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  • QUE FAIRE DES ROMS ET DES GENS DU VOYAGE ?

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    QUE FAIRE DES ROMS ET DES GENS DU VOYAGE ?

     

    Oui, que faire de ces gens qui ont des droits comme tous les êtres humains mais dont la mentalité et le mode de vie différèrent parfois fortement de ceux des autres au contact desquels ils veulent vivre ? La question se pose et le comité de l’ONU qui a dressé à la France un rappel à l’ordre a commis une bévue.

    On ne peut pas s’installer n’importe où ni n’importe comment. On voit en Normandie et ailleurs, les habitants, les paysans et les commerçants s’inquiéter chaque fois qu’un camp s’installe dans leur voisinage quasi immédiat. Certains allèguent même, à tort ou à raison, une recrudescence des vols et des cambriolages chaque fois que des migrants font leur apparition : mythe ou réalité, je ne sais. En revanche, je sais qu’il y a une véritable appréhension de la population.

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  • L'héritage d'un grand sage hassidique du XVIIIe siècle

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    Nahman de Braslaw, Nahman Mé Ouman

    C'est un récent article du Figaro qui me donne enfin l'occasion de parler de ce thème qui me tien à cur depuis bien longtemps: exposer ici même le souvenir d'un grand maître hassidique dont les adeptes furent contestés par d'autres hassidim au XIXe siècle, voire même persécutés lors de pèlerinages et qui, depuis, sont adulés et respectés partout dans le monde.

    C'est le nouvel an juif, Rosh ha-Shana, qui a fourni cette opportunité d'en parler. Le saint homme est enterré à Ouman en Ukraine et en Israël une voiture sur cinq ou sur six porte un petit bandeau auto collant avec la mention suivante: Nahman M Ouman = Nahman de Ouman, mais voila conjuguée à la forme passive ( le pou'al) méouman veut digne crédible, fiable, digne de confiance.

    Et l'article du Figaro rappelle que des dizaines de milliers d'hommes venus d'Israël, des USA et d'ailleurs envahissent la petite cité ukrainienne pour le plus grand bonheur de ses habitants, ravis de récolter une telle manne, même si les juifs locaux n'ont pas toujours été bien traités par le passé. Les Cosaques ont perpétré là bas des baians de sang et durant la seconde guerre mondiale, des supplétifs ukrianiens des SS ont commis des crimes atroces. Lizez les livres d'Anna Langfuss, par exemple.. Et puis, il suffit de se reporter au procès d'un vieillard, jugé pour crimes dans les camps nazis.

    Quele retournement de situation! Qui aurait pensé qu'un jour, les juifs retourneraient dans la joie et l'allgéresse sur les lieux de leur supplice.... L'histoire nous réserve parfois des surprises.

    En hébreu, on dit mé-oyev lé-ohév: l'ennemie devient l'ami

  • Le 11 septembre

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    Le 11 septembre! Les Américains s'en souviennent comme ils se souviennent de Pearl Harbour. Que de vies innocentes arrachées par un fanatisme insensé mais toujopurs menaçant. Il faut rendre hommage aux victimes. Et rester vigilant. Hier soir, TF1 a oublié un reportage sur les manquements, les failles et les ratés des agnces US du renseignement et de la police: en tête CIA et FBI.

    Si j'ai bien compris ce reportage, c'est au moins dix fois que la police aurait  pu faire échouer cet attentat horrible. Ren dez vous compte: Mohammed Atta, le chef terroriste qui a été arrête pour une infraction au code de la route et qui est relâché par le policier qui l'a interpellé!

    Et Moussawi! Quelle erreur, si on avait le droit de saisir son ordinateur et de l'examiner, l'attenttat aurait peut-être été annulé par les commandiataires, se schant découverts ou au moins espionnés!

    On end evient presque fataliste. Mais franchement peu confiant dans l'avenir puisque l'émission s'est achevée sur le triste constat que tout était encore possible. Et pourtant, il s'agit des USA, le pays le plus puissant au monde

  • L'émission d'hier soir sur l'islam

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    L'émission d'hier à la télévision sur l'islam

     

    J'ai suivi cette émission qui me semblait intéressante mais qui, pour conclure, ne s'est pas vraiment écartée des pobcifs habituels. Certes, il y eut, à vif, des réactions assez incroyables, à la fois de musulmans excités comme, aussi, de catholiques intégristes. C'est un peu la faut du journaliste qui a cherché à donner à son émission un aspect heurté, scanadlauex, pour probablement faire monter l'audimat. C'est regrettable quand on parle de sujets aussi sensibles et qui implique de telles conséquences sur la vie des gens, il faut être plus calme et plus consciencieux.

