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  • La papaphobie est-elle raisonnable ?

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    La papaphobie est-elle raisonnable ?

    Un récent article paru dans le journal Le Monde en cette fin de semaine a retenu mon attention car il évoquait cette terrible campagne orchestrée contre la personne même du pape Benoît XVI, à l’occasion de ce déferlement d’accusations (hélas fondées, mais non générales) de pédophilie. Et l’article relatait par le menu la manière savamment organisée de distiller semaine après semaine, mois après mois, des documents authentiques mettant en cause un certain laxisme du pape actuel, remontant à l’époque où il était un cardinal parmi d’autres…

    Comme chacun sait, je n’appartiens pas à cette église et j’entretiens même avec le pape actuel (comme d’ailleurs avec son prédécesseur Jean-Paul II qui m’avait reçu en février 2000 et dont j’ai pu voir, un matin, la chapelle privée) des relations épistolaires empreintes de respect. Mais tout de même, je me défends mal de l’impression qu’il existerait une sorte d’officine qui distille chaque fois un certain lot de révélations dont on se demande qi elle ne vise pas purement et simplement à déstabiliser gravement l’actuel chef de l’église catholique. Infligeant ainsi, de manière indirecte, un sacré camouflet à l’Eglise dans son ensemble.

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  • LE DÉPART DE JEAN-MARIE LE PENI

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    LE DÉPART DE JEAN-MARIE LE PENI

    C’est incontestablement une page de notre histoire politique contemporaine qui se tourne : Jean-Marie Le Pen annonce qu’il ne représentera pas aux élections présidentielles de 2012. Cette nouvelle pourrait bien changer la donne et permettre au candidat de la droite de compter sur moindre résultat du candidat de l’extrême droite à cette échéance, si cruciale dans l’échiquier politique français. Aucun autre candidats, quel qu’il soit, Marine Le Pen ou Bruno Gollnisch, ne pourra atteindre le score du leader actuel du Front National.

    Cet homme, J-M. Le Pen a pu imposer sa présence à la galaxie si agitée de l’extrême droite française, déjouant tous les complots, survivant même à de graves querelles familiales et étouffant dans l’œuf les séditions et le fractionnisme de ses plus proches lieutenants.

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  • LA TURQUIE ET L’EUROPE

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    LA TURQUIE ET L’EUROPE

    La toute récente visite du Premier Ministre turc, chef du parti islamiste dit modéré, précédée de l’interview qu’il a accordée au Figaro ne laissent de surprendre ou, au moins, de nous interpeller. En la relisant avec attention, on se demande vraiment s’il les mots ont un sens ou s’il faudrait leur en donner un autre. Ainsi, par exemple, lorsque Monsieur Erdogan se qualifie lui-même de démocrate conservateur… Un islamiste, même modéré, et dont l’épouse porte une sorte de voile islamique, qui se veut un démocrate conservateur. Quel bel oxymore !

    Mais penchez nous sur le reste de l’interview qui couvre presque la totalité de la page. Je laisse de côté le jugement douteux sur ce que la Turquie, grand pays d’Asie ou d’Orient, héritière de l a grande tradition ottomane, pourrait apporter à l’Union européenne qui aurait plutôt tendance à considérer qu’elle serait un insupportable fardeau pour les finances de l’Union… Je ne reviendrai pas, non plus, sur la visite de Madame Merkel qui a affirmé haut et fort que tout ce qu’on pouvait offrir à ce grand pays était un statut de partenaire privilégié. Il est vrai que le ministre turce des affaires étrangères, chargé du dossier de l’adhésion de ce pays à l’UE, a relevé qu’un tel statut n’existe nulle part.

