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  • et vive la Suisse !

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    et vive la Suisse !

    Alors que la France s’enlise dans des grèves insensées qui aggrave sa crise et menacent de plus en plus sa solvabilité, la Suisse voisine, elle, prend de la hauteur, faisant voler pour la seconde fois avec succès l’avion solaire, volar impuls.

    Quand donc les Français vont-il voir la réalité en face ? Que vaut-il mieux, garantir le paiement des retraites ou vivre dans l’illusion ? Je ne connais pas d’autre pays ay monde où l’on aime si peu le travail. En ce qui me concerne, j’adore travailler et souhaite pouvoir le faire jusqu’au bout, avec ou sans argent. Je fais un blog tous les matins que D- crée, depuis plusieurs années, sans le moindre euro. Ce que je récolte le plus souvent, ce sont les méchancetés ou des remarques fielleuses de quelques frustrés attardés.

    Cet avion solaire va révolutionner notre temps. Il permettra de mieux tenir compte de l’écologie et d’économiser nos ressources, allégeant ainsi la facture énergétique de nos pays. Enfin, dernier mais non moindre, il réduira l’influence de certains pays arabe croulant sous les pétro dollars et aptes à tout moment, à bouleverser l’ordre économique mondial. Et aussi, à ne plus pouvoir mettre en avant certains causes douteuses qui se trouvent être des priorités alors qu’elle n’ont rien de prioritaire.

    Ce serait génial si les Suisses réussissaient un tel pari. Je les en félicite par avance et les encourage à continuer. Voilà une cause qui mobilise et qui produit des bienfaits. Au lieu de spéculer méchamment sur des produits financiers douteux qui ruinent les économies industrielles de certains pays.

    Bravo la Suisse !

  • La France, menacée par al-Quaida au Maghreb islamique ?

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    La France, menacée par al-Quaida au Maghreb islamique ?

     

    L’enlèvement de cinq Français au Niger, accompagné de celui de deux autres employés de la société Areva, marque sans doute un tournant dans l’engagement de la France contre le terrorisme. Ses conséquences seront incalculables, non seulement à l’extérieur mais aussi au sein même du territoire national. De tels actes, de telles menaces vont conduire la France à changer de politique et à s’engager encore plus fortement dans la défense de ses nationaux et de ses intérêts dans le monde.

    Que reproche t on à la France ? A l’évidence, un infléchissement sensible de sa politique intérieure et extérieure à l’égard de l’islam radical et des pays arabes ou islamistes (l’Iran, par exemple) depuis l’arrivée à l’Elysée de Nicolas Sarkozy. Il y a aussi l’engagement musclé en Afghanistan où la France opère sous mandat de l’ONU. Mais les terroristes islamistes, notamment ceux qui ont exécuté un vieil homme, n’en ont cure.

    Ce sont les mêmes qui ont enlevé les cinq Français travaillant au Niger. Aux reproches adressés à la France il faut ajouter l’interdiction de la Burka, votée par les deux assemblées et qui est mal vécue par les islamistes.

    Derrière ces actions terroristes, il y un vieux ressentiment qui ne passe décidément pas : celui hérité de la guerre d’Algérie et qui refait régulièrement surface, nourrissant des haines recuites. Ce n’est pas un hasard si le responsable de l’assassinat d’un vieil homme et aussi du rapt ds cinq Français est un Algérien.

    Que va faire la France ? Cette fois ci, le président de la République va sûrement riposter et en finir avec ceux qui menacent Paris. N’oublions pas que des sources concordantes accréditent la présence sur le territoire national de kamikazes susceptibles de se faire exploser à tout moment, soit dans le métropolitain, soit ailleurs….

    C’est un engrenage dangereux. Je ne suis pas inquiet mais je redoute les changements qui seront induits par de telles actions. L’attitude des Français à l’égard d’une certaine immigration va se durcir. Et c’est bien dommage car nous n’avions guère besoin de tensions nouvelles. Nous verrons bien, mais la France ne se laissera pas faire.

