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  • Comment ramener les généraux birmans à la raison ?

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      Comment ramener les généraux birmans à la raison ?
        Oui, comment faire entendre raison aux dictateurs militaires de la Birmanie qui préfèrent temporiser au lieu de permettre à la communauté internationale de voler au secours de leur peuple meurtri et sinistré. Nous avons vu à la télévision des hommes et des femmes, mais aussi des moines et des bonzes, reconnaître qu’ils étaient livrés à eux-mêmes, qu’ils avaient dû -par leurs propres moyens- abattre les arbres déracinés par le cyclone et, qu’en guise d’eau potable, ils étaient dépendants de l’eau du fleuve…
        Au lieu d’expulser le journaliste britannique qui les critiquait, les autorités birmanes devraient saisir l’opportunité du malheur qui les frappe pour reprendre langue avec la communauté internationale sans perdre la face. Elles devraient aussi réfléchir à une éventuelle extension du droit d’ingérence : ne pas permettre aux nations d’aider les Birmans , c’est refuser une assistance à des personnes en danger… L’ONU est désormais doté de structures judiciaires pour juger de tels actes. Enfin, la Chine qui a barre sur ce régime, devrait se manifester un peu plus fortement
        C’est qu’au moment où l’on écrit, les morts et les disparus se chiffrent par dizaines de milliers. Prions le Seigneur pour qu’en tout état de cause, on n’arrive pas, dans les heures ou les jours qui viennent, au 100. 000 victimes.
        Si, à ce chiffre astronomique, devaient se surajouter des victimes de la faim, de la soif et des épidémies, les autorités de ce pays ne pourraient alors s’en prendre qu’à elles mêmes…

     

  • La Chine et le Japon : un mariage du bout des lèvres

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        La Chine et le Japon : un mariage du bout des lèvres
        C’est une visite historique du Président chinois au Japon où il a été reçu par le Premier Ministre nippon. Cela faisait près de dix ans qu’un tel événement ne s’était pas produit ! Pourquoi un tel rapprochement ? il suffit de jeter un coup d’œil sur une carte de géographie pour comprendre : la Mer de Chine est le couloir utilisé par toutes les importations et exportations du Japon. C’est la voie maritime empruntée par le Japon pour importer les hydrocarbures dont il a besoin. Quant à la Chine, elle a tout intérêt à coopérer avec la deuxième puissance économique mondiale dont les technologies de pointe lui sont aussi indispensables que l’air à respirer…
        En outre, les investissements chinois au Japon se montent à près de 70 milliards de dollars et la Chine est devenu le premier partenaire commercial du Japon, avant même les Etats Unis d’Amérique…
        Certes, les Chinois n’ont pas oublié les massacres de Nankin en 1937 et on les comprend. Les militaristes japonais avaient alors massacré plus de 350. 000 civils sans égard pour l’âge, le sexe ou le statut social. Le climat entre les deux pays n’est donc pas au beau fixe. D’ailleurs, chaque fois qu’un Premier Ministre japonais se rend dans ce lieu de recueillement pour rendre hommage aux âmes des disparus pour l’Empereur, il s’attire des commentaires courroucés de la Chine qui n’oublie que ce mausolée abrite aussi les «âmes» de terribles criminels de guerre, responsables de centaines de milliers de morts.
        Mais les deux pays ont décidé de ne pas insulter l’avenir, comme disait le Général de Gaulle. La leçon qui s’impose à nous Européens, c’est que le centre de gravité du monde technologiquement avancé se déplace vers l’Asie. Et si nous ne nous éveillons pas, pire, si nous continuons à faire des grèves à répétition, nous finirons par compter encore moins qu’aujourd’hui …
       

  • Le livre Mein Kampf d’Adolph Hitler et les Protocoles des Sages de Sion.

