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  • A quoi servent les vacances estivales?

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    A quoi servent les longues vacances d'été?

    Chaque année nous nous posons la question: comment revenons nous de nos longues vacances, généralement passées assez loin de chez nous? Pour ma part, quand je remts les pieds dans mon logement, je fonce dans la petite pièce qui sert de bureau. J'y retrouve alors des dispsoitions de livres et de meubles qui étaient sorties de mon esprit. Petit à petit, je tente de me couler dans l'ancien moule. J'ouvre quelques carnets, feuillette quelques livres et ressens le besoin d'écrire sur un morceau de papier les livres que je dois écrire ou relire ou acehver.

    Je sens que les vacances sont vraiment derrière moi lorsque je ne sens plus passer le temps, lorsque c'est la faim qui m'indique qu'il est bien plus de 13 heures. Et puis il y a aussi l'atmosphère générale: on ne vit pas dans un certains quartier de Genève ou de Paris comme on vit dans un Mochav du Néguev ou dans un appartement du littoral israélien. Le soleil n'est jamais au rendez vous et les jours sont nettement plus courts.

    Mais malgré tout, nous ne sommes plus les mêmes: les lectures faites, les rencontres qui se sont produites, les journaux parcorus et surtout le regard jeté sur notre vieille Europe depuis l'étranger. On ne se regarde plus de la même façon.

    On a subi une mue. Et ce sont les vacances qui en sont responsables. Tant mieux. Mais ce sera bientôt lautomne avec ses pluies et son ciel bas.

  • La guerre socliare en Israel autour de l'école d'Emannuel

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    Comment juger , comment apprécier le plus justement possible, cette affaire qui pourrait mériter plusieurs appellations: ségrégation ou volonté de préserver l'orthodoxie d'une partie définie de la population d'une bourgade en Israël?

    L'affaire n'aurait jamais dû prendre de telles proportions mais la presse dans ce pays met aisément le feu aux poudres.

    De quoi s'agissait il en fait? Dans tout Israël, la plupart des immigrations ont vécu dans des traditions locales différentes: cela ne porte pas sur les doctrines fondamentales mais sur la façon de les vivre.

     

    Des parents issus de milieux hassidiques (qui eux mêmes ne s'entendent pas entre eux, il suffit de renvoyer aux persécutions dont victimes les partisans de rabbi Nahman de Bratslaw) ne voulaient pas que leurs filles soient au contact d'autres élèves moins stricts sur certaines paratiques ou cutumes.

    Un peu comme dans une synagogue: si le rite est ashkénaze, on n'acceptera pas une majorité de sefarades qui, dans ce cas, séfaradiserait les lieux. Et inversement. C'est le même problème qui s'est posé ici.

    Par amlheur, la Cour suprême qui fait preuve d'un activisme inquiétant, s'en est mêlée et a même prononcé des peines de prison. Du coup, les grands rabbins, impliqués dans l'affaire, sont venus manifester dans les rues pour défendre les parents d'élèves menacés d'empriosnnement. Vous vous rendez compte, une cour suprême qui prononce de telles peines!!

    Evidemment, le président de l'Etat s'en est mêlé et l'affaire finira en eau de boudin...

    Dans ma récente interview à Radio VAtican sur ce sujet, j'avais souligné cet activité judiciare qui est de mauvais goût, d'autant que l'opinion publique commence a dire que la cour manque d'objectivité et qu'elle est un repaire de dangereux gauchistes '(je ne fais que citer).

    C'est vrai. Pour comprendre ce pays, il faut y résider un peu. Mais ce pays aime les psychodrames. Un exemple: un soir, j'ai voulu écouter un débat politique. Impossible. Pourquoi me demanderez vous? L'acoustique n'était pas bonne? Vous ne comprenez plus l'hébreu? Non, non, nous, mes amis. Ils parlaient tous en même temps et le débats s'est achevée dans la confusion générale. Cela ne se produit qu'ici.

    Les journalistes appellent cela: la démocratie. Moi, je dis l'anarchisme.

  • Les dessous de l'incident frontalier entre Israël et le Liban

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    Les dessous de l'incident meurtrier israélo-libanais du début de ce mois d'août

    Tout le monde se souvient de cet incident frontalier qui n'aurait jamais dû avoir lieu entre Israël et le Liban et qui a fait un mort du côié israélien et trois du côté libanais. Tout le monde se souvient de l'innocence d'Israël dans cette affaire, confirmée par la Finul sur place et par le Département d'Etat américain.

