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  • L’ACCIDENT D’AVION À L’AÉROPORT DE MADRID

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    L’ACCIDENT D’AVION À L’AÉROPORT DE MADRID
        Quelle peine, quelle tristesse ! La vue de ces pauvres gens à Madrid, effondrés, en larmes, à l’annonce de cette affreuse catastrophe aérienne qui a coûté la vie à près de 153 personnes  désireuses de se rendre en vacances aux Canaries ! Quel drame, Seigneur Dieu, mais quel drame. Je comptais vous offrir un autre article sur un tout autre sujet mais je me devais de rendre hommage à la mémoire de ces pauvres victimes.
        Selon les témoignages de quelques parents et amis qui furent victimes par les passagers avant l’incendie de l’appareil, la compagnie aurait décelé un problème qu’elle aurait cru avoir réglé… On n’aurait pas dû décoller dans de telles conditions. La sécurité aérienne ne doit pas être bonne, elle doit être parfaite, sans le moindre défaut.
        Je présente mes très sincères condoléances aux familles des disparus et pour ceux-ci, je vous invite à avoir une pensée émue pour le repos de leur âme.

  • LE DERNIER ATTENTAT D’ALGER…

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    LE DERNIER ATTENTAT D’ALGER…
        Eu égard à l’extrême susceptibilité de certains de nos correspondants que j’espère ne pas avoir froissés car tel n’a jamais été ma volonté dans mes articles- je signale simplement le nouvel attentat sanglant qui a frappé l’Algérie où une caserne semble avoir été touchée…
        Il n’est pas besoin d’être grand clerc ni spécialistes des services de renseignements pour déceler derrière ces attentats une main directrice qui fonctionne selon un plan arrêté minutieusement et exécuté de manière disciplinée et quasi-militaire : difficile de ne pas voir derrière ces drames –et nous présentons nos sincères condoléances au peuple et au gouvernement algériens- la main du terrorisme international, en l’occurrence d’al-Quaida. Par ailleurs, la simultanéité ou la successivité très rapprochée des attentats aussi bien à Alger qu’à Kaboul laisse songeur…
        Il y a de part et d’autre de graves tentatives de déstabilisation des gouvernements en place… Ce n’est pas la nature de la mosaïque des ethnies constitutives de l’Algérie actuelle qui est à placer sous le microscope, mais bien les groupes terroristes qui répandent impunément le sang… Là est le problème, là le fer doit être porté…
     

  • LA NEBULEUSE TERRORISTE : DE KABOUL À ALGER

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    LA NEBULEUSE TERRORISTE : DE KABOUL À ALGER

        Dix soldats tués à Kaboul, quarante-trois victimes à Alger. Mais où donc s’arrêtera le terrorisme et qui le nourrit, le soutien et le fournit en armes et en munitions ? Certes, les dirigeants des Etats démocratiques tiennent le coup et réaffirment leur soutien à la libération et à la sécurisation de l’Afghanistan ; mais nous ne pouvons pas permettre à ces terroristes internationaux de frapper là où ils veulent et quand ils le veulent.
        En tant que grande puissance mondiale, les USA occupent une position centrale dans cette tentative de neutraliser le terrorisme. Ayant subi dans leur chair, en plein cœur de leur pays, les attaques d’al-Quaida, ils savent que cela représente. Ils savent aussi que ceci une confrontation de longue durée et dont les ramifications sont diverses et variées.
        Au-delà de la neutralisation des terroristes par des moyens militaires, il faut réfléchir à la motivation de ces groupes : comment recrutent-ils toujours plus de partisans et comment parviennent-ils à sécréter une idéologie qui séduit les hommes au point qu’ils acceptent de se faire tuer pour une cause si douteuse à nos yeux ?
        A cela existe une réponse toute prête : regardez tous les pays arabo-musulmans, aucun ne respecte la démocratie et la seule idéologie capable de s’opposer à leur violence, voire à leur terreur, se veut l’islamisme radical. CE qui ne signifie pas que je prône une réflexion approfondie sur les racines de la violence, non j’opte pour son éradication sans faille. Mais j’ajoute que ce phénomène ne sera résorbé que si l’on annihile ses causes et non point uniquement ses conséquences et ses métastases.
        Prenez un exemple, l’Algérie : état arabo-musulman, riche, bien peuplé, ayant d’énormes rentrées en devises chaque mois suite à l’augmentation des hydrocarbures et qui, nonobstant tout cela, est frappé par le terrorisme. Qu’est-ce qui pousse à la benladensiation d’une partie de la jeunesse algérienne ? La désespérance, le chômage, l’absence de l’essentiel, du nécessaire pour vivre alors que les caisses de l’Etat sont pleines ? Les forces qui contestent violemment cette malgouvernance n’ont pas trouvé d’autre idéologie à défendre que celle d’une religion exacerbée et cette tendance idéologique a fédéré autour tous les autres mouvements contestataires d’Alger à Kaboul…
        Les forces occidentales ont remporté des victoires ; régulièrement, les Américains neutralisent des chefs d’al-Quaida, mais les deux principaux leaders continuent de leur échapper… Comment cela est-il possible ?
        On dit de plus en plus ouvertement que l’ISI, les services secrets pakistanais, aident les Talibans, les fournissent en armes et en munitions … Comment cela est-il possible ? Les USA ont dépensé près de dix milliards de  dollars dans ce pays, le Pakistan, pour en arriver là…
        Et ce n’est pas fini ; dans cette région si agitée, la Chine, l’Inde, le Pakistan  ont l’arme nucléaire ; que faire si elle tombait en de mauvaises mains ? On voit d’ici ce que serait la situation si l’Iran, lui aussi, en disposait.
        Il n’existe donc pas d’autre façon de faire : l’Otan et l’ONU doivent tenir et consolider leurs positions.

