- Page 4

  • LE PROGRAMME ECONOMIQUE DE MARINE LE PEN : VIRAGE A GAUCHE

    Imprimer

    LE PROGRAMME ECONOMIQUE DE MARINE LE PEN : VIRAGE A GAUCHE

    Marine Le Pen a décidé d’égarer et d’étonner son monde. Il n’est désormais plus impossible qu’une scission survienne au FN, provoquée par des partisans purs et durs des bons procédés de l’extrême droite et du libéralisme économique à tout crin.
    Marine veut quitter l’Euro, contrôler et taxer toutes les marchandidses susceptibles de concurrencer les productions française, nationaliser les banques, protéger les travailleurs français, bref mettre un terme à la mondialisation, qu’elle porte sur les échanges de biens ou des personnes. C’est-à-dire l’immigration.
    On peut même dire que c’est l’unique constante : faire barrage à une immigration mettant en cause l’identité nationale de la France et ses racines judéo-chrétiennes…
    Sur le plan économique, Marine tourne le dos violemment, si je puis dire, aux idées économiques de son père qui prônait un ultra libéralisme. Mais ce qui frappe le plus et qui semble parfaitement irréaliste, c’est la sortie de l’Euro. Comment, dans ce cas hautement improbable, renégocier la dette de la France ? Comment faire cavalier seul ? Ce serait un véritable Sonderweg à la française…
    Invraisemblable et irréaliste. Mais ce qui intrigue le plus, c’est le but recherché par Marine. Pourquoi ce basculement à gauche ? Pourquoi cet économiste du FH qui se présente sous un faux nom et interdit qu’on le filme ? Etrange. Nous y reviendrons.
    Dès ce soir, je partirai D- voulant ver Venise. J’espère qu’il fait beau. Si je le peux, je vous écrirai depuis la lagune. Sinon, je reprendrai le cours normal du blog à mon retour.
    Mais je voudrais aussi dire mon dsaveu face à ceux qui, sur mon blog, ont usurpé le pseudo d’un autre blogueur pour discréditer une ou plusieurs personnes avec lesquelles ils ne sont pas d’accord. Il faut que cela c

  • TUEURS FOUS DU BRESIL ET DE HOLLANDE : QUELLES SONT LEURS MOTIVATIONS ?

    Imprimer

    TUEURS FOUS DU BRESIL ET DE HOLLANDE : QUELLES SONT LEURS MOTIVATIONS ?

    La semaine dernière, la scène, horrible, s’est déroulée au Brésil : un jeune homme de 21 ans, ancien élève d’une école, y pénètre lourdement armé et tire sur touts ceux qu’il rencontre. Bilan, plus de dix morts. On ne connaît pas vraiment son appartenance religieuse mais il liasse une lettre plutôt confuse qui n’explique pas vraiment son geste. La nouvelle présidente brésilienne, qui succède à Lula, a du mal à cacher son émotion et rend hommage aux jeunes victimes, tous des enfants, la voix entrecoupée de sanglots.
    Ce matin, j’émerge vers 10 heures, dans une belle Normandie ensoleillée et j’écoute BFMtv, même catastrophe : un jeune homme de 24 parcourt les allées d’un centre commercial dans le voisinage d’Amsterdam, là où les familles viennent faire leurs emplettes durant le week end. L’homme, d’apparence caucasienne, disent les témoins, est armé et tire sur tous ceux qu’il rencontre. Bilan : six morts et dix blessés dont trois dans un état grave
    Comment s’explique cette folie meurtrière, cette envie de tuer qui se solde d’ailleurs, dans ces deux cas, par un suicide car le fou retourne son arme contre lui…
    Je ne sais pas répondre à cette question : s’agit-il d’une crise de démence passagère qui s’empare d’êtres faibles, incapables de se dominer ? Ou bien notre époque, notre société, fabriquent-elles des meurtriers qui quittent notre monde après l’avoir ensanglanté, comme pour le pounir ou autre ? Mais le punir de quels crimes ?
    Certes, à part quelques coïncidences (l’âge, le modus operandi), rien ne relie ces deux folies meurtrières qui se produisaient surtout aux USA. Alors quoi ? Certains tournent leur regard vers l’Internet qui fait circuler sur la toile toutes sortes de choses, des plus louables aux plus condamnables… Qui nous dira ?
    Une humanité normalement constituée ne peut plus vivre avec de tels événements. Mais voilà l’évidence : nos sociétés ne sont plus normales depuis fort longtemps.

