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  • La Libye : vers des frappes aériennes de l’OTAN ?

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    La Libye : vers des frappes aériennes de l’OTAN ?

    Un sujet chasse l’autre : il y a quelques mois c’était la Côte d’Ivoire qui retenait toute notre attention. Ensuite ce furent les révolutions arabes qui explosaient comme des champignons pendant la nuit et à présent même la crise libyenne va provisoirement céder la place au tremblement de terre qui secoue le Japon et notamment Tokyo. C’est la dure loi de l’actualité.

    Mais revenons à la Libye et au drame qui s’y déroule présentement et sous nos yeux. la situation est extrémement complexe et dangereuse. Comment intervenir alors que nous sommes des Occidentaux, donc des non arabes et des non musulmans dans un pays qui est à la fois arabe et musulman ? La Ligue arabe ne vas pas tarder à condamner l’Otan et les USA tout en appelant secrétement de ses vœux une violente réaction contre le régime de Muammar Khadafi.

    IL faut avoir entendu et vu à la télévision les plaintes de ces jeunes rebelles qui se lamentent, déplorent leurs morts et s’indignent de ce que personne ne leur vienne en aide. Ils sont mal équipés, mal ou pas commandés du tout et leur armement est hétéroclite. Face à eux, le pouvoir se ressaisit et frappe durement. Il dispose d’un seul avantage qui se révèle déterminant : la force aérienne contre laquelle les insurgés ne peuvent rien.

    Si l’OTAN et la VIe flotte US n’interviennent pas rapidement, le scénario est simple : les rebelles seront confinés à Benghazi où ils seront encerclés et Khadafi, ivre de pouvoir et de vengeance, les réduira à tout jamais. Cette version des faits enverra un très mauvais message au reste du monde arabe et donnera du courage aux dictateurs en place. Il faut absolument que les Occidentaux interviennent.

    La démocratie est une exeigence des pays occidentaux. Et quand on a des convictions, on se mobilise pour les défendre.

  • Marine Le Pen, les sondages et la radio juive

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    Marine Le Pen, les sondages et la radio juive

    Fallait-il «désinviter» Marine Le Pen ? Je viens d’écouter Michel Rocard dire sur BFM Tv qu’il n’aurait pas agi ainsi s’il avait été journaliste. Il n’a pas tort. Moi aussi, je n’aime pas la censure et je pense que cette femme, âgée de 42 ans, n’a jamais fait de déclarations antisémites comme d’autres et que son élection va, en tout état de cause, changer la structure (à défaut de la nature) du F.N. ce qui n’implique nullement que ses idéaux se rapprochent des miens. Cela posé, plus d’un Français sur cinq s’intéresse à ce qu’elle dit, sans nécessairement s’identifier à son programme politique ni en reprendre la totalité. Enfin, cette femme se cherche, elle vise à redéployer le parti de son géniteur après avoir pris ses distances avec un legs paternel plutôt embarrassant.

    Mais il faut considérer les choses dans l’ordre ; voyons en tout premier lieu le fameux sondage qui, visiblement, n’a pas été présenté avec les précisions requises. Quelles furent les questions précisément posées aux personnes sondées concernant la présidente du FN ? Nous voulons en connaître l’intitulé exact.

    Tout parti protestataire, en France comme ailleurs, a le vent en poupe lorsque la situation économique n’est pas bonne et que les autorités politiques du pays se cherchent au lieu de fixer intelligemment le cap. En France, spécifiquement, ce malaise s’accompagne d’un problème qui est loin d’être imaginaire, l’immigration.