    En un mot: pourquoi avoir provoqué le prêtre intégriste de l'Eglise Saint Nicoals du Chardonnet sur son territoire? Il n'avait rien à faire dans l'émission. Eh bien, cela s'est achevé à coups de poings et de pieds, caméra arraché, techniciens battau et policiers appelés en renfort.

    Plus inquiétante est cette réaction de jeune musulmans de nationalité qui se disent encore algériens et prétendent que tout le monde doit être musulman et que si, on n'est pas d'accord avec eux, c'est qu'on n'a pa lu le Coran comme il fallait. D'ailleurs, ajoutent ils, il ne faut le lire qu'en arabe. Mais quand on leur dit que les traductions divergent gravement, ils répondent qu'on n'a rien compris.

    Je dois dire que ce raisonnement constitue un défi à la pensée.

    Ce qui frappe le plus, c'est le malaise que susicte le nom même d'islam dans la population. Qui en est responsable? Quand on voit des jeunes musulmans français dire qu'il est licite de pratiquer la lapidation, on en frémit d'horreur. On n'est pas sur la bonne route.

    Il y a encore tant de travail à faire pour faire triompher les valeurs de laïcité et de la République. ET tout cela sur arrière fond danniversaire de l'attentat du 11 septembre..

    MOn Dieu sauvez nous et éclairez nous....

  • Une affaire Thilo SARRAZIN…

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    Une affaire Thilo SARRAZIN…

     

    On a tous entendu parler de ce nouveau scandale qui défraie la chronique outre-Rhin et qui implique un personnage important, âgé de 65 ans, membre du directoire de la Bundsbank et surtout adhérent du SPD. Or, cet homme a écrit un essai au titre volontairement provocant, Deutschland schafft sich ab, L’Allemagne court à sa perte.

    Et pourquoi donc, selon notre homme ? Parce que le nombre d’immigrés turcs, tous de religion musulmane, vivraient aux crochets de l’Etat, refuseraient de s’intégrer à la fois linguistiquement et socialement etc.. Mais ce qui frappe le plus, c’est que notre auteur parle d’une disposition génétique expliquant cet état de fait (un Zustand qui devient selon un Mißstand) non seulement chez les musulmans mais aussi chez les Juifs (qui les rendrait plus intelligents que la moyenne) et aussi… les Basques.

    Ne nous arrêtons pas sur ces considérations qui prêteraient à sourire si elles ne contenaient, volontairement involontairement une dose dangereuse d’exclusion, voire même de ségrégation. Je n’accuse pas ce monsieur de racisme mais simplement de légèreté. Il a profité de son appartenance politique, d’une part, et de sa position sociale (la direcoire de la Bundesbank, ce n’est pas rien) pour donner à ses idées une caisse de résonance inouïe.

    Il faut prendre le sujet plus sérieusement : qu’il y ait un peu partout des problèmes d’intégration de l’islam en Europe, qui le nierait, Que l’opinion publique confonde généralement islamisme et islam tout court, religion pratiquée comme toutes les autres, qui ne le sait. Certes, quand vous traversez des quartiers de Berlinois comme le Kreuzberg, vous vous demandez vraiment si vous êtes dans la patrie de Goethe ou ailleurs. Que beaucoup de Turcs se soient installés en RFA pour y travailler et non pour y vivre, c’est une évidence. Et d’ailleurs, le récent discours de M. Erdogan à Cologne n’a pas arrangé les choses, en demandant aux Turcs d’apprendre certes l’allemand pour avancer socialement mais de continuer à parler leur langue maternelle à la maison avec leurs parents.

    De telles déclarations occultes les vrais problèmes. Ce que l’on ne sait pas, ce que certains feignent d’ignorer, c’est que de nombreux jeunes Turcs se sont présentés aux concours du ministère des affaires étrangères (Auswärtiges Amt). J’ai moi même déjeuné il y a des années à Heidelberg avec une jeune femme qui était dans ce cas. Elle accompagnait un collègue libanais et lui servait d’interprète à la fois en français et en allemand…

    Certains partis politiques présentent même de jeunes candidats aux élections régionales et nationales, issus de l’émigration.