  • LES LOIS SUR LA BIOETHIQUE

    Imprimer

    LES LOIS SUR LA BIOETHIQUE
    Notre monde n’est pas le seul à changer à grande vitesse, les racines de la vie, et donc nos valeurs visant à préserver la dignité, changent aussi. On en a discuté au Sénat lequel n’a pas entièrement suivi le projet gouvernemental, donnant un peu plus de latitude aux biologistes qui se plaignaient d’être briodés par rapport à leurs collègues britanniques.
    C’est un sujet des plus graves : pouvons nous nous lancer dans toutes sortes de procréations médicalement assistées, pouvons nous préparer des organes de remplacement comme des pièces de rechange, pouvons nous faire des bébés médicaments (le mot n’est pas de moi) et les jeter ensuite ? Qui mérite de vivre ? Pouvons nous disposer d’embryons comme on le fait avec de vieux véhicules, du vieux matériel de récupération ?
    Les cellules souches sont très prometteuses grâce à leur valeur pluripotente ou totipotentes. La thérapie génique est, elle aussi, porteuse de grandes espoirs surtout pour mieux traiter, voire guérir entièrement les maladies génétiques ou chroniques. Le jour où nous pourrons prévenir les cancers les plus graves, remédier à la trisomie 21, à la mucoviscidose, l’existence humaine sur terre ne sera plus la même.
    Il faut trouver une solution pour ces nouveaux horizons de la médecine de demain qui allient progrès humain et respect de l’éthique. L’homme n’est pas une matière comme une entière, et pourtant il veut vivre mieux, s’affranchir des maladies qui accablent son existence, notamment sa vieillesse…
    Je reprends à mon compte ce souci mais j’admets aussi les préoccupations des églises qui soulignent que l’embryon est aussi un être humain qui doit être respecté, sinon c’est la voie ouverte à l’eugénisme et à tous les abus.
    Pourrons nous un jour redonner vie à un corps cliniquement mort ? Ce serait une sorte de résurrection opérée par la science, ce qui rejoindrait le mythe fondateur de la semaine sainte et des Pâques chrétiennes…

  • ’IMMIGRATION ILLEGALE VERS L’EUROPE : «FERMER LE ROBINET, VIDER LA BAIGNOIRE«

    Imprimer

    L’IMMIGRATION ILLEGALE VERS L’EUROPE : «FERMER LE ROBINET, VIDER LA BAIGNOIRE«

    Les déséquilibres entre le nord et le sud, les soubresauts entraînés par le printemps arabe, les guerres et la malgouvernance en Afrique noire provoquent des vagues d’immigration clandestines et don illégales que l’Europe ne peut plus gérer. Ni surtout intégrer. Et pourtant, plusieurs centaines de millions d’hommes et de femmes sont prêts à risquer leur vie pour quitter l’enfer de leur vie quotidienne chez eux. Que faire ? J’ai parlé il y a quelques mois avec une dame originaire du Rwanda, installée en France depuis une bonne quinzaine d’année : elle m’a présenté son mari et ses deux enfants. Lors de notre échange, elle m’a expliqué qu’aucun mur, aucune barrière, aucune digue ne pourra retenir des hommes mourant de faim et désireux de gagner cette Europe dont ils rêvent… J’ai été stupéfait de l’entendre tenir ce discours.
    C’est l’illustration de ce discours que nous vivons désormais. Vous avez tous entendu les échanges musclés entre les ministres français, italiens et allemands de l’intérieur : nos voisins italiens ont parlé de fermer le robinet de vider la baignoire. Le problème est que les immigrés ne font que traverser leur pays pour se rendre en France et que le gouvernement ne veut pas les accueillir car cela grossit les rangs des partisans du Front National.
    L’immigration est en train de devenir un enjeu plus qu’électoral au plan national, c’est un défi à l’échelle de l’Europe. Le dictateur libyen l’a compris en disant que sans lui l’Europe serait en passe de devenir noire… Souvenez vous du baise-main que lui fit S. Berlusconi et des milliards promis à la seule qu’il continue de fournir du gaz et qu’il bloque les migrants.
    Mais il n y a paq que cela : il y a le chantage à l’immligration que fait l’actuel gouvernement tunisien qui n’exerce aucun contrôle et profite du désarroi de ces populations déshéritées pour extorquer des millions d’Euros aux Occidentaux : ou vous nous donnez de l’argent et vous renvoyez vos touristes chez nous, ou nous laissons se déverser chez vous des milliers de migrants que vos lois démocratiques et vos principes humanitaires vous font obligation d’accueillir et de traiter dignement…
    Ne vous étonnez donc pas si le ministre italien de l’intérieur et le leader de la Ligue du nord use s’expressions si peu convenables comme fermer le robinet et vider la baignoire. Les Allemands sont d’accord avec M. Claude Gueant pour renforcer les contrôles et multiplier les patrouilles. Quant aux Français et aux Italiens, ils vont déployer des patrouilles maritimes aériennes pour stopper net cette immigration.
    Un dernier mot : les gouvernants d’Afrique du nord et d’Afrique noire devraient avoir plus d’égards pour leurs concitoyens et leur offrir de meilleures conditions de vie au lieu de les contraindre à risquer leur vie lors de traversées périlleuses qui , s’ils en réchappent, se soldent pour un humiliant retour chez soi.

