- Page 3

  • L’ETRANGE RETOUR EN IRAN DE L’INGENIEUR QUI AVAIT DISPOARU IL Y A DES MOIS EN ARABIE SAOUDITE…

    Imprimer

    L’ETRANGE RETOUR EN IRAN DE L’INGENIEUR QUI AVAIT DISPOARU IL Y A DES MOIS EN ARABIE SAOUDITE…
    Lu dans Le Figaro d’hier, un article sur l’odyssée d’un Iranien, M. Amiri, suspect d’être actif dans l’industrie nucléaire de son pays et qui fut enlevé (par qui ?) lors d’un pèlerinage en Arabie Saoudite. Les Iraniens avaient sévèrement morigéné les Saoudiens, les accusant d’avoir aidé la CIA à enlever leur compatriote afin de lui soutirer des renseignements sur l’avancement des travaux nucléaires de leur pays.
    Nous étions sans nouvelles durant des mois de cette personne et la voici qui réapparaît à New York, à la porte du bureau qui gère les intérêts iraniens aux USA…
    J’ai lu les explications du fugitif ou transfuge, elles ne sont pas limpides et je crains que son pays ne lui réserve de très mauvaise manières une fois qu’il sera chez lui… Et puis, comment va-t-il convaincre les services de son pays qu’il n’a rien dit et qu’il a disparu si longtemps, involontairement et contre son gré… L’article échafaudait une quantité d’hypothèses. Affaire à suivre…

  • UN ETE MOROSE ?

    Imprimer

    UN ETE MOROSE ?
    Il y aune question que nos sociétés contemporaines doivent se pose, elles qui sont sursaturées d’informations de toutes sortes : quel est le rôle du journaliste dans notre vie quotidienne puisque, à chaque instant, à tout endroit du globe, vous pouvez tout savoir chez vous, en voiture, sous terre, en l’air et sur mer…
    Est-ce que les nouvelles, pour attirer et retenir l’attention, doivent nécessairement être répétées, matraquées et aggravées ? On perçoit ce divorce entre les journaux et la réalité lorsqu’on analyse la réalité. Exemples : la crise économique, les mouvements autour de Gaza, la popularité du président Sarkozy, le secret bancaire suisse, le chômage, l’absence de croissante (certains parlent d’une croissance émolliente) etc… La liste peut se prolonger à l’infini.
    Est-ce que les nouvelles, l’information, sont devenues une marchandise comme une autre ? Dans ce cas, on peut les présenter comme on veut afin de mieux les diffuser : dans ce cas, reflètent-elles fidèlement la réalité ? La question reste posée…
    Un éminent éditorialiste du journal Le Monde, du temps où ce quotidien du soir avait quelque crédibilité, écrivait à propos de l’entrée de François Giroud au gouvernement, que «scruter le pouvoir ne prépare nécessairement à l’exercer… Très juste ! Mais il faut aller plus loin et dire que les commentateurs commentent et les gouvernants gouvernent. Il n’est pas bon que les uns se substituent aux autres.
    Et ainsi, l’été ne sera pas morose, même si certains aiment à se délecter de la morosité.

  • LE DEFILE DU 14 JUILLET

    Imprimer

    LE DEFILE DU 14 JUILLET
    Le défilé que je regarde en ce moment même en rédigeant cet article peut donner de la France, surtout vu de l’extérieur, une image passéiste, sûre d’elle-même, voire arrogante. C’est une question d’histoire et d’identité nationale. Il n’y a pas un autre pays au monde qui ait autant que la France insisté sur l’enseignement de l’histoire. Or, écrire son histoire, c’est déjà l’interpréter. Et pour ce qui est de la France, il y a toujours eu une conscience spécifique de grande nation, que cela soit justifié ou non.
    Si vous regardez les textes de Ernest Renan sur la nation, ceux de Michelet sur l’histoire de France ou même l’histoire de France d’Ernest Lavisse, vous constaterez aussitôt que l’écriture de l’histoire, l’historiographie française n’a jamais été une affaire simple.
    Celui qui a tenté de relevé l’emblème de la gloire et de la fierté nationales ne fut autre que le général de Gaulle. Quand on relit des discours, quand on revoit des documents d’archives, on réalise le chemin parcouru.
    Je crois qu’il faut situer le défilé du 14 juillet dans ce vaste contexte historique. Le président Nicolas Sarkozy a fait évoluer les choses, notamment en invitant, cette même année les troupes africaines à défiler…
    La paix a elle aussi besoin d’armes et d’hommes pour la défendre…

  • EVITER À TOUT PRIX QUE L’AFGHANISTAN NE DEVIENNE UN BOURBIER

    Imprimer

    EVITER À TOUT PRIX QUE L’AFGHANISTAN NE DEVIENNE UN BOURBIER COMME LE VIETNAM !

