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  • La contestation dans le monde islamique : la Syrie et l’Iran

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    La contestation dans le monde islamique : la Syrie et l’Iran

     

    On dit généralement : tel père, tel fils. Ce n’est pas vraiment le cas en Syrie où (D- soit loué) le président actuel ne peut pas tuer comme le faisait son père Hafez el Assad lequel n’hésita pas à annihiler des villes entières, habitées par les Frères musulmans. La même chose pour l’oncle du président actuel Rifaat el Assad qui noya dans le sang une tentative d’assassinat dirigée contre lui : c’est l’actuel ministre de l’intérieur syrien qui, nous dit on, prit les choses en main.

    Le problème est qu’aujourd’hui les choses se présentent autrement. Alors qu’il y a seulement un an, une simple brigade mécanisée de l’armée syrienne aurait pu ramener l’ordre en noyant dans le sang les protestataires, le modus operandi a entièrement changé : les chaînes satellitaires arabes, mais aussi les réseaux sociaux ainsi que les téléphones portables ont révolutionné la situation. N’oublions pas aussi le sursaut de dignité des masses arabes qui relèvent courageusement la tête après des décennies d’humiliation.

    Ce qui frappe dans le contexte syrien, c’est l’aide que l’Iran lui apporterait pour réprimer les manifestations. Ceci révèle une signe de faiblesse du régime. Il est vrai que l’Iran dispose d’un savoir-faire dans ce domaine, puisque le régime des Mollahs n’a pas hésité à faire tirer sur les cortèges de l’opposition alors que celle-ci dénonçait les fraudes massives ayant entaché les élections présidentielles.

    De l’avis unanime des commentateurs, les jours du régime syrien sont comptés, l’exemple des autres dictateurs arabes contraints à fuir est là et encourage la contestation.

    Au fond, l’Iran qui se croit à l’abri, sera entraîné par la Syrie dans sa chute. A moins que les Mollahs ne comprennent qu’ils ont perdu la partie et qu’ils s’en aillent paisiblement. Ce serait sans précédent dans l’Histoire : das wäre einmalig, beispiellos in der Weltgeschi
  • L’Italie, la France et les migrants tunisiens

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    L’Italie, la France et les migrants tunisiens

    La France et notamment Monsieur Claude Guéant, le ministre de l’intérieur, ont eu raison de suspendre les liaisons ferroviaires entre Vintimille et Marseille afin de préserver l’ordre public. Les partis et les organisations de gauche ont, certes, des mouvements d’âme qui les honorent mais ils ne tiennent pas compte de la réalité sociologique.

    Or cette réalité vient d’être une nouvelle fois confortée par un tout petit pays de l’Europe communautaire, la Finlande, où un simple parti qui se fait appeler le parti des vrais Finlandais (rien que cela) a effectué une percée historique. Partout, on resserre les écrous, partout on refait les comptes, partout on se déclare incapables de recevoir les réfugiés ou les migrants d’autres pays, notamment d’Afrique noire et d’Afrique du nord.

    Une telle situation génère un sentiment de malaise, mais une chose ne laisse pas de nous frapper : comment se fait-il que ces pays ne parviennent pas à réorganiser leurs économies nationales, à combattre la corruption et à assurer un avenir viable à leurs citoyens ?

    Il y a là un mouvement de balancier qui donne raison aux partis extrémistes qui posent la question suivante : vous nous avez priés de quitter vos pays que nous avions colonisés et aujourd’hui vous effectuez la même colonisation en sens inverse… Les chiffres fournis par le nouveau ministre e l’intérieur français sont éloquents. Jusqu’à présent on les dissimulait soigneusement car les évoquer eût été apporter de l’eau au moulin du Front National. Aujourd’hui, on se rend compte que cela ne sert plus à rien puisque ce même parti caracole en tête des sondages…

    Le cas des Tunisiens est spécifique : ils ne veulent pas retrouver la stabilité et la sérénité. Il est vrai qu’ils ont eu 23 ans de dictature. Aujourd’hui, ils font le ménage chez eux et ne veulent plus être gouvernés par des hommes ou des partis qui pactisèrent jadis avec l’ancien président Ben Ali. Mais voilà, cette médaille a aussi un revers : tant que la stabilité et la sécurité ne sont pas au rendez vous, pas de tourisme, cette branche d’activité qui donne du travail à tant de personnes…

    Il faut faire preuve de sagesse et comprendre enfin que l’Europe ne peut plus accueillir les réfugiés du monde entier. Notre monnaie est menacée dans sa viabilité même, suite aux erreurs de l’Irlande, de la Grèce et du Portugal. Et qui sait ? Demain l’Espagne, l’Italie, voire la France ?