  • L’assemblée générale de l’ONU et l’ordre éthique mondial

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    L’assemblée générale de l’ONU et l’ordre éthique mondial

     

    Réussirons nous à rétablir un jour un ordre éthique qui, en fait, n’a jamais existé précédemment ? Parviendrons nous à faire de cette terre une sorte de paradis perdu, alors que ce paradis n’a jamais existé nulle part et qu’il représente la frustration la plus vieille de l’humanité dans son ensemble. Relisez le Paradise lost de John Milton et vous verrez. Au fond, comment retrouver, ressusciter une chose, une ère, un temps qui n’a jamais été ?

    Sombres considérations que ces pensées : elles m’ont envahi en écoutant depuis hier et ce matin même les beaux discours à l’ONU où l’on parle de plus de 900 000 000 millions d’êtres humains, nos frères en humanité, souffrant de la faim.

    Il est vrai que l’ONU avait pris de sages résolutions qui ne furent pas suivies d’effet, en raison, nous dit-on, de la crise économique qui ravage la planète. Monsieur SARKOZY a proposé une sorte de taxe Tobin mais qui n’a que peu de chance d’être adoptée en raison de l’opposition de deux géants de la planète : la Chine et les USA.

    Derrière la question de l’éthique économique, de la juste répartition des richesses, d’un minimum de justice pour tous, ne butons nous pas, sans l’avouer, sur les aléas de la nature humaine, une nature axée autour de notre égoïsme, de notre volonté de puissance et aussi de l’inégalité des esprits…

    Je crois que ce dernier point revêt une importance cruciale : si les gens qui souffrent savaient se tirer de leur misère, se donner une bonne gouvernance, s’abstenir de trop procréer quand on n’a que peu de moyens, ne pas se lancer dans des dépenses somptuaires quand on est à court d’argent, les choses iraient un peu mieux. Je pense, par exemple, à des pays africains dont un habitant sur trois est privé d’eau potable et qui entretiennent à Paris et à Genève de somptueuses légations dans des immeubles de haut standing. Les voitures de luxe stationnées devant leurs maisons nous laissent rêveurs.

    Dans un poème de Jean de la Fontaine, on nous apprenait ce refrain, devenu proverbial : Aide toi le ciel t’aidera.

    J’ajoute : le sort et le destin des individus est entre leurs mains. Si les pauvres du monde entier, notamment en Afrique, se prenaient un tant soit peu en main, les choses iraient mieux pour tout le monde.

    L’Afrique est un continent jeune, encore intouché avec des ressources immenses. Pourquoi donc braver les dangers et la mort et venir à tout prix en Europe, un continent qui n’est plus, hélas, un eldorado ?

    Sind das Ketzrgedanken ? Est-ce mal de le dire ? L’éthique ne règnera pas sur terre par un coup de baguette magique. Il faut en préparer la venue comme se prépare le royaume de D- sur terre.

  • Les élections législatives en SuEde

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    Les élections législatives en SuEde

    Comme l’annoncent les medias, la Suède était le dernier pays d’Europe du nord à avoir résisté à l’extrême droite. Aujourd’hui, cette barrière a été éventrée, et les députés d’extrême droite seront près de 20 au parlement.

    Il faut tenter d’analyser en profondeur cette évolution qui semble irréversible et cesser d’apporter une réponse en forme de condamnation idéologique, du style la xénophobie, le repli sur soi, la crise économique, le désarroi des classes moyennes. Non, ce n’est pas cela.

    Désormais, il faut se demander calmement comment des pays nordiques, ouverts et accueillants, ont progressivement changé de mentalité et de politique pour donner libre cours à leur volonté de rester entre eux chez eux.

    Pour quelles raisons ? Une , principalement. Lorsqu’on arrive chez les gens, on ne devrait pas avoir une mentalité d’occupant, de conquérant, mais plutôt la volonté de s’intégrer, dans se fondre dans la population. Et, par dessus tout : on dit respecter la loi. Ce n’est malheureusement pas le cas. Avec une certaine immigration, tous ces pays ont fait de très mauvaises expériences.