    UNE INTERVIEW DU DEMI FRÈRE DE HAMID KARZAÏ ne laisse pas d’inquiéter, en ce qui concerne l’avenir de ce pays et surtout pour ce qui est du sort des armées occidentales qui tentent de venir à bout des talibans et d’arrimer ce pays incroyable à l’Occident. Une critique du gouverneur de Kandahar, justement demi frère de M. Karzaï, nous frappe : il critique l’inadéquation des Occidentaux qui ignorent délibérément les structures tribales du pays et veulent imposer des formes démocratiques à l’occidentale avec partis politiques, consultations électorales etc…
    Même si les USA l’accusent de népotisme et de détournements en tout genre, le gouverneur n’a pas tort. Cette année fut particulièrement meurtrière pour les forces de l’OTAN. Rien que l’armée US a eu plus de 200 morts, les Français, les Canadiens et les Britanniques ont eu aussi tant de victimes.
    Les avis divergent quant à l’interprétation de cette recrudescence d’attentats : les uns jugent les Talibans à l’agonie ce qui expliquerait ces assassinats, ces ânes chargés d’explosifs qu’on fait sauter ne plein marché (ce qui, soit dit, en passant, est le comble de la cruauté bestiale de ces hommes) et préconisent de ne pas se décourager et de leur donner l’estocade ; les autres pensent le contraire et créditent les fous de Dieu de ressources insoupçonnées.
    Si seulement le Pakistan jouait le jeu franco… L’offensive américaine sur Kandahar en automne devrait mettre un terme à la présence active des talibans sur place. Mais si les Pakistanais tenaient fermement l’autre mâchoire de la tenaille, ce serait une affaire réglée.
    Mais voilà, les généraux de ce pays tiennent à leur profondeur stratégique en cas de conflit avec l’Inde.
    Les Etats sont des monstres froids et dans l’intervalle, ce sont les Afghans qui souffrent.

  • ’JUILLETTISTE OU AOUTIEN ?

    Imprimer

    JUILLETTISTE OU AOUTIEN ?

    Le billettiste du Figaro de ce lundi 12 juillet m’a  bien amusé en comparant ceux des vacanciers qui font relâche soit le 7e ou, au contraire, le 8e mois de l’année… En effet, selon que l’on part en vacances au mois de juillet ou au mois d’août, cela change tout. Et pour soi-même et soit pour ceux qui vous regardent !
    Celui qui part en juillet est assez curieux car il choisit de partir au moment où d’autres travaillent plus ou moins sérieusement, mais avant touit il est soupçonné de vouloir profiter deux fois plus : il part en juillet et surtout il prétend travailler au mois d’août, un mois réputé chômé, en tout état de cause… Pourtant, ce mois d’août n’a pas toujours été, historiquement, synonyme de farniente ! Après tout, la grande guerre a décrété la mobilisation générale en Août 14 ! Voir le livre du fameux Alexandre Soljenitsyne et son grand livre éponyme…  Et puis il y a le mois d’août 40 ! Et tant d’autres choses. N’oubliez pas, non plus, que les grandes vacances scolaires coïncident avec les grandes moissons auxquelles les écoliers venant aider leurs parents agriculteurs. Donc, il y eut des mois dans l’Histoire pendant lesquels on travaillait, surtout en France où on ne travaille pas tant ! Et le Débarquement en Normandie eut lieu en juin et la livéeartion de Paris en août 44, ce qui signifie qu’on a guerroyé contre les Nazis durant tout le mois de juillet de la même année…
    Au fond, ce x deux mois de l’année, le 7e et le 8e (pour nommer ces mois comme le fit la sainte Bible), ont beaucoup changé il faut le savoir.
    Mais  voyez vous, les juillettistes sont restés suspects. Pourquoi ? Mais les raisons invoqués ci-dessus…
    Alors pourquoi prendre ses vacances en août ? Mais parce que tout le monde agit en fait ainsi, parce qu’il n’y a plus personne à Paris, que les restaurants, les coiffeurs et les administrations sont fermés ou tournent au ralenti.
    Quand je pense, en revanche, aux prix des semaines de vacances ou aux locations, au encore aux prix des billets d’avions, c’est dramatique : du simple au triple. Louez une semaine à Cannes en mai et en août, surtout avant le 15 août, vous verrez la différence : un billet d’avion pour Israël avec une semaine passée dans palace d’Eilat (style Herod’s ou Royal Beach), vous sentirez la différence. C’est affreux.
    Il faudrait changer tout cela et pouvoir partir en avril, en mai et en juin. Une vraie révolution.
    Heureusement que l’été nous permet de reêver.


