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  • LA SURPRISE DU RSA (REVENU DE SOLIDARITÉ ACTIVE)

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    LA SURPRISE DU RSA (REVENU DE SOLIDARITÉ ACTIVE)
        Nicolas Sarkozy a de nouveau pris tout le monde par surprise en annonçant son intention de faire financer le RSA par une hausse de 1,1% de la taxe qui pèse déjà sur les revenus patrimoniaux… On voit d’ici le tollé soulevé à droite qui, apparemment, ne s’y attendait pas. Il est vrai que près de 750 000 personnes vivent avec moins de 800 € mensuels et que pas loin de 7 millions de Français se rapprochent du seuil de pauvreté. Voici pour les données de base.
        Si l’objectif est louable, diront certains et notamment les entreprises, les moyens mis en œuvre le sont moins. Pourquoi ajouter une nouvelle taxe alors qu’en France les prélèvements sont déjà si élevés ? Pourquoi taxer le capital des classes moyennes, petits propriétaires, petits rentiers, petits titulaires d’assurance-vie etc…
        Au niveau des conséquences, on note déjà une remontée de l’indice de popularité du président de plus de 4% ! Ce qui le place désormais aux alentours de 44-45% dans la faveur des Français… Ce fait est très instructif car il montre que la France n’est ni de droite ni de gauche, sa religion n’est autre que le social-étatisme : c’est-à-dire que l’Etat est considéré le père ou la mère de chacun. Si vous perdez votre travail, si votre entreprise fait faillite, si l’école est fermée ou si les enseignants font grève, c’est toujours à l’Etat d’agir, c’est vers lui que l’on se tourne… J’entends que les producteur de lait ne sont pas contents, eh bien ils brûlent des objets devant les préfectures, bloquent des axes routiers ou autre chose  dans l’espoir que l’Etat bouge, alors que l’Etat n’a pas sa place dans les problèmes d’entreprise ou les conflits sociaux… C’est cela la mentalité française…
        Il n’est donc pas étonnant que le Président Sarkozy ait opté pour la nouvelle taxe (en fait, une augmentation d’un prélèvement déjà existant)  sachant qu’il rencontrerait, par cette mesure, la faveur des Français, au risque de décevoir son propre camp…
        Il faut espérer qu’avec le temps, la pauvreté disparaîtra, le chômage se résorbera et les Français finiront par assumer ce beau vers de Jean de la Fontaine : aide toi, le Ciel t’aidera
       
     

  • LA FABRICATION D’UNE RUMEUR ; COMMENT SONT MORTS LES SOLDATS FRANÇAIS EN AFGHANISTAN ?

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    LA FABRICATION D’UNE RUMEUR ; COMMENT SONT MORTS LES SOLDATS FRANÇAIS EN AFGHANISTAN ?
        Il me faut revenir sur les soldats français morts en Afghanistan. Selon une publication étrangère en langue et le journal français satirique paraissant le mercredi, les soldats ne seraient pas morts de la façon dont cela a été annoncée officiellement…
        Selon une rumeur qui tend à devenir persistante, l’interprète afghan de l’unité de combat aurait disparu avant l’attaque car il aurait trahi les projets de la patrouille au profit des talibans… Enfin, la même version prétend que quatre des soldats auraient faits prisonniers et auraient été exécutés après coup…
        A cela l’Etat major répond qu’il y a eu une fuite, c’est évident, puisque les parachutistes étaient attendus mais que l’interprète était bien là puisqu’il figure parmi les tués… La même source ajoute qu’il n’y eut pas de prisonniers français.
        La question qui se pose est : qui dit la vérité ? Je suis enclin à penser que c’est l’Etat-Major… Mais tout de même, alors d’où viennent ces rumeurs ? Une chose est sûre, l’opération eût pu être mieux préparé : n’y avait-il pas de moyens de reconnaissance, notamment aérienne ? Et lorsque les parachutistes ont décidé de quitter les véhicules, pourquoi n’y eut-il pas un survol d’hélicoptères du col à patrouiller ? Cela aurait peut-être débusqué les talibans ou les aurait contraint à se dévoiler, ce qui conduit à leur anéantissement par l’avion et l’artillerie… D’ailleurs, la riposte, après coup, fut foudroyante : plus de 40 morts dont un chef recherché depuis longtemps.
        Cela ne ramène pas les jeunes soldats… Hélas !
     