  • ES AVANTAGES ACQUIS SONT-ILS IRREVERSIBLES ?

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    LES AVANTAGES  ACQUIS SONT-ILS IRREVERSIBLES ?
        Certains reportages télévisuels ou radiophoniques, voire même des articles de journaux (voir Le Figaro d’aujourd’hui, 19 août, le cahier saumon) nous parlent sans relâche de la déception des restaurateurs et des attentes non récompensées des hôteliers et des limonadiers sur les lieux de vacances en France. On nous apprend même que seuls le Languedoc Roussillon et le Nord ont sauvé leur mise en ayant une fréquentation presque normale que l’année dernière, voire même en légère augmentation.
        Curieusement, les professionnels du tourisme se plaignent toujours des autres, de la baisse du pouvoir d’achat, de la pingrerie des estivants, de leurs soucis d’économie, bref de la préservation de leur porte-monnaie, mais jamais, au grand jamais  de leur prix prohibitifs, de leur accueil mitigé, de leur service défaillant et de leur  tendance à considérer que le plus intéressant chez les touristes, c’est leur argent  et non la qualité des vacances pour se détendre et se refaire une santé après une année généralement éprouvante.
        Notre propos ici n’est ni dénigrer ni de stigmatiser ; il s’agit simplement de donner l’éveil à des gens qui ne voient les choses que de leur seul point de vue… Une petite comparaison :
        Prenez  des palaces se trouvant à Gstaadt ; le personnel est charmant, adorable. Quand vous revenez du concert du festival de Yehudi Menuhim, on vous attend à la sortie avec une limousine de l’hôtel, le restaurant (une étoile au Michelin, s’il vous plaît) sert tout ce que vous voulez malgré l’heure tardive. Si quelque chose ne vous plaît pas ou ne vous convient pas, on change et de bonne grâce. On trouve tout ce que vous demandez : les journaux, les billets de concert, les excursions, tout absolument tout !
        Oserais-je faire une comparaison avec des palaces parisiens ou de la Côte d’Azur ? Des amis américains m’ont conté leurs mésaventures tant dans la capitale que sur la Côte : conflits syndicaux, personnel qui rechigne et maugrée, etc… sans oublier ceux qui refusent de parler une autre langue que le français !
        Espérons que cela change et cela est effectivement en train de changer puisque la France reçoit chaque année plus de soixante-dix millions de touristes !
        Un mot, à présent, sur l’irréversibilité des avantages acquis, ou de l’IAA comme les nommait l’ancien président du CNPF Yvon Gattaz. Si l’on a vécu sur un certain pied des années durant, est-ce une garantie qu’on pourra le faire tout le temps ? Tout le monde s’adapte en vertu des circonstances. On ne peut plus partir quatre ou cinq semaines systématiquement. On a changé d’époque et de civilisation. Il faut arrêter de pleurer les paradis perdus.
        Le défunt président Georges <Pompidou avait dit un jour lors d’une conférence de presse :rien ne s’acquiert une fois pour toutes, tout doit se conquérir chaque jour.