  • Venise, Venise, Venise : Burano et les taxis fluviaux

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    Venise, Venise, Venise : Burano et les taxis fluviaux

    Cette petite île de pêcheurs est absolument unique. On y tourne à pied comme dans une carte postale. Elle est un peu plus distante de Venise que ne l’est Murano mais elle a un charme spécifique. Vous pouvez aussi y déguster des sardines grillées et toutes sortes de poissons préparées à la mode traditionnelle.

    Lorsque vous vous trouvez dans ces vaporetto, véritables taxis fluviaux, vous avez une sensation étrange des déplacements, ce n’est ni Paris ni Genève. En flânant le long des berges du canal, vous pouvez admirer les broderies locales d’une blancheur immaculée. J’ai évidemment omis de vous dire que les plus belles chemises, en confection ou sur mesures, surtout les blanches, se trouvent en Italie. Elles sont magnifiques.

    Certes, sur l’île de Murano, vous ne trouverez pas un musée de la richesse de l’Accademia de Venise où les tableaux du Tintoret, né en 1518 à Venise et mort dans cette même ville. Ces fonds noirs, ces visages d’une impénétrable gravité, en font un peintre hors du commun. A mes yeux, c’est le peintre le plus philosophique qui soit. Je repense à son magnifique tableau de la confrérie des marchands. Il a accroché mon regard dès que je l’ai vu.

    Mais après l’Accademia vous pouvez toujours prendre le bateau pour Burano

  • e grâce, ne nous acharnons pas tant sur l’ancien Président Hosni Moubarak

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    de grâce, ne nous acharnons pas tant sur l’ancien Président Hosni Moubarak

     

    A Venise, séjour durant lequel le me suis introduit la rédaction et l’envoi du moindre blog, un seul fait d’actualité m’a profondément peiné : la mise aux arrêts du président Moubarak et sa crise cardiaque. Quel retournement de situation : en février des palais nationaux avec la dignité d’un chef d’Etat au mois d’avril avec la convocation lancée par un juge, l’incarcération de ses deux fils et mise aux arrêts dans un hôpital militaire ! Quel retournement de situation !

    L’homme politique le plus puissant du Proche Orient, l’Egyptien Hosni Moubarak est devenu un vulgaire délinquant de droit commun. Pourtant, l’homme n’est pas méprisable même si le système qu’il a contribué à mettre en place et à prolonger a causé bien des torts à sa population.

    Est-ce une raison suffisante pour s’acharner sur un homme qui a dirigé l’Egypte durant trente années ? Certes, mesurée à l’aune de nos démocraties occidentales, une telle longévité est inconcevable et digne des plus grands reproches. Mais, dans l’absolu, si l’on met entre parenthèses le fait que les régimes arabes sont peu conciliables avec la démocratie parlementaire stricte, l’homme Hosni Moubarak a arrimé son pays à l’Amérique, fait la paix avec Israël (contre des milliards de dollars, il est vrai) et garanti la stabilité de la région durant trois bonnes décennies. Il a même tenu lorsque Gaza fut sévèrement ramenée à la raison il y a moins de deux ans.

    Ce qui me frappe le plus, c’est que les généraux au pouvoir actuellement, ont été promus par lui, lui doivent leur ascension et pour calmer les ardeurs de la foule qui exige des têtes, les mêmes lui offrent la tête du premier d’entre eux. C’est un mauvais calcul car la foule demandera d’autres têtes au sein même du Conseil suprême des forces armées…

    Moubarak est âgé et malade. Qu’on le laisse en paix, il a déjà 84 ans et a même refusé de se faire soigner, ne prenait pas ses médicaments en voyant la ruine et la chute de sa famille. Il est vrai aussi que près de 800 Egyptiens ont perdu la vie pendant les troubles… Ce n’est pas rien.

