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  • E CONGRÈS DE VERSAILLE ET LA RÉFORME CONSTITUTIONNELLE…

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    LE CONGRÈS DE VERSAILLE ET LA RÉFORME CONSTITUTIONNELLE…
        Conformément à ses promesses, Nicolas Sarkozy s’apprête à soumettre son projet de réforme constitutionnelle au parlement réuni en congrès à Versailles le lundi 21 juillet. Dans très peu de jours. Et l’adoption ou le rejet devrait se jouer à trois ou quatre voix près…
        Comment se présentent les choses ? Cette constitution voulue par le général de Gaulle à une époque où les Français étaient littéralement ingouvernables, requérait un pouvoir exécutif fort, avec une stabilité ministérielle reconnue. Il fallut donc donner à l’exécutif les instruments du pouvoir et de la puissance : e.g. l’article 16 (on en a parlé en mai 68) l’article 49.3, le droit de dissolution etc… Tout ceci a duré un bon demi siècle…
        Mais la France de 2008 n’a plus rien à voir avec celle de 1958, sortie de l’Indochine, et du Maroc, mais empêtrée dans les opérations de maintien de l’ordre en Algérie, etc… Aujourd’hui, la France est apaisée, en paix avec elle-même, si l’on excepte toutefois les grèves et les conflits du travail. En bref, la nouvelle société si chère à Jacques Chaban-Delmas, a remplacé la société bloquée si décriée jadis par Jacques Delors.
        Le nouveau président a donc décidé de rééquilibrer les pouvoirs de l’exécutif et du législatif : le parlement aura le droit de définir son ordre du jour, le président accordera un droit de réponse à l’opposition, certaines nominations hautement sensibles seront surveillées par les deux pouvoirs etc…
        Et c’est là que l’esprit partisan vient contredire aux intérêts supérieurs de la nation : l’opposition, le PS en tête, menace de faire échouer l’entreprise à la seule fin d’infliger un camouflet  au président. Le PS qui réclamait depuis un demi siècle à cor et cris cette réforme, confirme sa volonté de voter contre ! On croit rêver… Les Français ont tout de même le droit de demander des comptes aux partis lorsque ceux-ci placent leurs intérêts partisans au-dessus de ceux de la nation. Et ils risquent de s’en souvenir lors des prochaines élections.
        La dernière tentative du Président, dans une interview au journal Le Monde, se révèlera payante puisque les radicaux de gauche vont voter pour tandis qu’au moins 17 socialistes –dont Jack Lang) vont voter pour…
        Réponse le 21 juillet et on espère que les réformes se poursuivront en France.

  • TAXER TOTAL ?

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    TAXER TOTAL ?
        Décidément, Madame ROYAL ne sait plus comment faire pour rebondir. autant nous compatissons pour les cambriolages successifs de son appartement de Boulogne s/ Seine, sans admettre les mises en cause qu’elle a cru devoir proférer sans preuves, autan son vœu de voir taxer l’industriel pétrolier Total est incompréhensible…
        Sans chercher à faire injure à la dame du PS, nous rappellerons que Total ne réalise que 10% de ses bénéfices en France, le reste est réalisé à l’étranger. Par ailleurs, si on agissait contre eux, la direction délocaliserait à Londres, Genève ou Bruxelles en deux secondes… Ne le sait-elle pas ? Ou fait-elle semblant de ne pas le savoir afin de flatter cet esprit si typiquement français qui consiste à dire que pour résoudre les problèmes, il suffit de prendre l’argent là où il est… chez les riches !
        On croyait cette mentalité définitivement disparue et la voici qui réapparaît !  Etrange, étrange ! A chacune sa façon de préparer le prochain congrès du PS.
     

