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  • LES DECOLLETES DES DAMES DANS LES ELECTIONS LEGISLATIVES allemandes de septembre

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    LES DECOLLETES DES DAMES DANS LES ELECTIONS LEGISLATIVES allemandes de septembre
    Une affiche particulièrement osée défraie la chronique chez nos voisins allemands. Toutes les télévisions en parlent, les journaux lui consacrent moult chroniques et courriers des lecteurs. De quoi s’agit-il au juste ? Tout simplement d’une affiche électorale, particulièrement osée, qui tente d’aguicher les électeurs (je dis bien électeurs et non électrices) en leur présentant une opulente poitrine féminine d’une candidate de l’opposition à Berlin. En effet, les deux poitrines, mis bout à bout à bout, laissent rêveurs : la chancelière, fille de pasteur, femme de caractère et non de mode, présente un corsage gut bürgerlich und ohne Anstoß. L’autre décolleté que la télévision française a qualifié de vertigineux, est celui d’une candidate de l’opposition qui se présente à Berlin. En dessous la légende en allemand dit : Wir haben mehr zu bieten (nous avons bien plus à offrir)

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  • La suite du roman La rose du Liban de Léa Eyni (II

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    L©La suite du roman La rose du Liban de Léa Eyni (II

    Une enfance pauvre et malheureuse
    Léa ressent sa vie comme un échec, une souffrance ; vivre pour elle équivaut à sentir une blessure vive. D’ailleurs, même son nom de famille peut être interprété en hébreu comme une tentative de néantisation. EYNI veut dire je ne suis pas, suivi d’un prédicat quelconque : le nom de famille de cette fille connote l’idée de manque, d’absence, voire de néant.
    Cette enfance faite de pauvreté et d’ennui pousse Léa à se confier à quelqu’un qui ne peut strictement rien pour elle. C’est une allégorie transparente : le seul représentant de cette société ashkénaze qui la rejette en tant que fille d’un Grec et d’une Caucasienne (tous deux illettrés) ne peut pas lui répondre quand elle lui parle et lui raconte sa propre vie. Elle parle à un absent, ce qui fait penser à un mur. La société dont elle attendait un peu de chaleur, de réconfort et d’amour, est représentée par le dos d’un malade sourd et muet, victime d’un système qui la rejette elle aussi. Et pourtant, ce garçon est né dans le beau quartier résidentiel de Réhavia à Jérusalem ; il avait tout pour réussir et être heureux. Quand elle lui parle de sa maison à Bat Yam, elle comprend qu’il a dû vivre et grandir dans un tout autre environnement. Léa sous entend que c’est le système qui brise même les meilleurs de ses éléments, pour peu qu’ils cherchent à s’écarter du cadre tracé et du moule qui les enserre.

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  • La Rose du Liban de Léa EYNI

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    J’entame ici un feuilleton de critique littéraire d’un important roman d’une jeune écrivaine israélienne, Léa EYNI (ou AINI) qui porte sur la réalité de ce pays et sa socio-culture un regard à la fois acéré et nostalgique.


    LA ROSE DU LIBAN DE LÉA EYNI (OU AINI) ( Devir publishing House, 2009)
    Ce livre fera parler de lui et sera très certainement traduit en des langues européennes. Il est intéressant de relever cette floraison d’écrivains israéliens qui ont atteint une certaine maturité au moment même où l’Etat d’Israël avance sur le chemin des septuagénaires. Mais cette prise de conscience s’accompagne, pour certains, d’une crise de conscience, un peu comme si, après les moments d’euphorie arrivait, qu’on le voulût ou non, le temps de la réflexion, du retour sur soi, ce que les rabbins appellent depuis des temps immémoriaux le heshbon néfesh : l’examen de conscience.
    En cette écrivaine israélienne, nous avons affaire à une femme encore jeune qui en est à son huitième roman ; mais avec celui-ci elle a franchi un cap, celui où elle ne s’exerce plus mais mêle de main de maître, harmonieusement, (quoique de manière pessimiste) le récit autobiographique à une dramatisation romanesque : tous les ingrédients sont présents, ce qui va et- surtout- ce qui ne pas dans la société israélienne telle que vue par l’auteur.