    Les stratèges israéliens se sont interrogés sur la soudaine agressivité de larmée libanaise qui sait fort bien qu'en cas de déflagration générale, elle n'aurait aucune chance face à Tsahal. Pourtant, elle a ouvret le feu au moment où le généi dTsahal voulait déraciner des arbres qui lui obstruaient la vue. Pourquoi provoquer un ennemi suéprieur en force et nombre quand on est soi même des plus vulnérables?

    Les startéèges israéliens qui ont réagi avec mesure et une extrême prudence se sont posés la question et leurs conclusions ne laissent pas d'être inquiétantes.

    Selon eux, l'armée libanaise actuelle est chiite à 60%. Elle est donc noyautée par le Herzbollah qui préférer derrière ce paravent afin de ne pas subir les foudres israéliennes une nouvelle fois car, contrairement à la propagande, les dirigeants de la milice chitte savent très bien que la guerre d'il y a qautre ans fut tout sauf une victoire pour eux.

    En tirant comme ils le firent, les soldats de l'armée libanaise voulaient peut-être,  à l'instigation de leurs maîtres du Hezbollah provoquer une extrême réaction israélienne, ce qui aurait permis une réaction massive de la milice chiite qui aurait ainsi servi de dérivatif et d'exutoire au dosier iranien.

    Cette analyse n'est pas fausse. ON se souvient du passé récent où l'Iran a eu quatre ou cinq bonnes semaines au cours desquelles l'ONU et le monde se préoccupaient du Liban.

    La dernière conclusion des généraux israéliens est que l'Iran teste régulièrement cette poudrière libanaise afin de l'allumer au moment qui lui conviendrait le plus. Conbclusion: il y aura certainement une déflagration dans le nord d'Israël dès que les USA et Israël s'occuperont vraiment du dossier iranien au plan nucléaire. Certaines déclarations du président Obama pourraient faire croire qu'il n'exclut pas totalement l'option militaire. Or, dans ce cas, Israël prendra sa part et du coup, le Hezbollah interviendra, aidé probablement par une fraction de l'armée libanaise.

    Conclusion:l'incident du 3 août ne fut guère fortuit et fait peut être partie d'une stratégie au long cours. Excatement comme au moment où les deux soldats israéliens furent blessés et capturés par le Hezbollah. On connaît la suite.

    Dans le cas qui nous occupe, Israël a su faire preuve de retenue, ripostant de manière appropriée car Tsahal avait bien cartographgié tous les abris militaires en face de lui. Et pourtant, il s'est abstenu de les détruire comme il aurait pu le faire en quelques minutes.

    Cela n'augure rien de bon pour l'avenir. Mais que faire, c'est le Proche Orient...

  • Les détenus palestiniens en Israël

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    Comment sont traites les persionniers palestiniens en Israël?

    Le dîner touchqit presque à sa fin dans cette maison située dans un quartier huppée de Tel AViv; la maîtresse de maison se lève et se dirige vers moi avec un large sourire. Elle est suivie par jeune homme d'environ vingt cinq ans. Elle me dit dit qu'il voudrait parler avec moi et se demande si je parle hébreu. Je réponds par la positive et nous nous installons dans une véranda.

    Le jeune homme a effectivement vingt cinq ans, il a déjà effectué son service militaire dans les rangs de la police militaire, plus spécialement chargée de surveiller les barrages et de filtrer ceux des Palestiniens qui souhaitent rentrer en Israël. Ce jeune homme a donc une certaine expérience qu'il souhaitait mettre à profit afin de faire carrière dans l'armée, plus spécialement dans les services de renseignements.

    Je lui demande si ce n'st pas épuisant moralement de faire ce qu'il fait présentement, à savoir surveiller les quelques milliers de terroristes palestiniens enfermés dans une prison du Néguev. Il me répond qu'il y a dans sa famille une longue tradition de fonctionnaires et de serviteurs de l'Etat. Et pour lui, ce contact avec les détenus palestiniens le prépare au mieux à sa carrière de officer de renseignements (qetsin ha-mod'in).

    Je lui demande de me décrire l'ordinaire des détenus, généralement condamnés à des peines de trois à sept ans. Il me répond ceci: lever à six heures, appel pour voir  si les effectifs sont au complet. Ensuite toilette et petit déjeuner. Les détenus se font à manger et sont installés dans des tentes bien aérées à environ cent ou vingt lits. Chacun dispose d'un ventialteur et d'une t"lévision.