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  • JUDA HA-LÉVI ET ABUHAMID AL-GHAZALI Deux théologiens adversaires de la philosophie

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    JUDA HA-LÉVI ET ABUHAMID AL-GHAZALI Deux théologiens adversaires de la philosophie

    CONFÉRENCE A LA MAIRIE DU XVIE ARRONDISSEMENT

    Le jeudi 8 avril 2010 à 20h 15

    Dans le cycle de conférences sur le dialogue des cultures, les religions et la philosophie, nous avons jusqu’ici, parlé de philosophes-théologiens ou de philosophes-herméneutes dont le postulat était le suivant : il existe un accord profond entre le donné révélé et le donné rationnel, entre la raison et la révélation.

    Mais nous devons ce soir rendre compte de deux exceptions assez similaires, à cette règle. Il s’agit donc de deux théologiens au sens strict du terme, qui eurent tous deux, chacun à sa manière, une formation philosophique considérable mais qui n’en devinrent pas moins de solides adversaires de la philosophie pour autant. L’un était musulman et se nommait Abuhamid Al-Ghazzali, natif de Tus (1058) en Khorasan, dans l’Iran actuel, tandis que l’autre était un juif Juda ha-Lévi, né en 1075 à Tudèle. Tous deux écrivaient en langue arabe et il n’est pas exclu que le penseur judéo-arabe ait eu vent de l’œuvre anti-philosophique de son alter ego musulman plus âgé… tous deux prirent pour cible le legs philosophique gréco-musulman de leur temps. C’est-à-dire l’aristotélisme de grands penseurs de la falsafa : Al-Kindi, Al-Farabi, Ibn Sina, pour s’en tenir aux prédécesseurs d’Averroès qui croisera le fer avec Al-Ghazzali, mais à titre posthume en réfutant son célèbre écrit Tahafut al-Falasifa par son moins célèbre Tahafut al-Tahafut

    Et tous deux, le juif comme le musulman croyaient plus en la révélation qu’en la raison.

    Il y a évidemment aussi quelques différences : al-Ghazali est devenu un soufi, un mystique, vers la fin de sa vie. Ha-Lévi n’a pas manifesté d’attirance particulière pour quelque courant ésotérique que ce soit. Et de plus, les grands textes de la kabbale n’étaient pas encore en circulation, même le Bahir ne commencera à être cité que trois décennies après sa mort.

    Ces deux théologiens laissèrent derrière eux une marque profonde : al-Ghazzali, en milieu musulman, reste, encore aujourd’hui, un adversaire lettré de la philosophie, notamment celle d’al-Farabi et d’Avicenne, et même du kalam, la théologie scolastique de l’islam. Ha-Lévi incarne dans l’histoire religieuse et intellectuelle du judaïsme l’homme qui refusa d’être un représentant juif de l’esprit grec qu’il honnissait…

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  • L’insécurité soclaire…

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    L’insécurité soclaire…

    J’avais le choix ce matin entre trois sujets ; le signature par les présidents russe et américain d’un accord pour la réduction des armes nucléaires, la réforme des retraites qui anime tous les citoyens dans ce pays et enfin, le sujet effectivement retenu, l’insécurité dans nos établissements d’enseignement.

    C’est un sujet difficile : les efforts du gouvernement sont indéniables pour améliorer la situation présente et les préoccupations du monde enseignant sont légitimes et fondées : cela ne peut plus continuer ainsi.

    Comment réagir ? Deux écoles sont en présence : celle qui préconise une augmentation des moyens humains, en claire des recrutements massifs de personnel (enseignants, surveillants, gardiens, stagiaires, etc) et celle qui opte pour l’amélioration matérielle : sas de sécurité, portique, caméras, grillage, même policiers à l’intérieur de l’enceinte scolaire…

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  • Et l’éthique……

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    Et l’éthique……

    On a parfois l’impression que les choses, même dans la vie quotidienne, ne tournent pas rond. Des autorités qui trahissent les devoirs qui leur incombent, des actes qui sont contraires à l’apaisement et à la sérénité, des mœurs dont on ne sait plus comment les qualifier, bref, une sorte de période où l’on a perdu tous ses repères parce que toutes les sources de la morale et de la religion, disons les gisements éthiques de la société, se sont taries. Comment en sommes nous arrivés là ? J’avoue que je l’ignore, ce que je sais, en revanche, et je le sais de science sûre, c’est que plus aucun retour en arrière n’est possible.