    En soi, ce flux migratoire n’a rien d’exceptionnel ni de dangereux. Michel Rocard vient de rappeler que ce fut Georges Pompidou qui autorisa, en son temps, la venue globale d’environ 3 millions de travailleurs, jeunes, robustes et célibataires, dont notre industrie avait bien besoin. En ces temps là, la croissance était vigoureuse. L’ancien Premier Ministre a insisté sur les carences de cet appel d’air : aucune mesure d’accompagnement (ni logement, ni structure d’accueil, ni apprentissage de la langue, ni socialisation à la française)…

    Ce qui rend ce flux migratoire inquiétant, voire même menaçant aux yeux d’une grande partie de la population, c’est la dissimilitude culturelle, l’absence de valeurs communes et la montée en puissance d’un islamisme, version dévoyée de l’islam originel. Les gens se posent la question suivante : toute religion a au moins deux aspects, le premier, populaire, accessible à tous mais banal, est acceptable et présent dans toutes les confessions. Et le second, empreint de pure spiritualité, et, par là même, réservé à une élite restreinte, comme le préconisaient au Moyen Age des penseurs comme Averroès et Maimonide. Ces deux penseurs avaient mis sur pied ce que l’on pourrait appeler la religion des élites. Et les gens se demandent, de bonne foi, mais où est donc cet aspect normal de la religion musulmane ? Ils ne le trouvent pas et pensent qu’il n’existe pas..

    Le problème avec l’islam contemporain, c’est qu’on n’en connaît que l’aspect guerrier, militant, invasif et agressif. Si les gens avaient la possibilité de connaître les complaintes spirituelles de grands maîtres mystiques de l’islam médiéval (al-Ghazzali, Ibn Tufayl, Ibn Arabi), ils les placeraient sur pied d’égalité avec des grandes maîtres de la mystique rhénan (maître Eckhart, Suso et Tauler)

    Or, que pensent les petits Français quand ils voient à la télévision des gens priant, agenouillés, dans nos rues et sur nos places du marchés, eux qui sont habitués à associer la prière à la dignité, l’oraison et le décorum des églises romanes ou baroques ? A l’évidence, ils ne considèrent pas cette religion comme les autres…

    Et, bien évidemment, le FN et sa nouvelle présidente ne manquent pas de faire leur profit de cette dissimilitude…

    Fallait-il rejeter Marine Le Pen ? J’en doute, sincèrement. Dans mon précédent billet, paru hier dans la TDG, j’expliquai que ce projet d’émission n’était pas sans risque pour Marine Le Pen elle-même qui aurait eu à supporter la litanie (et elle est longue) de tous les dérapages verbaux de son père que je n’aurai pas la cruauté de rappeler ici. En outre, on ne sait pas ce qu’elle aurait pu dire, peut-être aurait-elle affirmé solennellement que son parti tournerait définitivement le dos à la xénophobie, au rejet de l’autre, etc… Peut-être aurait-elle parlé d’Israël, de sa sécurité, de sa légitimité etc… Mais je rêve, peut-être, moi aussi.

    Cependant, le danger pour la radio juive et même bien au-delà, eût été l’accusation d’une alliance objective entre cette communauté juive française et le FN, ligués contre un ennemi commun (réel ou imaginaire) l’islamisation de la France.. Une telle représentation ne repose sur rien de solide mais chacun connaît les méthodes d’une certaine presse.

    Je pense que la faiblesse des solutions préconisées par le FN est la meilleure arme dont dispose un régime authentiquement démocratique pour les récuser. Mais les questions, elles, demeurent, même si elles sont mal posées. Et pour une majorité de nos compatriotes, elles ont au moins le mérite d’être posées.

  • Faut-il inviter Marine Le Pen à Radio J ?

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    Faut-il inviter Marine Le Pen à Radio J ?

     

    C’est la question qui m’est posée de tout côté, oui faut-il ou non inviter la présidente du FN à s’exprimer sur les ondes de la radio juive française ? Je vais d’abord analyser la situation de la manière la plus objective possible, dans l’espoir de ne pas me tromper.

