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  • LE SPECTRE DE LA FAMINE…

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      LE SPECTRE DE LA FAMINE…
    Qui l’eût cru ? Qui aurait pu prédire que nous serions, en ce début de troisième millénaire, préoccupés par un problème que l’on croyait définitivement éloigné de nous, la faim ? La réunion internationale qui se tient ces jours ci à Rome au sommet de la FAO vient nous rappeler avec brutalité l’actualité de ce problème. Ce sont toujours les mêmes Etats qui souffrent de pénurie, de la paucité des ressources et de la malgouvernanace.
    Comment agir pour sauver l’Afrique puisque c’est elle principalement qui est menacée ?  Ce continent doit se prendre en main de manière plus énergique et mieux réguler ses économies. On ne peut plus le prendre en charge alors que tous ces Etats africains ont accédé à l’indépendance depuis des décennies.
    Le Président Sarkozy a eu raison de dire à Rome que les Etats en questions doivent s’équiper pour assurer leur auto-suffisance alimentaire… Est-ce un vœu pieux ou un objectif réaliste ? L’avenir nous le dira…
    Mais tout de même ! Lorsque l’on voit des Etats riches en matières premières ne même pas offrir de l’eau potable à la totalité de leur population, on s’interroge ! Lorsque des instances internationales se voient contraintes de prélever un pourcentage de la manne pétrolière ou autre afin d’être certaines qu’elle au moins ne sera pas détournée, on se frotte les yeux tant on a de la peine à y croire. Et je laisse de côté l’enrichissement scandaleux de certains dirigeants (pas tous), certaines ambassades ou d’autres signes extérieurs de richesse là où les populations manquent du strict nécessaire.…
    Je crois que l’Afrique est un continent d’avenir, qu’elle peut s’en sortir si elle se donne des règles strictes de bonne gouvernance et de saine démocratie. Mais en tout état de cause, et même si ces efforts ne sont pas fournis en temps et en heure, il faut aider les Africains à vivre et à travailler chez eux.

     

  • MARIAGE ET VIRGINITE…

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    MARIAGE ET VIRGINITE…
        Cette affaire d’annulation d’un mariage au motif que la mariée n’était plus une fille fait couler beaucoup d’encre… Elle pose beaucoup de problèmes et de questions qui sont d’ordre différent. D’abord, il y a la décision du juge de première instance qui fit connaître l’affaire et lui assura une publicité dont les parties se seraient, je pense, bien passées. Si je laisse cet aspect de côté, c’est par respect à l’égard des juges et aussi parce que cette décision ne restera pas telle quelle dans les mois à venir.  Mais c’est aussi en vue de libérer la jeune femme d’un lien conjugal qui n’avait pas d’avenir et en raison de conceptions philosophiques et religieuses radicalement différentes des deux parties contractantes. Donc d’une impossibilité d’une vie en commun.
        Je m’en tiendrai à l’approche du philosophe qui tente de comprendre  (sans avoir à justifier ni à excuser, ni même à approuver) et à éclairer l’arrière-plan de toute cette controverse : que recouvre cette exigence ou cette volonté d’épouser une jeune fille qui n’est pas encore femme, c’est-à-dire qui est encore vierge ?
        Il n’a échappé à personne que les deux parties sont de religion islamique et l’on sait que les sociétés musulmanes, axées autour du régime patriarcal, ne  donnent pas à la femme un immense rôle dans la conduite du foyer ni dans les grandes décisions du couple, C’est toute la civilisation sémitique (Juifs, Musulmans etc) qui tient à accorder à la femme un statut inférieur à celui de l’homme. Pourquoi ? Parce que, à leurs yeux,  la perte de la virginité hors le cadre du mariage est synonyme de débauche… On pourrait dire qu’en deux mille ans d’histoire, la culture et la civilisation (surtout européennes), les mœurs ont radicalement changé, que la femme a les mêmes droits que l’homme, et surtout que la découverte de la psychanalyse a montré que la sexualité assumée, vécue harmonieusement, est indispensable à l’équilibre de l’être…
        Mais ces conquêtes semblent s’arrêter au seuil de certaines cultures et de certaines religions. D’où provient cette réserve qui peut paraître légitime aux yeux de certains ? Dans la Bible hébraïque, par exemple, on stipule que les Aaronides, c’est-à-dire les descendants de la caste sacerdotale, i.e. les prêtres chargés du service au Temple de Jérusalem, ne peuvent pas épouser de femmes prostituées, de mauvaise moralité, ils doivent se marier avec «une femme qui a son hymen» (isha bi-betuléha), ce qui veut dire une jeune fille vierge.  Et on connaît les interminables controverses exégétiques qui opposèrent Juifs et Chrétiens au sujet des termes bibliques de betula et de na’ara ou de ‘alma, trois termes censés dénoter la virginité.
        Si la dignité de la prêtrise semble indiquer de façon claire que c’est là une condition sine qua non, le texte ne dispose pas de même pour le reste de l’humanité. Et que je sache, le judaïsme et l’islam n’interdisent pas d’épouser une veuve ou une femme divorcée. En revanche, le christianisme qui n’accepte pas le divorce au motif que le mariage est un sacrement, n’interdit nullement d’épouser une veuve… Ce qui eo ipso, limite sévèrement l’importance accordée à l’hymen. Pour être plus précis, on rappellera le rôle éminent accordée à la <Vierge Marie, dite «Mère de Dieu», la seule personne ( avec son fils) à avoir été soustraite au péché originel grâce à ce miracle nommé par la théologie catholique l’>Immaculée Conception.
        Mais aujourd’hui, au regard des us et coutumes des sociétés modernes, comment invoquer un manquement à la parole donnée, à la certitude d’avoir affaire à une vierge, pour faire annuler un mariage ? A une époque, où les hommes et les femmes sont libres de façonner leur existence à leur guise, on s’étonnera de voir cette condition érigée en dogme intangible… La virginité a peut-être, jadis, été exigée car elle garantissait la bonne moralité de la femme, mais aujourd’hui cela exclurait quelques milliards de femmes de la bonne moralité et d’une conduite vertueuse…
        Enfin, j’ajouterais que l’on se marie par amour. Parce qu’on veut bâtir quelque chose en commun, fonder une famille, en un mot s’aimer. Ne pas confondre aussi sexe et amour, même si nous souhaitons à tout un chacun aillent de pair.
        Quand on vit dans un pays comme le nôtre, que l’on se marie devant le magistrat de sa ville, en l’occurrence le maire, on ne peut arguer de motifs d’un autre âge pour annuler une union. Ce n’est pas un bon service que le requérant (peut-être sous la pression de ses proches ou d’autres) a rendu à sa communauté ni à lui-même. Si l’on revendique quelque chose pour l’autre, il faut avoir l’honnêteté de l’appliquer à soi-même.  En agissant de la sorte, c’est-à-dire en discriminant la femme en tant que femme, on montre que l’on ne s’identifie guère à la socio-culture du pays où l’on vit.
        J’ai lu dans certains articles de journaux ces jours ci que des jeunes filles qui ne le sont plus depuis longtemps vont recourir discrètement aux services d’habiles chirurgiens afin de faire croire à leur futur conjoint qu’il a affaire à Eve au premier matin de la création…
     

