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  • L’affaiblissement de la puissance américaine

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    L’affaiblissement de la puissance américaine

    Les deux derniers succès du président Obama face au Congrès ne doivent pas faire illusion : l’accord start et la loi sur les homosexuels dans l’armée ne sont passés que parce que les démocrates avaient encore quelques voix de majorité. Mais au premier janvier 2011, la tendance va s’inverser et les choses seront plus dures pour le président des USA.

    Que lui reprochent les Républicains et l’Amérique profonde ? Un affaiblissement généralisé de la puissance américaine ; tant au Proche Orient qu’en Afghanistan et en Irak.

    Il y a quelques jours, j’ai écouté un débat sur LCI, animé par Michel Field, réunissant d’excellents journalistes qui étaient unanimes (c’est rare) dans leurs conclusions : les USA sont sur la défensive.

    Pour cela, deux déclarations incroyables, l’une du Président en personne, et l’autre de la Secrétaire d’Etat. M. Obama a dit et martelé que la priorité des priorités était de reconstruire l’économie américaine et Madame Clinton a souligne, de son côté, que la grandeur des USA ne tenait plus à ses armes mais à son intelligence du monde, à comprendre l’émergence d’un monde nouveau. En langage de tous les jours, cela signifie que les USA ne pourront plus assumer leur rôle de gendarme du monde, donc de veiller sur leurs propres intérêts de grande puissance. Ce qui ne manque pas d’inquiéter leurs alliés au plus haut point.

    Cette tendance défaitiste est confirmée par les documents publiés par Wikileaks : on y lit les résumés désabusés d’entretiens entre diplomates US et dirigeants de zones de conflit : Proche Orient, Afghanistan, Irak, etc, un pays, du reste, où l’influence iranienne n’a jamais été aussi forte.

    Les USA auraient donc servi à débarrasser l’Irak de Saddam pour le mettre au service de l’Iran des Mollahs ? Incroyable.

    Il ya un processus de carterisation du Président actuel qui est en marche.

  • Le patriarche Abraham entre l'inceste et l'adultère

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    LA SŒUR-EPOUSE (Genèse 12 ; 10-20) Paris, Le Cerf, 2010

     

    Ces quelques versets bibliques font partie des passages les plus controversés de la Bible. L’histoire est connue : Abraham obéit à l’injonction divine et se met en route pour aller vers la terre que Dieu lui montrera… En chemin, la famine l’oblige à changer ses plans et aller en Egypte. Parvenu aux portes du pays des Pharaons, il présente à son épouse Sarah une étrange requête : de grâce, veuille bien dire que tu es ma sœur et ainsi tu me sauveras la vie (mon âme vivre grâce à toi, littéralement).

    Le patriarche n’a pas eu cette idée par hasard car il commence par dire à son épouse qu’elle est très belle, que sa beauté suscitera la concupiscence des Egyptiens lesquels n’hésiteront pas à le tuer pour profiter des charmes de Sarah… D’où sa requête un peu étrange.

    Ne nous mêlons pas de refaire l’histoire en nous demandant pourquoi le patriarche, homme de foi mais aussi de savoir et science, n’a pas évité ce triste pays où l’on tue les maris pour jouir de leurs épouses… Mais d’autres interrogations subsistent : comment le patriarche, choisi par Dieu, a-t-il pu placer sa vie sauve au-dessus de l’honorabilité de sa chaste épouse ? En lui faisant dire ce qu’elle n’était pas, il justifiait l’acte à venir du Pharaon… Sans même parler du mensonge qu’il fit endosser à sa femme. Laquelle demeure muette dans tout cet épisode : elle ne conteste nullement la décision de son époux et ne semble pas terrorisée à l’idée des conséquences qui risquent de s’abattre sur elle…

    Bref, cette histoire ne s’accorde guère avec la haute stature éthique d’Abraham. En outre, certains schémas littéraires rappellent trop d’autres scènes similaires pour ne pas penser qu’il s’agit tout simplement d’un calque, d’une reproduction à l’identique d’un véritable topos… C’est d’ailleurs ce qui se produira dans les mêmes conditions pour Isaac, fils d’Abraham.