    Il y a en tout premier lieu les risques encourus par la future candidate du FN à l’élection présidentielle : les journalistes présents ne vont pas lui faire de cadeaux, elle ne bénéficiera d’aucune complaisance. Les interrogateurs vont lui rappeler les déclarations criminelles de son père sur le détail de la seconde guerre mondiale, le Durafour Crématoire etc… Je ne saurais en dresser une liste complète. Ensuite, ils vont lui parler de la xénophobie, des solutions simplistes, de la démagogie, du simplisme en matière économique (du style retour au franc, etc…) Donc, l’entreprise est risquée pour Marine Le Pen.

    Mais le risque est tout aussi couru par la radio juive et, à travers elle, par la communauté juive dans son ensemble : en effet, des esprits malveillants pourraient dire que la communauté et le FN sont des alliés objectifs contre un adversaire commun, l’islamisation de la France. En fait, je n’en crois pas un mot, mais vous connaissez les journalistes, tous ne sont pas des commentateurs avertis ni droits. Et si l’on fait émerger cette alliance (même infondée, même peu probable) on risque d’attiser les tensions au sein de la communauté nationale à un moment où l’on entend chaque jour que D fait, des déclarations inouïes. Si une telle idée était exprimée, Marine pourrait se targuer de ne plus faire peur aux juifs, si bien intégrés dans la communauté nationale, mentionner les valeurs humanistes judéo-chrétiennes communes aux deux et faire ressortir par contraste, le hiatus qui nous sépare (ou nous séparerait) d’une autre religion. On dit de Marine que certains conseillers qui ont son oreille ne sont pas très éloignés du judaïsme ni d’Israël et qu’ils seraient en train de lui préparer une visite dans l’Etat hébreu… Pures spéculations.

    Venons en à présent aux bénéfices éventuels que la présidente du FN pourrait engranger de cette rencontre : elle pourrait mettre ces 40 minutes d’émission à profit pour dire qu’elle tourne le dos aux déclarations de son père, que le FN n’a pas ni ne veut avoir de tradition antisémite, que le projet de civilisation qu’elle défend est loin d’être inconciliable avec celui de ses invitants, qu’elle est pour l’existence, la sécurité et la puissance d’Israël etc, etc…

    Un tel tête à queue tourneboulerait le paysage politique de l’Hexagone. Mais il ne faut pas oublier un détail ultime : mais qui va croire Marine si elle tenait un tel discours ?

  • Connaissez vous le vin Vouvray ?

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    Connaissez vous le vin Vouvray?

     

    Je tiens absolument à vous faire partager une expérience unique que j’ai vécue pour la première fois, retour de Saintes et de Royan où D devait plaider un dossier important. Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés, lors d’un détour, dans la minuscule commune de Thézac dont nous avons admiré l’église roman et avons déjeuné à Meursac, commune tout aussi charmante et toute petite. Et puis, nous pris l’autoroute menant à Paris.

    Mais à environ 200 km de notre destination, D- voit l’indication VOUVRAY et me demande de la suivre. Dans ce merveilleux val de Loire, le long de ce beau fleuve, généralement clame, nous trouvons le château Gaudrelle où nous nous engouffrons. Et là , un jeune homme très bien élevé et très distingué nous introduit dans les caves, nous explique le nom et la nature des roches où sont abrités les immenses fûts de ce précieux nectar. Il jongle avec des centaines de milliers de bouteilles, nous montre un énorme réservoir en inox contenant Des dizaines de milliers de litres de Vouvray. Il nous détaille ensuite la fabrication du vin, combien du temps on doit attendre, comme la levure consomme les sucres, comment on congèle en haut du goulot ce que l’on veut éloigner du vin etc… Et tout cela, nous le devons, en théorie à l’évêque local qui introduisit le premier cépage de cette vigne. Selon toute vraisemblance, ce saint homme n’adorait que le bon D-

    Ensuite nous passons à la dégustation : mais je vois à côté des trois verres une sorte de chapeau en verre noir : c’est un récipient où l’on recrache les gorgées des différents vins de Vouvray (le millésimé : excellent, un véritable péché) ! Conquise et charmée, D. commande sur le champ 4 cartons de ces différents vins. Les prix étaient corrects.