  • LE HAMAS TIRE UN OBUS ANTI CHAR CONTRE UN AUTOBUS SCOLAIRE ISRAELIEN

    Imprimer

    LE HAMAS TIRE UN OBUS ANTI CHAR CONTRE UN AUTOBUS SCOLAIRE ISRAELIEN

    C’est sûrement nouveau pas qui a été franchi hier par les gens du Hamas qui ont usé d’une arme de guerre, plutôt redoutable, contre simple car transportant des écoliers dans le sud d’Israël. Les autorités sont formelles : à quelques minutes près, c’eût été un carnage car au moment de l’impact du missile anti-char contre le bus scolaire, il ne restait plus que le jeune homme de 16 ans, grièvement blessé, et le chauffeur du bus. C’est dire qu’on a évité le d rame de justesse.
    Que va-t-il se passer désormais ? Des voix s’élèvent en Israël pour rendre attentif à cette escalade car c’est bien la première fois qu’un tel projectile est tiré contre un véhicule civil israélien. Evidemment, les Israéliens ne sont qu’à moitié étonnés mais s’attendaient depuis quelque temps à une réaction iranienne car Téhéran n’a pas digéré (pour ainsi dire) les explosions en série dans son site de missiles balistiques ni surtout le virus stucknell qui a durablement infecté les ordinateurs de leur principale centrale nucléaire… Il est de notoriété publique que cette cyberattaque a été le fait d’une entreprise combinée des USA et d’Israël.
    Mais ce n’est pas le plus grave et l’on s’interroge sur la stratégie à long terme des responsables d’un tel attentat contre le bus scolaire. Les dirigeants du Hamas savent très bien qu’ils sont exposés à de terribles représailles d’Israël qui prend désormais à témoin l’opinion et les instances internationales. Or, disent les généraux israéliens aujourd’hui, Israël ne fera pas preuve de la même patience que du temps où Sedérot est journellement bombardée… Ils ajoutent même que leur réaction sera cette fois ci si forte et si violente que plomb durci fera figure d’une gentille correction.
    Nous sommes donc au bord d’un embrasement possible. Les analystes notent que l’Etat-Major de Tsahal évalue les risques d’une nouvelle invasion de la bande de Gaza, voire de son occupation et de sa dotation d’une sorte du procurateur qui ferait régner le calme et ferait la vie dure aux extrémistes qui seront réduits avec l’aide de l’Etat hébreu. Or, ajoutent Tout ceci porte à penser que ceux qui s’en prennent actuellement à Israël cherchent à le faire sortir de ses gonds et à réagir… Pourquoi ?
    Le Hamas sait très bien que cette fois ci, il n’existera plus en tant force politique ou militaire et que Tsahal ne lui laissera plus aucune chance… Alors pourquoi de tels actes ? J’avoue ne pas trouver de réponse rationnelle.
    Mais qu’est ce qui est rationnel au Proche Orient ?ils, aucun Etat arabe de la région ne sera à même de réagir ou d’apporter son aide : l’Egypte n’aime pas le Hamas et se relève péniblement de la révolution, la Syrie est minée de l’intérieur avec des dizaines de morts chaque vendredi midi, la Libye n’a jamais été très active et subit, quant à alle, une véritable guerre civile. Reste le Hezbollah qui est très inquiet de la situation en Syrie et des menaces qui pèsent sur son lointain allié, l’Iran.