  • LES DEUX SOLDATS ISRAELIENS DU HEZBOLLAH SONT MORTS…

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    LES DEUX SOLDATS ISRAELIENS DU HEZBOLLAH SONT MORTS…
        C’est une erreur tragique qu’a commise le Hezbollah en rendant à Israël deux cercueils  des soldats Réguev et Goldwasser. On se souvient des faits : à la suite d’une attaque à la frontière d’Israël avec le Liban, il y a deux ans, le Hezbollah qui se conduit comme un état dans l’Etat avait attaqué une patrouille israélienne, tué six soldats israéliens et en avaient capturé deux autres, dont l’un, nous dit-on, était gravement blessé. S’engagea alors une guerre aérienne et par la suite terrestre de plusieurs semaines qui ne permit pas de retrouver les deux captifs, lesquels avaient probablement été exfiltrés vers un pays voisin.
        Fidèle aux valeurs juives qui remontent presque à la seconde destruction du Temple de Jérusalem vers 68/70 de notre ère, le gouvernement israélien avait engagé de difficiles négociations avec le Hezbollah par l’intermédiaire d’agents allemands. Lesquels ont permis de finaliser l’accord d’aujourd’hui.
        Deux années durant, toute l’opinion publique israélienne avait vécu au rythme de ces négociations. Les Israéliens, héritiers de valeurs bibliques presque trois fois millénaires ont toujours voulu délivrer leurs captisf aux mains de l’ennemi et -, à défaut de les retrouver vivants, tiennent à leur donner une sépulture juive afin que ceux qui, au péril de leur vie, sont allés défendre leur pays puissent au moins y reposer pour l’éternité.
        Israël a don remis près de deux cents dépouilles au Liban ainsi que cinq prisonniers vivants, dont l’assassin Samir Kountar, responsable de  la mort de quatre personnes dont une fillette de deux ans et demi qu’il tua de ses mains. Et cet homme va être reçu comme un héros par le nouveau président libanais à Beyrouth.
        On devine les sentiments éprouvés par tous ceux qui, de par le monde, abritent encore en eux une parcelle d’humanité. Mais il ne faut pas s’émouvoiir de la bestialité et de la cruauté de certains. Certes, la peine est grande mais ce qui compte, c’est ce qui va se passer dans les prochains jours. Le gouvernement israélien l’a montré par le passé, il n’oubliera pas. Il n’oubliera pas cette insupportable attente des familles, impatientes de savoir si leurs proches étaient en vie ou non. 
        Décidément, ce n’est pas demain que cette région du monde connaîtra le clame et la paix. Mais je terminerai cette note par deux citations, l’une biblique et l’autre, issue de la sagesse populaire allemande :
    Les fils s’en retourneront chez eux (we-shawu banim li-gevoulam) Jérémie 31 ; 16. La seconde : Gottes Mühlen mahlen langsam, langsma aber fein
     

  • LA BELGIQUE, AU BORD DE L’ÉCLATEMENT ?

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    LA BELGIQUE, AU BORD DE L’ÉCLATEMENT ?
        Ce qui se passe chez nos amis belges ne laisse pas d’inquiéter. Ces oppositions de plus en plus vives entre Flamands et Wallons, prennent une tournure de plus en plus préoccupante. Quand j’étais jeune, j’avais un jour demandé au professeur d’histoire-géographie pour quelle raison on parlait du roi des Belges et non de Belgique… Elle me répondit que cela tenait au rapprochement, pas toujours aisé, de populations, de langues et de cultures bien différentes.
        La situation n’a pas changé depuis et justifie pleinement le titre porté par le monarque. Des disparités économiques, des différences de sensibilité et une volonté de plus en plus affirmée de vivre sa vie animent les deux parties antagonistes. Au point qu’après de longs mois passés sans gouvernement, le premier ministre en charge fait lui aussi un constat d’échec au terme d’un courageux travail de cent vingt jours…
        Il est assez incroyable que la classe politique belge ne parvienne pas à s’entendre pour gouverner l’un des pays les plus avancés d’Europe, qui abrite le centre nerveux de l’Union Européenne et tant d’autres institutions européennes ou internationales.
        On m’a récemment raconté l’histoire suivante : une violente manifestation se déroule en plein Bruxelles et les forces de l’ordre réussissent enfin à séparer les Wallons et les Flamands qui menaçaient d’en venir aux mains. Les policiers crient alors : les Flamands à droite et les Wallons à gauche. C’est alors qu’un groupe de juifs religieux, grands chapeaux sur la tête et longue redingote noire sur le corps, s’adressent ainsi aux policiers : et nous, les Belges, on se met où ?