    Il n’y a pas que la philosophie et la politique dans la vie. Il y a aussi le très bon vin dont D- a doté maintes contrées. Mais attention, souvenez vous de ce qui est arrivé à Noé (l’inventeur du vin) parce qu’il en avait trop bu.

    Mais vous pouvez toujours trinquer à la santé d’Aristote, de Maimonide et d’Averroès…

  • Marine Le Pen à 24% au premier tour : le sondage est-il véridique ?

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    Marine Le Pen à 24% au premier tour : le sondage est-il véridique ?

     

    Tous les observateurs, même les plus sérieux se posent la question : faut-il croire en la sincérité et en l’authenticité de ce sondage qui place la présidente du FN devant Dominique Strauss-Kahn, et, encore plus grave, de trois points au-dessus du président de la République en exercice ?

    Je balance entre deux opinions contradictoires : d’une part, le moral des Français n’a jamais été autant en proie à une sinistrose comme aujourd’hui, sans que cela soit exclusivement imputable au président Sarkozy. Et dans ce cas, on ne peut incriminer que la situation actuelle qui crée tant de mécontents. Lorsque la vie économique tourne ainsi au ralenti, il est légitime que les citoyens marquent leur désamour du pouvoir en place. Et d’autre part, sans avoir nécessairement l’envie de rompre avec Nicolas Sarkozy, les mécontents et les inquiets (et on les comprend) envoient un message de détresse, une sorte de SOS au président pour lui signifier d’agir au plus vite… Donc, c’est un avertissement frappant sans être une récusation ni un renvoi définitif.

    En revanche, je ne crois pas à la manipulation qui consisterait à faire peur à l’électorat afin qu’il se reporte sur tel ou tel(le) candidat (e), celui du FN faisant peur. Je ne vois personne en France susceptible de prendre un tel risque. Si cela s’avérait, l’homme ou le parti qui agirait ainsi, serait perdu !

    Mais l’impact de la presse fait le reste : depuis ce matin, bien que je fusse en déplacement en Charente, j’ai entendu des commentaires sur ce sondage autant à la radio qu’ à la télévision.

    Enfin, ne confondons pas sérieuse intention de vote et être en vogue ou bénéficier d’un regain d’attention. Les Français ont toujours été ainsi= prompts à exprimer leur mécontentement mais lents à changer de braquet. Comment Madame Le Pen pourrait-elle faire mieux que son père ? Quel est l’événement déterminant susceptible de faire évoluer ce changement qualitatif ? Je n’en vois qu’un seul qui semble toucher la France dans ses profondeurs : l’islam. Mais là aussi, il faut se garder de chercher des coupables désignés par avance.

    Certes, de plus en plus de Français ont pour cette religion et ses adeptes des sentiments mêlés et ce thème pourrait mobiliser les foules. Mais nous n’en sommes pas encore là…

  • L'homo islmaicus et les révolutions arabes

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    L'homo islmaicus et les révolutions arabes

    Et si toutes ces révolutions arabes permettaient enfin à ces peuples opprimés et exploités religieusement de se libérer non seulement de leurs châines physiques mais aussi intellectuelles et spirituelles! Et si, enfin, ces gens qui sont comme tous les autres peuples peuvaient enfin rattarper le retard qui leurs handicape depuis si longtemps.

    L'emprise de la religion, de la superstition, la répuidation des idées nouvelles, le désaveu de la condition féminine, en un mot la'rriérisme disparaissaient grâce à ce printemps du Caire et de Tunis après avoir été celui de Prague et en attendant celui de Tripoli?