  • Un tragique fait divers : le cas d’Antoine, petit garçon de 8 ans…sauvé des eaux comme Moïse !

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      Un tragique fait divers : le cas d’Antoine, petit garçon de 8 ans…sauvé des eaux comme Moïse !
        C’est bien la première fois que je consacre une note à un fait divers, si tragique que je ne puis m’empêcher de le faire : on nous a montré à la télévision depuis deux jours et demi, le visage d’un enfant, alité et le visage bandé en raison d’ecchymoses. Il était dans le coma quand on l’avait repêché, flottant à la surface d’une de nos rivières… Les gendarmes ne pouvaient rien faire puisque l’enfant , inconscient, luttait encore contre l’hypothermie et que, malgré les images de la télévision, nul ne s’était manifesté.
        Sorti de son coma, il donna son nom, son adresse et expliqua les circonstances de son meurtre, heureusement non accompli : les gendarmes se précipitent donc chez lui et trouvent sa mère morte, le crâne fracassé, baignant dans son sang… Mais comment un être humain (en l’occurrence, l’assassin) peut-il avoir la cruauté d’occire une femme, aimée jadis, et poursuivre dans la rage criminelle en jetant son enfant vivant ( !) dans la rivière ?!
        Pourquoi ai-je fait cette relation si détaillée des faits ? Parce que la mère de cet enfant, était divorcée et vivait depuis quelque temps avec un concubin dont elle avait fini par se séparer… Celui-ci aurait, selon les gendarmes, tué la mère et pris l’enfant en pyjama pour le jeter dans l’eau du haut d’un ponton… Et pour renforcer le tragique, le père d’Antoine, vit dans la région parisienne et ne s’est pas encore manifesté pour reprendre son enfant.
        Notre société ne respecte plus rien, les mariages se soldent par un divorce sur trois, voire même un sur deux. Et généralement, les enfants sont les oubliés du divorce. Les femmes –et cela est normal- se remettent en ménage comme elles le peuvent (les maris divorcés en font tout autant) et ne font pas toujours preuve du discernement suffisant pour choisir leur concubin… D’où le cas d’Antoine. Comment réagir contre ces faits ? Par une loi ? Par l’éducation, les mises garde, l’information ? Probablement par tous ces moyens…
        La mère d’Antoine n’est plus mais lui retournera vivre avec son père. Dieu fasse qu’il se remette et reprenne une existence presque normale. Que les hommes et les femmes fassent preuve de plus de discernement en refaisant leur vie. Quant à moi, je consacrerai les dernières en rendant hommage à la divine Providence qui a permis à d’humaines mains de sauver le petit Antoine. Une pense émue par sa défunte mère, désireuse de vivre mais sauvagement assassinée…