    Mais un problème demeure : quand on vit dans un pays, quand on y est né, quand on y travaille et qu’on y a reçu une éducation et une culture qui vont jusqu’à l’université, il faut se sentir un peu allemand. Au fond, c’est ce que demande (mal) Thilo Sarrazin qui clame que le danger de l’islamisation de son pays est réel. Qu’en penser ?

  • Le cas Bernard tapie

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    Le cas Bernard tapie

    Au fond, Bernard Tapie ne laisse personne indifférent. Il y a ceux qui le détestent et haïssent même, et ceux qui l’admirent et le considèrent comme une victime expiatoire d’un système, une sorte d’être égaré en politique…

    La controverse autour de Bernard a rebondi après que l’on a appris la somme qu’il devait récupérer pour Adidas, je crois. Le conflit qui a duré plus de quinze ans l’opposait au Crédit Lyonnais.

    Je n’ai pas suivi le cours de ce procès mais je trouve que dans les milieux où il a évolué, Bernard Tapie n’était pas en compagnie d’enfants de chœur. Certes, lui-même n’en est pas un. Mais tout de même cet acharnement nous choque.

    Souvenons nous : lorsque les socialistes français ne sachant plus où ils allaient, ont appelé Bernard Tapie à la rescousse, il était alors bien en cour et on ne lui refusait rien. Mais certains socialistes, craignant de compromettre leurs chances électorales, voire même à la magistrature suprême, ont alors attiré l’attention sur ce qui leur paraissait être des irrégularités. La suite est connue.

    C’est fut une inexorable descente aux enfers : une chute, rien ne fut épargné à cet homme.

    Soyons honnêtes : il n y a pas que Bernard Tapie. Beaucoup d’autres, moins flamboyants, plus prudents ( et cela a fait défaut à notre homme trop désireux d’étaler sa réussite), n’ont jamais été inquiétés.

    Ce qui nous frappe, c’est la combativité d’un homme qui a résisté. Il n’est pas blanc bleu, mais tout de même il partage avec nous une humanité. Et j’admire par dessus son épouse qui a tenu, est restée à ses côtés, l’a soutenu au moment où il était incarcéré. Bref, ne lui a jamais marchandé son amour. Cela compte.

    Pour tout le reste, c’est-à-dire le fond du dossier, je ne suis pas compétent. Mais, après tout, le droit n’est pas la morale. Et puis, quels sont les rapports du droit et de la justice ? Je veux dire, celle des hommes.

  • LA SPIRITUALITE VAINCRA-T-ELLE LES FORCES DU MAL ?

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    LA SPIRITUALITE VAINCRA-T-ELLE LES FORCES DU MAL ?

    Le Ramadan, Rish ha-Shana, Kippour……..

    La date des rencontres israléo-palestiniennes de Washington a-t-elle été choisie au hasard ? Ou devait-elle simplement concorder avec les disponibilités de la Secrétaire d’Etat, voire du président Obama en personne qui s’est impliqué personnellement dans cette reprise des négociations directes ? Quelle que soit la réponse à cette question, la date retenue n’est pas anodine et revêt, par la force des choses, une valeur symbolique.
    Ces débuts -jugés prometteurs- du dialogue israélo-palestiniens à Washington se déroulent à un moment fort importante du calendrier religieux, tant musulman que juif. La question que l’on se pose est la suivante : la spiritualité vaincra-t-elle les ennemis de la paix ? Une telle victoire,attendue depuis trop longtemps, transformerait cette région du monde en proie à une violence inouïe depuis près d’un siècle.

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  • Que faore de toutes ces journées de grève?

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    Comment changer la France?

    Comment inculquer aux Français l'éthique du travail, de l'effort et du mérite? Comment leur faire admettre des évidences? Quand on voit l'équation simple: ou bien on réforme les retraites, ou bien on 'a plus de retriate du tout, on ne comprend pas toutes ces manifestations, toutes ces oppositions et toutes ces revendications.

    Certes, il faut que les réformes soient justes. Mais on ne peut pas contraindre les uns à payer constamment pour les autres. Il faut, c'est une évidence, répartir le poids de la charge= ceux qui ont fait une carrière longue et pénible doivent pouvoir partir plus tôt afin de profiter au mieux de leur retraite. Mais a-t-on vu à quoi ressemble un homme ou une femme de 60 ans aujourd'hui? Comment concevoir d'aller à la retraite dans une telle forme physique?