  • DE PARIS SORTIRONT DES PAROLES DE PAIX …

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    DE PARIS SORTIRONT DES PAROLES DE PAIX …
        En quelques heures, le président de la République française aura fait oublier l’Euromed. Les difficultés qui paraissaient jadis insurmontables en raison, principalement, du conflit israélo-arabe semblent aujourd’hui presque aplanies. En tout cas, suffisamment pour permettre la tenue de ce sommet qui jette les bases d’un fructueux dialogue entre le Nord et le Sud. La diplomatie française, aiguillonnée par le chef de l’Etat en personne et par ses conseillers les plus proches, a réalisé un tour de forcer dont on croyait les Américains seuls en mesure de le faire.
    Certes, le projet initial, qui faisait la part belle à Paris et au président, fut sérieusement revu et corrigé par la chancelière allemande qui en a élargi les dimensions et transformé de fond en comble l’objectif : tous les Etats de l’Union, qu’ils soient ou non bordés par la Méditerranée, doivent en faire partie, surtout si ce sont des fonds européens qui seront mis à contribution pour le financer… On peut dire aussi que nous n’avons vu hier et aujourd’hui que des images et des symboles et que tout reste à faire ! Laissons cela à des esprits chagrins, plus prompts à s’inquiéter de l’avenir qu’à savourer le présent. Et celui-ci laisse bien augurer de ce qui va suivre … On pourrait aussi se faire l’écho de quelques tensions, au sein même du gouvernement, nées de la crainte de voir l’Allemagne  se rebiffer… Nicolas Sarkozy a intelligemment repris les observations de nos voisins allemands et le sommet a bien eu lieu.
    Le chef de l’Etat français et son homologue égyptien Husni Moubarak ont admirablement bien joué leurs rôles respectifs : le chef d’Etat en tant qu’hôte et le président égyptien en affirmant haut et fort dans son discours de clôture que tous les Etats de la région devront, en fin de compte, entretenir des relations diplomatiques avec Israël… … Il y a quelques années, c’eût été impensable et cette même Egypte avait été mise au ban de la Ligue arabe en raison de la signture d’une paix séparée avec l’Etat hébreu. Tant d’eau a coulé, depuis, sous les ponts de la Seine. Ce conseil aurait eu moins d’impact s’il avait été formulé par le roi du Maroc qui n’a pas fait le voyage, comme le colonel Khaddafi, mais  pour des raisons très différentes…
    Sans chercher à donner de l’événement une interprétation théologique ou religieuse, on peut relever un halo de messianisme sécularisé qui perce sous  ce projet d’union de la Méditerranée. Car derrière les projets de coopération, d’échanges de toutes sortes, on voit apparaître avec le plus de netteté une vision de paix et de fraternité retrouvée. L’Orient et l’Occident, l’Europe et l’Afrique, jadis si opposés, acceptent, après s’être tant combattus, de mettre de côté leurs divergences (et elle sont nombreuses) pour entendre des paroles de paix et de réconciliation.
    Quoi de plus élémentaire que de chercher à unir les deux rives d’un même fleuve, d’une même mer… Mais la prouesse la plus audacieuse et donc la plus risquée, tient en un mot : la Syrie ! Quand on pense que ce régime baasiste était jusqu’ici isolé sur la scène internationale, prisonnier d’une véritable quarantaine , poursuivait des projets dangereux et interdits par la légalité internationale ! Et voici que son chef a sa place à la tribune d’honneur du défilé militaire du 14 juillet ! Quand on pense aussi que ce chef d’Etat se retrouve autour de la même table que le Premier Ministre israélien dont les chasseurs bombardiers ont récemment pulvérisé un site militaire douteux dans son pays! Les Arabes, il n y a pas si longtemps, se montraient plus vindicatifs…
    Si le conflit israélo-palestinien a connu, grâce à ce sommet, une promesse de détente bienvenue, Ehoud Olmert promettant d’élargir des prisonniers palestiniens et Nicolas Sarkozy évoquant la libération du soldat franco-israélien Gilad Schalit, ce sommet a aussi permis des rapprochements inter arabes ; c’est dire si la rencontre a été préparée avec un très grand soin. Même l’idée de placer cette rencontre juste avant le défilé militaire du 14 juillet n’est pas dépourvue d’une charge symbolique forte ; les armes, enfin au service de la paix, défilant devant quelques dizaines de chefs d’Etat dont certains sont en guette depuis des décennies…
    Profitant de ces rapprochements inter-arabes, les président syrien et libanais se sont rencontrés et ont enfin décidé d’échanger des ambassadeur. Le président libanais a même prévu de se rendre en Syrie avant la fin du mois de septembre. La Syrie encore et toujours ! Ce serait elle la grande bénéficiaire du sommet de Paris. Les fastes de l’accueil et les gains politiques et économiques mis en perspective par cette rencontre devraient l’éloigner d’un allié iranien de circonstance, incommode et gênant. Et à moins que toute ne trompe ou qu’il n’ait aucune liberté de manœuvre, le président syrien semble avoir compris, lors de son interview sur France 2 hier soir,  qu’il avait tout à y gagner : le projet auquel on veut l’associer rappelle aux riverains de la plus belle mer du monde qu’ils respirent le même air, se nourrissent des mêmes cultures et participent d’une même histoire, celle qui a vu s’édifier une grande civilisation.
    On a dit qu’il ne peut pas y avoir de guerre contre Israël sans l’Egypte. On peut aussi dire qu’il ne peut pas y avoir de paix sans la Syrie. Alors que des paroles de paix sortent de Paris…
       