    Si les révolutions arabes n'ont pas pour donominateur commun l'islamisme, il faut s'en féliciter car les idéaux sont libertaires aant d'être religieux. Lorsque l'Europe a voulu émnaicper les juifs, elle avait d'abord cherché à les émanciper d'une certaine forme de judaïsme… La même chose de l'islam qui doit se libérer de l'islamisme afin de se retrouver son essence première et renouer avec son histoire authentique.

    Personne n'a jamais imagine une telle implosion, une telle révolution sortie des profondeurs de la population, sans partis politiques, sans guide religieux sans rien du tout. Incroyable! Je n'aurais jamais imaginé pareille chose. Et je ne suis pas le seul.

    Certes, l'avenir des révolutions est toujours incertain et leurs premiers pas libertaires pevent sombrer dans la terreur. Mais là, les Arabes, peuple jadis sage et intelligent, peuvent profiter des enseignements des autres.

    Ils auraient tort de s'émanicper de tyrans politiques pour retomber sous la coupe de tyrans religieux. Ce serait la fin de tout et l'enterrement de tous nos espoirs. Mais quele renversement de situation: en appeler à l'OTAN, à l'Europe et aux USa, nations éminemment judéo-chrétiennes pour se sauver. C'est la providence divine qui mène le monde. OU quis e réveille fnin.

  • MARINE LE PEN EN TETE DE LA PRESIDENTIELLE AU PREMIER TOUR

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    MARINE LE PEN EN TETE DE LA PRESIDENTIELLE AU PREMIER TOUR

    La nouvelle a fait l’effet d’une bombe : un sondage publie le score d’intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle en France : Marine Le Pen avec 233% dépasse aussi bien le président de la République que la première secrétaire du Parti socialiste. Du jamais vu ! Même son père n’était jamais arrivé à un tel score. Et du coup, les partisans du FN se prennent à espérer. L’un d’entre eux disait ce matin que l’objectif était désormais les 30%. Inouï, absolument inouï.
    Tout fait a une explication. Spinoza disait : je préfère comprendre au lieu de m’indigner. Alors, suivons l’enseignement du célèbre polisseur de verres de la bonne ville d’Amsterdam.
    Il y a un faisceau de causes qui, unies les unes aux autres, ont donné la première place à ce parti d’extrême droite. C’est d’abord la crise économique et financière qui accable tous les peuples d’Europe et en particulier le peuple français. Cette situation de précarité a fragilisé le moral des gens, distendu les liens au sein des familles où au moins un des parents est sans emploi et libéré la parole, notamment raciste et xénophobe. C’est une triste vérité de l’âme humaine : le malheur qui s’abat sur nous ne nous est pas dû, ce sont les autres qui en sont responsables. Et qui trouve-t-on au premier chef ? L’étranger qui est ici alors que, pensent certains, il ne devrait pas se trouver là où il est, mais plutôt, chez lui, loin de nous.
    Enfin, il y a l’islam qui fait parler de lui par la délinquance, le terrorisme, l’intolérance et l’insécurité. CE n’est pas moi qui pense tout cela, je résume les griefs réels ou supposés que l’on adresse à ces gens.
    En revanche, certaines manifestations ostentatoires dues aux arabo-musulmans en France les ont gravement desservis : le voile islamique, la burka, la viande halal et les prières dans les rues. Au lieu de se fondre dans le paysage et de remercier la France pour son accueil et sa générosité, ces gens se sont mis à baver sur l’Hexagone et ses habitants. Souvenez vous de certaines chansons de rapeurs vouant aux gémonies la France. Souvenez vous de ces drapeaux arabes brandis dans les mairies lors de mariages…
    Un certain nombre de gens ont cru que la nation française s’était avachie, qu’elle était à ramasser et que ce peuple n’avait plus de tonus, tant il s’était abîmé dans l’abondance et l’opulence.
    Un tel constat était dans l’erreur. Le FN a savamment pris le contre pied de cette idéologie et s’est mis à parler du risque d’islamisation de la France. J’ai commencé par sourire en lisant de telles suppositions et puis, petit à petit mon sourire s’est figé car j’ai constaté que de telles idées étaient en voie de devenir majoritaires. Et voilà que ce sondage arrive et fait l’effet d’un tremblement de terre et d’un glissement de terrain politique.
    Rassurons nous, il reste encore quatorze mois et nul n’est à l’abri d’une bonne surprise. Mais il faut absolument combattre ce spleen, cette délectation morose qui culmine en une très malsaine haine de soi, de son pays, de sa culture et de ses proches, nous poussant à chérir au plus jaut point les autres, les non-Français, l’exotique et tout ce qui n’est pas nous mêmes.
    Qu’est ce que ce sondage vient nous dire ? Qu’il faut relever la France, préserver son identité nationale et cultiver ses propres valeurs que les nouveaux venus doivent adopter. Les étrangers qui veulent faire souche sur place doivent s’assimiler au corps traditionnel et abandonner leurs chimères. Faute de quoi, nous irions vers des difficultés réelles.
    Ce que personne ne souhaite. La France a intégré et assimilé tant de gens. Elle nous permet de lui être fidèle tout en restant fidèles à nous mêmes.

