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  • LA FUSILLADE DANS UN ÉTABLISSEMENT SCOLAIRE FINLANDAIS

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    LA FUSILLADE DANS UN ÉTABLISSEMENT SCOLAIRE FINLANDAIS
        Comment éviter à l’avenir de telles tragédies ? Il y avait eu le drame ou les drames américains, et aussi dans d’autres pays qu’il serait trop long d’énumérer, et à présent, c’est la Finlande, sympathique petit pays, limitrophe de la Russie et de la Suède, qui se signale par un nouveau bain de sang.
        Nous apprenons aussi que la Finlande a plus d’armes en circulation, notamment de chasse, que les USA, ce qui n’est pas peu dire… Il est vrai que les étendues enneigées, notamment l’hiver, où déambulent des troupeaux de cerfs, peuvent justifier que l’on ait des fusils de chasse. Connaissant bien la Finlande, je me souviens (moi qui ne suis pas du tout chasseur) des veillées après le sauna, au cours desquelles on nous racontait les chasses du côté de Rovaniemi etc…
        Mais rien n’explique ni ne justifie ce drame, et notamment qu’un jeune homme ait pu disposer d’une telle arme et de tant de munitions. La police l’avait déjà interrogé suite à une vidéo où il s’entraînait à tirer sans faire mystère de ses intentions criminelles. Elle l’avait relâché, n’ayant aucune charge à retenir contre lui.
        Ce qui pose problème, c’est pourquoi cet instinct de mort s’empare  de jeunes gens, encore inentamés, devant lesquels la vie est là, ouverte, pleine de promesses. Devons nous interdire l’accès à internet, aux jeux vidéo, aux films violents, etc ? Comment réagir ?
        Le problème est profond et a de multiples ramifications. Mais commençons d’abord par réglementer l’achet et la possession d’armes. A défaut d’éradiquer le mal, on limitera au moins les dégâts.
     

  • L’ATTENTAT DE JÉRUSALEM

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    L’ATTENTAT DE JÉRUSALEM
        DANS UN PRÉCÉDENT PAPIER, JE METTAIS EN GARDE CONTRE DES ACTES DE TERRORISME INSENSÉ QUI RAMÈNENT LES NÉGOCIATIONS DE PAIX DES MOIS, VOIRE DES ANNÉES EN ARRIÈRE.  Et je disais aussi que cette loi d’airain s’appliquait en tout premier plan au Proche Orient, avec le conflit israélo-palestinien.
        En lançant son véhicule contre un groupe de jeunes conscrits de Tsahal à Jérusalem ouest, l’arabe palestinien qui a été tué aussitôt après  a peut-être assouvi un désir de vengeance à l’égard de l’Etat juif mais il a rendu un très mauvais service à la cause de son peuple.
        Les Israéliens se remettent de ces attaques avec une stupéfiante rapidité ; les pelleteuses viennent déblayer, précédées par les ambulances, des blocs opératoires sont en alerte en permanence et au fond, les pertes sont limitées.
        En revanche, les dommages causés à la cause arabe par les Arabes eux-mêmes sont incommensurables. Quelques exemples : même si Tsippi Livni voulait assouplir son attitude sur Jérusalem, elle ne pourrait jamais le faire, suite à cet acte terroriste. Or, la constitution d’un gouvernement de coalition requiert nécessairement les voix du Likoud, qui a le vent en poupe, et celles, indispensables, du Shas dont les deux lignes rouges sont : le statut de Jérusalem qui doit rester une et indivisible et les allocations familiales pour les familles nombreuses et les plus démunies…
        Comment, dans de telles conditions, valider, ne serait-ce que les acuis du précédent gouvernement d’Ehoud Olmert ? En fait c’est un problème bien plus grave qui se pose : comment extirper la tentation terroriste de l’esprit de certains dont les leaders donnent l’impression de vouloir vivre en paix avec l’Etat juif ?
        Le terroriste d’hier a donné sa réponse et sa façon de voir les choses. Il ne s’inspire pas du dicton du calife Haroun al-Rashid pour qui la sagesse et la diplomatie sont plus fortes que les machines de guerre ( al-kiyassa wal fhama yaghalboun harakat al-harb.)
     Les électeurs israéliens ne tarderont pas à donner la leur prochainement.
     