    Ce qui m’a frappé, ce sont les thèmes développés par les nouveaux venus au parlement suédois : l’immigration, la criminalité et la protection des personnes âgées. C’est comme si ces trois points étaient liés.

    Il y a quelques décennies, les gens qui venaient en Europe étaient presque tous animés d’une vision et porteurs d’un projet : évoluer, travailler, s’élever socialement, adhérer aux valeurs européennes de démocratie, de respect et de tolérance.

  • ’office de Kippour au Palais des congrès à PAris avec la communauté de Copernic

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    L’office de Kippour au Palais des congrès à PAris avec la communauté de Copernic

     

    Quelle ferveur religieuse ! Quelle dignité dans la prière ! Quelle foule rassemblée sous les châles de prières, près de 4000 personnes. Tout était parfait à l’exception de certains discours (pas celui du rabbin William) mais bien le dernier de l’actuel président du crijf qui a tenu une sorte de chronique de faits divers.. Franchement, cette journée solennelle que ce discours banal et fourre-tout a failli compromettre. Mais revenons à l’essentiel.

    C’est la première fois que celui qui fut l’administrateur de la grande synagogue La Victoire durant vingt ans et numéro 2 du Consistoire de Paris pendant 16 ans ( 4 mandats successifs) sautait le pas et allait avec sa famille à un office religieux situé à moins de dix minutes à pied de chez lui.

    Et franchement, nous ne fumes pas déçus. Quelle joie de prier aux côtés de sa fille et de sa femme, de pouvoir les bénir à la fin de l’office, de voir que même ignorantes de l’hébreu, elles suivent les prières en langues française.. Depuis l’époque du talmud on prévoyait que certaines prières pouvaient être récitées autrement qu’en hébreu, dans la michna qui commence par éllu ha-néémarim.. Le français complète la langue liturgique hébraïque, il ne la remplace pas.

    Que les femmes prient auprès des hommes ne nuit pas à la bonne cause, au contraire, cela resserre les liens au sein du foyer, et les femmes peuvent suivre grâce à la version française de certaines prières, notamment des selihot (compositions pénitentielles) qui sont généralement incompréhensibles pour 99 % des gens. Surtout les selihot ashkénazes qui sont très dures à saisir. Les deux dames qui ont lu les chapitres du livre de Jonas se sont très bien acquittées de leur tâche et ensuite c’est un homme qui a donné lecture de la version française. Donc, tout le monde sait de quoi il s’agit. Et suit au lieu de parler. J’ai été impressionné par la lecture de certaines prières récitées au micro par des personnalité du barreau, de la bqnque et de la grande industrie. D’anciens ministres étaient présents, même le Directeur général du FMI et son épouse…

    La longueur des offices est respectée, les prières ne sont pas escamotées, notamment le service du grand prêtre dans le Saint des Saints : à quatre reprises, nous nous prosternons, face contre terre, pour marquer les fois où le grand pontife murmure le Nom ineffable de D-

    Je crois qu’en France se produit le même phénomène qu’en Allemagne à la fin du XIXe siècle : les juifs basculent vers le libéralisme qui en a profité pour s’ancrer d’avantage dans la tradition : on n’assiste plus à la braderie religieuse qui avait cours il trois ou quatre décennies dans l’unique synagogue libérale : irons nous vers une unité où l’on prendrait ce qu’il y a de mieux dans chaque camp ? Oui, si les orthodoxes font preuve d’intelligence et de savoir faire.

    Laissez moi vous dire combien les prières de kippour sont émouvantes, combien le peuple d’Israël est touchant quand, tout à l’unisson comme un seul homme, il implore la grâce et le pardon divins.

    Un eul bémol peut-être : tout repose sur les prières chantées et pré enregistrées. Un chœur eût mieux fait l’affaire… Comme à la Victoire.

    Pour l’année prochaine, si D- nous inscrit dans le livre des vivants, on reprend tout sauf le discours émaillé de faits divers prononcé par le personnage mentionné plus haut.

    Mais en dépit de cette intervention intempestive, Kippour nous a lavés de nos péchés et purifiés devant l’Eternel.