  • Libye : les rebelles accusent l’OTAN

    Imprimer

    Libye : les rebelles accusent l’OTAN

    Même si les événements dramatiques de Côte d’Ivoire distraient notre attention, le foyer des troubles dans le monde arabe demeure la Libye où fait rage une véritable guerre civile Les positions n’ont pas valablement changé mais les rebelles s’essoufflent et les forces loyalistes de Khadafi risquent un de ces jours de les déborder… Comment est-ce possible ? L’inaction réelle ou imaginaire de l’OTAN semble être en cause.

    Et c’est le nœud de l’affaire : les rebelles prétendent que depuis le retrait des USA de la direction de la coalition pour remettre le commandement à l’OTAN, celle-ci a considérablement ralenti ses opérations aériennes, notamment pour rompre l’encerclement de la ville de Misrata, assiégée et bombardée chaque jour depuis un bon mois et demi. C’est devenu une ville fantôme, menacée par une crise humanitaire d’importance.

    A ces critiques, peut-être justifiées, l’OTAN répond qu’elle veut éviter à tout prix les dégâts collatéraux qui seraient ensuite exploitées de façon éhontée par le colonel libyen.

    Mais ce qui frappe dans toute cette affaire, c’est que tant en Côte d’Ivoire qu’en Libye, les dictateurs savent assurer leurs arrières et faire flèche de tout bois alors que les démocraties les font bénéficier de tant d’égards qu’ils ne méritent guère.

    Le colonel Khadafi ne partira pas paisiblement : on l’a vu récemment lorsqu’il a feint d’envoyer des émissaires en Grèce ou en Turquie pour entamer des négociations. Certes, les Occidentaux ont répondu par une fin de non recevoir absolue. Mais cela ne suffit pas : il faut faire comprendre que le point de non retour a été atteint que les avoirs et les biens des membres les plus en vue du régime ont été gelés et saisis et qu’aucun retour en arrière n’est plus possible. Et même ainsi, on n’est pas sûr d’obtenir le résultat escompté.

    Et pendant ce temps, le peuple libyen souffre et des innocents meurent…

  • Il y a un demi siècle le procès d’A. Eichmann à Jérusalem

    Imprimer

    Il y a un demi siècle le procès d’A. Eichmann à Jérusalem

     

    Cinquante ans déjà : Adolf Eichmann, le bourreau de milliers de juifs, notamment hongrois, dont il supervisa en personne la déportation et conséquemment l’extermination, comparaissait le 11 avril 1961 devant ses juges à Jérusalem, redevenue la capitale de l’Etat juif après 1868 ans d’absence.

    Il n’est pas utile de rappeler les circonstances de son enlèvement dans un pays d’Amérique du sud, on a recensé ici même, dans ce journal (la Tribune de Genève), un excellent ouvrage relatant par le menu toute cette affaire rocambolesque et dramatique à la fois. : Neal Bascomb, La traque d’Eichmann. La plus grand chasse à l’homme de l’Histoire (Perrin, 2010)

    A la fin de la guerre, Eichmann avait réussi à reconstruire sa vie, à se trouver une nouvelle identité, à quitter l’Allemagne et ensuite l’Europe pour rejoindre un continent où il se crut à l’abri de toute poursuite, l’Amérique du sud.

    Ce procès fut mémorable. Tous ceux qui en ont lu les compte-rendus d’audiences se souviennent des dénégations de l’accusé qui prétendit avoir obéi aux ordres. Et n’avoir fait que son devoir. S’il fallait juger quelqu’un, affirmait-il, c’étaient les chefs du parti national-socialiste et nul autre… Eichmann se présentait comme un petit employé aux ordres, une sorte de «criminel de bureau» pour reprendre l’expression que la presse allemande avait forgé bien plus tard.