    En tout état de cause et quoi qu’il arrive, quelle leçon de l’Histoire. Surtout lorsque l’on se remet en mémoire ce que l’Egyptien Al-zawaayri, numéro 2 d’Al-Quaida a dit des changements dans son pays : d’une révolution populaire on est passé à un coup d’Etat militaire : min thawra cha’viyya sabahna fi-inquilab ‘asqari…

  • Venise, Venise, Venise : le pont des soupirs (IV)

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    Venise, Venise, Venise : le pont des soupirs (IV)

    Savez vous ce qu’est le pont des soupirs ? En arrivant au D- i, tout près de l’hôtel, nous voyons un pont avec d’innombrables touristes qui en obstruent la voie de passage. Les appareils photos crépitent, les portables en font de même, les flashs fusent. Mais pourquoi donc un tel engouement pour un simple pont.

    La réponse nous est fournie par le maître d’hôtel du Harris bar, restaurant à la mode très prisée à Venise : les bagnards, en route vers la prison ou les condamnés à mort soupiraient en regardant ce dernier pont, conscients qu’ils ne reviendraient plus dans leur chère cité. D’où leurs soupirs.

    Aujourd’hui, on vous demande de faire un vœu quand vous le traversez, ce pont.

    Curieux comment la conscience humaine tente de dépasser les mauvais moments de son passé. Cela m’a fait penser au jeu de mots qui entoure la célèbre place de Marrakecj, Djama’ al-fna, en arabe le lieu de l’exécution capitale. Au lieu de dire al-fna on dit aujourd’hui al-fannane, qui veut dire les musiciens.

    En lieu et place des hurlements des condamnés à mort, décapités, on pose les sons mélodieux du ‘oud…

  • Venise, Venise, Venise : le vieux Ghetto (III)

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    Venise, Venise, Venise : le vieux Ghetto (III)

    Dès notre arrivée, je trouve au D-i un message de mon grand ami véitien, le célèbre écrivain Ricardo Calimani, qui nous invite à visiter le palais vénitien où il habite. Quand nous arrivons chez lui, nous sommes éblouis par ces palais dont la façade n’et pas imposante et ne laisserait jamais deviner que de telles richesses se cachent derrière.

    Après la visite, D- qui a l’œil a tout, repère un petit restaurant juif où els tables sont posées près du canal. Nous nous approchons et découvrons qu’il s’agit bien d’un restaurant israélien mais qui est aussi cacher. Nous nous installons et une charmante jeune fille vient prendre la commande. Je note son accent en français qui n’est pas vraiment parisien mais dont la langue est châtiée.

    Quand elle revient avec les plats commandés, ma femme lui demande où elle a appris le français ; elle répond à Genève ! Je lui dis que j’ai enseigné à la faculté de lettres durant près de dix ans. Son visage s’illumine, elle dit qu’elle doit travailler pour financer ses études et qu’elle compte revenir dans la ville de Calvin pour devenir traductrice en polonais, français, espagnol et italien. Remarquable ! Le monde est si petit.

    Elle nous indique que le vieux Ghetto est très proche. Nous nous y redons et soudain je me souviens de mon auteur judéo-italien, Eliya Delmedigo (le Hellias Cretensis des Latins), le maître d’hébreu de Jean Pic comte de la Mirandole, le protégé du cardinal Frederico Grimani etc… Ce grand philosophe du début de la Renaissance, a vécu un certain temps à Venise. Il a arpenté les mêmes rues. J’avais traduit en 1992 son œuvre majeure, L’examen de la religion (Behinat ha-Dat), parue aux éditions du Cerf…

    Marcher sur les traces d’un tel homme illustre, mort à Candie en 1493, plus d’un demi millénaire après coup.

    Sur la grande place du vieux Ghetto, il y a une guérité occupée par une escouade de carabiniers lourdement armés. On aperçoit des jeunes hassidim de tendance habad (hochma, bina, da’at)

    Quel étrange peuple, chassé de partout mais revient toujours sur les lieux où il a vécu.

  • Venise, Venise, Venise :Murano (III)

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    Venise, Venise, Venise :Murano (III)

    Quand vous vous trouvez à Venise, vous ne pouvez pas ne pas prendre le vaporetto pour vous rendre sur cette île de charme qu’est Murano où travaillent les fondeurs de verre, rendus célèbres par le grand film Don Giovanni.

    L’île est un havre de paix, un paradis écologique, un air d’une pureté incomparable. Vous déambulez à travers les ruelles, toujours bordées par les canaux, ce qui fait que si vous devez aller sur l’autre rive, il faut aller vers le prochain pont…

    Nos pas nous conduisent à suivre une petite allée latérale qui ne paie pas de mine. Au bout d’une vingtaine de mètres, D aperçoit une cage d’escaliers donnant sur des étages supérieurs, et en quelque secondes, c’est la révélation ; une usine de lustres de vases, de cristal de Venise. Nous sommes accueillis par un personnel stylé, poli et surtout parlant français sans la moindre faute. Je regarde tous ces trésors qui m’entourent, je me fais présenter quelques articles dont les prix m’affolent même s’ils sont absolument justifiés. Le directeur de l’entreprise se joint à nous et nous consent des rabais importants avec le choix d’emporter les objets ou de les faire livrer à Paris par la DHL. Grand est la tentation.