    En revanche, et je le souligne, les gens qui ont effectué des travaux pénibles durant longtemps doivent avoir un régime allégé.

    Le problème de la durée des cotisations se pose aussi: en fait, il faudrait travailler jusqu'à 65 ans pour ceux qui veulent avoir un taux plein. Pour ma part, je souhaiterais exercer mes fonctions de chercheur et de professeur le plus longtemps possible. Car j'aime mon travail. Je m'épanouis en travaillant. Et je ne parviens pas à comprendre ceux wui n'attendent qu'une chose: partir.

    J'en cocnlus qu'ils n'aiment pas leur travail. Et c'est très triste car le travail nous occupe une grande partie de notre temps, de notre vie. L'œuvre, c'est la substance de la vie.

    En termes d'économie politique, il y va de la valeur de la signature de la France. ON entend parler ces derniers temps d'agence de notation qui vous font baisser ou monter dans la crédibilité des emprunts. Voulons nous être au même niveau que la Grèce, l'Espagne ou l'Italie? Avec tout le rspect pour ces beaux pays.

  • Hommage à un jeune policier, mort pour que d’autres vivent..

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    Hommage à un jeune policier, mort pour que d’autres vivent..

    On aurait tort de parler de faits divers, car en l’occurrence, c’est un fait grandiose. Il arrive que la valeur symbolique d’un acte dépasse –et de très loin- sa simple existence matérielle. Je pense évidemment à l’acte héroïque de ce policier qui n’a pas hésité une seconde à secourir un homme tombé à l’eau. Il a donné sa vie en voulant sauver celle d’un autre. Quel exceptionnel altruisme !

    Rien ne l’y obligeait, sinon son sens moral et la haute idée qu’il se faisait de son devoir. Âgé de vingt-cinq ans, il n’a pas calculé ni prémédité son geste. Seul l’accomplissement de son devoir a primé à ses yeux. Policier et pompier, il a obéi à sa conscience qui lui commandait de se jeter à l’eau.

    Cet homme est devenu un héros tragique. Notre société semblait incapable d’en produire tant l’individualisme et l’égoïsme y règnent sans partage. Son geste prouve que des êtres bien nés peuvent résister victorieusement aux dérives de notre socio-culture.

    Que cet homme soit aussi un policier, c’est-à-dire un citoyen au service d’autres citoyens, n’est pas le fruit d’un pur hasard. Il a commis un acte authentiquement vertueux, au sens que Platon donne à un adjectif qui ferait rire aujourd’hui, tant un mal sournois s’est infiltré dans tous les pores de notre société. Une sorte de haine de soi, ou pour reprendre une expression célèbre, un malaise dans la culture (Unbehagen in der Kultur).

    Au moment même où ceux qui sont censés transmettre la science et le savoir refusent de le faire par égoïsme, commettant ainsi un véritable péché contre l’Esprit, ce policier a, lui, fait abstraction de soi et n’a pensé qu’aux autres.

    Le philosophe français Emmanuel Lévinas a écrit dans a thèse Totalité et infini cette phrase presque irréelle : mon moi, ce sont les autres. Ce qui signifie, je n’existe que par eux et pour eux. Ce jeune homme a écrit avec son sang cette phrase qu’il n’a probablement jamais lue mais qui était pourtant gravée au plus profond de lui-même.

    Je pense aussi à ce refrain d’une poétesse israélienne : bienheureux ceux qui sèment ais ne récoltent pas…

  • Le professeur Charles MELA, chevalier de la Légion d'honneur

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    REMISE DES INSIGNES DE CHEVALIER DE LA LÉGION D’HONNEUR A MONSIEUR LE PROFESSEUR CHARLES MELA

    Genève le 1er septembre 2010

    Mesdames, Messieurs, (et si vous le permettez), chers Amis,

    Cher collègue et ami Charles Mela,

    ou devrais-je plutôt dire, cher Maître, tant vos titres, les grands emplois que vous occupez ainsi que votre œuvre m’ont profondément impressionné.

    Permettez moi, je vous prie, de dire d’emblée que je ressens comme un grand honneur, un exceptionnel témoignage d’amitié, le privilège de vous remettre, en présence de votre chère famille et de vos amis, les insignes de chevalier de notre premier ordre national.

    Ce type de cérémonie comporte, comme vous le savez, quelques aspects convenus auxquels je me plie avec joie. Il me faut donc évoquer en quelques lignes les faits les plus marquants de votre vie et ce votre carrière.

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