     

  • ALCOOLISME ET JEUNESSE…

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    ALCOOLISME ET JEUNESSE…
        L’été ne bat pas encore son plein que déjà, sur les routes, les accidents sont légion. Et souvent des jeunes, pris de boissons, sont impliqués. Ce sont eux, hélas, qui paient le plus lourd tribut à ce fléau de notre temps. Les accidents de la route sont, certes, inévitables, mais ne constituent pas pour autant une fatalité. Lorsque commencent les longues vacances avec d’interminables traversées du pays, en long et en large, par des touristes ou des nationaux, le risque s’accroît d’autant plus que chacun est pressé de rejoindre son lieu de villégiature. Mais ce n’est pas là le plus important car tous les conducteurs ne sont pas jeunes ni imbibés d’alcool. La question qui se pose à nous intéresse le sociologue plus que le philosophe : pourquoi les jeunes, pleins de vie et d’espoir, qui ont l’existence devant eux, se jettent sur les boissons alcoolisées au point de sombrer dans des comas éthyliques ?
        C’est un véritable malaise dans la culture et la civilisation auquel nous sommes confrontés. Oui, pourquoi les jeunes se suicident-ils donc soit au goulot d’une bouteille soit au volant d’une voiture ?
        Ce malaise, ce mal-vivre, s’originent peut-être d’une difficulté à exister dans un univers de plus en plus difficile, de plus en plus complexe et où les valeurs n’existent pratiquement plus. Prenons l’exemple des familles éclatées ou recomposées : avons nous pris la mesure de ce que signifient pour de jeunes enfants les divorces de leurs parents, les infidélités, les violences conjugales, le drame du chômage etc… ? Eprouvons nous ce qu’éprouvent des enfants quand ils voient leurs pères ou leurs mères cohabiter avec d’autres partenaires, alors qu’eux n’aspirent qu’à une chose ; reconstruire le nid familial, la chaleur du foyer qui les a vus naître ?
    Comment se fait-il que des jeunes diplômés de grandes écoles participent à des soirées où la palme revient à celui ou à celle qui boit le plus ? On boit forcément pour quelque chose, pour quelque raison… Pour oublier peut-être les réalités d’une existence sordide, éloigner de soi des frustrations sociales ou culturelles…  Mais en agissant ainsi, la seule chose que l’on réussit à faire, c’est de se rapprocher de la mort.
        N’avons nous pas d’autre idéal à proposer à la jeunesse qui prendra notre place et dirigera les affaires comme nos aînés le font aujourd’hui ? J’en parle ce matin parce que la ministre française de la santé a annoncé une série de mesures visant à protéger les enfants et les jeunes des ravages de l’alcool. Seront-elles suffisantes, ces mesures ? Au moment où la consommation de vin baisse en moyenne en France, on constate, d’autre part, l’arrivée de pratiques qui consistent au contraire à boire jusqu’en être ivre mort. Et si l’on se relève d’une cuite, quand on meurt, on est mort pour toujours.
        Les interdictions sont nécessaires, mais il faut un autre volet culturel et sociologique qui intègre les jeunes, leur facilite la vie et les comprenne mieux. Ma démarche se défend d’être laxiste. L’univers des jeunes n’est pas celui de jeunes adultes. C’est un autre univers, à part. Avec ses craintes et ses désirs, ses espoirs et ses déceptions. Sachons en être dignes.