  • LES REVOLTES ARABES ET LA HANTISE DE L’AMERIQUE

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    LES REVOLTES ARABES ET LA HANTISE DE L’AMERIQUE
    Comment préserver nos intérêts au Proche Orient ? Comment faire pour que l’Egypte, pièce maîtresse du dispositif américain dans le monde arabe ne devienne pas un second Iran ? Oui, enfin, comment conjurer l’iranisation ou la mollahisation du Proche Orient et la chute des monarchies pétrolières du Golf persique ?
    Tous les think tanks US expliquent par ces multiples préoccupations la peur panique qui s’est emparée de M. Obama et les pressions inouïes exercées par la Maison Blanche et le Pentagone pour faire partir l’ancien président Husni Moubarak. Ces foules immenses campant sur meydan al-Tahrir rappelaient trop aux Américains un traumatisme subi en 1979 lorsque leur ambassade à Téhéran fut prise d’assaut et son personnel gardé en otage pendant si longtemps.
    Depuis ce temps là, la diplomatie US n’a cessé d’améliorer ses positions au Proche Orient, couvant particulièrement l’Egypte post Anouar al Sadate et le sacre de Moubarak/ Le grand succès remportée par le Département d’Etat consistait en la signature d’un traité de paix entre l’Etat hébreu et son vis-à-vis égyptien. Si la plus grande armée se retirait du combat (qu’elle avait de toute manière toujours remporté) la menace arabe en général perdait toute son importance.
    Mais cette nouvelle donne ne réglait nullement la question iranienne qui s’avérait d’une tout autre nature. Face aux Perses, les Arabes faisaient figure d’enfants de chœurs, rendus dociles par quelques friandises et impressionnés par de gros yeux…
    L’implosion du régime de Moubarak a rappelé aux USA l’année catastrophique de 1979, synonyme de la perte de l’Iran. Devait-on aussi se résoudre à la perte du pays du Nil ? Si le Chef d’Etat Major égyptien Al-Tantaoui s’est curieusement trouvé aux USA au moment même où éclataient les troubles dans son pays, ce fut un grand coup de chance pour le Pentagone et la Maison Blanche qui lui expliquèrent clairement ce qu’on attendait de lui : or, sans les aides multiples des USA, le fellah du Nil vivrait encore plus mal qu’aujourd’hui. On le voit avec la lenteur des autorités égyptiennes qui ne souhaitent pas rapatrier tous leurs nationaux d’une Libye à feu et à sang, car ce million et demi de travailleurs désœuvrés viendrait grossir les rangs d’un prolétariat déjà trop nombreux…
    Chaque jour qui passait rendait fous de terreur les stratèges US : toujours, et avec raison, cette obsession de l’Iran, ce qui laisse supposer que Obama ne reculera plus dans un tel danger potentiel : après l’intoxication réussie des ordinateurs des centrales nucléaires iraniennes qui ont endommagé les centrifugeuses, après la destruction totale des sites de missiles balistiques (ce qui prive l’Iran de toute capacité de riposte en cas d’attaque), les Etats Majors US et israélien ont les coudées franches.
    Enfin, les centrés de réflexion stratégique se sont demandés dans la foulée si l’Amérique n’était pas sur le déclin et si la fragilité de ses alliés n’était pas le prodrome   d’une infériorité menaçante.
    Pour ma part, je ne le crois car c’est la tête de l’administration qu’il faut revoir. Il semble, cependant, que M. Obama ait compris que les relations internationales étaient impitoyables avec les idéalistes, les pacifistes et les enfants de chœur… Il lui suffit de regarder du côté de Tripoli.