  • SENS ET CONTRE-SENS OU COMMENT GÉRER LES COMMENTAIRES SUSCITÉS PAR LES NOTES ET LES ARTICLES

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    SENS ET CONTRE-SENS OU COMMENT GÉRER LES COMMENTAIRES SUSCITÉS PAR LES NOTES ET LES ARTICLES

    Comment gérer un blog qui marche, attire toutes sortes de commentaires, de réactions (le plus souvent intéressantes et policées dans l’immense majorité des cas), en une phrase : comment se comporter lorsque, en certaines occasions, des lecteurs, certes, bien intentionnés, mais un peu rapides, vous prêtent des arrière-pensées qu’on n’a pas ?
    Avant de passer aux choses concrètes, je dirai que, du fond du cœur, je suis très heureux d’avoir attiré un si grand nombre de gens, de recevoir tant de commentaires et de communiquer avec des personnes que je n’ai pas l’honneur de connaître mais qui m’apprennent tant de choses… Au fond, la blogosphère est en train de révolutionner nos habitudes et de créer des mentalités nouvelles ; ce n’est pas rien, car chez un être humain, la chose la plus malaisée à transformer n’est autre que sa mentalité. Un vers de Charles Baudelaire : le cœur des villes change plus vite que le cœur des hommes… Ce qui signifie que l’on arrive à coups de pioche à changer les immeubles et les maisons, mais le cœur de chair et de sang est parfois si passionné que ne peut rien là-contre. Cette idée d’indicible, l’invincible dureté du cœur humain a déjà préoccupé les prophètes hébraïques du VIIIE siècle qui prêtait à Dieu l’intention de nous donner un cœur de chair à la place d’un cœur de pierre. Et il n’a pas toujours réussi : c’est dire !
    La ligne de ce blog est assez spéciale : on y colle à l’actualité, mais que l’on essaie de déchiffrer ou d’enrichir à l’aide de réflexions philosophiques. Même lorsque j’ai parlé du meurtre d’enfants ou de catastrophes naturelles ou d’autres faits divers, je ne me suis jamais contenté d’étaler les faits à l’état mais je les ai constamment mis en perspective, de mon mieux.
    Certains de nos estimés lecteurs m’ont gentiment reproché d’être de parti pris, de ne pas aimer les Russes etc… Ce n’est pas vrai. Dans l’interview que j’ai accordé mardi matin à la nouvelle radio animée par Monsieur Pascal Décaillet (matinales), j’ai souligné que ce peuple existait avant et existera après le communisme et d’autres avatars. J’ai énoncé une liste de grands hommes de lettres et d’esprit… Et pour finir, tous deux nous avons émis le vœu de voir la Russie ou plutôt ceux qui la gouvernent présentement, se reprendre et respecter la légalité internationale…
    Et voilà que certains nous reprochent d’accepter la sécession du Kosovo, l’occupation de l’Irak, l’intervention en Afghanistan.… Franchement, en déchiffrant quelques commentaires, j’ai cru rêver ! Comment peut-on se méprendre à ce point ? Comment comparer des carottes et des courgettes ?
    Une autre particularité de ce blog est de rendre compte de livres de différents styles, de philosophie, de littérature et d’histoire, mes spécialités à l’Uni de Genève. Enfin, les conférences de la Mairie du XVIe arrondissement, données mensuellement, sont généralement reproduites afin que nos amis de la Tribune de Genève puissent, s’ils le veulent, en faire leur profit.
        Enfin, on a dû relever que je ne réponds que très rarement aux commentaires et ces dernières semaines il y en eut des centaines, je dis bien des centaines ! Que l’on n’y voie pas, je vous prie, le moindre signe de négligence ou d’irrespect. Bien au contraire ! Ce sont mes activités professorales et éditoriales qui m’en empêchent.
    Après cette mise au point, je forme le vœu que nous serons lus avec soin et que chacun tournera sept fois sa langue dans sa bouche avant de faire couler l’encore.
     