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      Le livre Mein Kampf d’Adolph Hitler et les Protocoles des Sages de Sion.
        La chaîne ARTE est absolument irremplaçable pour ce qui est des émissions à caractère historique. Rigoureuse, richement documentée, ce type d’émission (Thema) contribue vraiment à l’éducation et à une meilleure connaissance des grands événements qui marquèrent l’Histoire.
        Ce soir, à partir de 21h, l’émission présentait un historique sur la naissance, la diffusion et le devenir du livre de Hitler, un livre que des millions de gens ont acquis sans le lire ou, qui une fois lu, se sont refusé à le prendre au sérieux tant ce qu’il annonçait était incroyable !
        Condamné après son putsch manqué à Munich à une peine de prison de plusieurs années dans une vieille prison à Landsberg, le futur Führer trouve le temps long et décide de se mettre à écrire. Le plus clair de son temps il le passe à dicter à un quarteron de fidèles dont le fameux Rudolf Hess. Ceci se passait en 1924. En 1925, jugé inoffensif, Hitler est remis en liberté. Et le livre paraît. Ce fut le coup de diabolique génie de l’éditeur du parti nazi qui propose de faire connaître à ce pamphlet les honneurs de l’impression et c’est encore lui qui offrit ce titre de combat, Mon combat…
        Par malheur pour l’humanité, pour l’Europe et pour les Juifs, la crise de 1929 s’abattit sur l’univers. L’Allemagne est déjà écrasée par les réparations du Traité de Versailles et voici que s’ajoutent à cela les fléaux de  la crise économique. De cet explosif cocktail naîtra dès 1933 le grand succès électoral de la NSDAP, le parti hitlerien…
        Hitler porté au pouvoir par les urnes ! Incroyable ! Avait-on lu ce livre ? C’est peu probable… Et même ceux qui se donnèrent la peine de lire cet infect brouet ne pensèrent pas qu’il était transposable dans la réalité. Ces menaces de guerre totale, d’embrasement de l’Europe, d’extermination des Juifs si une déflagration éclatait en Europe. Qui pouvait admettre en sa créance de telles sornettes ? Qui pouvait alors imaginer la Shoah par balles, et la Shoah tout court… Même les traductions en langues étrangères étaient soigneusement expurgées afin de ne pas éveiller trop de soupçons… Et pourtant.
        Pour les Protocoles des sages de Sion, ce faux fabriqué par la police tsariste au début du XXe siècle, les choses sont plus simples quoique tout aussi venimeuses : oser parler d’un complot mondial ourdi par les juifs alors qu’une  bonne partie d’entre eux était en proie aux pogroms. Et là aussi, les gens y ont cru…
        En me préparant à poser la plume, je pense à une phrase du grand historien allemand, Théodore Mommsen, spécialiste de la Rome antique. Israël, écrivait-il, a, depuis son apparition sur la scène de l’Histoire, un frère jumeau : l’antisémitisme.

     

  • Une traduction originale du Cantique des Cantiques

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     L’alliance du désir. Le cantique des cantiques revisité. Par Marc FAESSLER et Francine CARRILLO. Genève ; Labor &Fides.

        L’alliance du désir, quel beau titre de substitution pour le Cantique des Cantiques, tel que nous le retraduit et le commente, aidé de Madame Carrillo, le professeur Marc Faessler. On trouve un texte biblique redistribué et redécoupé comme semble l’indiquer un ordre logique et chronologique.
         Une bergère est enlevée par les gens du roi Salomon, toujours en quête de jeunes beautés dans son royaume. Cette bergère est amoureuse d’un berger qu’elle a aimé avant d’être enlevée pour être conduite dans la cour du grand monarque.
        Pendant que le roi lui parle pour vanter sa beauté, elle pense à son amant et s’adresse à lui en dépit de son absence… Ce qui créé quelques difficultés de compréhension du texte lui-même.
        On sait que ce texte a eu du mal à être admis dans le canon biblique des 24 livres hébraïques et que sa canonicité a été renforcée par la déclaration du sage Rabbi Akiba (au début du second siècle de l’ère chrétienne) ; ce docteur des Ecritures avait prétendu que le Cantique des Cantiques était empreint d’une extrême sainteté et qu’il convenait de le lire comme la célébration allégorique des noces mystiques entre Dieu et sa communauté d’Israël…
     

  • Le drame de la Birmanie…

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      Le drame de la Birmanie…
        La Providence frappe parfois aveuglément. La nature est injuste, cela on le savait. La nouvelle du cyclone ravageur qui s’est abattu sur cette pauvre Birmanie, déjà soumise à une brutale dictature militaire depuis un demi siècle, nous emplit d’effroi.
        On a commencé par nous annoncer juste quelques centaines de morts ; et ce matin, on en reconnaît près de 20. 000. Et en fin de journée ou demain matin, on aura hélas dépassé le cap des 50. 000 morts et peut-être plus. Et ce comptage sinistre n’inclut apparemment pas les disparus…
        Les généraux birmans, peu enclins à ouvrir leur pays aux étrangers, ont dû se plier devant la nécessité et ont fini par faire appel à l’aide internationale. Laquelle s’organise de son mieux. Mais il faudrait aller plus vite car cela fait quatre jours que la catastrophe est arrivée. Et les généraux attendaient dans l’espoir incertain que l’ampleur du séisme serait gérable, et, à tout le moins, limitée. Ce qui n’est pas le cas, hélas !
        Le mauvais sort semble toujours s’acharner sur des hommes et des pays qui sont déjà mal en point… Le peuple birman devra faire de cette épreuve une force. Encore faut-il qu’on lui en donne la possibilité.