  • PARADOXES FRANÇAIS…

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    PARADOXES FRANÇAIS…
        Hier, l’Assemblé Nationale et le Sénat de la République française ont voyé le maintien des troupes en Afghanistan dont la reconduction, au niveau de l’ISAF, a été approuvée par un Conseil de sécurité unanime à l’ONU. Pendant que le Premier Ministre détaillait à la tribune de l’Assemblée la liste des matériels envoyés pour mieux défendre les troupes et assurer leur sécurité au service de la paix, la CGT de la poste déclenchait une grève pour, dit-elle, s’opposer au démantèlement du service publique et à la privatisation de la poste. Les éminents représentants du syndicat ont expliqué que l’entrée d’argent privé dans le capital de la poste et sa transformation en société anonyme ne manqueraient de porter atteinte au statut des fonctionnaires et à l’idée même se service publique puisque les actionnaires ne manqueraient pas d’exiger des dividendes…
        Franchement, on croit rêver : pendant que des troupes réclament à cor et à cri l’envoi de matériels nécessaires à leur protection et à l’accomplissement de leur mission, quelques fonctionnaires du service publique –dont l’emploi est protégé- s’arrogent le droit de priver de courrier des centaines de milliers d’entreprises et de personnes privées.
        On ressent un certain malaise en mettant bout à bout deux sujets, l’un de portée internationale où des Français risquent leur vie et l’autre qui met en avant quelques personnes acharnées à défendre, envers et contre tout, leurs petits avantages socio-professionnels.
        La majeure partie des employés de la poste comprennent que cette institution doit s’ouvrir, que le monopole s’arrêtera en 2011 et que nous n’aurons plus de grèves à répétition ni d’interminables files d’attente devant les guichets.  Ces forces jeunes et saines renouvelleront le service de la poste qui deviendra compétitif et concurrentiel.
        La politique intérieure française se nourrit de paradoxes qui seraient savoureux s’ils n’étaient tout simplement ridicules.
     

  • L’AUBERGE DE L’ABBAYE A BEUAMONT EN AUGE

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    L’AUBERGE DE L’ABBAYE A BEUAMONT EN AUGE
        UNE ADRESSE FORT SYMPATHIQUE…
        La plupart des Parisiens qui vont passer leur week end en Normandie, au bord de la mer, à Deauville, Trouville, ou ailleurs, choisissent, pour déjeuner ou dîner un site encore plus beau, plus recherché, plus soigné et resté intact, à l’intérieur des terres, soit à dix minutes environ du centre de la Deauville, à savoir Beaumont en Auge avec son abbaye cistercienne du XIe siècle, ses galeries d’art, et surtout son très beau restaurant au nom prédestiné, L’auberge de l’abbaye.
        On y est  très courtoisement reçu, dans un cadre typiquement normand, par la maîtresse de céans, Madame Giraud qui prend les commandes avec une très délicate attention. Son époux, M. Christian Giraud, un chef réputé, prépare dans ce bel établissement une cuisine raffinée et légère. Dans une carte variée et savamment étudiée, les spécialités normandes côtoient ce que la cuisine française raffinée offre de mieux : Les gourmets peuvent déguster des plats de viande, du gibier, des poissons et des crustacés. Des formules incluant entrée, plat principal, fromage, et dessert sont toujours proposées.
    De délicieux entremets, des amuse-bouche (accras de morue, pour les amateurs) vous feront patienter en admirant le décor, surtout dans la belle salle du rez-de-chaussée qui affiche souvent complet, si on ne réserve pas assez tôt… Mais il y a aussi le premier qui ne manque pas de charme avec ses escaliers qui nous ramènent quelques décennies en arrière mais que l’on grimpe sans difficulté.
    Le menu du marché, par exemple, est remarquable. Les soles sont à la fois imposantes et goûteuses et M. Giraud n’a pas son pareil pour accommoder le poisson, notamment le bar, le dos de cabillaud etc… Je pense aussi au saumon mriné maison, l’un des plus délicieux de la côté normande
    La carte des vins est digne des tables étoilées de la région : vous y trouverez de grands Bordeaux, des vins d’Alsace, d’excellents champagnes (dont le Röderer ou le Taittinger…) à des prix raisonnables.
    N’oublions pas les desserts ! Nous sommes en Normandie, donc vous aurez  droit à la fine tartelette aux pommes (que je vous recommande) ou des soufflets au Grand Marnier pour les amateurs de douceurs alcoolisées, ou encore des soupes de fruits rouges…
    Mais le charme de l’Abbaye vous attend, une fois que vous avez quitté ce beau restaurant. Vous vous retrouvez alors face à la statue de Laplace, le grand homme né à Beaumont en Auge et vous pouvez admirer l’abbaye elle-même qui brille nuitamment de tous ses feux.
    En été comme en hiver, le charme est le même. Et vous pouvez rejoindre les hôtels de la côte en moins de dix minutes… Cela vaut bien le détour.
     