  • INFORMATION ET QUÊTE DU SENS…

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    INFORMATION ET QUÊTE DU SENS…
        N’ayant pas l’honneur d’être un journaliste professionnel et nourrissant une grande estime à l’égard des membres de cette corporation, je m’applique, chaque fois que je le peux, à dégager un sens, un certain sens, de ces masses d’informations qui s’abattent sur nous matin, midi ou soir, où que l’on soit dans toutes les parties du monde !
        Dans le langage des spécialistes de la presse, on distingue entre deux genres de journaux : d’opinions, notamment les feuilles qui donnent en même que temps la nouvelle et son interprétation ; et enfin les journaux d’information qui vous livrent les faits et les événements bruts de décoffrage, comme on dit, ce qui signifie une information non dirigée, car c’est à chacun de se forger une opinion, rout en étant, si possible, ouvert à celle des autres…
        Mais la question qui se pose est la suivante : est-ce que chacun est en mesure de séparer la paille du grain, d’interpréter correctement des nouvelles qui ont parfois une charge émotionnelle très forte, même trop forte ? Ce n’est pas malheureusement pas sûr…
        Au Moyen Age qui ne connaissait ni l’école publique, ni la scolarité obligatoire, ni la démocratie et où savoir lire et écrire n’était pas le bien commun de tous, on ne se posait pas cette question : les sages de l’époque avaient érigé un mur hermétique entre les masses incultes et les rares élites appelées à diriger la cité et le pays… Un peu comme du temps de Platon.
    Les enseignements de Platon et de son successeur Aristote furent repris par les philosophes chrétiens, musulmans et juifs du Moyen Age qui décrétèrent l’interdiction de communiquer aux masses la vérité sur les mystères de l’univers. Et ce pour deux raisons : d’abord il n’était pas du tout évident qu’elles les comprissent et ensuite cela risquait de porter préjudice à leur foi et à l’image que leur religion entendait donner du monde…
        Nous n’en sommes plus là : mais la situation est restée la même en ce qui concerne l’aptitude ou l’inaptitude des gens à comprendre la masse d’informations qui leur assénée tous les matins dans les colonnes de journaux, les ondes radiophoniques et les canaux cathodiques… Je vérifie cette donnée incontournable chaque fois que la dame qui s’occupe de l’entretien me met au courant de ce qu’elle a vu ou entendu… Ce qui n’était alors qu’une hypothèse ou une conjecture ou même une supposition est pris pour de l’argent comptant ! Et pourtant ces petites gens sont admirables et touchantes.
        Comment obvier à cela, comment pallier ce manque ?  Seule l’éducation, l’enseignement peuvent y contribuer. Dans une lettre à un poète de ses amis, Edmond Rostand écrivait ceci :quand je vous lis, je respire mieux. Et c’est vrai, l’essence de la liberté se trouve dans l’intellect, un peu aussi dans la sensibilité, mais surtout dans l’esprit.  Grâce à son intellect l’homme franchit les barrières, dépasse l’espace où il se trouve parfois confiné… Il suffit de voir comment un bon livre de qualité, bien écrit, nous captive, nous transporte et comment nous enous en souvenons des décennies plus tard…
        Mon message est qu’il faut réfléchir sur l’information qu’on reçoit, mais pour y parvenir, il faut s’y préparer longuement… Et comment ? En lisant de la bonne littérature, de grands auteurs, de grandes idées, de grands philosophes. On se rend alors compte que les nouvelles de la veille ou de l’avant-veille servent, quelques jours plus tard, à emballer le poisson sur la place du marché, alors que les lignes de Socrate, Platon, Aristote, Descartes, et de tant d’autres demeurent telles des étoiles impérissables au firmament de la pensée humaine.
     