    Tout le monde se souvient aussi du procureur israélien Guidéon Hausner qui passa des semaines entières à démonter minutieusement le mécanisme de la défense d’Eichmann. On n’a pas oublié ce petit homme, assis dans une cage de verre à l’abri des balles, vêtu d’un costume gris, ses lunettes à l’paisse monture noire, sa calvitie naissante, ses épaules tombantes, en somme un Monsieur tout le monde, et pourtant ce monstre avait terrorisé des milliers d’êtres humains et était responsable de la mort de dizaines de milliers d’autres…

    Un détail m’a frappé : comme je viens d’achever la première biographie de Léo Baeck (Léo Baeck. La conscience du judaïsme moderne, Armand Colin, 2011), j’ai lu que les juges avaient évoqué les témoignages portés –après sa libération- par Léo Baeck sur les horreurs vécues par les juifs au sein de l’Allemagne nazie… Eichmann s’écria alors : le rabbin Léo Baeck ! Mais je croyais qu’il avait disparu dans les camps… Mais ce n’est pas le plus étonnant : lorsque Eichmann réalisa qu’il venait d’être capturé par des agents du Mossad, il leur récita les premiers versets du Shema Israël en hébreu, expliquant qu’il les avait lus dans un livre de ce même rabbin Léo Baeck…

    Eh non ! Il n’était mort qu’en novembre 1956 à Londres, soit cinq ans avant la condamnation d’Eichmann.

    Le procès avait soulevé des passions en Israël. On se souvient de la violente controverse entre Gershom Scholem qui trouvait que l’on avait fermé un dossier qui devrait rester ouvert jusqu’à la fin des temps, et Hannah Arendt qui couvrait le procès pour un périodique américain et qui avait parlé de la banalité du mal, du rôle (noir et lugubre selon ses propres termes) joué par les instances juives, la Reichsvereinigung der Juden… dans la destruction de leur propre peuple (sic !). Scholem avait été scandalisé par les réaction de la philosophe. Mais tout cela est anecdotique et demeure subsidiaire.

    Le récit final, celui de l’exécution, est sobrement résumé par l’auteur américain : Eichmann demande qu’on le laisse prier quelques instants, fume toutes ses cigarettes, boit plusieurs verres de vin rouge, menace ses ravisseurs (Messieurs ! A bientôt, nous ne tarderons pas à nous revoir…) et rend hommage aux trois pays qu’il a aimés : l’Allemagne, l’Autriche et l’Argentine…

    Après sa pendaison effectuée par la justice des hommes le 31 mai 1962, les cendres d’Eichmann furent dispersées en haute mer. L’Etat hébreu ne souhaitait pas que subsistât sur terre, surtout sur la sienne, la moindre trace d’un tel monstre.

    La suite ne regarde plus que la justice de D-…
  • Le débat sur l’islam et laïcité

    Imprimer

    Le débat sur l’islam et laïcité

    C’est, en France, le vrai sujet du jour, ou pour le dire en araméen, ‘inyana de-yoma ! Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a tenu jusqu’au bout, en dépit de nombreuses oppositions, y compris celle du Premier Ministre et de nombreux partis politiques, sans omettre les chefs religieux. Seule l’Eglise catholique s’est résolue à envoyer un simple observateur.

    En fait, il est indéniable que ce lancement de débat pouvait apparaître comme une tentative de stigmatisation d’une certaine religion, au motif qu’elle est la seule à poser problème, au regard de la laïcité de la République.

    Certes, le débat n’a pas encore commencé mais on parle déjà de 26 propositions censées édicter les règles à respecter si l’on veut continuer à vivre sous la bannière de la République française. Même si les réclamations ne sont pas formulées avec la netteté nécessaire, en raison de l’absence de l’absence de la participation de bons spécialistes dans leur élaboration, on peut souligner deux points majeurs : accepter la critique textuelle de tous les textes religieux, comme c’est le cas pour la Bible hébraïque et les Evangiles qui se soumettent à la haute critique, c’est-à-dire à la critique biblique. Et l’égalité des hommes et des femmes.

    De ces deux points principaux découlent toutes les autres mesures.

    La laïcité, on l’a maintes fois rappelé ici même, implique que les deux ordres, le temporel et le spirituel, soient soigneusement séparés afin que tous, sans exception, puissent vivre ensemble. Il ne faut jamais oublier cette règle : pour le vivre ensemble, nul ne doit penser qu’il dispose d’une meilleure voie d’accès au paradis que son voisin
  • Les djihadistes d’Al-Quaida tentent-ils d’infiltrer les rebelles libyens ?