  • PARIS, CAPITALE DE LA MEDITERRANEE…

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    PARIS, CAPITALE DE LA MEDITERRANEE…
        En tout juste un an, le président Sarkozy aura réussi un véritable coup de maître. Si rien ne vient troubler l’ordonnancement du sommet Europe-Méditerranée, et si le défilé du 14 juillet se passe bien , comme c’est toujours le cas, on pourra alors dire que le nouveau chef de l’Etat français a réussi, là où aucun de ses prédécesseurs ne s’était risqué : réunir à une même tribune, autour d’une même table, les ennemis d’hier, Israël et les Etats arabes ou musulmans, riverains de la Méditerranée…
        C’est vrai que les jeux de la politique internationale sont imprévisibles et parfois même cruels. L’histoire est pleine d’exemples où les monstres froids se sont dépassés en duplicité et en faux semblants. Mais, d’un autre côté, qui ne tente rien n’a rien, qui se contente de cheminer sur la plaine, dans les sentiers battus, au lieu de s’aventurer dans les sentiers escarpés et dangereux, ne récoltera que ce qu’il aura semé : peu de choses. Nicolas Sarkozy voulait faire bouger les lignes en France, il le fait aussi à l’extérieur.
        Certes, la presse française du Monde au Figaro ne cache pas ses appréhensions : deux textes assez longs dans le premier, un éditorial de deux journalistes et une tribune libre d’Antoine Basbous, et un texte d’Alexandre Adler dans le second.  La tonalité des trois textes est empreinte d’un scepticisme plus ou moins affirmé. C’est le cas du journaliste d’origine libanaise qui ne mâche pas ses mots et a raison dans l’ensemble… Sauf qu’on peut tout faire avec du ressentiment, à part une politique !
        Essayons de voir l’aspect positif : 44 chefs d’Etat ou de gouvernement présents à Paris qui devient non seulement capitale méditerranéenne mais métropole mondiale… Quel brassage de cultures, de mentalités, d’opinions et de tant d’autres choses… en 48 ou 72 heures !
        Certes, il manque le colonel libyen mais il n’est pas sûr que ses frères arabes regretteront vraiment cette absence au fond d’eux-mêmes… Il y a aussi les réserves des régimes arabes modérés, Egypte et Arabie Saoudite en tête, furieux de la vedette accordée à Bachar el-Assad …
        Attendons et voyons : la grâce effleurera peut-être  les ennemis d’hier et leur montrera qu’il vaut mieux s’entendre que de rester des monstres froids… C’est un pari sur l’avenir. Prions pour qu’il soit tenu dans les meilleures conditions !
     