  • MORT DE DIX SOLDATS FRANÇAIS EN AFGHANISTAN

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    MORT DE DIX SOLDATS FRANÇAIS EN AFGHANISTAN
        La France vient de payer le tribut du sang pour la défense de la liberté et l’indépendance de l’Afghanistan. Les soldats français ont avec bravoure défendu les valeurs de la civilisation. Mais nous sommes tristes, tristes de voir que l’intégrisme, le fanatisme et l’arrièrisme sont toujours forts au point d’infliger de gros dégâts.
        La France, par la décision du président de la République, chef des armées, a décidé de renforcer le contingent qui opère sur place au nom des Nations Unies.  Son but est de combattre le terrorisme islamique et d’éradiquer la terreur internationale.
        Tout le monde se souvient de cette femme abattue devant tout le monde, parce que soupçonnée d’adultère ; ou de cette petite à la main tranchée parce qu’elle avait mis du vernis sur ses ongles…
        Il en faudra bien plus pour dissuader les armées du monde libre d’intervenir en Afghanistan. Le terrorisme des talibans ne passera pas.
     

  • RUSSIE ET GÉORGIE : DE LA FORMIDABLE POSITIVITÉ DU NÉGATIF… III

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    RUSSIE ET GÉORGIE : DE LA FORMIDABLE POSITIVITÉ DU NÉGATIF…   III

        Le grand philosophe allemand Hegel, qui occupait à lui seul, toute la scène philosophique universitaire de Berlin jusqu’en 1932, date de sa mort, a écrit un certain nombre d’ouvrages fondamentaux dont La phénoménologie de l’esprit et la Philosophie de l’Histoire. Il a notamment développé la dialectique qui porte son nom, la dialectique hégélienne. Tous les élèves bacheliers se souviennent de la formule suivante : l’être s’oppose au néant mais combinés l’un avec l’autre ils donnent le devenir. C’est-à-dire que même les couples les plus antithétiques peuvent ne pas être stériles et donner quelque chose qui n’est pas eux mais porte une partie d’eux…
        De cette dialectique, Hegel a déduit une formule devenue célèbre, la formidable positivité du négatif. Qu’est-ce que cela signifie ? Simplement que certains événements négatifs ou désagréables peuvent avoir des conséquences positives…
        Et j’en arrive enfin à mon sujet après ce petit préambule que je prie les non-philosophes d’excuser, mais il était indispensable pour mon propos.
        En réagissant sauvagement à l’action menée par le président géorgien, les Russes ont conduit l’UE et les USA à se mettre d’accord pour intégrer la Géorgie au sein de l’OTAN. Second élément, encore plus crucial que le premier : la direction politique russe a montré son vrai visage et jeté une lumière crue sur les visées de Vladmirir Poutine qui se prépare, après le petit intérim de M. Medvedev à réinvestir son bureau au Kremlin. Franchement, avons nous un intérêt quelconque à faire confiance à quelqu’un qui ne respecte la signature de son pays, qui jette en prison des opposants politiques et les spolie sauvagement ?
        Cet homme se trompe d’époque. N’oublie pas sa formation et ses fonctions premières : honorable correspondant du KGB en RFA où il a d’ailleurs acquis les rudiments de la langue  allemande.
        Les oligarques du Kremlin qui savent leur vulnérabilité face à l’Occident ne vont pas tarder à lui faire entendre raison Mais dans l’intervalle que se passera-t-il ?
    Eh bien ! la formidable positivité du négatif accomplira son effet…