  • La disparition d’un grand musulman libéral Le professeur Mohammed ARKOUN ( 1928-2010)

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    La disparition d’un grand musulman libéral

    Le professeur Mohammed ARKOUN ( 1928-2010)

     

    A la fin du jeûne de Kippour, en feuilletant le journal Le Monde déposé dans la boîte, je découvre dans la la liste nécrologique que mon ami et éminent collègue le professeur Mohammed ARKOUN est mort depuis le 14 septembre. Ma peine est immense, la dernière fois que nous nous étions rencontrés, ce fut lors d’un colloque à Berlin et plus récemment à Mazille en France, près du Carmel de la paix.

    Comme l’a dit la ministre algérienne de la culture, Mohammed Arkoun fut un authentique messager du dialogue interreligieux, pratiqué à la façon d’un grand historien, doublé d’un bon philosophe. Arkoun était un savant qui, tout en ayant fait une carrière classique d’universitaire, s’intéressait au devenir de la culture et de la civilisation du monde ambiant.

    Il faut aussi l’âme vivante d’une prestigieuse revue savante, Arabica. Avant que je ne le connaisse et qu’il devienne mon ami (quand il m’appelait au téléphone, il s’annonçait ainsi : C’est Arkoun qui veut parler à son ami, le Grande rabbin (sic) Hayoun, faisant ainsi allusion à la proximité de nos deux patronymes), mon maître Georges Vajda me disait le plus grand bien de lui.

    Et en effet, c’était un musulman libéral, courageux et authentique, un homme profondément animé par l’amour et le respect de son prochain.

    Si vous me le permettez, je raconterai ici deux petites anecdotes historiques : alors que j’étais jeune étudiant et que le président Sadate avait atterri à Jérusalem pour parler devant la Kenését, Mohammed Arkoun fut le premier penseur musulman à être invité par le colloque des intellectuels juifs francophones. Madame Annie Kriegel présidait la séance. Je me souviens que la conférence eut lieu au Musée des Arts et Traditions populaires et Arkoun avait , notamment, dénoncé ce qu’il nommait l’inflation du discours, visant directement des politiciens arabes qui confondaient allégrement parole et action.. Il déplorait que tout dans la sociologie musulmane contemporaine fût ramenée à l’insondable volonté divine, invalidant ainsi tout effort intellectuel de reconstruction et d’analyse. On omettait simplement de rappeler que la religion, comme le mariage, est une institution sociale. Et que la foi en Dieu tout comme l’amour entre les êtres pouvait exister en dehors de ces structures…

    La seconde anecdote me fut racontée par Arkoun alors que nous prenions notre petit déjeuner à Berlin, à l’occasion d’un colloque. Nous parlions de choses et d’autres et il me relata son voyage en Israël à l’invitation du département de philosophie de l’université de Tel Aviv, émanant d’un grand spécialiste israélien de Spinoza. Mohammed Arkoun était pour la paix et souhaitait une coexistence harmonieuse entre tous les états de la région. Il me confia tout de même son agacement de voir les douaniers et policiers de l’aéroport de Lod le fouiller intégralement et lui poser tant de questions sur le but de sa visite. En effet, Arkoun était né dans un petit village de Kabylie mais avait la nationalité française. Mais pour les autorités aéroportuaires, ce prénom Mohammed intriguait…

    Ayant soutenu sa thèse de doctorat d’Etat sur un penseur persan du Xe siècle, Arkoun s’orienta progressivement vers des études de sociologie religieuse en examinant leurs retombées sur nos sociétés contemporaines, hic et nunc. Notre éminent collègue avait, il faut bien l’avouer, subi un petit lavage de cerveau quand il avait séjourné plusieurs mois en Arabie Saoudite où les ulémas et les fuqaha lui avaient fait une sérieuse explication de texte.. Revenu en France Arkoun avait parlé d’une sorte de «raison islamique» qui n’obéirait qu’à ses propres règles et suivrait ses propres lois, différentes de celles des autres. Cette affirmation fut considérée comme une hérésie, la Raison étant universelle (ce que Arkoun savait pertinemment bien) Il reçut une volée de bois vert de la part des professeurs du Collège de France et d’ailleurs. Cependant, la communauté scientifique lui pardonna ce petit écart bien compréhensible. Il fut même promu officier de la légion d’honneur et nommé à la commission nationale sur la laïcité par Jacques Chirac et présidée par Bernard Stasi.