  • BERNARD TAPIE : UNE VICTOIRE, SALAIRE DE LA PERSÉVÉRANCE ET DU COURAGE

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    BERNARD TAPIE : UNE VICTOIRE, SALAIRE DE LA PERSÉVÉRANCE ET DU COURAGE
        Au terme d’un combat juridique acharné, Bernard TAPIE, personnalité atypique et si peu française, a fini par gagner. Beaucoup auraient, à sa place, succombé aux coups et aux trahisons. De quoi s’agit-il ?  Je ne retrace toute la vie de l’homme depuis ses débuts comme repreneur d’entreprises en difficulté pour accéder enfin aux dorures des ministères, je m’en tiendrai aux péripéties entourant l’achat d’Adidas et à sa vente au Crédit Lyonnais. Bernard Tapie avait acheté cette prestigieuse entreprise qu’il revendre à sa banque à laquelle il ne pouvait plus rembourser ses emprunts. Celle-ci la revendit en réalisant un juteux profit, ce qui fit penser Bernard Tapie que sa banque l’avait grugé. D’où le procès qui dura 14 ans et qui n’était en réalité que la partie visible de l’iceberg.
        J’espère ne choquer personne en disant que Bernard Tapie n’est pas exactement un enfant de chœur, mais il a dû, dans le milieu où il évoluait, se prémunir contre les attaques et se conduire comme les autres prédateurs, faute de quoi vous devenez une proie facile. Grâce à uns instance arbitrale composée d’éminents personnalités il obtient gain de cause : 282 millions € dont plus de 200 iront dans les caisses de l’Etat et des créanciers de l’ancien homme d’affaires.
        Il va enfin pouvoir souffler ! On pourrait faire un film de sa vie. Un homme, parti de rien, monte un petit empire, devient ministre, de la ville notamment, séduit le président de la République de l’époque, François Mitterrand qui n’était pas un naïf… Cette ascension qui donne le vertige donne aussi de l’urticaire à certains hiérarques socialistes qui pensent déjà à l’après-Mitterrand  et voient en Tapie une comète qui se rapproche dangereusement de la terre. En d’autres termes, si l’homme n’avait pas mêlé la médiatisation dont il raffolait (club de foot-ball,  politique) aux affaires, il se serait épargné bien des déconvenues.
        Un hommage particulier doit être rendu à sa famille, et notamment à son épouse qui brillait par sa discrétion, son indéfectible soutien à un mari éprouvé par la vie et abandonné de tous ceux qu’i l’entouraient du temps où tout lui souriait. Tapie reconnaîtra que cet amour a adouci pour lui des hsures particulièrement amères. Un vieux dicton africain implore D- de nous épargner les épreuves mais ajoute, fataliste, que chaque épreuve rencontrée nous rend plus intelligents….
        Mais on ne se refait pas à cet âge. Cet homme a payé ses fautes à la société : de ministre il était devenu un pestiféré. Aujourd’hui, c’est un homme libre et libéré, il retrouve tous ses droits.
    C’est bien. En France, ce n’est pas comme en Amérique, où ce genre de choses arrive souvent. Souhaitons à B.T. de faire les meilleurs choix possibles et surtout d’être plus prudents. Et toujours entreprenant. Bon été. Le premeir sans soucis depuis 14 ans !