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  • TSIPPY LIVNI VERSUS BENJAMIN NETANYAHOU

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    TSIPPY LIVNI VERSUS BENJAMIN NETANYAHOU
    Hier, en quittant enfin Israël pour retourner en Europe (le pays est très beau mais il me tardait de retrouver Paris et Genève, après une si longue absence), j’ai écouté dans la voiture, me conduisant à l’aéroport de Lod,  une violente prise à parti de Tsippy Livni que le journaliste de la station, mais aussi les auditeurs qui parlaient au téléphone, mettaient violemment en cause

    Le casus belli n’était autre que la démarche générale de l’ancienne ministre des affaires étrangères qui ne supporte pas, selon ses détracteurs, son nouveau statut, nettement moins avantageux et moins valorisant, que celui de numéro 2 du gouvernement. Elle fait figure de chef de l’opposition, bien faible et divisée.  Les attaques furent particulièrement violentes et m’ont choqué même si ce qui me frappe le plus chez cette dame tient plus à son élégance vestimentaire qu’à son ingéniosité diplomatique.

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  • LA VILLE DE SAFED/ CENTRE HISTORIQUE DE LA MYSTIQUE JUIVE (Kabbale) mais aussi réputée pour …. Ses fromages.

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    La ville d’importance la plus proche du Mitspeh ha-Yamim est bien Safed, la ville qui peut s’enorgueillir d’avoir abrité les esprits juifs les plus spéculatifs depuis les XIVe-XVe siècles. Nous y allons l’après-midi sans même savoir que la ville est presque en état de siège en raison de la tenue du festival des musiques juives et ethniques. Une fête de la musique en quelque sorte. La police est sur les dents, toutes les entrées et les sorties de la ville sont contrôlées, comme dans chaque cité d’Israël qui craint des attentats lors de grands rassemblements. Mais bien plus que les chants et les orchestres, les stands de restauration ou les camelots, ce sont ces venelles, ces immeubles étranges sortis d’un passé remontant à un demi millénaire qui me touchent et me laissent perplexe. Certes, je distingue bien que les Bédouins et Arabes israéliens se joignent à la fête et côtoient les religieux à papillottes qui jouxtent les stands des Druzes venus proposer leurs mets le plus spécifiques. Comme à Jérusalem, Juifs religieux et Arabes s’ignorent (hélas) et passent sans se voir. Nous nous dirigeons vers le quartier le plus ancien, celui où se trouvent les synagogues fondées par des maîtres de la Kabbale , ceux là même dont je parle dans mes livres sur le Zohar (Pocket, Paris, 2004) et La philosophie juive (Paris, Armand Colin, 2003, coll. U). Il s’agit du célèbre Isaac Louria, fondateur de la kabbale qui porte son nom (lourianique) ou aussi dite de Safed, de Joseph Caro, le compilateur du code religieux Shulhan Aroukh mais aussi de cette autobiographique mystique, intitulé Magguid mesharim (il s’agit d’un ange, la Michna personnifiée qui lui parle la nuit). Il y a aussi la synagogue du grand kabbaliste, Alsheikh et de celui qui rédigea le magnifique cantique d’accueil de la princesse chabbat, celle là même qui inspira au poète judéo-allemand Heinrich Heine le chant Prinzessin Schabbat.. Il ne faut pas oublier le plus ancien de tous, Isaac Aboaf qui vécut au milieu du XVe siècle. Et aussi Moïse Cordovéro, l’auteur du grand ouvrage Pardès Rimmonim (Verger des grenades) où il se demande gravement si les sefirot sont les organes ou l’essence de la divinité et qui finit par conclure les deux… Ces ruelles qui sont de véritables venelles avec des maisons étrangement bâties me plongent dans une atmosphère étrange. Tous ces maîtres sur lesquels j’ ai écrit et dont je n’avais jamais imaginé qu’ils vécurent dans un tel environnement. Nous poursuivons notre chemin pour éviter