    Même s’il n’a pas été très suivi par ses coreligionnaires, ce Français d’origine kabyle algérienne a tenté de repenser l’islam, il ressentait douloureusement le fait que cette religion ait stoppé son évolution depuis un certain temps, créant un hiatus, une discrépance (eine Diskrepanz) avec les autres religions et les autres cultures. Il aimait comparer les trois grandes figures du Moyen Age qui fécondèrent l’Europe de nos jours par leurs pensées ouvertes et audacieuses : Ibn Rushd, Maimonide et Thomas d’Aquin. A juste titre, il souhaitait que l’on reconnût le rôle joué par l’islam des lumières dans le développement culturel de notre continent.

    Je me souviens aussi de son indignation lors d’une interview immédiatement après les attentats du 11 septembre. Il était choqué de s’entendre dire qu’une violence extrême était congénitale à l’islam.. Mieux que n’importe quel autre musulman, il avait saisi les ravages qu’une telle horreur avait infligé à sa cause : l’islam n’est pas l’islamisme.

    Lorsqu’il fut admis à faire valoir ses droits à la retraite, Mohammed Arkoun devint encore plus pris et plus demandé qu’auparavant : le Wissenschaftskolleg de Berlin l’invita pendant un semestre, les universités Mac Gill, Princeton et de Californie se firent un honneur de l’inviter chez elles. Je me souviens l’avoir entendu parler à Berlin dans un anglais parfait, devant une salle absolument conquise.

    Cet homme qui nous quitte, hélas, voulait faire émerger un certain humanisme islamique, il rêvait de la création d’une sorte d’université méditerranéenne qui ferait fructifier l’héritage des trois monothéismes, leur culture abrahamique, cette notion fondamentale de l’alliance de Dieu avec l’homme. Quel qu’il soit.

    Si j’osais, je dirais que Mohammed Arkoun fut une sorte d’Ernest Renan de l’islam, appelant à la création d’une sorte de Science de l’islam (islamologie) comme il existe depuis plus de deux siècles une Science du judaïsme. Une approche sensée et intelligence des dogmes religieux et le rôle de la religion comme première éducatrice de l’humanité. C’est la plus belle leçon léguée par Averroès.

    Qu’il repose en paix, non ami Mohammed Arkoun. Son œuvre lui survivra. Rahmat Allahi ‘alayhi.

  • De l’agitation bruxelloise à la sérénité de kippour

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    De l’agitation bruxelloise à la sérénité de kippour

    Dans quelques heures, juste au coucher du soleil, les juifs du monde entier vont se retirer des affaires de notre temps pour se réfugier dans l’univers de la prière et de la grâce. Nous en avons bien besoin. Avec les affaires d’un monde qui ne tourne plus vraiment rond, le tintamarre d’une presse, nationale et internationale, qui gonfle démesurément les choses, un peu de sérénité est bienvenue.

    Je pense, par exemple, aux derniers incidents en date à Bruxelles : le chef de l’Etat français est fondé à défendre la politique de son pays ; et si tel n’était pas le cas pourquoi l’aurait-il mise en pratique ? Ce qui s’est passé avec un autre grand dirigeant de l’Union Européenne n’est pas très clair et chacun sait que les discours, les petites phrases, servent souvent des intérêts politiques peu avouables. Nicolas Sarkozy est fondé à faire respecter la loi dans son pays et il est le plus haut responsable de l’Hexagone.

    Toutes ces clameurs montrent que l’art de gouverner les hommes est un pis aller tant la nature humaine est rétive à toute discipline, à tout changement.