  • LES ELECTIONS SENATORIALES EN FRANCE

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    LES ELECTIONS SENATORIALES EN FRANCE
        Comme prévu, ce sont les partis de gauche qui ont enregistré quelques gains ce dimanche au cours des élections sénatoriales : environ vingt sièges  de gagnés, mais c’est la droite qui continuera d’avoir dans la haute assemblée la majorité absolue…
        C’était prévisible car ce sont les grands électeurs qui votent, à savoir les conseillers généraux, régionaux, les maires etc… environ 114 000 personnes. Et dans quelques jours, il faudra élire un nouveau président puisque l’actuel président, M. Christian Poncelet, n’est pas censé se représenter.
        On s’est souvent interrogé sur l’utilité du Sénat ; ces préoccupations avaient atteint leur paroxysme lorsque les plus hautes autorités de l’Etat avaient cherché à le faire disparaître. Des hommes comme Alain Poher et Gaston Monnerville avaient alors parlé de menées «sénaticides»…
        On n’en est plus là. Le Sénat est bien installé dans le paysage politique français. Ce qui pourrait arriver, c’est sé modernisation et la modification du mode de scrutin. Si l’on devait appliquer certaines mesures du rapport Attali, les départements et leur personnel politique seraient amenés à disparaître, ce qui, n’en doutons pas, modifier la donne.
        Mais on n’en est pas là : le Sénat a encore de très beaux jours devant lui. Et il permet une meilleure représentation des régions rurales ainsi qu’une bonne en compte de leurs intérêts spécifiques.
     

  • MIKHAIUL KHODOROVSKY EN PRISON

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    MIKHAIUL KHODOROVSKY EN PRISON
        Dans le Figaro de cette fin de semaine, on peut lire une intéressante interview de l’ancien magnat russe du pétrole qui doit sa déchéance (momentanée) à sa volonté d’animer l’opposition russe à Vladimir Poutine, lorsque ce dernier était président de la fédération de Russie.
        La première réaction est évidemment la surprise : comment le prisonnier le plus relégué de toutes les Russies a-t-il pu, du fond de sa prison, donner une telle interview ? Est-ce que les remontrances occidentales (Angela merkel, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy etc), le tout sur fonde d’agression de la Géorgie, ont finir par porter ? Sommes nous dans l’attente d’un heureux événement, une sorte de mise à l’épreuve ou une libération conditionnelle prochaine ?  Il est trop tôt pour le dire…
        Condamné à neuf années de privation de liberté pour fraude et évasion fiscales de grande envergure, selon l’accusation, mais en réalité surtout pour bâillonner un opposant redoutable, le jeune magnat pétrolier, jadis réputé l’homme le plus riche de Russie, a déjà effectué la moitié de sa peine, ce qui le rend libérable… Mais comme il continuait, du fond de sa cellule, d’attaquer le système et son chef, celui-ci s’est empressé de trouver de nouveaux chefs d’accusation pour le maintenir sous les verrous le plus longtemps possible…
        L’interview au Figaro est modérée, elle laisse bien augurer d’un possible arrangement entre un homme des plus brillants et un pouvoir, acculé au plan nationale et international : on a aussi lu, je pense, la violente tribune libre d’André Glucksmann contre le système Poutine…  On y découvre que derrière une apparente bonne santé, les points sombres s’accumulent dont le plus grave est la forte chute de la natalité russe et la baisse prochaine de la population. Ce qui frappe encore plus, c’est l’espérance de vie, l’une des plus faibles d’Europe…
        Voilà des défis à relever. Voilà des combats démocratiques où les démocrates du monde entier accompagneront volontiers les maîtres actuels du Kremlin…
       
     

