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  • TIENS BON, MA PETITE FEUILLE CHÉRIE

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    Voici un beau poème  très émouvant pour l'été. Lisez le bien et comprenez sa profondeur symbolique et que son symbolisme.

     

     

    TIENS BON, MA PETITE FEUILLE CHÉRIE

    (d’après Abraham FRIED)

    Je suis cet arbre, si vieux et rassasié de jours,

    j’ai subi tant de vents violents et de fortes tempêtes

    mais toi tu es cette minuscule petite feuille qui se balance

    tu te crois au courant de tout et tu es si sûre de toi.

    Faisons un bout de chemin ensemble

    ne méprise pas mon expérience,

    car c’est peut-être tout ce que j’ai à t’offrir.…

    il est des jours où tout vous sourit, et d’autres où le vide se fait autour de soi.

    Tiens bon, ma petite feuille chérie

    Car tout n’est pas toujours rose ;

    Et même par gros temps, quand souffle un vent glacial

    Garde confiance et souviens toi que je suis à tes côtés.

    Tiens bon, ma petite feuille chérie.

    Tout ne va pas toujours au mieux

    Cette vie n’est pas seulement un jardin de roses, c’est aussi une épreuve.
    Aujourd’hui, petite feuille, tout est calme, mais au loin,

    Les nuages s’amoncellent déjà.

    Puisse ma bénédiction t’accompagner, même si elle n’est qu’à moitié pleine, qu’elle ne te quitte point. Surtout, n’oublie jamais…

    Et lorsque le soleil couchant disparaît à l’ouest

    Ne t ’inquiète surtout pas, car demain sera un nouveau jour

    Alé qatane shéli, traduit de l’hébreu par Pierre Emerache

  • Malaise social et violences urbaines

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    Malaise social et violences urbaines

    Au fond, toutes les sociétés européennes contemporaines sont traversées par des secousses plus ou moins violentes selon qu’elles ont su ou pu prévoir ces explosions. La France paie des décennies de laisser-aller qui ne fut pas nécessairement coupable, mais répond à un trait de caractère typiquement français.

    Prenons l’exemple allemand : il y eut des troubles graves, voire une violente manifestation xénophobe de la part des jeunes de l’ancienne Allemagne de l’est, que les gouvernements locaux ont su maîtriser. Outre Rhin, on a aussi connu des contestations de nature identitaires, notamment avec la forte communauté turque qui s’intègre aujourd’hui bien mieux qu’hier. Les mosquées là-bas n’ont pas soulevé les mêmes problèmes que de ce côté ci de la frontière.

    Il faut dire que les Allemands ont toujours été plus strictes. Peut-on changer le caractère des peuples ? Non, on ne le peut pas.

    Ce qu’il faut absolument, c’est briser le nexus entre le malaise social et les violences urbaines : en fait, certaines catégories de la population, les couches les moins favorisées, sont insatisfaites des conditions de vie qui leur sont faites Et ce mal être, ce malaise, se manifeste par rejet brutal de l’ordre existant qui ne fait pas de place, une place enviable, à tous.
    A qui la faute ? Je m’empresse de répondre : à personne !

    Vous avez des populations qui ont quitté leur pays pour migrer vers des cieux plus cléments ; leurs traditions ne leur ont pas enseigné à poser des bombes, à tuer et à détruire, mais au contraire à travailler dur, à respecter le pays d’accueil et à s’intégrer.

    Je me souviens des enfants d’une gardienne d’immeuble portugaise dont le mari était maçon. Tous deux sont mots aujourd’hui mais quand ils sont revenus dans leur pays, leurs enfants faisaient respectivement des études de médecine et de droit… Voilà ce qu’il faut : des gens qui se battent avec eux-mêmes et non pas contre la société. Des gens qui se consacrent à un idéal de promotion sociale et d’amour de la vie.

  • Le 5000 ième commentaire…

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    Le 5000 ième commentaire…

     

    Aujourd'hui, nous franchirons le cinq millième commentaire. J'en suis très heureux pour vous, pour la TDG et pour moi. Je ne dis pas que ce fut toujours très facile à supporter mais tout de même.

    Dans la vie, ce qui compte, c'est de tenir contre vents et marées.

    Merci à tous. Bon été. Je tenterai de là où je serai de vous aire partager ce que j'observerai. A toutes et à tous bonne chance et bon vent

    PE

  • La délinquance en France : Paix sociale et guerre sociale

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    La délinquance en France : Paix sociale et guerre sociale

    Le feuilleton de l’été nous apporte tant de sujets d’inquiétudes, un peu comme si le beau temps et le changement de nos habitudes, devenus plus souples plus estivales, libérait les passions de nos concitoyens et mettait à nu les tensions qui traversent nos sociétés.