    Le traitement est différent selon qu’il s’agit du Pharaon (Gen. 12) ou d’Abimélech (Gen. 20) : ce dernier est nettement mieux traité que le premier puisqu’il fait acte de repentance et use même de formules solennelles : je jure que j’ai agi avec un cœur pur et les mains propres… Dans ce cas, on peut être sûr que l’honorabilité de la matriarche n’a guère souffert.

    Il y a des détails qui permettraient de conclure à certaines imprécisions du texte biblique : dans sa relation à Loth, Abraham dit qu’il est son neveu (fils de son frère) ou son frère, tout simplement. Et dans sa demande d’entretenir de bonnes relations avec lui, Abraham dit bien : de grâce qu’il n’y ait point de conflit entre moi et toi, entre mes bergers et les tiens car nous sommes des hommes frères. Il arrive, en fait, que l’on qualifie de frère son propre neveu, c’est-à-dire le fils d’une frère…

    Dans la tradition exégétique, notamment chrétienne, on a refusé de laisser le patriarche s’enfermer entre l’inceste, d‘une part, et l’adultère, d’autre part. Pour se sortir d’affaire, des exégètes comme Philon d’Alexandrie ou Origène ont résolument opté pour l’interprétation allégorique. Après tout, ne lit-on pas qu’il convient de dire à la sagesse, tu es ma sœur… (Proverbes 7 ;4). Ce serait alors pour cette raison qu’Abraham dit de Sarah qu’elle est sa sœur… Et dans ce cas, même le Pharaon veut prendre part à la sagesse dont Sarah n’est que la figure.

    Dans ce cas, le remède risque d’être pire que le mal. Car l’historicité des personnages bibliques s’évanouit, comme sous l’action d’allégoristes débridés juifs de la fin du XIIIe siècle qui virent en Abraham et en Sarah des figures de la forme et de la matière, selon Aristote . On connaît les réactions provoquées par de telles exégèses…

    Flavius Josèphe est nettement plus adroit en faisant reculer le degré de parenté entre les époux puisqu’il fait de Sarah la nièce d’Abraham, et non plus sa sœur du côté paternel.

    L’exégèse chrétienne médiévale ne s’embarrassera pas de tous ces scrupules en faisant de Sarah l’incarnation de l’Eglise et d’Abraham la préfiguration du Christ.

    Au fond Hugues de Saint-Victor a bien posé le problème sans tenter d’en réduire l’enjeu moral : On demande pourquoi un homme si juste a voulu sauver sa vie corporelle au prix de la mort de l’âme ou pourquoi il a voulu veiller à sa propre vie plutôt qu’à la pudeur de son épouse. On ne peut pasdire que les arguments de cet exégète soient convaincants, même s’il rappelle que le patriarche a agi conformément à l’injonction divine…

    Par ailleurs, la notion même de mensonge peut se discuter : Abraham n’a jamais dit qu’elle n’était pas sa femme mais qu’elle était sa sœur… Mais cette solution n’est qu’apparente, car si on la suit jusqu’au bout, on retombe dans le délit de l’inceste, et si on s’en écarte, on retombe dans celui de l’adultère…

    C’est une véritable quadrature du cercle.

  • L’EXIL MASSIF DES CHRÉTIENS D’ORIENT

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    L’EXIL MASSIF DES CHRÉTIENS D’ORIENT

    Hasard du calendrier ou urgence historique ? Hier soir, je regardais une émission en arab d’al-Djazira sur l’exode massif des chrétiens du Proche Orient. Il était question des chrétiens de rite syro-chaldéen d’Irak, victimes d’un attentat abjct où périrent plus de cinquante personnes réunies dans une mosquée de Bagdad à l’occasion de la Toussaint ; mais aussi des Coptes d’Egypte, des chrétiens de Palestine en butte aux persécutions du Hamas et ceux du Liban qui ont amorcé cet exode depuis bien longtemps. Rentré chez moi, je regarde France 2 et là David Pujadas annonce un reportage sur ce même exil des chrétiens d’Orient.

    Mais j’aimerais mettre l’accent sur le débat entre arabes sur al-Djazira qui réunissait trois musulmans et deux chrétiens dont un en duplex depuis Ramallah. Le débat était très bien mené par un journaliste musulman qui posait les bonnes questions mais qui n’a pas réussi à désarmer les inquiétudes des participants ainsi que celles du téléspectateur que je suis.