    Mais parlons de kippour qui est l’apogée de l’année liturgique juive. On pense que les anciens hébreux l’ont repris en le modifiant à l’ancienne civilisation babylonienne, comme ils le fient pour le chabbat. A l’époque, dans le Proche Orient ancien, les Babyloniens avaient institué une journée solennelle au cours de laquelle les hommes étaient incités à faire leur examen de conscience, à réfléchir sur eux mêmes et sur leur avenir, bref à se livrer à de graves méditations. Les Hébreux ont, pour une fois, transformé cette journée de demi deuil en une journée de joie et d’allégresse.

    Pour kippour, ils ont décidé que cette journée serait celle de la rémission des péchés et des actes de contrition.

    Tout Israël est alors en prières pour implorer la grâce divine et la rémission des péchés de l’humanité dans son ensemble. L’âme d’Israël, en quête de pureté, s’épanche avec sincérité au pied du trône du Créateur et prie non seulement pour son peuple mais aussi pour tous les peuples qui ne forment qu’une seule famille humaine aux yeux de D-.

    Après avoir rappelé les interdits les plus formels de la Tora, notamment les interdits sexuels, la liturgie fait état de la belle péricope prophétique de Jonas, l’émissaire divin qui avait tout prévu, absolument tout, sauf qu’il avait un D- miséricordieux et compatissant, un D- qui, comme le disait Ezeéchiel en son chapitre XVIII, ne recherche guère la mort du pécheur mais son repentir simple et sincère.

    Auparavant, nous vivons une émouvante évocation des bénédictions du grand prêtre dans le Saint des Saints où il prononce dans un murmure (bi-lehisha) inaudible le Nom ineffable de D-. A maintes reprises, les orants se jettent face contre terre en entendant le début de cette bénédiction. En diant : béni soit le nom de la gloire de son règne, in saeculum saeculi

    Quelle émotion de voir tant de gens si différents, unis dans une même et unique oraison, implorant la miséricorde d’un D- unique, pèrede l'humanité.
  • Viviane Reding et les Roms : la France sur le banc des accusés ?

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    Viviane Reding et les Roms : la France sur le banc des accusés ?

    Quelle mouche a piqué la commissaire européenne à la justice pour parler de la France comme elle l’a fait tout récemment ? Pour quelle raison a-t-elle abandonné le langage diplomatique et les voies habituelles pour communiquer sur l’attitude du gouvernement français à l’égard des Roms ? Plus inacceptable encore cette comparaison, inaboutie et maladroite, entre la situation actuelle et ce que furent les choses au temps de la seconde guerre mondiale ? Je ne comprends vraiment pas pourquoi cette affaire a pris de telles proportions…

    Les autorités françaises ont, certes, pris des mesures pour lutter contre un certain nombre de débordements et d’inconduites de la part des Roms. Il y eut aussi cette circulaire maladroite qui a été rectifiée depuis, mais on ne parle jamais des nuisances que certains Roms occasionnent à la population française quotidiennement…

    Loin de nous l’idée de stigmatiser qui que ce soit mais que Madame Reding vienne donc voir sur la place Victor Hugo à Paris ou au Trocadéro ou sur le site de la tour Eiffel les enfants, les handicapés que certains Roms, dépourvus de scrupules, forcent à mendier du matin au soir, parfois selon un mode fort agressif. Les nationaux s’en sont plaints, les touristes aussi, qui sont importunés par cette avalanche d’enfants qui s’agrippent à eux

    Il y a moins d’un an, je sortais du restaurant en compagnie d’un amiral, ancien Pacha du porte avion le Clemenceau et une femme Rom s’est collée à nous, exigeant de l’argent. Je lui en aurai volontiers donné mais je n’avais plus que de gros billets et ma carte bleue. Je le lui ai dit et elle m’a répondu que je pouvais lui payer un sandwich ou un gâteau dans une pâtisserie… Vous devenez l’effet produit.

    Dois je aussi parler des Roms qui prennent des bébés, des nourrissons sur leurs genoux pour quêter plus efficacement ? Et ces mêmes qui ont parfois proposé de vendre des enfants dans des supermarchés de la région parisienne…Les Roms sont des hommes comme les autres mais ils doivent aussi respecter la loi s’ils veulent que les pays qui les accueillent les respectent.