  • L’ATTENTAT D’ISLAMABAD…

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    L’ATTENTAT D’ISLAMABAD…
        C’est une vraie catastrophe qui s’est abattue sur la capitale pakistanaise hier, à suite à l’attentat contre l’hôtel Mariotts. Plus de soixante morts, sans compter le autres victimes encore sous les décombres… Un vrai carnage, une vraie tragédie. L’internationale terroriste a montré de quoi elle est capable, elle a signé cet attentat qui tue des victimes innocentes, je veux dire que toutes les victimes sont toujours innocentes, mais si Al-Qaida veut se mesurer à d’autres foaces, qu’elle s’en prenne à des militaires qui, eux, peuvent se défendre et portent, comme elle, des armes et sont prêts à s’en servir…
        Cet attentat n’est pas survenu en ce moment par hasard. Après l’élection de M. Assif Zardari, le veuf de Madame Bhutto, à la présidence du Pakistan, le discours officiel, destiné à rassurer les Américains, parlait d’en finir avec le terrorisme et al-Quaida. Celle-ci n’a pas tardé à répondre. Ce qui compte à présente, c’est assurément la suite.
        Une petite rétrospective s’impose : déjà le général-président Musharraf entretenait l’ambiguïté et donnant le change aux USA et u reste du monde en proclamant sa lutte sans merci  contre les terroristes et, parallèlement, sa coupable mansuétude à leur égard ne permettant à l’ISI (service secrets militaires) de les aider et de les armer.
        Pourquoi ce double jeu et comment s’explique-t-il ? Les Pakistanais doivent leur existence à leur violente sécession de l’Inde hindouiste contre laquelle ils se sont battus maintes fois depuis 1947 et à chaque fois ; ils eurent le dessous… Ils eurent recours à l’arme atomique, censée défendre leur indépendance et assurer leur pérennité. Souvenez vous du Bangladesh, du Cachemire qui reste une éternelle pomme de discorde entre les deux pays. Chaque fois qu’il y a des attentats à New Delhi ou ailleurs, l’Inde pointe un doigt accusateur vers le Pakistan voisin…
        Comme le Pakistan est coincé entre des états dont il se méfie, les généraux de ce pays ont jugé que la seule profondeur stratégique dont ils disposeraient pour résister (et repousser ?) une attaque indienne était l’Afghanistan voisin. D’où leur aide jadis généreusement accordée aux Talibans avec, hélas, la bénédiction de Washington, ravi de bouter les Soviétiques hors de ce pays…
        Aucun gouvernement n’est parvenu à modifier ce schéma fondamental de défense du Pakistan et à le faire admettre aux généraux chargés d’assurer la sécurité de ce pays : de fait, dénoncer les Talibans, annihiler leurs forces dans les zones tribales (aujourd’hui écrases sous les bombes américaines) reviendrait à affaiblir la sécurité du Pakistan ! C’est ce que pensent les amis de M. Musharraf et les USA n’arriveront à rien tant qu’ils ne garantiront pas une certaine stabilité extérieure de ce pays face au grand voisin indien…
        Le Pakistan est le maillon faible on ne veut pas imaginer ce qui se passerait s’il tombait… L’arme nucléaire pourrait (je dis bien pourrait) aller tomber en des mains pas très recommandables. Cela dit, si ce pays ne peut pas ramener l’ordre et la loi dans les zones tribales, les USA le feront à sa place.
     

  • ANTISEMITISME OU GUERRE DE LOUBARDS ?

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    ANTISEMITISME OU GUERRE DE LOUBARDS ?
        Mais que se passe-t-il au juste dans XIXe arrondissement de Paris ? Les récentes agressions entre jeunes, au bord de la délinquance, sont-elles l’expression d’une haine raciale ou religieuse, ou bien ne s’agit-il en réalité que d’affaires de scooters volés ou empruntés ?
        L’affaire importe beaucoup car tant le Maire de Paris que la Ministre française de l’intérieur se sont alarmés et ont craint une manifestation d’antisémitisme. Et cette fois-ci, ce n’était guère le cas puisque l’un des agresseurs d’une bande rivale, composée de jeunes juifs, était lui-même juif…
        Mais on doit à la vérité de dire que ce ne fut pas toujours le cas : il y eut des agressions caractérisées de jeunes contre d’autres jeunes au motif que ces derniers étaient juifs. Il y eut des incursions inamicales dans des restaurants, des lieux où se rencontrent de jeunes juifs de cet arrondissement.
        Par delà ces cas bien précis, il faut relever que cet arrondissement commence à inquiéter sérieusement les autorités policières en raison des agressions qui ont tendance à y fleurir : la composition sociologique de l’arrondissement fait problème car un certain nombre de communautés qui y sont confinées dans un espace un peu réduit s’insupportent.
        Que faire ? Probablement renforcer les contrôles de police, mieux assurer les services sociaux et demander aux parents de mieux surveiller leur progéniture.
        Favoriser aussi peut-être les rencontres entre dirigeants des différents groupes ethniques et religieux afin d’appendre à mieux vivre ensemble.