  • STELE POUR JAMES JOYCE DE LOUIS GILLET

    Imprimer

    STELE POUR JAMES JOYCE DE LOUIS GILLET. PREFACE ET EDITION PAR OLIVIER CARIGUEL. AGORA, POCKET, 2010

    Mon ami François Laurent, Directeur général Adjoint de Pocket m’a fait l’aubaine de ce petit livre Louis Gillet, de l’Académie Française, grand critique littéraire des années vingt et découvreur de James Joyce dont il critiqua (de manière plutôt amène) le célèbre ouvrage, Ulysse. C’est un petit livre excellent, sans prétention, et qui se lit avec plaisir. Surtout, il vous réconcilie avec l’Ulysse de Joyce que je n’ai jamais pu lire jusqu’au bout. Il faut dire qu’un tel purana où des centaines de pages peuvent être consacrées à un seul individu, en une seule journée, où il ne se passe presque rien… Je pense évidemment à ce pauvre juif errant Léopold Bloom…
    Le sort de James Joyce fut scellé le jour où, encore enfant, il dut répondre à la question suivante de son maître : quel est votre héros préféré, lui demanda-t-il ? Ulysse, répondit le petit Joyce… Mais ce n’est pas un héros, rétorqua le pauvre curé… Peu importe ! Le mal était fait… On connaît la suite.
    Louis Gillet a consacré pas moins de trois beaux essais à l’Ulysse de Joyce qu’il appris à connaître dès le début des années trente, lorsque ce dernier élut domicile (si l’on peut dire) à Paris.  Je n’ai jamais pu lire ce livre en entier mais Gillet m’en a redonné envie de tenter le coup une nouvelle fois.
    On n’a jamais compris comment cette ouevre est devenue un chef d’œuvre. Je n ‘ai jamais compris, non plus, pour quelles raisons, au juste, Joyce avait consacré tant de centaines de pages au sort de ce pauvre Bloom : préfigurait-il l’errance d’Irlandais catholiques à travers le monde ? Etait-il un miroir de la vie de l’auteur lui-même ? Dans ce cas, l’écrivain irlanais dont les œuvres furent interdites d’impression aux USA (en raison de ses obscénités) à dû être très malheureux…
    Une autre chose m’a frappé : pourquoi tant de jeux de mots, de re-vocalisations de termes de maintes langues, un peu à l’image des kabbalistes…
    Bref, ces critiques littéraires écrits d’une main de maître m’ont réconcilié avec la littérature. Je me remettrai à l’Ulysse de Joyce, grâce à Louis Gillet et à son préfacier, mais aussi et surtout grâce à son éditeur M. François Laurent, qui me fit l’aubaine de ce beau petit livre.