    Pour vivre ensemble, pour former une société, un groupe humain a besoin de fonder uns sorte de pacte social, qui est naturellement fondé sur des valeurs ; la prévalence du droit, le bannissement de la violence et l’égalité des gens entre eux. Ce qui implique l’égalité absolue des hommes et des femmes, d’une part, et la condamnation absolue de tout exclusivisme religieux. D’où l’affirmation forte et énergique de la laïcité et la séparation tranchée des églises et de l’Etat.

    Le problème est qu’aujourd’hui ce pacte social a volé en éclats, le monde est devenu un village planétaire et grâce à l’internet, cet article, écrit à cette minute, sera accessible à tous dans le monde dans moins d’une heure. Cette vitesse, cette velocitas pour parler latin comme Goethe, touche aussi les mouvements de population et d’immigration. Or, pour vivre ensemble, il faut partager des valeurs en commun. Et la misère, la faim, la violence, la malgouvernance poussent des millions d’hommes et de femmes à braver tous les dangers pour venir vivre sous des cieux plus cléments. D’où les problèmes qui naissent de cette impréparation à vivre dans des sociétés plus policées, plus complexes avec une éduction politique plus achevée.

    Ainsi naît la délinquance, résultat d’un état de faits que certains ressentent comme une insupportable violence.

    J’ai une pensée émue pour les parents des victimes tant à Grenoble qu’à Saint Aignan. On ne peut condamner des parents qui pleurent. Mais j’ai aussi une pensée tout aussi émue pour les forces de l’ordre de l’ordre qui rsiquent leur vie chaque jour que D- fait pour préserver l’ordre public et la paix sociale.

  • La délinquance en France (II)

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    La délinquance en France (II)

    Vous avez été nombreux à réagir à la précédente note. Malheureusement, les choses ne se sont pas calmées et on peut même dire qu’elles s’aggravent. Nous ne faisons pas la chronique des faits divers ici, encore que de tels faits constituent un bon baromètre de la situation sociale.

    Témoin, cette réaction démesurée des gens du voyage qui à Saint Aignan dans le Loir et Cher ont dévasté cette petite commune car l’un des leurs, un jeune homme de 21 ans avait été tué par les gendarmes après qu’il eut forcé un barrage. Le gendarme concerné, celui qui a ouvert le feu, s’est senti menacé. Lorsque la nouvelle s’est répandue, les gens du voyage sont venus à cinquante, assiéger la gendarmerie. Il ont tout cassé sur leur passage, dévalisant des commerce et incendiant des véhicules. Résultat : les autorités ont envoyé sur place plus de 300 militaires ! Quel début d’été…

    Dans la cité sensible de Grenoble, c’est carrément le GIGN qui est mobilisé et les forces de l’ordre ont encore essuyé deux coups de feu. Il s’agit de balles réelles…

    A n’en pas douter, tous ces quartiers et toutes ces cités sensibles sont devenus de véritables poudrières. Il n’est plus question de s’interroger sur les responsabilités, les négligences ou autres raisons de ces désordres de plus en plus graves. Il faut trouver des solutions. On entend de plus en plus de voix dire que l’intégration n’est plus possible, que les différences sont trop profondes, qu’il ne s’agit plus de cultures ni de dialogues… Bref, la situation semble bloquée.

    J’ai été sidéré d’entendre des Français se plaindre des conditions de vie insoutenables qui leur sont faites. Et qui demandent que l’on réagisse. Certes. Mais déjà avant la crise, la situation était grave et en plein milieu de la crise, c’est pire.

    Que faire ? Relancer le débat sur l’identité nationale ? Est-ce vraiment la solution ? Je m’interroge sans savoir…

  • LA CREATION DU PAKISTAN FUT-ELLE UNE ERREUR ?

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    LA CREATION DU PAKISTAN FUT-ELLE UNE ERREUR ?
    Lu dans Le Figaro d’il y a trois jours sous la plume experte de mon ami Alexandre Adler… L’article porte le même titre. L’auteur revient sur les déchirements qui conduisirent, lors du départ des Anglais des Indes, à la concentration des musulmans du sous continent dans un espace spécifique afin d’éviter une sorte de guerre de religions, laquelle n’a, en tout état de cause, jamais cessé, que ce soit pour le Cachemire ou d’autres raisons plus ou moins inavouables. Ainsi naquit le Pakistan.
    Ce n’est pas la première fois que les grands diplomates de l’Occident ou ceux qui se font passer pour tels commettent des bévues que nous mettons des décennies à payer. Songeons aux USA qui créèrent (avec l’aide de ce même Pakistan, lequel poursuivait d’autres objectifs que les Américains) et armèrent ces fameux Talibans contre les Soviétiques. On connaît la suite. Songeons aussi à Israël qui favorisa en sous main le Hamas afin de porter un coup au Fatah… Quelques années plus tard, l’ennemi d »hier est devenu l’allié d’aujourd’hui alors que l’ami d’avant-hier s’est mué en un implacable ennemi.