    Bien que les chrétiens d’Orient soient dans leurs pays d’origine depuis bien longtemps, plus d’un demi millénaire avant l’entrée en scène de l’islam sur la scène de l’Histoire, il semble bien que la frange la plus extrémiste de l’islam ne souhaite nullement vivre avec une confession chrétienne en terre musulmane (dar al-islam). Les participants arabo-chrétiens, hommes dignes enseignant dans de grandes universités américaines, ont fait part de leur inquiétude et ont souligné la fraternité qui unissait jadis musulmans et chrétiens. Ils n’ont toutefois pas réussi à dissiper leur inquiétude, reconnaissant à demi mot qu’il était de plus en plus difficile de cohabiter avec des fanatiques.

    Certaines religions n’ont toujours pas appris à vivre en bonne intelligence avec les autres. Le judaïsme et le christianisme enseignement sans ambiguïté que Dieu est amour et que personne ne peut s’en prévaloir pour tuer quelqu’un qui prie ou pense autrement.

    Je crois que ce fut le message de ce prêtre qui dirige à Bagdad une école fréquentée par deux tiers de musulmans et un tiers de chrétiens. Il a fait état de multiples attentats dont il a été victime. Il a même gardé des éclats d’obus dans sa jambe. Mais il ne partira pas, dit-il, il ne quittera pas sa patrie irakienne qu’il aime.

    Pourtant, le gouvernement français a accordé l’asile politique à quelques centaines de chrétiens d’Irak, victimes du dernier attentat de Bagdad. C’est une mesure généreuse mais qui fait le constat d’une situation fort préoccupante.

    En Israël, la seule démocratie du Proche Orient, juifs, chrétiens et musulmans pourront vivre ensemble, tout en respectant les croyances et les identités des uns et des autres. C’est mieux que rien.

  • L'armée américaine et les homosexuels

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    L'armée américaine et les homosexuels

    Barack Obama est parvenu à changer les choses dans l’US army. Tout le monde connaît la fameuse formule : don’t ask, don’t tell. Aujourd’hui, c’est fini, les soldats US qui sont des homosexuels pourront le dire sans crainte de sanction. Chacun appréciera. Le problème, l’incertitude, c’est la façon dont le commandement appliquera cette directive qui vient d’être votée. On sait que les préjugés ont la vie et surtout dans l’armées, dans toutes les armées du monde, on l’on affuble les homosexuels de tant de sobriquets. Barack Obama n’a pas réussi sur le traité Start ni sur les élections de la mi novembre, ni sur la couverture médiévale universelle. Il a réussi sur ce point précis. C’est mieux que rien.

  • Mikhael Khodorkovsi et Vladimir Poutine : le déni de justice

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    Mikhael Khodorkovsi et Vladimir Poutine : le déni de justice

     

    Vu et entendu ce matin vers 8h 30 sur France 24, un focus sur le cas de cet ancien oligarque russe, patron de Ioukos, une grande firme chargée d’extraire et de commercialiser du pétrole. K. a été condamné sur des motifs politique et aussi parce qu’il dénonçait ce qu’il appelait l’entourage mafieux du pouvoir. En conséquence de quoi, ce même pouvoir russe le fit arrêter, juger et condamner à huit ans de prison dans un camp en Sibérie. Et voici que Poutine a demandé à une justice aux ordres de condamner une nouvelle fois cet homme que même huit années de détention d’un régime particulièrement sévère n’ont pas réussi à briser.

    Cette fois ci, c’est bien pire ; la même justice a reculé devant ce grand mouvement de l’opinion publique. Alors que le juge devait donner lecture du verdict aujourd’hui, l’annonce a été remise à lundi prochain, au beau milieu des vacances de Noël… La manœuvre est grossière et M. Poutine risque, un jour prochain, de s’en mordre les doigts. Il devrait cesser de s’acharner sur un homme que, de toute manières, il ne réussira pas à briser.

    Ce qui frappe aussi, c’est la diversité des soutiens de Mikhaël K : des journalistes, des anciens ministres, des membres de la société civile etc.. Et même des prêtres orthodoxes alors que K est d’origine juive, si je ne m’abuse.