    Chaque jour, les agents de l'Autorité Palestinienne viennent prendre note des menus désirés par les détenus. La marchandise arrive, est inspectée et remise à leurs destinataires. Lorsque quelqu'un se sent mal, on le conduit à l'infirmerie et si c'est plus sérieux, un convoi se dirige vers l'hôpital de Beer Shéva.

    Ceux des détenus désireux de poursuivre des études sont pris en mal par des enseignants arabes qui envoient les cours et les travaux à rendre. Un officier de renseignement jette un il sur ce qui rentre et sort.

    Quand arrive le temps des examens oraux, les examinateurs arrivent et procèdent à l'épreuve. Matière sde prédiclection des détenus: la finance, la gestion et les sciences économiques.

    Les visites de la famille s'effectuent une fois par mois, sauf si le détenu a été puni pour mauavaise conduite. Parmi eux se treouvent des partisans du Hamas mais aussi une finime minorité d'arbaes israéliens. Mais c'est assez rare.

    Les Israéliens ferment les yeux lorsque de très jeunes gens viennent visiter leur père et lors des étreintes et embrassades, me dit-on, de petite téléphones potables changent subrepticement de mains... Lorsqu'une fouille est effctuée, les détenus sont prévenus 15 mn à l'avance et les représentants de Croix Rouge sont sur place.

    Je me prépare à me lever lorsque le jeune homme me dit qu'il a quelque chose à ajouter: pourquoi, me dit-il, la communauté internationale ne se montre-t-elle pas aussi scrupluleuse et attentive pour le cas de Gil'ad Shalit?

    Je lui réponds que je le comprends, que je le regrette et que hélas, je n'y peux rien

  • L Etat d Israel juif et democr4atiaue

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    Apres tout ce temps passe en Israel a observer, a parler avec les gens, a depouiller la presse ecrite et a parcourir les chaines de television, je me suis rendu compte d une chose, une chose qui preoccupe les Israeliens avant tout le reste, si on laisse de cote   les questions de securite nationale. Il s agit de concilier de;ocratie et etet juif. La question au coeur du procbleme est donc le sionisme, c est a dire la legiti;ite du retour du peuple juif sur sa terre ancestrale.

    J ai ete frappe de voir que tous les devats leevises avaient pour point nodal cette question. Tout, abaolument tout tourne autour de ctte question. Meme la suite a donner a la participation d une deputee arabe a la flotille turaue ou on la voit sur des videos en train de pactiser avec ceux qui s en sont pris avec force et vehemence a Tsahal,

    Dand d autres pays, la question eut ete reglee dans les meilleurs delais. Ici, et c et tout a leur honneur, il faut que les conditions soient reunies et que le droit soit respecte.

    Je me suis entretnu avec un collegue israelien sur cette question. Il m a cite avec inndignation le cs d un depute arabe qui s est rendu dans des capitales, y a profere des grossieretes et de graves accusations contre Israel, a decide d y r2ider. Et malgre tout, la cour supreme a decide de continuer a lui verser ses inde;nites parlementaires et ne permet de proncer sa decheance.

    Nous y reviendrons lorsaue je dispiserai d un autre ordinateur. Mais ceci est vraiment la lecon que je retire momentanement d un pays ou les gens parlent trop et ne travaillent pas assez.

    C est probablement le charme de l4Orient.

  • Les travailleurs immigres en Israel

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    Les travailleurs immigres en Israel

    J ai ecoute hier les nouvelles a la telivison et j ai pris connaissaqnce ce matin meme d un debat concernant les enfnats des travailleurs africains en Israel. Il y eut un disocurs du miistre de l interieur qui opte pour un eloignement d enfants qui, selon lui, ont peu de chance de s integrer en Israel.

    Je ne peux trop m etendre sur le sujet car je n ai pas de conditions ideales pour faire mes textes. Le clavier ne correspond guere et la conversion n est pas parfaite.

    Quand je quitterqi le Neguev pour un lieu plus commode, les notes seront plus longues.

  • Les Bedouins en Israel

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                   La question bedouine en Israel

    A la demande de mon ami M Jean Francois Mabut, j ai accepte de me renseigner sur place concernant le statut des implantations de Bedouins en Israel, En effet, des videos ont ete publiees ici et la montrant la destruction d un site de Bedouins en Israel, La question posee etait de connaitre les raisons de cette eviction et de cette destruction par la police israelienne.