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  • LA DELINQUANCE EN FRANCE : GRENOBLE EST-ELLE DEVENUE CHICAGO ?

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    LA DELINQUANCE EN FRANCE : GRENOBLE EST-ELLE DEVENUE CHICAGO ?

    La police française est très inquiète, suite aux attaques quasi meurtrières dont elle fait l’objet depuis quelques jours.
    En raison des attaques de bijouteries et de casinos, les policiers sont souvent  menacés par de jeunes délinquants des cités et des quartiers.
    Exemple, cette attaque du casino  d’Uriage les Bains par deux malfaiteurs d’une banlieue grenobloise, lourdement armés et déterminés. S’étant fait remettre une bonne partie de la recette de l’établissement, ils crurent s’en tirer ainsi, sans problème. Des voitures de police se lancèrent courageusement à leur poursuite et les suivirent jusque dans la cité voisine. Lors de l’échange de coups de feu, les policiers ripostèrent et tuèrent l’un des deux malfaiteurs. Ils comprirent plus tard que le second malfaiteur avait trouvé refuge dans la fameuse cité. Revenus en force pour l’arrêter, ils furent attaqués par une trentaine de malfaiteurs qui leur tirèrent dessus à l’arme automatique et qui incendièrent des dizaines de voitures et d’abris-bus.
    Une gradée de la police a témoigné que les délinquants de la citéont ouvert le feu à l’aide de fusils et d’armes de poing afin, dit-elle, de venger la mort de leur camarade tué par les policiers.
    Ce qui se passe dans ces banlieues est plus qu’inquiétant. Il faut ouvrir à ces jeunes d’autres perspectives que la délinquance et le trafic de drogue. Comment ? Je l’ignore, j’espère simplement qu’il n’est pas trop tard…

  • LE KURDISTAN, UN AUTRE PALESTINE AU PROCHE ORENT ?

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    LE KURDISTAN, UN AUTRE PALESTINE AU PROCHE ORENT ?
    Tel est bien le titre d’un intéressant article dans le Monde du 15 juillet. Il s’agit de voir ce qui rassemble ou, au contraire, oppose la situation de ces deux groupes humains.
    Disons d’emblée que les Kurdes sont plus avancés et plus légitimes dans leurs revendications nationales : écartelés entre quatre puissances proche orientales, l’Iran, l’Irak, la Turquie et la Syrie, ils n’ont pu souffler qu’après que les USA leur avaient aménagé une zone à l’abri des attaques de Saddam. Aujourd’hui ils sont principalement en butte aux attaques turques. Et c’est là où l’article du Monde ne laisse pas d’être intéressant : son auteur souligne que M. Erdogan avait reçu à Ankara une délégation du Hamas or le même homme prétend combattre le terrorisme kurde (PKK) chez lui. L’auteur de l’article relève l’énorme contradiction : les deux mouvements terroristes, Hamas et PKK sont sur la même liste noire des Nations Unies… 
    Par ailleurs, l’auteur souligne aussi l’émoi d’Israël face à cet anti-terrorisme très sélectif. D’ailleurs, dans sa fièvre anti-israélienne, M. Erdogan a mis sur le compte d’une aide imaginaire israélite, les récentes attaques meurtrières contre ses soldats : selon lui, l’Etat hébreu se vengerait en aidant le PKK. Le Turc s’inquiète aussi, dit-on, de la grande liberté d’action des instructeurs israéliens dans le Kurdistan irakien où ils encadrent les spécialistes dans différents domaines qui vont de l’irrigation à l’armement…
    Bref, cet article est intéressant car il souligne le caractère passionnel ainsi que l’instabilité de cette région du monde. Mais sa comparaison a des limites : les Kurdes furent réellement victimes de partages iniques qui dépecèrent leur pays en plusieurs entités. Il semble, toutefois, que leur fort taux de natalité (déjà 20% de la population en Turquie) leur donne quelque espoir de l’emporter  un jour prochain.
    Espérons que ce sera pour la cause de la paix et de la prospérité

  • EN QUI PEUT-ON AVOIR CONFIANCE ?