un groupe qui se masse pour écouter la bonne parole des guides. Nous passons devant de misérables bicoques et apercevons deux petits, mais très petits enfants religieux, portant une kippa et ayant des papillottes le long des tempes. Un frère et sa petite sœur nous tendent une image pieuse qui représente un saint local. Emu, je remets au petit garçon un billet. Il murmure un petit merci et disparaît dans sa maison. Danielle remet à sa petite sœur le même billet pour ne pas faire de jaloux. Emus, nous nous éloignons lorsque mon attention est attirée par un bruit, le bruit d’une course extrêmement légère ; je me retourne, le petit garçon m’a rattrapé et me tend un joli petit livre dont le titre est Sippouré ma’assiyot (Récits d’événements miraculeux ou légendaires). Pour le remercier, je lui dis en hébreu toute ma reconnaissance mais en me retournant pour le suivre du regard, je vois de loin son père qui m’adresse un grand signe de la main. Nous continuons notre marche et je commence à me fatiguer : cela fait presque quatre heures que nous nous montons et descendons dans cette ville ; Je choisis une venelle et m’assied sur des marches. Une femme religieuse avance dans ma direction, elle est enceinte mais encore très jeune et est suivie par une petite fille. Je ne me rends même pas compte que j’ai déjà entamé la lecture des premières pages du livre offert ( défaut typique des professeurs, lecteurs impénitents) ; la jeune femme déchiffre le titre et me dit en hébreu et en anglais : zé séfer tov shé atta mahasik ( c’est un bon livre que tu tiens entre les mains) Je le lirai en entier lors du vol de retour (D- voulant). Etrange ville, étrange pays et étranges habitants. Je lève les yeux et réalise que 99 % des hommes que je croise portent l’habit des hassidim. Les femmes ont toutes une perruque ou un foulard sur la tête et sont accompagnées d’une ribambelle d’enfants, les uns plus beaux que les autres. Mais une autre chose m’intrigue : des panneaux qui indiquent que dans telle ou telle maison on fabrique du bon fromage de Safed. Je l’ignorais parfaitement : curieux voisinage entre les maîtres mystiques des XV-XVIIe siècles et les maîtres affineurs d’aujourd’hui.. Intrigué, je m’approche et tends l’oreille : ce que j’avais pris pour le bruit de rotatives d’imprimerie n’était que le bruit des barates et des bassines où l’on bat le beurre. Décidément, les intellectuels ne changeront jamais. Je me souviens de ce que j’ai lu sur Safed quand j’étais jeune étudiant, notamment le beau livre du grand professeur Jacob Schechter sur cette ville au XVIe siècle : les conquêtes, notamment musulmanes, les expulsions des juifs qui revinrent toujours dans leur cité, malgré les tremblements de terre et les épidémies de peste… Plus tard, Safed sera prise par Napoléon et elle connaître encore tant d’avanies, notamment le séisme de 1827. Nous nous asseyons dans un petit kikar (coin) où nous commandons du café. Je lève les yeux et remarque un magnifique minaret d’une mosquée désaffectée, la mosquée du marché, transformée en musée mais fermée au public. Je me souviens alors de ce que j’avais lu dans un guide bleu : en 1948, lors du partage, les juifs présents à Safed furent incapables de se rendre maîtres de la ville : ils étaient 1500, pour la plupart âgés et très religieux, face à environ 12000 Arabes. Cette ville, si belle, si chargée de secrets mystiques, si mystérieuse, au moins autant que les commentaires du Zohar qui y furent rédigés, peut accueillir tout le monde. La Galilée est la région d’Israël où la cohabitation entre juifs et arabes est effective. Si même la tradition mystique, ésotérique, ne peut pas rapprocher les cœurs, qui pourrait bien le faire ? Cette terre qu’il a plu à D- de distinguer d’une grâce particulière finira bien un jour par être touchée par la Grâce.