    J’ignore si vous avez entendu parler de cette émission d’hier soir sur France 2, intitulée les infiltrés et consacrés aux pédophiles. J’avoue ne pas avoir eu la force de la regarder plus de trois minutes… Incroyable !

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  • FACE À L’INTERNET, LA PRESSE TRADITIONNELLE A-T-ELLE ENCORE UN AVENIR ?

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    FACE À L’INTERNET, LA PRESSE TRADITIONNELLE A-T-ELLE ENCORE UN AVENIR ?

    Un fait ne trompe pas : l’instauration par les grands journaux du monde, en France et partout ailleurs, d’un site internet. Par exemple : Le Monde.fr ; le Figaro.fr. Libération.fr. Et ainsi de suite…

    Afin de faire face à cette fuite de clientèle, à cette perte de lecteurs génératrice de chute des ventes, les grands journaux ont tenté d’investir la toile et de récupérer ainsi la masse d’internautes qui créent, eux, leur propre réseau d’information. Assurément, ce n’est pas demain que le métier de journaliste professionnel tombera en désuétude et nous vivrons d’abord une sorte d’écrémage : les meilleurs journalistes, ceux qui ont un fonds, savent écrire et ne publient rien qu’ils n’aient largement vérifié, continueront d’exister et d’être lus. L’hécatombe tombera d’abord les médiocres qui entent de rejoindre bruyamment le succès et le lectorat en surfant sur des nouvelles qui n’en sont pas vraiment. Un peu comme dans le domaine économique : dès l’arrivée d’une crise, ce sont les canards boiteux (comme parler comme les Américains : lame ducks) qui disparaissent les prmiers.

    Ces propos peuvent paraître durs et un peu vindicatifs, en réalité, ils ne le sont pas : dîtes vous bien que les seuls à être lus tous les jours, à partager notre vie quotidienne, à nous suivre partout où nous allons, où que nous soyons, ce ne sont les grands écrivains, les membres de l’Académie Française, les prix Nobel de littérature, etc…, non, ce sont les journalistes. Alors noblesse oblige ! Car même de nos concitoyens qui n’ont pas lu un livre depuis dix ans feuillettent un journal quotidien.

    Cette mutation annoncée, presque inéluctable, est accélérée par l’animation accrue de la blogosphère : tous, Monsieur tout-le-monde, absolument chaque individu sur terre, doté chez lui d’une prise électrique et d’un téléphone, peut se muer en journaliste et commenter l’actualité ou tout autre sujet, à sa guise. Assurément, il n’aura pas le prix Pulitzer mais il est en mesure de donner une opinion personnelle, qu’elle soit autorisée ou non.

    Une chance rare, un défi exceptionnel s’offre donc au métier de journaliste. Et je suis sûr que les meilleurs de la corporation (dont je suis hélas pas) le relèveront.

    Les plus vaillants l’ont déjà relevé…

  • La rumeur : les méfaits de l’internet et de la blogosphère…

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    La rumeur : les méfaits de l’internet et de la blogosphère…

    Quand on veut dénoncer une rumeur particulièrement malveillante, comme toutes les rumeurs, il faut en parler de manière allusive afin de ne pas accroître les nuisances qui accablent les victimes. On voit bien à quoi je fais allusion, mais je m’exprimerai donc à mots couverts, en ayant au préalable, assuré le couple en question de ma très respectueuse sympathie.

    Qu’est-ce qu’une rumeur ? C’est une fausse nouvelle, un bruit qui se répand on ne sait pas très bien comment mais qui a forcément une origine. Je donnerai un exemple tiré d’un monument littéraire parmi les plus anciens : le livre de Job, s’interrogeant sur l’origine de quelque chose dit textuellement :… car l’argent a bien une provenance. L’idée est qu’en remontant la piste, on finira par découvrir le fin mot de l’histoire, ou comme on le dit, le pot aux roses.