    Je pense que le déplacement du ministre Pierre Lellouche à Bucarest a remis les choses en place. Madame Reding devrait, en fait, non plus exprimer des regrets, mais s’excuser. L’affaire ne restera pas sans conséquences. C’est la première fois qu’un commissaire européen commet un rel dérapage.

  • Le journal e Monde et l’Elysée : la guerre ouverte ?

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    Le journal e Monde et l’Elysée : la guerre ouverte ?

    Il fallait s’y attendre. Mais pas à ce point. Je pense assurément à la situation intérieure de la France où un grand journal règle depuis plusieurs années son contentieux, un contentieux grave, avec le pouvoir et au-delà, avec M. Nicolas Sarkozy. Vu de l’extérieur, ce conflit ou cette guerre ouverte, peut paraître étrange, ou inattendue. Mais sur place, les choses se présentent autrement.

    Il y a d’abord eu les glissements progressifs de ce journal (que je lis, soit dit en passant depuis près de 40 ans !) qui est passé de la posture d’un contre pouvoir à celle d’un pouvoir. Ceci se fit nettement sentir pendant la décennie précédant la venue aux affaires d’Eric Fottorino, décennie au cours de laquelle le journal a été dirigé par des Trotskistes. En soi, ce n’est pas un crime, mais l’honnêteté eût commandé de le dire nettement.

    Acculé, Le Monde dut en rabattre, vendre une partie de ses actifs, enregistrer une baisse vertigineuse de ses abonnements, de sa publicité et de ses annonceurs… A l’orée de juillet 2010, on a même évoqué le spectre d’une cessation de paiements.

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  • Les résultats du referendum en Turquie

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    V

    Les résultats du referendum en Turquie

    M. Erdogan peut se réjouir, les résultats de la consultation dans son pays ont bien renforcé son influence et sa popularité dans son pays. En effet, le corps électoral a répondu positivement aux demandes de réformes de la constitution turque. A cela plusieurs raisons.

    D’abord, la mauvaise tactique de l’opposition laïque qui a commencé par demander le boycott de ces élections et qui s’est ravisée peu avant le vote. Ensuite, les mauvais souvenirs laissés par le coup d’Etat du débat des années 80 lorsque l’armée a violemment pris le pouvoir et arrêté un certain nombre de gens.

    Mais les islamistes qui gouvernent aujourd’hui à Ankara ont surtout voulu conjuré un danger qu’ils espèrent avoir enfin éloigné d’eux : le corps judiciaire, le tribunal constitutionnel observait avec une vigilance accrue les agissements des islamistes soupçonnés de vouloir porter atteinte à la laïcité et ux alliances militaires du pays.

    L’AKP, le parti de M. Erdogan n’a échappé à la dissolution que par miracle, les juges de la cour suprême n’ayant dégagé qu’une ou deux vois de majorité pour l’épargner. Et encore, car une forte amende fut imposée au parti dont maints dirigeants de moindre importance furent sanctionnés.

    Avec les résultats de ce référendum, on pourra réécrire la constitution dans un esprit moins contraignant.
    Mais en réalité, ce que visent les islamistes, c’est l’armée turque dont on se demande comment elle va réagir.

    C’est là la grande inconnue de ce scrutin. L’armée a toujours été le rempart contre l’islamisme et la subversion dans ce pays. Se laissera t elle dépossédée de son pouvoir et de ses prérogatives ? Voire…

    Elle accepte déjà très mal la détérioration de ses relations avec Israël, l’alliance avec des pats à la sulfureuse réputation comme la Syrie et l’Iran, sans oublier les mauvaises relations avec les USA, premiers bailleurs de fonds du pays.

    Et ce n’est pas tout : il y a aussi l’Europe qui n‘entend pas intégrer en son sein un tel pays. Tout ceci conduit peut-être le régime actuel à se radicaliser et poursuivre une politique dont on se demande où elle va aboutir.

    Gageons que cette grande nation saura retrouver la bonne voie et retrouver son intérêt bien compris.