  • L’AVENIR EST IL ECRIT QUELQUE PART ? DE LA PREVISIBILITE DES ACTIONS HUMAINES…

    Imprimer

    L’AVENIR EST IL ECRIT QUELQUE PART ? DE LA PREVISIBILITE DES ACTIONS HUMAINES…

    Pourquoi un sujet aussi sérieux alors que l’été commence, que les gens sont en vacances et que nous pensons tous à nous détendre ? C’est le résultat du match de foot ball (Espagne / Pays Bas) qui m’y a fait penser.
    Vous avez tous entendu parler du poulpe Paul et de l’autre perroquet, deux animaux censés nous prédire le résultat de matchs qui n’avaient pas encore été joués ? Comment ext-ce possible et quelle faculté auraient donc ces animaux pour prévoir l’imprévisible ?
    Le fait n’est pas nouveau. Déjà dans l’Antiquité, on confiait aux prêtres et à certaines ordalies le soin de déterminer de quoi demain sera fait. Toutes sortes de consultations de types divinatoire ou prémonitoire avaient cours. Je pense aux prêtres grecs, polythéistes évidemment, qui observaient la réaction des coqs sacrés : le roi voulait savoir avant d’aller en guerre si le sort des armes lui serait favorable. Le prêtre, lui, faisait mine d’observer l ‘attitude des coqs et de poules : si ceux ci dévoraient les graines qu’on leur donnait, alors il fallait faire la guerre, sinon ikl valait mieux s’abstenir ou s’attendre au pire. Mais chacun comprendra que les prêtres n’avaient qu’à affamer la basse cour si l’on voulait la guerre ou la gaver la veille si l’on voulait rester en paix chez soi.
    On voit dans la Bible la nécromancienne d’En-dor que Saül consulte en secret, sans se faire connaître : on voit arriver le prophète Samuel qui fait de sombres prédictions au roi Saül, prédictions qui hélas se réaliseront…
    Mais si on laisse de côté les fraudes pieuses et les petits arrangements servant les intérêts de tel ou tel autre, l’avenir est-il vraiment écrit quelque part ? Et dans ce cas, quelle est la valeur de la liberté, du libre arbitre de l’homme ? A quoi servirait la peine que l’on se donne, si, en tout étatde cause, tout est décidé déjà par une nécessité aveugle et inflexible à la fois ?  Pire : A quoi serviraient les prières si rien ne peut dévier le sort qui est suspendu au-dessus de nos tête, telle une loi d’airain ?
    Nous pouvons préparer l’avenir, mais nous ne pouvons pas admettre qu’il nous soit pré-remis, pré-donné, pré-paré. Faute de quoi, le déterminisme absolu régnerait en maître incontesté et il ne servirait plus à rien de travailler, de fournir des efforts.
    L’homme a pourtant toujours eu cette envie irrépressible de pré-voir, de pré-venir : après tout, c’est ce que fait le bulletin météorologique, chaque matin que Dieu fait… Il y a donc l’idée que temps ne dépend pas de nous, qu’il est donné d’avance et que nous pouvons, par notre science, prévoir ce qui nous attend.
    Quel rôle jouait l’astrologie dans l’Antiquité et au surtout jusqu’à la Renaissance ? Nous dire ce qui était déjà prévu par les astres pour nous. Cela s’appelle le déterminisme astral auquel ont cru les hommes les plus religieux que la terre ait jamais portés… Dans cette même perspective, on prétendait prévoir la durée de vie d’un être, dès le jour même de sa naissance…
    Paradoxalement, les hommes (comme dans le cas des Grecs) ont souvent confié à des animaux le soin de découvrir l’avenir. On l’a a vu pour la coupe du monde de foot ball… Vous rendez vous compte alors que nous envoyons des vaisseaux spatiaux sur Mars !!
    Je ne parviens pas à me faire à l’idée que l’avenir est écrit quelque part car cela signifierait une hétéronomie du sujet moral. Si les astres ou une intelligence cosmique supra terrestre ou surhumaine a déjà prévu que je pourrai (ou ne pourrai pas) déployer tel ou tel effort pour aboutir à quelque chose, comment pourrais-je vivre avec cette idée ? Les hommes et les femmes ne se marieraient plus, on ne ferait plus d’enfants si l’on sait par avance qu’ils ne seront pas heureux, on n’entreprendrait plus rien si l’on savoir par avance le fin mot de l’Histoire.
    En fait, c’est l(‘angoisse humaine qui explique ce comportement, la peur du lendemain. On demanda un jour à un président de la République quand donc il avait décidé de remanier son gouvernement. Il se refusa obstinément à répondre en expliquant ceci : si un gouvernement connaît la date de sa mort, comment voulez vous qu’il travaille ?
    Tout est dit. Et l’aventure humaine, elle, continue… Jusqu’à quand ?

  • LES VIDE-GRENIERS ET FOIRES A TOUT DE NORMANDIE

    Imprimer

    LES VIDE-GRENIERS ET FOIRES A TOUT DE NORMANDIE

    C’est fou ce qu’on y trouve : de tout, absolument de tout. Les gens vident vraiment leurs greniers, les vieilleries héritées de la grand mère, les cadeaux des beaux parents, bref tout ce dont ils veulent de débarrasser. Et ils vous proposent tout cela à des prix incroyables. On a acheté un vieux téléphone, bien moins cher que chez France télécom ; on a trouvé une malle en bas ancien qui peut servir de meuble dans une chaumière. J’ai même trouvé une pince et clé à molette à 2 €…
    Incroyable, un lot de très belles assiettes et de tasses à café assorties à 5 € : mais qui dit mieux ? Une lampe halogène qui marche à 1€. Mais la chose la plus insolite, c’est un billot de boucher que k’ai eu du mal à faire rentrer dans la voiture…
    Il y avait tant de choses, notamment des meubles anciens à restaurer dont ke m’étonne que les antiquaires parisiens, tôt venus ce matin, ne les aient pas emportés…
    Qu’importe, la prochaine fois ; il y a de telles manifestation chaque semaine durant les vacances. C’est dire si les greniers normands sont toujours pleins à craquer.
    Moi, ce qui m’intéresse et que j’aimerai bien me payer, c’est une jeep américaine datant du Débarquement et remise à neuf. Comme avant, comme son y était. Mais le prix n’est pas dans mes moyens… Bah, on attendra.