  • E PAS FATIDIQUE DE LA RUSSIE…

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    LE PAS FATIDIQUE DE LA RUSSIE…
        Le décret signé par le président Medvedev portant reconnaissance de l’indépendance (pour ne pas dire l’annexion) de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie ne veut rien dire au plan du droit international. En revanche, du point de vue des relations internationales et de l’intangibilité des frontières, sa signification est énorme. C’est la première fois, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, qu’une puissance de la taille de la Russie se permet un tel passe droit, un déni de justice et une violation des lois internationales.
        Sait-on simplement à combien se monte la population cumulée de ces deux provinces dissidentes ? Quelques centaines de milliers d’âmes avec presque 10% d’hommes en armes, de soldats russes pour les protéger, pour garantir leur indépendance.
        La direction russe retrouve les réflexes de l’ancienne tyrannie soviétique qui annexa la Carélie, arrachée la Finlande, qui avait choisi le mauvais camp, en arguant que c’était là la volonté populaire de se rattacher à la mère patrie socialiste. J’ai beaucoup fréquenté la Finlande et je me souviens de vieux Finlandais qui m’avaient raconté cette histoire. M’étant rendu à Tallinn en Estonie en bateau, j’avais discuté avec des étudiants nationalistes qui narrèrent la même histoire : des assemblées réunies sous la terreur des armes par les soldats soviétiques qui disent leur volonté de rejoindre, à leur tour, la mère patrie soviétique. Et le tour est joué.
        On pensait naïvement que ces mœurs appartenaient au passé, un passé révolu. Et voici que nous vivons une sorte de remake fort désagréable. On imagine ce que doivent ressentir les Ukrainiens, les Polonais et tant d’autres qui ont une frontière commune avec la Russie.
        C’est Staline, pourtant lui-même géorgien, qui avait délimité les frontières de manière telle qu’une séparation qu’il n’avait jamais envisagée, n’aurait pu se produire qu’avec d’infinis bouleversements. C’est donc l’héritage stalinien que nous voyons renaître sous nos yeux.
        Si l’on veut éviter la guerre il faut privilégier la voie diplomatique : nous saurons bien ramener les néo-soviétiques à la raison. Sans drame ni violence.

  • LE MAIRE DE PARIS ABAT SES CARTES…

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    LE MAIRE DE PARIS ABAT SES CARTES…
        Ainsi donc le Maire de Paris a fini par abattre ses cartes : il se présente à la succession de François Hollande, premier Secrétaire du PS jusqu’en novembre. Oh, ce n’est pas vraiment une surprise. On savait bien que l’agenda semi-secret du Maire comportait plusieurs étapes bien programmées ; réélection à la Mairie de Paris, élection au fauteuil de Premier Secrétaire et ensuite candidature à la présidence de la République.
        Mais comme chacun sait, nul ne parvient ni ne parviendra à faire régner un minimum de discipline au sein du PS. ON se souvient de la mésaventure de Madame Royal, lâchée plus ou moins ouvertement par les siens… On se souvient aussi des trésors d’ingéniosité déployés par M. Hollande pour rester à son poste alors que sous sa direction le PS est devenu un véritable champ de ruines.
        On voit d’ici la belle empoignade qui va avoir lieu dans le parti de François Mitterrand. On n’a jamais assez rendu hommage à la droite pour son sens de la discipline : lorsque Jacques Chirac s’est porté à la tête du RPR puis de l’UMP, il avait réussi à faire place nette. Lorsque M. Sarkozy a pris la tête de l’UMP, nul autre ne s’est dressé sur sa route.
        On peut déjà citer six candidatures dont je tairais le nom par courtoisie. Le seul qui ait réussi à discipliner le PS et à le mener vers la victoire fut François Mitterrand. Le maire de Paris a-t-il réussir dans la concrétisation de ses projets ? C’est peu probable s’il reste au reste au PS…
     