    Un point critique à l’égard de K : c’est bien de défendre ses idées, d’affirmer haut et fort ses convictions, mais un minimum de prudence s’impose quand on a affaire à d’anciens membres du KGB. Je ne me permettrais jamais de donner des conseils à M. M/K. mais il devrait mettre une sourdine à ses critiques contre le régime, même si l’actuel président russe souligne lui-même la crise de la justice dans son pays.

    V. Poutine devrait comprendre que l’ère Brejnev, celle de la stagnation, est définitivement révolue et qu’il pourrait bien, un jour, devoir rendre des comptes, à la suite d’un tel déni de justice : mais que peut faire contre lui, si puissant, un pauvre homme dépouillé de ses avoirs, privé de tout et croupissant dans une geôle depuis plus de huit ans, sans remise de peine, sans rien ?

    L’injustice a des limites.

  • Le froid, les intempéries, la neige

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    Le froid, les intempéries, la neige


    Que dire ca matin du fond de la Normandie enneigée d’où plus personne ne peut sortir tant le froid et le mauvais temps sont maîtres de notre temps ? Une véritable réminiscence de la Jéricho biblique d’où personne ne sortait plus ni ne pouvait rentrer.
    J’ai appelé Paris, des membres de la famille sont coincés chez d’autres amis : ils ne peuvent pas prendre leur voiture pour se rendre chez eux. Ils sont condamnés à rester sur place : lundi, peut-etre, pourront-ils bouger et enfin reprendre le cours normal de leur vie.
    La semaine dernière, on a vu à la télévision française le fameux livre de Tolstoï, Guerre et paix. Et on a vu la grande armée de Napoléon absolument décimée par le froid et la neige. Sur les centaines de milliers de soldats engagés, seuls une quarantaine de milliers est revenue à Paris. Qulle catastrophe ! CE n’est pas l’armée russe qui a vaincu l’Empereur, mais le mauvais temps. Cela fait penser à d’autres cas où c’est le temps, la nature aveugle et non la force des hommes qui a déterminé le résultat. La même mésaventure est arrivée à l’armée de von Paulus, le général allemand qui dut se rendre malgré les éructations d’Hitler, car ces hommes mourraient congelés. On parlait même de congélation de l’anus, les hommes étant placés dans des tranchées couvertes de neige.
    On oublie parfois que l’homme peut commander à tout, sauf au temps.

  • ARINE LE PEN ET L’ELECTION PRESIDENTIELLE

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    MARINE LE PEN ET L’ELECTION PRESIDENTIELLE

    TOUS LES ETATS MAJORS POLITIQUES SE POSENT LA MEME QUESTION, QU’ILS SOIENT DE DROITE OU DE GAUCHE : QUE VA FAIRE LA CANDIDATE DU FN AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES ? ON NE PARLE SEULEMENT DE SON SCORE MAIS DE SA STRATEGIE ELEC TORALE.
    COMMENÇONS PAR LE SCORE, ELLE POURRAIT BIEN ATTEINDRE, UN SCORE VOISIN DE 20% AU SECOND TOUR. ET DE CE CAS, SE POSE ALORS LE PROBLEME DES REPORTS DE VOIX. IL Y A AUSSI LE PREMIER TOUR : BIEN MIEUX QUE SON PERE, IL POURRAIT AVOISINER LES 14%, CE QUI GENERAIT CONSIDERABLEMENT LE CANDIDATS DE L’UMP. ALORS QUE FAIRE, L’ETAT MAJOR DE CE DERNIER PARTI ENVISAGE DE BATTRE MARINE LE PEN SUR SON PROPRE TERRAIN EN LUI VOLANT SES THEMES DE PREDILECTION : L’INSECURITE ET L’IMMIGRATION. CE SERAIT L’UNIQUE MANIERE DE CASSER LA DYNAMIQUE DU FN DES LE PRMEIER TOUR. MAIS DANS CE CAS, LA VENGEANCE DU FH POURRAIT ETRE TERRIBLE : FAIRE GAGNER LE CANDIDATS DE LA GUACHE AU SECOND TOUR POUR PUNIR L’UMP D’UNE SORTE D’OSTRACISME A SON EGARD. CE NE SERAIT PAS LA PREMIERE FOIS QUE LE PARTI D’EXTREME DROITE FAVORISERAIT SON ENNEMI JURE A LA SEULE FIN DE PUNIR SES FRERES ENNEMIS : ON ENTEND DEJA MARINE LE PEN DIRE QU’IL NE FERA AUCUNE ALLIANCE AVEC L’UMP.
    TOUT CECI EST BIEN COMPLIQUE CAR CERTAINS DEPUTES UMP DISCERNENT DANS LEURS CIRCONSCRIPTIONS DES DEMANDES DE LEURS ELECTEURS. CEUX CI NE SERAIENT PAS CONTRE UNE SORTE DE CONNIVENCE ELECTORALE SANS QUE CE SOIT UNE ALLIANCE FORMELLE, TOUT EN ETANT PROFITABLE AUX DEUX PARTIS QUI GARDERAIENT LEURS DISTANCES…
    IL VA DE SOI QUE SI MARINE LE PEN RESTE EN TETE DE SONDAGES DE LA DROITE EXTREME, LA DROIT RISQUE D’AVOIR DES SUEURS FROIDES : SI ON NE FAIT RIEN, LE PAYS RISQUE DE CONNAITRE UNE CERTAINE INSTABILITE POLITIQUE.
    QUE FAIRE ? ATTENDONS ET VOYONS CAR D’ICI LA, MAI 2012, ; TANT DE CHOSES EOPUVENT SE PASSER. QUI CHANGERONT PEUT-ETRE LA DONNE…