    Grace a Rosine je me suis rendu sur place pour voir les choses par moi-même. Nous sommes partis du mochav en debut d apres midi et nous nous sommes tout d abord rendus dans le site de Revivim tout pres du Moshav eponyme, La se trouvait l aillustration parfaite du probleme , Je vais vous en exposer la teneur,

     

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  • Les contes de Flaubert

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    Avez vous lu les trois contes de Flaubert qui, de l avis unanime des critiques, font incontestablement partie de ses chefs d œuvre ? Jai trouve dans la vieille bibliotheque de la maison une edition superbe du debut des annees trente, avec des magnifiques illustrations de Lebedeff et autres.

     

    J ai adore ce style que j ai savoure d une traite au cours d une longue soiree passee a lire dans la fraicheur, un homme au style irreprochable. Je me suis aussitôt demande aapres avoir repose le livre pourquoi plus personne n ecrivait ainsi.

     

    Des trois nouvelles qui sont, je me repete magnifiques, je prefere celle intitulee Un cœur simple.  Ici, Flaubert a atteint le sommet de son art : le fond rejoint la forme, les sentiments sont decrits avec un sens authentique rare, on ressent absolument tout ce aue l heroine ressent, elle qui est une femme simple eprouve depuis son adolescence par la mechancte et la duplicite de ses contemporains, elle qui prit soin de tous  les delaisses, les laisses pour compte les eclopes de la vie…

     

    Certes, les deux autres contes sont tres beaux, celui sur Julien l hospitalier et celui sur Herodias ou l on imagine le corps de cette grande pecheresse que fut Herodias, on imagine aussi la danse gracile de sa fille Salome tout aussi devergondee que sa mere.

     

    Il n empeche, lisez ces trois contes de Flaubert qui fait vivre ce cœur simple dans une region que nous aimons bien Deauville, Trouville et surtout Pont L Eveque.

     

    Et pardonnez moi, je vous prie l imperfection de ce texte car je n ai pas le bon clavier ni le bon ordinateur.

     

  • La déchéance de la nationalité française

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    La déchéance de la nationalité française

     

    De là où je me trouve et alors que je savoure la la lecture des nouvelles de Gustave Flaubert, notamment le sublime récit intitulé un cœur simple (sur lequel je reviendrai prochainement), je ne parviens pas à suivre l’actualité française et européenne. Mais j’ai pu, grâce à l’internet, me porter sur Le Monde et Le Figaro.fr. En politique intérieure française, ce qui a retenu mon attention, c’est évidemment la possible déchéance de la nationalité française visant des criminels qui s’en prennent aux forces de l’ordre et ç des représentants patentés de l’Etat. Cette mesure, grave en soi et qui ne sera appliquée, je pense, que dans des cas extrêmes, est, semble-t-il, plébiscitée par l’opinion publique. Pourquoi ? Pour une raison très simple, parce que les flux migratoires n’ont jamais été organisés, contrôlés, ni simplement aménagés.

    Le discours du président de la République sur les primo-arrivants et les nouveaux venus m’avait bien plu bien qu’il eût soulevé des tempêtes dans les rangs de l’opposition. Je pense qu’en recourant à une telle mesure, celle de retirer la nationalité acquise par naturalisation, le gouvernement s’est rendu compte que le peuple de France supportait de moins en moins une certaine délinquance. Il ne faut pas se bander les yeux ni se cacher derrière son petit doigt, le pays a un problème, et un problème sérieux qui exige une solution autre que théorique.

    La France a toujours été ouverte et accueillante ; il suffit de consulter un bottin téléphonique pour s’en rendre compte. Les médecins, les avocats, les professeurs d’université et au collège de France, l’Académie Française, etc. dans tous les secteurs elle a intégré et assimilé ceux qui le voulaient bien. Il existe une socio-culture française qui a ses propres caractéristiques et qui souhaite les conserver car elles ont fait leurs preuves. Ceux qui viennent doivent, sans se faire violence d’aucune sorte, s’y plier et s’y adapter. Cela n’est pas le cas. D’où le problème auquel nous faisons face aujourd’hui. D’aucuns pensent que tous ces dysfonctionnements remontent à l’année 1974 lorsque la mesure du regroupement familial fut appliquée sans discernement. C’est possible, mais ce qui est incontestable, c’est qu’on n’a pas pris de mesures d’accompagnement sur nos mœurs, sur l’égalité des hommes et des femmes, sur la liberté religieuse, sur le respect des autres etc.. Toutes ces choses ont disparu derrière les impératifs économiques. Aujourd’hui, même les descendants des travailleurs immigrés d’hier et d’avant-hier se plaignent de ne se sentir chez eux nulle part. Ni de ce côté ci de la Méditerranée ni de l’autre…

    La France est une vieille nation qui vit avec son temps. Son environnement a changé. Sa largesse d’esprit, son ouverture ont été prises pour de la faiblesse, du laisser-aller. Je ne doute pas un instant que cette reprise en main ouvrira la voie à une décrispation des relations sociales. Surtout dans des zones dites sensibles où les forces de l’ordre essuient des coups de feu. Ce qui est proprement intolérable.