  • L’ASSAINISSEMENT DES MARCHÉS FINANCIERS INTERNATIONAUX

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    L’ASSAINISSEMENT DES MARCHÉS FINANCIERS INTERNATIONAUX
        Cette fin de semaine marquera peut-être un tournant dans l’histoire de l’économie mondiale : toutes les bourses, toutes les places financières  mondiales, en Europe, en Asie et en Amérique clôturent en hausse ! Il était temps.  Les tenants de l’orthodoxie financière, à savoir le marché finira par se réguler lui-même en éliminant les canards boiteux et en n’épargnant que les structures saines, ont fini par se rendre à l’évidence : il arrive un moment où c’est le politique qui prend le pas sur l’économique et le financier anarchiques, ne privilégiant que la recherche effrénée du profit. Ce profit qui était à deux doigts de faire chavirer l’économie du monde et la vie des milliards d’hommes et de femmes sur la planète.
        Cette semaine folle est riche d’enseignements : d’abord, l’Amérique domine, et c’est heureux. Malgré de sempiternelles critiques, à l’encontre de l’administration Bush en particulier, celle-ci a montré qu’elle pouvait redresser la barre, même en fin de course et le candidat démocrate,  sur la défensive dans les sondages, a dû le reconnaître. L’autre enseignement , c’est le retour de l’Etat,c’est-à-dire du politique dans l’arène financière : n’était la décision politique de racheter les actifs pourris (le mot n’est pas de nous) par l’Etat américain (des milliards de dollars !) la confiance ne serait pas revenue. A méditer : même les libéraux les plus échevelés sont tenus de le reconnaître : c’est l’intervention massive du Trésor américain qui leur a sauvé la mise ! Enfin, comme on le notait plus haut, c’est l’Amérique qui donne le ton. A noter que les bourses russes, notamment de Moscou, payent leur intervention en Géorgie : une chute de près de 17%… Du jamais vu ! Mais là un redressement notable en cette fin de semaine qui enseignera peut-être un peu plus de sagesse : lisez donc l’opinion d’André Glucksmann dans Le Monde de ce milieu de semaine…
        Le revers de la médaille est effectivement le creusement de la dette extérieur des USA, la dépréciation du dollar, c’est-à-dire la mise contribution de la planche à billets. Avec des conséquences à plus long terme. Les USA vivent au-dessus de leurs moyens, ils financent sur l’extérieur leur déficit depuis des décennies et on s’éloigne à des années lumières de la convertibilité or-dollar…
        Il faut revenir à des fondamentaux plus sains de l’économie mondiale. Mais rendons justice à Georges Walker Bush dont l’administration finissante n’est pas agonisante : elle a relevé le défi, n’a pas laissé pourrir la situation et rendu un fier service à la candidature républicaine actuelle…
     

  • LE RETRAIT DE LA VIE POLITIQUE DU GENERAL SHAOUL MOFAZ

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    LE RETRAIT DE LA VIE POLITIQUE DU GENERAL SHAOUL MOFAZ
        Pour une poignée  de voix(431 !), le général Mofaz, ancien chef d’Etat-major, ancien ministre de la défense, met un terme à sa carrière politique. Visiblement ému, le héros de Tsahal qui avait calcul au centième près sa victoire à la tête du parti Kadimah, a estimé que c’était un camouflet : il a manqué l’objet de o,7 % ! Inacceptable à ses yeux. Il est vrai qu’un soldat d’élite ne peut échouer. Et s’il échoue, c’est une mort symbolique, il doit se retirer du champ de bataille, en l’occurrence de l’arène politique…
        Ce n’est qu’un réaction épidermique. Il reviendra sûrement sur sa décision. N’oublions pas que l’homme est né en Iran, qu’il a grandi en Israël où il a fait la carrière que l’on sait ;
        Le problème en Israël est triple : il y a la corruption (et le général n’a rien à se reprocher , pas plus que Tsippi Livni  dans ce domaine précis), la presse hyper-libre et hyper-curieuse) et la justice qui est sans pitié…
        Une fois la déception passée, et lorsque la nouvelle élue aura montré de quoi elle est vraiment capable, le général reviendra.
        Mais qui sait, Benjamin Netanyahou l’attirera peut-être à lui par unésdusaint programme. Notamment comme ministre de la défense.