  • rencontre fortuite avec le cousin germain de l ecrivain amos oz

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    rencontre avec le cousin germain de l ecrvain amos oz

    se matin, apres le petit dejeuner  ma mitspeh ha mayim je demande a un monsieur  dun certain age s il veut bien m aider a translitterer le clavier de l hebreu a l anglais. Il s exevcute de bonne grace, mais il voit au dessus de mon epaul le signle de la Tribune de Geneve.

    Poli mais un peu intruiguem il me demande si je suis un journaliste, et s attendant a une reponse postive, il me prie d ecrire de bonnes choses sur Israel. Je reponds que je n ai pas l honneur d etre de la corporation des journalistes mais que j e cris generalement des choses justes et bonnes sur Israel, tout en etant un homme qui reflechit par lui meme.

    La reponse plait au :onsieur qui tient a connaitre ma profession. Je dis que je suis professeur des universites. Quelle disicpline, demande t il? Philosophiem repondis je. Mon coin, ajoute t il, est professeur de litterayure dans ce paysm en Israel>

    A mon tout, je demande: et comment s appelle votre cousin? Amos Oz, me dit il>

    Evidemment, j arrete de rediger mom blog. Danielle arrive sur ces entrefaites et  marqye qu Monsieur l ad;iration qu elle porte au grand ecrivain dont eklle a lu tous les livres en traduction frncaidse, notamment le dernier, Histoires d amour et de tenbres.

    L homme joute: Je suis le cousin germain d Amos qui souvent de ma mere qui etait sa tante SONIA. Elle etait la soeur de sa mere. Oui, nos meres etaient soeurs..

    Avant de nous eaprer pour aller ;anger, je dis au Monsieur que j aime bien la litterature de Amos Oz mais que je ne partage ses idees politiaues. Le cousin me rqssure; aores avoir dit qu ilqd;irait le purete et la correction de mon hebreu  parle, il me dit que son cousin a souvent varie en matiere politiaue et aun jour ou l autre, il faussera co;apgnie a ses a;is de gauche.

    A table, Danielle me rappelle que la mere d4Amos Oz  s etait suicidee et que tante SONIA. la mere du Monsieur en fut bouleversee. Elles etaient tout le temps enseble<

    Curieux pays

  • Dane le nord

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    A Mitspeh Hayamim

    Nous sommes arrives dans un lieu magnifique ou nous sommes entour2s d4arbres et de plantes aboslument exotiques. On a l impression d etre ailleurs au en Israel.

    Sur la route, nous nous sommes arretes sur le lac de Tiberiade et je n ai pu m empecher au voyage d Ernest Renan et a la redaction de son Jesus.

    De la chamre une vue magnifiaue s offre a l observateur. Mais je reviendrai sur cet endroit magnifiaue plus tard car une charmante dame attend l ordinateur.

  • Vers le nord: Mitspeh Hamayim

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    Vers le nord: Tibériade et Safed.

    Nous allons dans le nord de ce pays où

  • Le massacre des Juifs d Hebron: qutre vingts ans deja

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    Le massacre des juifs d Hebron en 1929.....

    La radio israelienne a interviewe le 7 aout un rescape des massacres antisemites d hebron qui qvqit six ans au mement des faits. cet homme, devenu par la suite, officier de marine a temoigne avoir vu les emeutiers arabes egorger ses propres parents ainsi que lq auqsi totalite de la population juive de la cite des patriarches. Enfoui sous un amas de cadavres et souille de leur sangm il ne dut la vie sauve qu a la frenesie meurtiere des emeutiers avide d aller tuer d autres juifs. Sa soeurm bebe de quelaues mois passa pour morte. Mais la venue de la tante des  lles sauva. On pensait generalement que le pogrome n avait vise que les eleves des ecoles talmudiaues locales. En realite, ce fut la totalite de la population juive qui etait visee et qui subit la vengeance sanglante des emeutiers arabes. D autres survivants ont raconte leur calvaire mais le nombre des victimes se montait a plus d une centaine.

    Que toutes ces histoires ne se reproduisent plus et qu elles servent d enseignement a tous ceux quim aujourd huim detiennent une parcelle de pourvoir ou peuvent exercer une influence. Puisse cette derniere aller dans le sens de l apaisement et dans une volonte soustenue de paix et de fraternite.

    Mais je dois avouer que ce n est pas l opinion qui prevalait dans les regards croises dans la vieille ville de Jerusalem.

    Pourtant, l appel du Muezzin avait retentu juste apres l office de minha. D- n ecouterait il pas?

     

  • SDEROT

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    SDEROT

    Comme je l ecrivais precedemment, je me suis rendu tout a l heure a Sderot, ville bombardee continuellement par les artifices du Hamas et que le cqndidat OBAMA avait visitee avant son election.

    La ville est modestem peu developpee et plus aucune trace des degats n est visible. Comme la chaleur est eoufante en ce dbut d apres midi avant le chabbat, les gens ne sont ps dans la rue.

    C est curieux: nous avons tant de fois vu cette ville martyre a la television et aujourd hui nous y sommes et rienm mais alors rien ne laisse deviner ce que ses habitaqnts ont endure.

    En reprenant le vehicule, j ecoute la radio nationale d4Israel qui pqrle juste;ent du congres du Fatah qui se tient a Betlehem. Etrangem les positions semblent encore plus dures que precedemment...

    Alorsm a quoi aura servi le martyr de Sderot?