  • Israël et ses Bédouins

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    Les Bédouins en Israël

    Contrairement à ce qu’on imagine souvent, l’Etat d’Israël n’est pas exclusivement peuplé de juifs ; il y a des minorités, à commencer par des musulmans israéliens qui sont plus d’un million, les druzes très bien intégrés au point de servir dans Tsahal, des chrétiens bien évidemment, des réfugiés du Darfour, des Arméniens (surtout à Jérusalem) et bien sûr des Bédouins, surtout dans le Néguev, notamment dans la région de Béershéva.

    Depuis quelque temps, les incidents se multiplient avec cette communauté qui compte un peu plus de trois cent mille âmes. Certes, il y a aussi des hommes de ce milieu spécifique qui font la chasse aux terroristes, dotés d’une ouïe parfaite et d’une vision, même de nuit, incomparable. Mais ce ne sont ceux là qui font parler d’eux. Ces derniers temps, les Bédouins n’ont pas vraiment la côte. On leur reproche leurs rapines quasi endémiques, leurs vols de voitures, leurs incursions nocturnes dans les champs des cultivateurs israéliens et même leurs cambriolages.

    Lors d’une conversation au marché de NAtanaya, j’avais indiqué au vendeur que je devais aller pour le chabbat dans le Néguev, bien après Béershéva, au Mochav. L’homme me demanda aussitôt si on n’avait pas de problèmes avec les Bédouins. Je répondis par la négative. C’est alors qu’il me conta le liste de leurs méfatst selon lui.

    Il n’avait pas entièrement tort puisque j’ai lu peu après dans les Yediot Aharonot le cas d’un policier israélien qui a ouvert le feu sur un Bédouin en train de voler une voiture. Ses collègues étaient indignés par le jugement rendu : 15 mois de prison. Le condamné porta l’affaire devant la cour suprême d’Israël dont la présidente est réputée pour son activisme. Mal lui en prit : il vit sa peine de prison doublée, il écoupa de 30 mois au lieu de de 15 !! Ses collègues dénoncèrent un jugement inique, menaçant de ne plus intervenir en cas de vol et d’agression, de peut de se retrouver sur le banc des accusés.

    Mais ce n’est pas tout, il y eut le cas d’un citoyen israélien qui a fait jurisprudence un certain deromi (le bien nommé puisque ce terme signifie en hébreu l’homme du sud !). Cet avait mortellement blessé un Bédouin venu nuitamment voler dans son champ. La cour suprême avait alors rendu un jugement à la Salomon… Je connais même le cas d’un homme qui fut enfermé pendant quelques jours au motif qu’il avait mis des voleurs bédouins en fuite en tirant à l’Ouzi dans leur direction ; heureusement, sans les blesser. Faute de quoi, il aurait été poursuivi.

    Un ancien officier de Tsahal ayant servi dans les blindés m’a raconté que sur un terrain d’entraînement où l’armée dispose de vieux véhicules blindés pour aguerrir les soldats, on remarqua la disparition d’un char. Les Bédouins, séduits par l’idée de revendre 50 tonnes d’acier l’avaient dérobé la nuit, recourant pour ce faire, aux services d’une grue et d’un camion porte-chars !!

    A ma question portant sur ce laisser aller apparent des autorités, l’officier mer épondit que c’était une décision politique qui voulait pacifier les relations avec cette communautés dont les turbulences pourraient provoquer des troubles. Et aussi, sans doute, aider par des alliances dictées par la vengeance, comme dans le Sinaï égyptien, à des activités anti-israéliennes. Qui connaît le désert mieux que les Bédouins qui y sont nés et y vivent ? Les Egyptiens eux même l’ont récemment appris à leurs dépens… Il y a quelques années et aussi il y a quelques jours..

    Prudence, mais force doit rester à la loi.