  • La réforme de l’assurance chômage en France

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      La réforme de l’assurance chômage en France
        Eu égard aux habitudes françaises, c’est une véritable révolution qui s’ébauche dans la gestion du chômage puisque le gouvernement prévoit dès ce soir une refonte assez considérable du statut des chômeurs. Un mot, au préalable pour dire que le chômage est un drame personnel humain qui frappe aveuglément tout le monde. Même si l’on peut discerner une recherche plus ou moins enthousiaste d’un nouvel emploi chez certains, ce statut de non-travailleur n’est guère enviable. Et jusqu’à présent, l’Etat se contentait de payer sans trop chercher à contrôler. Depuis l’élection présidentielle, les comptes publics sont pris enfin au sérieux.
        Mais c e n’est pas tout, il y a aussi les échéances. L’Europe ne permet plus à la France de laisser filer les déficits. Il faut donc prendre des mesures et celles-ci se préparent activement.
               Désormais, il faudra accepter, sous peine de sanctions progressives, voire même  de radiation «tout emploi raisonnable» qui sera proposé en fonction de ses compétences, de son salaire précédent et de son domicile.… L’annonce de cette mesure, pourtant indispensable, provoque déjà une levée de boucliers. Mais le gouvernement semble décidé et on le comprend. Faute de mesures énergiques, on ne parviendra pas à assainir les comptes publics d’ici 2012…
                L’Allemagne, qui s’impose à nous nous comme exemple à suivre en dépit de la disparité de nos idiosyncrasies respectives, avait déjà mis de telles mesures en œuvre. Avec les résultats que l’on sait. Et même les tribunaux, saisis par des chômeurs radiés, ont donné raison au gouvernement.
               En ce si beau mois de mai où il faut aussi chaud à Genève qu’à Paris, va-t-on enfin rendre la France gouvernable ? Quand on voit les grèves déjà prévues les 15 et 22 mai, quand on voit le mouvement lycéen se remobiliser (malgré les épreuves du bac dans un mois !), on peut en douter.  Et pourtant, il faudra bien remonter la pente. On prête au défunt Premier Ministre Raymonde Barre, la sinistre réflexion suivante : il faut, aurait-il dit, attendre 2012 pour enclencher de grandes réformes car à ce moment là la France sera si mal en point qu’on ne pourra pas les différer… Il faut donc agir sans plus attendre.

     

  • La Bible et la langue de tous les jours…

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      La Bible et la langue de tous les jours…
        Une brève récemment parue dans Le Figaro révèle que les Polonais et les Allemands ont de meilleures connaissances bibliques que nous. C’est vrai, en règle générale, les pays germaniques, alémaniques, ou plus exactement de religion protestante sont plus férus de Bible que nous. C’est bien dommage car la Bible est la charte éthique de l’humanité civilisée et le Décalogue la véritable constitution spirituelle de l’Europe qui demeure plus une culture qu’un continent.
        La plupart de nos lycéens ignorent la provenance ou l’occurrence de tant d’expressions très usitées dont le lieu de naissance n’est autre que la Bible…
        On trouve le terme tohu bohu qui est une reprise littérale de l’expression hébraïque dans les premières lignes de la Genèse. Quand on dit , oui cela remonte à Mathusalem, cela renvoie une nouvelle fois aux tables généalogiques bibliques.  Quelqu’un qui est un piètre orateur est dit un incirconcis des lèvres… ce qui renvoie à Moïse essayer de se dérober à la mission divine lui enjoignant de parler au Pharaon…  L’homme ne vit pas que de pain vient aussi de la Bible…
        Rien de nouveau sous le soleil, vanité des vanités, tout est vanité : expressions venues tout droit du livre de l’Ecclésiaste.  L’expression femme vertueuse vient du chapitre 31 de Proverbes, tout comme la belle expression on ne sait de quoi demain sera fait (en hébreu : ki lo téda’ ma yéléd yom…)
        Le Cantique des Cantiques n’est pas en reste car il nous adonné la belle expression , la plus belle d’entre les femmes… Et aussi le lys dans la vallée ( shoshanat ha-hamaqim)
        Je m’arrête là, il y en aura tant d’autres à citer.

     

  • La refonte scolaire de Monsieur Xavier DARCOS

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    La refonte scolaire de Monsieur Xavier DARCOS
        Je n’avoue ne trouver que de bons points à la refonte des programmes voulue par l’actuel ministre de l’Education nationale :place primordiale accordée à la langue française, ensuite aux langues européennes, aux mathématiques et l’histoire et la géographie . Des années durant, nous avons écouté les sempiternelles récriminations des syndicats réclamant toujours plus de postes afin de gonfler artificiellement les rangs des salariés et mieux les mobiliser en cas d’action syndicale, c’est-à-dire de grèves.
        Tout en reconnaissant sans réserve le droit de grève, il est permis de s’interroger sur sa compatibilité avec le métier d’enseignant qui consiste tout d’abord en l’accueil des enfants et en le don d’une formation.
        Apparemment, on n’en est plus là. Et je repense aux critiques acérées de cet ancien ministre de l’Education nationale, pourtant socialiste, qui rêvait de «dégraisser le mamouth». On ne peut, alors que le monde change sous nos yeux, continuer de réclamer des postes, des postes et encore des postes ! Les effectifs scolaires baissent, il est normal que l’encadrement suive le mouvement.
        On se souvient de la politique ouvrière du chancelier Otto von Bismarck : tout en tenant d’une main de fer les mouvements sociaux, il favorisa l’insertion de la classe ouvrière dans la société allemande du XIXe siècle.
        Est-ce que le corps enseignant est vraiment intégré, inséré dans la société française d’aujourd’hui ? Il est temps d’examiner sérieusement cette question car on confie aux enseignants ce que nous avons de plus cher : nos enfants.