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  • L’EGLISE CATHOLIQUE ET LA PEDOMANIE (PEDOPHILIE)

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    L’EGLISE CATHOLIQUE ET LA PEDOMANIE (PEDOPHILIE)

    Que l’on ne compte pas sur moi pour accabler l’Eglise catholique qui traverse une phase délicate de sa longue histoire. Il va de soi que je condamne comme tout le monde les abus sexuels de certains prêtres sur des enfants, pourtant confiés à leur garde pour recevoir, rien moins que le message de Dieu. C’est donc une triple faute : trahison deu vœu, trahison de Dieu et trahison de la confiance des parent qui vous confient ce qu’ils ont de plus cher au monde : leurs enfants.
    Mais l’Eglise a derrière elle deux mille ans d’histoire. Des crises, elle en a surmonté et pas des moindres. Son histoire est jalonnée de schismes, de fractionnismes, d’hérésies et de dissidences de toutes sortes. Elle fut confrontée à tant de défis : la crise religieuse, la crise des vocations et la crise de l’athéisme. Et elle a toujours tenu, à quel prix, c’est une autre affaire. Mais je doute fort que les crimes commis par une infime minorité de prêtres puisse la conduire à renoncer au célibat des prêtres… Il en faudrait bien plus.
    Dans Le Figaro de ce weel end pascal ( comble de malchance, ce n’était pas le bon moment pour tous ces scandales !) publié l’interview de Mgr Christoph Schönborn de Vienne, excellemment menée par M. Jean-Marie Guenois, et une tribune libre d’un grand patron français. Ces deux textes sont à la fois éclairants et bienvenus.

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  • BERNARD TAPIE ENFIN BLANCHI ET REHABILITE !

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    BERNARD TAPIE ENFIN BLANCHI ET REHABILITE !
    Vous avez peut-être vu comme moi le journal de vingt heures sur France 2, présenté par le journaliste Delahousse. Bernard Tapie en était l’invité principal car le tribunal correctionnel de Paris venait de clore définitivement un dossier qui a gâché le vie de Bernard durant seize années. C’est dire si la date d’hier était importante pour un homme auquel aucune souffrance ne fut épargnée.
    On ne peut pas revenir sur tous les grands moments de ces procès ç répétition qui ont émaillé la vie de Bernard. Je dis tout de suite que ce n’est pas un enfant de chœur mais j’ajoute aussitôt que s’il l’avait été dans le milieu dans lequel il évoluait, il aurait été dévoré à belles dents avant même de réaliser ce qui lui arrivait…
    Ce que je veux souligner ce matin, c’est, malgré tous les obstacles, toutes les manœuvres et toutes les méchancetés et les jalousies, la justice a fini par triompher la qualité majeure de Bernard est d’avoir tenu… Tenu durant toutes années au point où personne ne le fréquentait plus, le considérant comme un pestiféré. Sa famille, en l’occurrence sa chère épouse, a toujours cru en lui et l’a soutenu dans les moments les plus difficiles.
    Mais alors quelle faute, ou quelle erreur, Bernard a-t-il commise pour en âtre arrivé là ? Il a dangereusement mêlé les affaires et la politique. Il avait  les faveurs de François Mitterrand mais cela lui valut la haine inexpiable des anciens barons socialistes qui s’étaient juré sa perte. Et qui finirent par obtenir sa tête. C’est d’ailleurs au défunt chef de l’Etat que Bernard a tenu à rendre hommage…
    L’ancien ministre de la ville a aussi fait état d’une conversation avec un procureur général d’une ville du sud de la France ; l’homme de loi aurait déclaré posément que rien dans le dossier Tapie ne justifiait une mise en détention. Pour ceux qui se souviennent, ce fut vraiment la curée à l’Assemblée Nationale  lorsque l ‘immunité parlementaire fut levée… Quelle descente aux enfers. Mais aussi quelle remontée fantastique ! Bravo Bernard et bonne chance pour la suite.
    Et bravo aussi à la justice qui a su rétablir le droit et se faire entendre.