    Imprimer

    Les djihadistes d’Al-Quaida tentent-ils d’infiltrer les rebelles libyens ?

    Depuis quelques jours, les observateurs qui scrutent les exploits de la coalition se demandaient pour quelles raisons, au juste, les avions des puissances occidentales avaient voire ralenti, voire pratiquement suspendu leurs frappes qui mettaient pourtant à mal l’armée régulière à la solde de Khadafi. Maintes hypothèse furent avancées ; la transmission du commandement à l’OTAN, le mauvais temps, etc…

    Mais la vraie réponse n’est venue que plus tard, à travers lignes d’une interview du généralissime US : la coalition redoute que des éléments d’Al-Quaida se soient infiltrés dans les rangs libyens. Pour en avoir le cœur net, les Anglo-Saxons ont envoyé sur le terrain des dizaines d’officiers de renseignement militaire, la CIA, les SAS et les Seals britanniques qui opèrent sur le terrain réorganisent les troupes, les disciplinent convenablement et se livrent à des investigations poussées pour traquer les djihadistes.

    Les sources occidentales notent que la Libye avait fourni un étonnant contingent de djihadistes en Irak et en Afghanistan. Tant d’auteurs d’attentats suicides proviendraient du pays du colonel Khadafi. Les militaires américains n’entendaient donc pas armer et entraîner des hommes qui retourneraient contre eux leurs armes et leur savoir-faire. Donc, prudence et attentisme.

    Il semble que les forces occidentales aient les choses mieux en main. D’ailleurs, depuis quelques jours, les insurgés ne reculent plus, ils auraient même répris Brega et se prépareraient à une sérieuse contre offensive contre les troupes de leur ennemi à Tripoli.

  • Quelle est la doctrine de M. OBAMA en matière de politique étrangère ? Quelle est la doctrine de M. OBAMA en matière de politique étrangère ? Une question de lisibilité…

    Imprimer

    Quelle est la doctrine de M. OBAMA en matière de politique étrangère ?

    Une question de lisibilité…

    Je viens d’achever la lecture d’une longue interview donnée au journal Le Monde par l’ancien conseiller spécial du président Carter, au nom imprononçable ( à consonance polonaise), que l’on me pardonnera de ne pas citer ! Le contenu de l’entretien est hautement instructif, quoique tout en nuances.

    En gros, il jette un regard critique sur la politique étrangère de l’actuel président et se demande si ce dernier a vraiment une doctrine en politique étrangère ou s’il se contente de subir les événements ou de les précéder, voire de les deviner… Il liste les ratés en Afghanistan (d’où un retrait lui semble hautement hasardeux), les incertitudes au Pakistan (où les USA sont toujours au bord de la rupture tant leurs alliés locaux leur paraissent peu fiables) et enfin leur rôle dans les révoltes arabes est très vague. Quand on pense que Madame Clinton est allée jusqu’à dire que Bachar el-Assad est un réformateur… alors que les morts par balles se comptent par dizaines lors des dernières manifestations…

    Le conseiller de l’ancien président Jimmy Carter porte aussi un jugement plutôt sévère sur ce qui se passe ou s’est passé au proche Orient. Il relève avec raison que le Pr Obama hésite toujours à pratiquer une politique de rupture avec les 40 dernières années de politique étrangère américaine, s’étant enfin rendu compte de l’extrême difficulté du sujet. Il n’a pas la cruauté de rappeler les niaiseries de la campagne électorale, mais on le sent proche de le faire.

    Comment avoir laissé choir le président Hosni Moubarak comme une vieille chaussette alors qu’il avait été un fidèle soutien des USA dans la région pendant trente ans ? Certes, il a comme tous les dirigeants de la région confondu les caisses de l’Etat et sa cagnotte personnelle ; mais tous les dirigeants arabes le font ou l’ont fait. Comment, demande le conseiller, voulez vous que les dirigeants actuels arabes fassent confiance aux USA de M. Obama ?

    Enfin vient le cas de la Chine qui entend dans les décennies à venir disputer aux USA le leadership mondial. Mais d’ici là, les électeurs américains auront retrouvé la raison