    Je vois des hanoukiyot en verre coloré, des plaques contenant les dix commandements en hébreu sur une feuille d’or, des vases et des poissons absolument sublimes… On nous conduit en bas pour voir le travail des fondeurs… Sublime, incroyable. Le directeur m’explique que la tradition de Murano remonte à l’an 1291 et que le cristal de Bohême n’est venu qu’après. Je me souviens de beaux objets de Prague, mais rien de comparable avec ce que je vois ici

    Cette Italie, c’est incroyable. Tous les germanistes savent que chaque esprit allemand bien fait, désireux de s’ouvrir au monde et à la culture, devait déjà au Moyen Age, entreprendre le fameux voyage en Italie (Die Reise nach Italien). Le fameux vers de Goethe : Kennst Du das Land, wo die Zitronen blühen ?

    Mais on oublie parfois que Jean Reuchlin, le diplomate et humaniste avait effectué une mission à Rome au début du XVIe siècle. Le fondateur des études hébraïques en Allemagne en profita pour se mettre à l’école du grand commentateur biblique judéo-italien Ovadia Sforno qui lui facilita l’accès à l’hébreu et à la culture juive

  • Venise, Venise, Venise (III) : le bellini de l’hôtel Grand canal et Monaco

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    Venise, Venise, Venise (III) : le bellini de l’hôtel Grand canal et Monaco

    Cette boisson est un must qui n’est pas snobe. Certes, ce n’est pas encore vraiment la saison, mais les grands établissements savent y remédier. Il faut du jus de pêche, du vermouth et d’autres ingrédients pour faire un bon bellini. Le tout vous est proposé avec des olives vertes, des amandes grillées salées et fumées. Uu vrai régal !

    Quand vous sirotez ce breuvage si original, vous ne pensez plus ni à l’université ni aux jaloux ni aux méchants, ni même aux envieux, responsables de tant de dissentiment et de tristesse.

    Les gens sont assis sur place Saint Marc aux terrasses des grands cafés, écoutant des concerts de musique classique, servis par des maîtres d’hôtel en livrée immaculée et parlant toujours au moins le français et l’anglais.

    Ah, si je m’étais donné un peu plus de mal à parler l’italien, certes, pas comme je parle l’allemand, je profiterai plus de ce lieu où l’on parle une langue si chantante.

    Mais revenons au bellini : si l’on me demandait de qualifier la boisson la plus caractéristique des régions de France, je penserai au pastis pour Marseille, mais pour Paris ou Genève que dirais-je ? J’avoue ne pas savoir.

    Cette générosité italienne, cet art et cette joie de vivre apparaissent aussi dans l’accueil d’Africains qui font mine de détaler dès qu’une patrouille de police est en vue… Mais voilà, les carabinieri ont, comme par hasard, les yeux ailleurs. L’italien n’oserait pas arrêter, ainsi, devant tout le monde, de pauvres réfugiés quittant leur pays, faut de pouvoir y vivre dignement. Il y a un savoir-faire italien, Comme pour le bellini…

  • Venise, Venise, Venise ! (II)

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    Venise, Venise, Venise ! (II)

     

    Connaissez vous la tentation d e Venise ? C’est ‘envie de tout laisser tomber, de ne plus rien faire, sinon vivre sans fournir d’effort, sans se stresser, en se laissant aller. Pourquoi cette cité lacustre est-elle devenue le synonyme d’une vie romantique, d’un site où les amoureux du monde entier viennent se reposer et s’aimer ? Difficile à résumer tant les raisons sont multiples et variées. En fait, j’ay étais venu une première fois il y a fort longtemps et ce retour dans la cité des doges m’a rendu attentif au charmé extrême du lieu.

    Imaginez un peu des gens, des travailleurs, des ouvriers effectuant leurs tâches quotidiennes en chantant, des policiers très souriants, des maîtres d’hôtels accueillant, des restaurants de luxe avec des serveurs attentifs, remplissant les verres d’eau et de vin, dès que ceux-ci commencent à se vider ! Si vous imaginez cela vous comprendrez pourquoi Venise est unique au monde, le lieu où les habitants de la terre entière se donne rendez vous.