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    EN QUI PEUT-ON AVOIR CONFIANCE ?
    Tel est le titre de la belle leçon inaugurale que nous donne Madame Dominique SCHNAPPER et que le Monde a eu la bonne de publier dans sa livraison en date  du 15 juillet , page 14.
    Sitôt lue cette excellente page, je me précipite sur mon blog pour en faire partager la grande intelligence et l’incroyable lucidité. Il faut savoir que cette dame qui est l’une de nos meilleures sociologue est la fille de Raymond Aron et qu’elle a siégé au Conseil Constitutionnel durant neuf ans, période mise à profit pour scruter le cœur même de nos institutions.
    L’auteur parle de l’autonomie sans cesse croissante des indivudus que nous sommes, désireux de juger par nous-même et de la complexification de notre vie sociale, économique et politique. Ce qui veut dire , en termes clairs, que plus nous voulons tout déterminer par nous-mêmes, plus nous sommes dépendants du savoir des experts, des savants et autres spécialistes.
    J’ai bien aimé les deux citations judicieusement choisies de Tocqueville et de Georg Simmel, philosophe judéo-allamend, enterré au cimetière de Cronenbourg, en Alsace.
    Tocqueville écrivait en 1840 que nous étions dépendants dans nos jugements de l’avis et des jugements de tant d’autres. Simmel, l’auteur de La philosophie de l’argent (traduit aux PUF), ne disait pas autre chose en soulignant que l’homme ne pouvait se couper  du circuit de la sève…
    Quand j’étais jeune germaniste, j’avais été frappé par une phrase du Faust de Goethe où l’auteur faisait une critique de la théologie, jadis reine de toutes sciences, en disant que l’on était souvent conduit à jurer sur la parole du maître, le fameux Magister dixit du Moyen Age. Goethe écrivait auf des Meisters Wort schwören…
    Et en effet, à qui faire confiance ? Or, cette confiance est indispensable pour l’ordre politique et la vie en société : quand je me fais examiner par le médecin, quand je fais certifier mes comptes par un commissaire aux comptes, quand je suivais les cours de mes maîtres en Sorbonne, quand j’aime mon épouse etc… je fais confiance.
    Et même quand nous écrivons nos livres et que nous renvoyons dans les notes infra paginales aux travaux d’autres collègues et des lexicographes, nous faisons confiance.
    Les Américains vont encore plus loin puisqu’ils impriment sur leur dollar la célèbre formule : In God xe trust. Une formule qui me plaît bien même si dollar a souvent servi à financer des choses que D- aurait nettement réprouvées.

  • MAIS JUSQU’OU IRA L’AFFAIRE BETTENCOURT ?

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    MAIS JUSQU’OU IRA L’AFFAIRE BETTENCOURT ?

    Cette affaire me fait penser à une pelote invisible : à une extérmité, des gens tirent un fil pensant qu’ilk ne pas très loin, et voici que chaque jour que Dieu fait apporte son lot de révélations. Nos bons journalistes tiennent le feuilleton de l’été. Il faut bien savoir que chaque année, nos plus belles plumes ont une préoccupation majeure : comment remplir les colonnes des journaux durant l’été, et singulièrement, le mois d’août ?
    Que le chômage aille croissant, que la rentrée de septembre promette d’être désastreuse au plan socio-économique, que l’Afrique végète, que l’immigration et l’insécurité augmentent, tout cela se vend mal et n’a pas le parfum de scandale que l’on aime tant humer dans l’Hexagone et ailleurs.
    Cette affaire comporte au moins (pour le moment, car chaque jour, cela change) trois volets : familial, fiscal et politique. Mais on peut se demander pour quelles raisons, on ne nous dit pas tout d’un seul coup, sans que l’on puisse saisir l’ensemble de l’architecture du puzzle. Les journalistes répondent qu’ils dépendent de leurs sources dont les langues se délient progressivement et qu’ils prennent le temps de recouper leurs informations. Voire…
    Il semble évident qu’à partir de cette affaire, on vise surtout la crise de régime et la mise en cause du personnel politique. Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’une telle entreprise, de la taille de l’Oréal, a nécessairement des ramifications politiques pour la seule bonne raison qu’une telle construction a des répercussions sur la vie économique d’un pays.
    N’oublions pas aussi que André Bettencourt fut député, ministre et sénateur. Il a, certes, beaucoup aidé son camp, la droite, mais n’oublions pas qu’il fut aussi très proche de François Mitterrand et qu’à ce titre, la gauche n’est pas toujours revenue bredouille de chez lui.
    Ce qui frappe aussi, c’est que la presse, par ses révélations décousues entrave la manifestation de la vérité qui devrait être entre les mains exclusives de la justice. C’est au procureur et au juge de faire jaillir la vérité, en évitant de lancer des accusations infondées et, pire encore, d’émettre des soupçons.
    La France est un état de droit. La justice et la presse y sont libres. On en a des preuves sous les yeux chaque jour.
    Mais je pense que d’ici le mois d’août, l’affaire n’intéressera plus personne.