  • LA France, LA GUERRE ET L’AFGHANISTAN

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    LA France, LA GUERRE ET L’AFGHANISTAN
        Le traumatisme de la mort des dix parachutistes français en Afghanistan est en train de céder et de laisser place à une analyse raisonnée où l’entendement l’emporte sur l’émotion légitime qui envahit le cœur e la nation française et où la compassion compréhensible a pris le pas sur toute autre chose.
        Le président de la République française a redit hier, lorsd ‘un hommage rendu aux victimes de Maillé, la nécessité de combattre, hier comme aujourd’hui, la barbarie moyenâgeuse des talibans. Hier, ce fut la barbarie nazie qui avait précipité les ténèbres dans le ciel européen ; aujourd’hui, c’est le terrorisme aveugle qui menace d’engloutir la civilisation et le progrès en arguant de je ne sais quel fondamentalisme religieux qui détruit plus qu’il ne construit ceux qui prétendent le servir.
    Nous avons vu hier une petite fille irakienne de 13 ans se rendre aux forces de police de Baqouba, non loin de Bagdad, en expliquant qu’elle refusait d’actionner sa ceinture d’explosifs…
        Seigneur, que les forces de la vie l’emportent enfin sur les puissances de la mort et les hiérarchies démoniaques du bras gauche÷ On se souvient qu’il y a peu les talibans avaient envoyé dans une base américaine des petits enfants ceints d’explosifs se faire exploser en faisant le plus de victimes possibles… Seigneur ! Que penser de ces fanatiques qui combattent prétendument en Ton  nom alors qu’ils n’ont même pas égard au fruit de leurs entrailles, considéré comme de la chair à canon dans un conflit où ces enfants ne  peuvent distinguer leur droite de leur gauche ?
    Dans la Bible, il est question des peuplades cananéennes offrant leur progéniture au Moloch, ce grand cheval de fer, chauffé à blanc et muni d’une ouverture par laquelle on introduisait les nouveaux-nés qu’on lui sacrifiait… Ainsi donc, on retomberait dans une barbarie qu’on croyait extirpée du cœur des hommes depuis plusieurs millénaires…
        Les problèmes auxquels les démocraties occidentales –dont la France-  font face en Afghanistan ne sont nullement comparables avec ce qui se passe dans l’ex Yougoslavie, en Afrique ou sur d‘autres théâtres d’opération. En Afghanistan, c’est une vraie guerre avec une ennemi implacable, engagé dans une géostratégie qui implique des enjeux mondiaux : on a appris récemment que les assassins des parachutistes n’étaient pas des talibans classiques, mais des gens rapatriés d’Irak et rompus aux attaques de guérilla… Leur modus operandi l’a largement prouvé et en plus ils étaient bien renseignés. Ce n’est pas par hasard qu’une colonne de parachutistes est attaquée par une centaine d’hommes qui l’encerclent systématiquement… Certes, les assaillants ont laissé plus de trente morts sur le terrain, mais tout de même ils étaient équipés de fusils à lunette servis par des tireurs d’élite… Ces hommes avaient déjà sévi en Irak avant d’être défaits par les Marines… Comment une telle concentration ennemie n’a pu être repérée par les forces de la coalition ?
        Il faut donc intégrer cette nouvelle donnée : la France est en guerre…
       
     

  • LA CONVENTION DEMOCRATE DE DENVER (COLORADO)

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    LA CONVENTION DEMOCRATE DE DENVER (COLORADO)
        Qui sera le futur président des USA en novembre 2008 ? L’interview de Christine Ockrent ce matin sur France 2 m’a inspiré quelques réflexions que j’aimerais vous soumettre.
    Selon l’ancienne éditorialiste de la chaîne publique française, le candidat noir du parti démocrate a franchi bien des obstacles mais doit en affronter tant d’autres. D’abord, ses origines qui sont plus complexes qu’on ne le pense. Car, contrairement à son épouse, une séduisante et attachante juriste, diplômée de Harvard, qui est une authentique afro-américaine, le sénateur Barack Obama est issu d’une union entre une femme blanche américaine et un Kenyan…  Et dans son livre qui vient de paraître, Me Ockrent nous explique que les noirs américains ne considèrent pas vraiment le sénateur démocrate comme un des leurs. Quant aux latino-américains, susceptibles de faire pencher la balance dans un sens ou dans un autre, ils seraient plus conservateurs qu’on ne le pense et seraient enclins à accorder leurs suffrages au candidat républicain, mieux assis et plus à l’aise dans le paysage politique américain… les nouveaux venus, les êtres accueillis de fraîche date dans une collectivité, recherchent la sécurité et la respectabilité ; et dans ce domaine, l’ancien héros de la guerre du Vietnam est irrattrapable…
        Il y a aussi les erreurs commis par le candidat démocrate, inconnu jusque là et peu à l’aise dans les débats économiques et de politique étrangère. Pour le conflit entre la Russie et la Géorgie, on ne peut pas dire qu’il ait fait des étincelles et sa tournée triomphale en Europe, notamment à Berlin, lui a valu quelques railleries assez incompréhensibles aux USA où l’on n’appréciait pas qu’il aille passer plus d’une semaine hors des frontières…
        Enfin, toujours selon Me Ockrent, il y a la question raciale qui est la plus importante : la vitalité de la démocratie américaine ira-t-elle jusqu’à  se donner un président comme Obama ? Là encore, il ne faut pas confondre l’être et la valeur, ce qui est, peut être et ce qui devrait être. Certains pensent que ce serait un formidable espoir, une grande ouverture, une perspective absolument nouvelle : c’est vrai. Mais est-ce suffisant pour que cela se réalise ? On dit vulgairement prendre ses désirs pour des réalités et les Américains ont même frappé une formule pour exprimer cette idée : wishfull thinking.
        Le candidat républicain risque fort de profiter de toutes ces hésitations pour gagner. Il y a de prime abord les séquelles de l’affrontement avec Me Clinton. Cela laisse des traces et tant de partisans démocrates n’oublieront jamais que le sénateur de l’Illinois a fait mordre la poussière à leur égérie qui n’a pas, quoiqu’elle en dise, digéré sa défaite… Or, une défaite de son rival lui ouvrirait de belles perspectives pour 2012 puisque l’âge du candidat républicain réduit ses espoirs de re-candidater à 75 ans révolus…
        Comme disent nos amis britanniques :wait and see.
     