    Il y eut aussi des scènes très attendrissantes : tous ces groupes de lycéens, d’enfants, notamment d’Italie, mais aussi de France (je ne savais pas que cette ville était la destination préférée des Français), venus visiter la ville. Les ponts sont encombrés, les ruelles, les venelles même, sont bondées, tant les gens déambulent en groupes compactes dans les allées souvent si étroites.

    J’ai vu des adolescents discuter avec les serveurs de pizzerias pour déterminer la taille et l’épaisseur de ce mets si recherchés par les jeunes, dotés d’un gros appétit mais de peu d’argent ! La vie est mal fait car on a peu de moyens quand on est jeune mais quand on gagne bien sa vie, c’est l’âge au cours duquel on ne doit plus permettre le moindre excès. Il en est de même de la jeunesse et de la beauté des femmes : les colliers, les parures, les bijoux les plus luxueux parent le corps (usé et fatigué) de dames un peu passées alors que les filles les plus fraîches et les plus sensuelles doivent se contenter d’articles plus modestes…

    La circulation à Venise nécessite que l’on ait le pied marin : quand nous avons pris un taxi hier après midi depuis le D- i jusqu’à l’aéroport, les conducteurs de ce taxi fluvial avançaient au même rythme que les gondoles tant que nous nous trouvions dans les rues de la même, mais une fois en haute mer (si je puis dire) ils mirent les gaz et j’avoue avoir été soulagé à l’arrivée : durée de cette course folle, moins de vingt minutes

    Mais à l’hôtel même, le D---i, l’entrée, le lobby, sont visités par des tas de gens venus prendre des photographies ; je n’ai jamais vu un tel palais transformé en hôtel. Trois palais acquis au fil des ans, des chambres merveilleuses avec vue sur la lagune où l’on aimerait vivre éternellement.

    Ah, j’oubliais ! Ces jeunes hommes tirant des charrettes à bras, dévaler lentement les escaliers sur les ponts, ah ces Italiens qui chantent, chantent, encore et encore, heureux de vivre, confrontés chaque matin à cette mer, à cette eau qui entoure la ville de toutes parts.

    J’ai été intrigué par la présence de tant de tréteaux empilés dans les ruelles, sur la place Saint Marc, au Rialto, partout. Comme la ville est souvent inondée par les pluies ou la montée des eaux, on installe les tréteaux pour que les passants puissent déambuler à pied sec, un peu comme les Hébreux à la sortie d’Egypte, traversant la Mer rouge sans se mouiller…

    Bref, un dépaysement totale, à moins de 90 minutes de Paris. C’est là que les choses se passent, même si j’ai modérément apprécié la qualité des mets et des boissons du café Florian… Un danger, cependant, menace gravement la ville : le tourisme de masse, ces groupes compactes auxquels les Tour operators vendent à vil prix des séjours qui ne sont pas vraiment à la hauteur de la dignité de cette cité unique au monde.

  • Venise, Venise, Venise

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    Venise, Venise, Venise

     

    Je ne vous ai pas oubliés, mais j’ai dû aller me reposer à Venise au D—i où le séjour fut féerique. Cette ville est un miracle dans tous les sens du terme. Survivra-t-elle aux menaces qui pèsent sur elle et qui ont nom tourisme de masse ? Je l’espère.

    Il était près de vingt heures l’autre lundi lorsque l’Airbus A 320 d’Air France roulait sur le tarmac de l’aéroport de Venise. Ici rien ne ressemble à ce qui se fait ailleurs. Nous trions nos valises et prenons le fameux vaporetto. La nuite envahit la noble cité des doges et nous ne voyons pas grand chose. L’arrivée au D—i se fait une bonne heure après. Nous avons tout juste le temps de nous installer et sortons dîner dans un magnifique restaurant appelé le restaurant des deux fourneaux. Les Italiens sont magnifiques ; ne dit-on pas que les Français sont des Italiens de mauvaise humeur ?

    Mais je vous en dirai plus dès demain et voici les thèmes que j’aborderai :

    Venise, Venise

    Le pont des soupirs

    Le Bellini au D---i

    L’île de Murano et le cristal de Venise

    L’île de Burano, petite île de pêcheurs

    Le vieux ghetto de Venise

    Les taxis fluviaux

    Un vrai rêve.