  • QUI VEUT FAIRE DE L’ISLAM UN BOUC EMISSAIRE ?

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    QUI VEUT FAIRE DE L’ISLAM UN BOUC EMISSAIRE ?

    Entendu hier soir dans le grand journal  de Canal Plus, de la bouche du nouveau directeur du Nouvel Observateur, généralement mieux inspiré, une liste de points suivant lesquels nos compatriotes musulmans se sentiraient attaqués : définition de l’identité nationale, condamnation des prières dans les rues, interdiction de la burka, stigmatisation de la viande halal notamment après le grave accident survenu dans une enseigne de fast food et enfin protection et renforcement de la laïcité dans le pays. Selon le journaliste, par tous ces points le musulman français se sentirait visé et vivrait mal cette situation.
    Un travail d’examen et de critique s’impose pour y voir clair mais auparavant il faut bien souligner que les Français, tous les Français quelles que soient leurs origines ethniques et leurs dénominations religieuses sont égaux devant la loi… Ce qui implique qu’ils doivent, tous, eo ipso, respecter cette même loi, laquelle nous fait obligation de cantonner la religion et les signes religieux ostentatoires au domaine individuel privé. C’est, à moins que tout ne trompe, l’intention précise du gouvernement et du pouvoir actuels.
    On n’a pas assez expliqué aux gens que l’action d’immigrer dans un pays implique certaines adaptations qui semblent faire problème. Or, quand le pouvoir met l’accent sur ces choses, on l’accuse d’instrumentaliser les musulmans de France afin de barrer la route au FN qui le menace au premier tour de l’élection présidentielle. Ce qui veulent s’intégrer dans ce pays, pas seulement y habiter mais y vivre, doivent acquérir la langue du pays, cela même les Allemands l’ont souligné en s’indignant des propos que M. Erdogan est venu tenir chez eux devant plus de 10 000 Turcs, ayant conservé leur nationalité d’origine ou ayant acquis un passeport germanique.
    Quant à la viande halal, je ne sache pas que l’on ait contraint qui que ce soit à ne pas en consommer : chacun mange ce qu’il veut et peut même devenir végétarien si cela lui chante… La seule critique formulée, c’est la discrimination insidieuse qui revient à bannir des assiettes des cantines et des restaurants d’entreprise la viande porcine (que personnellement je ne consomme pas, mais sans faire d’histoire)…
    Tout bien considéré, que reste-t-il alors des griefs articulés par le directeur du Nouvel Observateur contre le débat à venir ? Pas grand chose, sinon des attaques et des procès d’intention faits au gouvernement.
    Cette attitude n’est pas sérieuse car l’attachement à la laïcité constitue l’épine dorsale de l’Hexagone. Les guerres de religion, notamment au plan scolaire, le cléricalisme et ses opposants  anti cléricaux ont gravement et longuement détérioré la vie politique française. Il est donc du devoir des autorités de restaurer les règles et de les faire respecter chaque fois que cela est nécessaire.
    L’immigration est peut-être une richesse (et encore !) à partir du moment où elle consolide au lieu de détruire, où elle est un facteur et non de désunion… Et je pense ici au débat d’hier soir sur une chaîne publique où Alain Minc a parlé avec la sagesse et la lucidité qui s’imposaient. Il s’agissait de la condamnation en première instance d’un journaliste qui avait dit trop clairement qui constituait les plus gros bataillons des délinquants en France…
    La remarque de ce journaliste, reconnu comme un redoutable polémiste,
    était fondée mais mal formulée… D’où la réaction des juges.