  • LA RENTREE EN FRANCE

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    LA RENTREE EN FRANCE
        Comme nous laissions entendre dans la précédente note, le Premier Ministre François Fillon a soigneusement évité le terme de récession lui préférant –et on le comprend- celui de ralentissement de la croissance, de l’activité et de l’expansion. Question de terminologie car aucun gouvernement ne souhaite se voir enveloppé dans une ambiance économique morose. Les Français sont des abonnés à la délectation morose, ne leur en donnons pas une toute prête.
        Ce qui est plus préoccupant, c’est le pouvoir d’achat bien que les prix n’aient pas tellement augmenté pour les fournitures scolaires des enfants.
        Ici, en Normandie, j’ai acheté à ma fille qui entre en classe de troisième, un assez joli cartable sac à dos à un prix raisonnable ; et en plus, c’est elle-même qui l’a choisi !  Par ailleurs,  les prix de l’essence à la pompe sont à la baisse : 1€ 36 alors que la semaine dernière on était passé à 1€48, voire plus à plus.
        Le Premier Ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes sans mettre en œuvre un soi-disant plan de relance dont on n’a guère besoin : en fait, sous les douze années de chiraquisme (avec tout le respect pour l’ancien président), la France ressemblait à une belle endormie dont les fils croyaient pouvoir se tourner l’Etat, véritable Etat-providence pour tout, absolument tout. Alors, évidemment, la cure qui se prépare leur fait peur.
        Le grand problème de la France et des Français a toujours été de se croire meilleurs et, disons le, meilleurs que les autres . On en a eu un avant-goût avec cette soi-disant exception française dont un homme aussi averti que René Raymond avouait ne pas savoir ce qu’elle recouvrait…
        Alors, courage ! Au lieu de visionnaire soyons plutôt gestionnaire. Tout ira mieux.

  • LA RENTREE EN FRANCE

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    LA RENTREE EN FRANCE
        Comme nous laissions entendre dans la précédente note, le Premier Ministre François Fillon a soigneusement évité le terme de récession lui préférant –et on le comprend- celui de ralentissement de la croissance, de l’activité et de l’expansion. Question de terminologie car aucun gouvernement ne souhaite se voir enveloppé dans une ambiance économique morose. Les Français sont des abonnés à la délectation morose, ne leur en donnons pas une toute prête.
        Ce qui est plus préoccupant, c’est le pouvoir d’achat bien que les prix n’aient pas tellement augmenté pour les fournitures scolaires des enfants.
        Ici, en Normandie, j’ai acheté à ma fille qui entre en classe de troisième, un assez joli cartable sac à dos à un prix raisonnable ; et en plus, c’est elle-même qui l’a choisi !  Par ailleurs,  les prix de l’essence à la pompe sont à la baisse : 1€ 36 alors que la semaine dernière on était passé à 1€48, voire plus à plus.
        Le Premier Ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes sans mettre en œuvre un soi-disant plan de relance dont on n’a guère besoin : en fait, sous les douze années de chiraquisme (avec tout le respect pour l’ancien président), la France ressemblait à une belle endormie dont les fils croyaient pouvoir se tourner l’Etat, véritable Etat-providence pour tout, absolument tout. Alors, évidemment, la cure qui se prépare leur fait peur.
        Le grand problème de la France et des Français a toujours été de se croire meilleurs et, disons le, meilleurs que les autres . On en a eu un avant-goût avec cette soi-disant exception française dont un homme aussi averti que René Raymond avouait ne pas savoir ce qu’elle recouvrait…
        Alors, courage ! Au lieu de visionnaire soyons plutôt gestionnaire. Tout ira mieux.

