous les matins suivants tant que cette affaire absolument incroyable se maintiendra à la une de la presse internationale. Je crains aussi un retentissement sur le sentiment anti-américain en France car c’est une partie de l’Hexagone qui est jetée en pâture aux média outre-Atlantique.

    On peut vraiment parler de la chute d’une étoile, même si, au plus profond de lui-même, je souhaite que DSK soit relâché, qu’il se ressaisisse et, d’une certaine manière, fasse amende honorable. Il faut aussi avoir une pensée pour la jeune femme, mère célibataire de deux enfants, qui a dû, elle aussi, subir un choc.

    Comme l’écrivait Ernest Renan au milieu du XIXe siècle dans son œuvre de jeunesse, L’avenir de la science, publiée plus de quarante ans après sa rédaction, la Bible se situe au cœur de l’histoire humaine. On y trouve tout et notamment cette éloquente citation dans la bouche du prophète Isaïe (14 ;12) qui vivait au VIIIe siècle avant l’ère chrétienne : Comment est tu tombé du ciel, astre brillant, fils de l’aurore ?(Eykh nafalta mi-shamayim héllel ben shahar…)

    En effet, ce qui arrive à DSK, c’est la chute d’une étoile. Malheureusement, il y a peu de chances pour qu’il retrouve son lustre d’antan, qu’il renoue avec sa brillante carrière et qu’il accède aux fonctions éminentes qu’il ambitionnait d’occuper. Mais il se redressera, se sortira d’affaire et surmontera au plan humain cette terrible affaire.

    Mais la justice américaine a joué là une partition qu’elle risque fort de regretter sous peu. Même si les lois de ce pays l’autorisent à publier de telles images, si humiliantes et si dévastatrices pour un prévenu non encore condamné, elle devra rendre des comptes devant d’autres instances, internationales, celles-là, plus sensibles aux notions de dignité humaine et de protection de la vie privée : pas un homme, pas une femme, pas un enfant sur cette planète qui n’ait vu de telles images. Lorsque la sérénité reviendra, DSK et ses avocats pourraient très bien réclamer une compensation suite aux dommages subis.

    Il est temps de ramener cet incident fort regrettable en soi à des proportions plus justes : certes, l’acte ou plutôt la tentative d’un tel acte est inacceptable, inadmissible, mais les tribunaux sont saisis chaque jour que D- de telles accusations. Il ne faut plus exhiber le spectacle d’un homme déchu, hagard, mal mis, abandonné de tous ou presque…

    J’ai bien aimé la réaction fort sincère de M. Juncker du Luxembourg qui a publiquement exprimé sa grande tristesse de voir un ami à lui, DSK, dans de telles conditions.

    La juge et le procureur américains ont commis une lourde erreur en humiliant mondialement DSK et en le maintenant en détention. On commence à percevoir un frémissement dans l’opinion en sa faveur. Lui fait-on payer tout le contention France-USA, remontant au temps de J C (Jacques Chirac) quand le pays refusait de s’engager en Irak ? C’était l’époque du fameux France bashing

    Les dégâts causés sont irréparables. Il faut maintenant remettre DSK en liberté conditionnelle, comme c’est toujours le cas aux USA, sauf s’il y a eu mort d’homme.

    C’est la réputation de la justice américaine qui est en jeu. Pour le moment, on n’a eu droit qu’à des scènes apparentées à des feuilletons de série B. Ou une justice digne du Far West.