  • La visiste de Benjamin Netanyahou à la Maison Blanche : perspectives de paix.

    Imprimer

    La visiste de Benjamin Netanyahou à la Maison Blanche : perspectives de paix.

    Les entretiens bilatéraux entre Israël et les USA se sont très bien passés. Il semble qu’on ait, des deux côtés compris la nécessité de faire des concessions réciproques et que la situation devait évoluer vers plus de compréhension et de souplesse. Mais l’avancée est la réaffirmation par le chef de la Maison Blanche que le lien entre les deux pays est et sera immuable. C’est très important pour les Israéliens qui commençaient à reagder la présidence américaine avec d’autres yeux.

    Cependant, on doit faire des concessions pour parvenir à la paix. Il faut négocier, certes sur des bases acceptables, mais négocier tout de même. Nous n’en sommes plus au point où l’on se trouvait avant 1967 ou 1973. L’existence de l’Etat d’Israël est acceptée par tous les pays arabes, même les plus extrémistes en apparence. Seuls des groupuscules (bien connus) en ont fait de la contestation de cette existence leur fonds de commerce.

    Aujourd’hui, il convient d’ouvrir des perspectives d’avenir pour tous : faire comprendre aux uns et autres que la confrontation armée n’a rien donné et ne donnera jamais rien, alors que la coopération économique est, est riche de promesses et d’avenir

    Seule la paix a un avenir, pas la guerre. Enfin, il convient d’écarter de la région des puissances qui ne visent qu’à y semer le trouble afin d’y promouvoir leurs projets de puissance régionale.

    Pour parvenir à pacifier la région, il convient de modifier en profondeur la vision, la perception que l’on a de son voisin, de son ennemi d’hier. Cela prendra du temps mais cela est indispensable. Si la partie arabe se penchait un tant soit peu sur les grands moments de l’histoire juive, elle comprendrait l’attachement des juifs à la terre de leurs ancêtres. De leur côté, les Israéliens pourraient, tout en conservant les structures sionistes et le caractère juif de leur Etat, discuter avec leurs voisins, notamment palestiniens, d’une autre manière…

    Mais voilà, il y a les extrémistes qui commettent de graves attentats dès que d es avancées sont faites et que la paix semble apparaître au bout du tunnel.

    Je le répète, cela prendra du temps, mais ce n’est pas une raison pour se décourager…

  • Elisabeth Roudinesco, Retour sur la question juive. Paris, Albin Michel, 2009.

    Imprimer

    Elisabeth Roudinesco, Retour sur la question juive. Paris, Albin Michel, 2009.

    Tout en sachant que la psychanalyse est la grande spécialité de l’auteur, je m’attendais à trouver dans cet ouvrage tout autre chose que ce que j’y ai effectivement lu. Ce malaise m’a poursuivi tout au long de ma lecture. Ce qui ne signifie nullement que l’ouvrage soit dépourvu de toute qualité. Il impressionnera sûrement les lecteurs avides d’actualités journalistiques et de controverses des salons parisiens

    C’est tout simplement le titre qui promet plus qu’il ne tien : on prend connaissance, en réalité, des relations de la psychanalyse freudienne avec le judaïsme, ou plutôt un judaïsme tel qu’on le vivait ou qu’on se le représentait jadis. Il y aussi un convive non prévu mais absolument inévitable dans ce petit festin psychanalytique, l’antisémitisme.

    Et ce sujet semble avoir conduit l’auteur à des déclarations des plus générales, parfois approximatives, voire même incorrectes. Il est injuste de parler de «la constitution de l’antisémitisme politique européen de Drumont à Ernest Renan» (p 15). Page 57, l’auteur porte un jugement injuste sur l’Histoire générale des langues sémitiques , concluant son propos ainsi : telle est la manière de Renan : une passion froide… Oui encore p 58 où elle écrit que le succès de Drumont est incompréhensible sans l’œuvre de Renan. Si seulement elle avait lu la correspondance entre Renan et de Joseph comte de Gobineau, elle aurait aussitôt découvert que l’auteur des Souvenirs d’enfance et de jeunesse s’est constamment tenu éloigné de cet écrivain qui tenta d’utiliser son amitié avec Cornélie Scheffer pour approcher son célèbre mari.

    Lire la suite