  • LE BLUFF IRANIEN POURRAIT COÜTER CHER À AHMANINDEDJAD…

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    LE BLUFF IRANIEN POURRAIT COÜTER CHER À AHMANINDEDJAD…
        Sur LCI, hier soir, j’ai suivi l’émission de Vincent Hervouette Ainsi va le monde. Il y exhibait des photos truquées par le gouvernement iranien, concernant le tir de missiles, pouvant aller jusqu’à 2000 Km, c’est à dire bien au-delà de Tel Aviv. On s’aperçoit donc que les gesticulations de l’Iranien sont plus verbales que réelles. Mais c’est là que le bât blesse ! Les Israéliens et la Ve flotte américaine ne l’entendent pas de la même oreille. Pour les USA et l’Etat juif, l’Iran a proféré des menaces de manière réitérées, relayées par des religieux parlant de «mettre le feu à Tel Aviv et à la flotte américaine…»
        Dans certaines cultures, les paroles tiennent souvent lieu d’actions. Le problème est que ceux qui se sentent menacés par elles, pourraient réagir autrement que verbalement. Et nous serions entraînés dans une spirale de violence incontrôlable…
        Mais, au fond, pourquoi le président iranien se lance-t-il dans cette croisade verbale ? Que lui a donc fait Israël qui avait, avant son avènement, formé bien des cadres civils et militaires de son pays ? Quel différend oppose son pays à Israël ? Enfin, comment un tel pays peut-il proférer des menaces à l’égard de l’hyper-puissance amériaicne qui a conquis tout l’Irak et qui a aux frontières irako-ianiennes un certain nombre de divisions blindées et d’avions de combat ?
        Cette nervosité s’explique certainement par la peur panique qui s’est emparée de certains milieux dirigeants de Téhéran qui veillent à ce que l’on distingue nettement du président actuel…  Les rodomontades visent à se redonner du courage à soi-même, en voyant que l’on s’est soi- même mis dans une situation intenable.
        Voyons le scénario suivant qui circule et dont on espère qu’il ne se réalisera pas : plus de cinq cents avions de combats américains sont positionnés à moins d’une demi heure de vol du pays perse, sans compter la flotte de combat aérien de l’Etat hébreu… Il y a encore des gens sensés en Iran et notamment les religieux qui sont rompus aux subtilités exégétiques. Et eux, ont cormpris le message. 
        C’est pourquoi, il ne m’étonnerait point que le gouvernement amorce une sorte de revirement dont seule la mentalité persane a le secret : un mouvement qui reviendrait à dire que l’Iran n’a jamais eu d’intentions belliqueuses, qu’il ne veut détruire personne, que l’on peut venir inspecter tous les sites, connus ou encore secrets… En latin, langue héritière de la pensée aristotélicienne qui distingue vraiment l’identité de la contradiction ( un égal un et deux n’est pas égal à un) on nomme cela contradictio in adjecto… Ce n’est pas pareil partout. Pourtant, l’Evangile nous recommande lui aussi d’appliquer la règle ; que votre oui soit un oui et votre non un non… Vaste programme qui brille par son optimisme sinon par sa naïveté.
        Certains amis internautes vont bondir au ciel ne lisant cela. Nous verrons bien. En Occident on ne comprend pas bien l’Orient. Je donnerai un exemple, tiré de l’extrême orient : lorsque les amiraux et généraux japonais sont venus signer l’acte de capitulation de leur pays devant Mac Arthur, les Américains ont été médusés de voir que leurs ennemis riaient en signant. Ils ne comprirent pas car pour eux, le rire ou le sourire expriment la joie et l’allégresse.
        Pour les Japonais, ce rire là exprimait la grande et douloureuse sensation d’une cuisante défaire. D’où la nécessité de bien connaître les civilisations. Surtout l’iranienne qui a tant donné à la culture universelle.

  • LE DEPART DE PATRICK POIVRE D’ARVOR : SALUT, L’ARTISTE (II)

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    LE DEPART DE PATRICK POIVRE D’ARVOR : SALUT, L’ARTISTE (II)
        Ce fut hier soir sur TF1 un moment de grande émotion, certes, contenue, mais parfaitement perceptible. Un journaliste, de qualité, égal à lui-même, présentant un journal télévisé dont il savait pertinemment qu’il serait le dernier, après près de 21 ans de bons et loyaux services… Nous ne perdrons pas de temps à chercher d’introuvables motifs  à cette soudaine disgrâce. Mais ce n’est pas la première fois. Souvenons nous d’Yves Mourousi qui avait lui aussi connu une incroyable longévité et qui s’était un jour conduit de manière inattendue. Peu de temps après, il disparut des petites lucarnes et mourut, victime d’une cruel cancer…
        Le monde de la télévision est cruel, comment les autres univers des autres professions. Le salut consiste à savoir que les projecteurs s’éteindront avec la même rapidité que lorsqu’ils furent allumés… C’est un monde virtuel, onirique, inconsistant, dans lequel il ne faut mettre le pied qu’avec une grande circonspection…
        PPDA se reconvertira, il rebondira, il l’a dit : c’est un au revoir. Nous lui souhaitons bonne chance pour sa vie personnelle comme pour sa nouvelle carrière.