  • LES BLINDÉS RUSSES DOIVENT PARTIR…

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    LES BLINDÉS RUSSES DOIVENT PARTIR…
        On me pardonnera, je l’espère, ce ton un peu vigoureux, mais cela commence à bien faire.  Les Russes retrouvent d’anciens réflexes, absolument inadmissibles, du temps où ils imposaient aux pays dits frères une souveraineté limitée, si chère à Leonid Brejnev. Le problème –et M. Poutine ferait mieux d’y songer- c’est qu’on n’est plus en 1968 : les peuples d’Europe et du monde sont libres. Nul ne peut envoyer ses blindés dans un pays voisin, au motif que sa petite taille et ses chétifs moyens ne lui permettent pas de se défendre efficacement.
        Comme le disait la secrétaire d’Etat américaine, Me Rice, la réputation de la Russie est en lambeaux (je ne fais que citer) : M. Poutine s’est peut-être fait plaisir en châtiant l’acte plutôt inconsidéré du président géorgien, il demeure que le mal fait à son propre pays mettra des années à disparaître. Plus personne ne fera confiance à des gens qui signent un accord et le considèrent, avant que l’encre ne soit sèche, comme un chiffon de papier…
        Le président Sarkozy a bien fait de publier cette tribune dans Le Figaro de ce matin où il hausse le ton.  Et la Chancelière fédérale a fait preuve de courage face aux Russes en déclarant que la petite Géorgie sera la bienvenue dans l’alliance de l’Atlantique Nord. Ce qu’il faudrait, c’est une puissante gesticulation de l’OTAN aux frontières de la Russie.
    Je ne cherche pas la confrontation armée mais tout de même : une colonne de blindés russes qui ne s’arrête qu’à 4O km de la capitale géorgienne !! Cela signifie quoi ?
        Le gouvernement russe gagnerait à se démocratiser, à libéraliser son régime et à mieux coopérer avec ses voisins. M. Poutine avait dit récemment que le monde devrait apprendre à connaître l’âme russe… Une phrase sibylline qui sous entend que gouverner la nation russe requiert un talent spécifique, c’est-à-dire incompatible avec notre démocratie occidentale… Etrange !
     Le monde a d’autres problèmes urgents à régler, en l’occurrence régler le conflit du Proche Orient et neutraliser la bombe iranienne. M. Poutine gagnerait beaucoup plus à s’y atteler qu’à jouer au méchant petit soldat aux frontières de son ex empire. Les blindés russes doivent quitter la Géorgie.

  • NE RECESSION ECONOMIQUE EN EUROPE

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    UNE RECESSION ECONOMIQUE EN EUROPE
        Une sombre unanimité semble régner sur les prévisions économiques de la zone euro : le danger d’une récession n’est plus menaçant, il existe réellement, si l’on en croit les déclarations de la ministre française de l’économie et des finances, ainsi que le patron de l’Institut d’émission britannique, M. King.
        En fait, depuis la crise des subprimes aux USA, le renchérissement des matières premières partout dans le monde et l’inflation qui atteint des sommets inégalés depuis 2003, l’Europe monétaire et économique connaissait un état que les spécialistes (dont je ne suis pas) qualifiaient de stationnaire.
        Un seul point positif dans ce sombre tableau, la baisse du prix des hydrocarbures, due à la baisse de la demande, elle-même provoquée par la baisse de l’activité. Mais pour combien de temps ?
        Cette récession, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, va entraîner des conséquences graves pour la France dont la ministre de l’économie avoue elle-même qu’il faudra revoir certains aspects du budget, lequel se fondait sur un certain indice de croissance lequel garantissait, théoriquement au moins, une certain degré d’activité et d’emploi… Aux dernières nouvelles, le Premier Ministre français réunit dès demain lundi les ministres concernés pour traiter de la crise qui s’annonce. Il en sera certainement ainsi du Conseil des ministres en France qui se tiendra mercredi 21 août…
        Faut-il s’en étonner ? Vu les désordres financiers gravissimes que l’on a connus, les conséquences ne pouvaient qu’être celles que nous allons vivre. Politiquement, les gouvernements vont s’appliquer à en limiter la portée pour des raisons électorales. On ne parlera donc pas de rigueur ni de récession, mais de ralentissement économique… On nous dira même, pour nous consoler, que la première puissance économique européenne, l’Allemagne, voit son économie s’essouffler, elle dont l’excédent commercial ferait pâlir d’envie nombre de ses voisins.
        Cette situation pose une nouvelle fois, mais avec une acuité accrue, la question suivante : qui détermine qui ? La politique l’économie ou l’inverse ?
        Personnellement, j’opte pour l’économie libérale, la dérégulation, la suppression de tout ce qui peut gêner l’expansion économique et la liberté d’entreprendre. Mais quand on voit les problèmes que pose une économie sans foi ni loi (sinon la loi d’airain du profit à tout prix) on est en droit de se poser des questions… Par exemple : ne pouvait-on pas freiner cette hausse vertigineuse du prix du pétrole qui a grevé le budget de tant d’Européens à la veille de leurs vacances ?