  • Le discours de Nicolas Sarkozy au Puy en Velay

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    Le discours de Nicolas Sarkozy au Puy en Velay

     

    Le propre du politique n’est pas de chercher la vérité (qui, d’ailleurs, n’existe pas à l’état idéal) mais de naviguer entre les différents écueils qui jalonnent sa route vers l’objectif. Or, l’objectif de l’homme politique est de d’être réélu. Je place ces quelques lignes en introduction à mon opinion sur le dernier discours du Président Nicolas Sarkozy prononcé au Puy en Velay.

    On s’étonne que le président d’une république laïque rende hommage aux racines chrétiennes de la France. Oubliant ainsi que la monarchie, l’Eglise catholique mais aussi le siècle des Lumières ont façonné la France au cours des âges et y ont laissé leur profonde empreinte.

    Les mutations sociologiques accélérées de ces dernières années, le processus d’avachissement (n’ayons pas peur des mots) de l’essence du corps traditionnel français, la baisse de la natalité, autant de signes qui pointaient clairement un découragement, voire un esprit de renoncement de cette nation qui fut grande, courageuse et combative jadis.

    L’esprit du temps (le fameux Zeitgeist dont parlent les philosophes allemands depuis le XVIIIe siècle) a conduit à une désacralisation excessive, véritable frère jumeau de la laïcité. Nous sommes tous pour la laïcité, devenue l’épine dorsale de la vie sociale française depuis la guerre des religions qui a ravagé les pays germaniques pendant plus de trente et que ne s’est achevée que par les traités de Westphalie en 1648. Il est vrai qu’au cours des siècles qui suivirent, nulle autre religion (non chrétienne) n’est venue concurrencer le credo de la fille aînée de l’Eglise. Mais depuis le milieu des années soixante-dix du XXe siècle, une politique d’immigration dépourvue de discernement a fait venir en France des hommes et des femmes dont l’accueil et l’intégration dans la société française n’ont jamais été préparés, ni même prévus. Les industriels, friands d’une main d’œuvre docile et peu revendicative, ont pensé que tous ces nouveaux venus non européens, finiraient par retourner chez eux et que leur installation en Métropole ne serait jamais à l’ordre du jour… Ce fut le début d’un mauvais calcul aux funestes conséquences.

    La France, terre d’accueil et d’asile pour les persécutés et les réprouvés du monde, se retrouva soudain aux prises avec des revendications contradictoires ; d’une part, des gens désireux de maintenir leur mode de vie et leurs traditions religieuses venues d’ailleurs, et d’autre part une population française, chrétienne, qui sentait confusément que son identité nationale était attaquée.

    Devant une telle levée de boucliers (voyez les intentions de vote en faveur de Marine Le Pen), Nicolas Sarkozy ne pouvait que se rendre à l’évidence : il a balayé d’un revers de main cette haine de soi –même qui contamine toute et a rendu hommage aux racines chrétiennes de la France. Je ne vois pas en quoi l’islam devrait se sentir menacé. Puisqu’il se fond dans son nouvel environnement et qu’il n’a aucune visée invasive ni de zèle convertisseur, il n’a pas de soucis à se faire.

    Nicolas Sarkozy n’a fait qu’énoncer une évidence : les racines culturelles de la France et de l’Europe sont chrétiennes et la constitution spirituelle de notre continent n’est autre que le Décalogue qui a inspiré notre civilisation depuis toujours.