  • Le permis à points : faut-il être tendre avec les chauffards ?

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    Le permis à points : faut-il être tendre avec les chauffards ?

     

    Contre l’avis du ministre de l’intérieur et des comités ad hoc, le parlement français a, comment dire, assoupli la récupération de points perdus à l’occasion de petites infractions. Mais la question est : peut on parler de petites infractions lorsqu’il y va de sa propre sécurité et de celle des autres ?

    Certes, quand on vous retire un point parce que vous rouliez à 72 km/h là où il ne fallait pas dépasser les 70… que pensez de cette mesure ? Quand vous prêtez votre véhicule à un proche qui commet le même type d’infraction, comment réagir ?

    Le souci des initiateurs de cette réforme était donc louable, d’autant qu’ils ont mis à part les infractions graves qui, elles, demeurent en dehors de cet assouplissement.

    Contrairement aux USA par exemple ou dans les pays nordiques, les Français ont mis longtemps à mesurer la gravité de la délinquance routière. Il fallait donc sévir et ce fut Nicolas Sarkozy qui , du temps où il était au ministère de l’intérieur, avait donne le signal de la reprise en main.

    Au fond, tout irait très bien si cette mesure du permis à points n’avait pas conduit des centaines de milliers de Français à conduire sans permis… Vous imaginez les conséquences en cas d’accident.… Or, bien des Français, comme ailleurs, ont besoin d’un permis de conduire pour continuer à travailler. Comment faire sans permis ? Mourir de faim ?

    Il fallait donc assouplir tout en renforçant la répression contre les abus les plus graves.

  • De la crise économique mondiale à une austérité renforcée

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    De la crise économique mondiale à une austérité renforcée

    Entendu hier en fin d’après-midi sur le forum de LCI, un vaste débat sur l’austérité à venir et les crises économiques qui secouent pratiquement tous les pays de la planète.

    Ce qui m’a inquiété, c’est la remarque générale mise en avant par tous ces économistes sérieux et compétents, des hommes connus pour leur grande expertise et aux yeux desquels ce que nous vivons présentement, c’est-à-dire les restrictions appliquées par les gouvernements, ne serait qu’un avant-goût de ce qui nous attend vraiment : à savoir, la vraie austérité, celle qui nous frappera vraiment lorrsqu’on amputera le pouvoir d’achat des ménages des classes moyennes, d’environ 20%. Enorme, du jamais vu ni entendu ! Que faire si on ne peut plus payer son loyer, envoyer ses enfants en vacances, acquitter les traites de ceci eu de cela…

    Les experts ont poursuivi leurs discussions en notant que les troubles, de plus en plus violents, qui se déchaînent en Grèce et menacent désormais l’Irlande, vont déborder chez nous, dans d’autres pays de la zone euro, pas encore atteints de plein fouet par la crise..