  • UNE VENTE DE TABLEAUX AUX ENCHÈRES À DEAUVILLE

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    UNE VENTE  DE TABLEAUX AUX ENCHÈRES À DEAUVILLE
        La vie à deux impose parfois des concessions inhabituelles, même aux philosophes. J’ai donc accompagné ma meilleure moitié à une vente de tableaux. C’est la première fois que j’assistais à ce genre de spectacle car le commissaire-priseur, homme d’expérience et de savoir-faire, a mené rondement son affaire, attisant la curiosité de la salle, interpellant les uns et les autres, allant parfois vite, parfois lentement lorsque des acquéreurs (surtout russes) appellent de Moscou ou de la Côte d’Azur, ou plus simplement de l’hôtel Royal Barrière…
        J’ai vu partir le tableau de Léger (la femme ou la dame aux cactus) à plus de 250000 € ! Des gouaches , apparemment insignifiantes, ou des dessins de Picasso (notamment des peintures sur assiettes) à plusieurs milliers d’Euros… Je ne vous dis pas combien de fois les sommes données dépassaient mon salaire annuel…
        Mais ce qui m’a le plus frappé, voire même peiné, c’est de voir des tableaux de peintres jadis très en vogues, partir à 1000 € ou être tout simplement «faute d’enchères» ! O ! Fugacité de la célébrité et de la gloire de ce bas monde !
        Le commissaire-priseur que je connais et qui était si heureux d’avoir pour spectateur un philosophe m’a dit que lorsqu’il vend des yearlings, jamais aucun n’est retiré faute d’enchères. On achève bien les tableaux de grands peintres disparus, mais jamais les chevaux !
        Qu’on se le dise.

  • LA LIBÉRATION DE PRISONNIERS PALESTINIENS PAR ISRAÊL

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    LA LIBÉRATION DE PRISONNIERS PALESTINIENS PAR ISRAÊL
        Le gouvernement d’Ehoud Olmert a fini par élargir près de deux cents prisonniers palestiniens, proches du président Mahmoud Abbas afin, probablement de renforcer sa position et sa popularité au sein des Palestiniens, mais aussi et surtout afin de complaire aux Américains qui veulent parvenir à un accord avant la fin de l’année.
        Tout ce qui peut rapprocher les deux parties d’un accord de paix va dans la bonne direction, mais la question qui se pose avec insistance dans la presse et l’opinion israélienne est la suivante : Israël a-t-il bien fait de déroger à sa règle sacro-sainte de ne jamais relâcher des prisonniers ayant du sang sur les mains ? Israël l’a déjà fait avec l’assassin Samir Kountar lequel serait, semble-t-il, serait épié dans ses moindres faits et gestes pour le cas où il verserait de nouveau dans le terrorisme… Certes, lui comme le Palestinien libéré aujourd’hui, a passé près de trente années en prison. Leur peine était une peine de prison à vie…
        Sur un plan plus général, on est en droit de se demander sur cela va contribuer à abattre le mur de la haine et à pacifier la région. C’est peu probable. Voici pourquoi ; ayant passé quelques jours dans un grand établissement de la Côte, j’ai pu écouter plusieurs chaînes arabes, et notamment al-Zaria et al-Arabia. La couverture par ces chaînes des événements en Israël et en Palestine est curieuse ; elles s’y attardent pendant des heures, donnent la parole à des extrémistes qui déversent leur haine de tout ce qui est sioniste et israélien et renforcent le sentiment de malheur et d’injustice qui s’enracinent dans le cœur des masses arabes partout dans le monde…
        Il n’est pas étonnant alors que ceux sui sèment le vent récoltent la tempête. Cela se dit même en arabe, aladi yazra’ou al-hawa yahasdou el-reh…