    En d’autres termes, nous n’avons encore rien vu et le pire, le bien pire, est encore devant nous. Triste perspective pour l’année 2011. L’un des intervenants, ancien professeur d’économie à Paris Dauphine a souligné que déjà la somme des emprunts que la France devra contracter sur les marchés financiers internationaux excèdent et de loin nos capacités de remboursement. Or, pour peu qu’une agence de notation modifie à la baisse votre capacité d’emprunter et c’est le cercle vicieux : vous avez besoin d’argent mais vous n’êtes pas vraiment solvable ; on vous prête mais à un taux élevé car on redoute le pire et ainsi votre charge d’intérêts s’alourdit. Conclusion : au lieu de vous aider, on vous enfonce la tête un peu plus sous l’eau…… Comment faire ?

    La seule lueur d’espoir, à condition qu’elle reste au pouvoir, nous vient du discours de Madame Angela Merkel devant le Bundestag : la chancelière fédérale a dit sa foi en l’Euro. Quel virage ! Mais que se passera-t-il si l’opinion, donc les électeurs, venait à changer d’avis ? Les Allemands sont formels : il s ne veulent plus payer pour l’Europe du Club Med………

    L’un des intervenants a dénoncé l’attitude des banquiers qui nous ont mis dans cette situation et qui ne nous ont toujours pas dit la vérité sur leur état de santé et sur les fameux produits toxiques. Que faire contre les banques ? Nationaliser le circuit du crédit, faire du dirigisme économique à l’ère de la mondialisation ? Même M. Obama ne pourrait pas, n’aurait pas les moyens de la faire…

    Une perspective préoccupante: le président de la République d’Irlande a lâché hier une phrase sibylline et hautement inquiétante : les banquiers, a-t-il, vont bientôt se retrouver dans un douloureux face à face avec les particuliers. Leurs clients. Vous comprenez ce que cela signifie…

  • L’extrême droite, l’iimmigration et l’identité nationale

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    L’extrême droite, l’iimmigration et l’identité nationale

     

    Voici une triade qui a toutes les chances de dominer les prochaines consultations électorales non seulement en Suisse et en France mais dans l’ensemble de l’Europe. Pour quelle raison ? Pour une raison qui porte un nom et un seul : l’Islam.

    Ce n’est pas en raison de l’essence religieuse de l’islam proprement dit mais suite aux dégâts causés à l’islam par son frère jumeau qui lui dispute sa place dans les media, l’islamisme.

    J’avais commis une petite erreur, en toute bonne foi, en faisant paraître mon livre intitulé en 2008 Renan, la Bible et les Juifs (Paris, Arléa). J’y avais notoirement sous estimé le fait suivant : Ernest Renan parlait presque toujours d’islamisme au lieu de dire l’islam. Il m’avait alors semblé qu’il imitait la désinence ISME pour que le nom de cette religion consonne avec les deux qui l’avaient précédée, judaÏSME et christianISME.

    En fait, il n’en était rien, le célèbre orientalisme français visait déjà les excès politique du mouvement appelé aujourd’hui l’islam radical…

    Lors de la visite en Andalousie, on a pu constater de visu que certaines revendications sur ce territoire n’étaient pas complètement évanouies. Reste que l’immigration constitue pour les peuples d’Europe un grave défi actuellement, même si dans les décennies à venir notre continent aura besoin d’un apport humain de quelques millions d’hommes et de femmes. Le problème est que les réservoirs humains actuels regorgent de candidats à l’immigration : il y a en Afrique près de huit cent cinquante millions d’âmes qui rêvent, pour la plupart, d’aller ailleurs.

    Reste le problème de l’identité des peuples. Comment intégrer, comment assimiler des gens venus d’horizons si différents. Il faut prévoir un mécanisme graduel d’intégration. Les gouvernements d’Europe s’y mettent petit à petit ; il convient de mettre l’accent sur trois choses : l’apprentissage de la langue, l’égalité des femmes et des hommes et le refus absolu de tout exclusivisme religieux.

    Chaque religion est excellente pour ses adeptes. Mais aucune n’est supérieur à l’autre.