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  • La France, l'Iran et la bombe

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        Comme nous le laissions entendre récemment, la France se raidit face à l'Iran. Il ne s'agit pas d'une attitude brouillonne, due à un gouvernement récemment arrivé aux affaires, mais bien d'une attitude réfléchie et d'une stratégie soigneusement préparée. A présent, c'est la mise en musique médiatique qui suit.

        Et puis, il y eut ce bombardement israélien mysérieux. D'après le Washington Post, abondamment cité et commentée par la presse israélienne, tenue, elle, par la stricte censure militaire,  l'armée de l'air s'en serait pris à un centre de recherche agricole où auraient éte entreposés des matériels hautement sensibles provenant de Corée du nord…

       Y a t-il une relation entre ces différents événements? Comment le savoir avec certitude? Mais à l'évidence, les évenements s'accélèrent: après Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, c'est le premier ministre François Fillon qui met en garde l'Iran contre les risques d'une guerre.

       Cependant, il faudrait peut-être relativiser cette dramatisation; en lieu et place d'une guerre, il s'agirait plutôt d'une frappe aérienne des Américains sur des sites nucléaires iraniens … L'armada américaine postée près du détroit d'Ormuz regroupe dune formidable force. Les Iraniens ont encore une chance de s'en sortir tout en sauvant la face. Car la Frappe israélienne contre leurs alliés syriens a tous les aspects d'un avertissement…


     

  • La France et l'Iran

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        Dans un article publié le 14 septembre le journal Le Monde revient sur la position nouvelle de la France à l'égard de l'Iran. Le président Sarkozy semble durcir la position française à l'égard du régime des mollahs qui refuse de se soumettre à l'arbitrage des Nations Unies et n'en continue pas moins d'enrichir de l'uranium. La question qui se pose est double: peut on interdire à un pays de disposer de l'arme atomique (même potentiellement) ?  Et pour quelles raisons prendrons nous cette décision? Après tout le Pakistan, l'Inde, peut-être même Israël, disposent de l'arme atomique réelle et peu de gens s'en soucient.

       Avec l'Iran la question prend une tout autre allure. Même si l'on oubliait les déclarations indignes de son président appelant à la destruction de l'Etat d'Israël, il faut se demander si un régime religieux raisonne et réagit comme les autres. Du temps des Lumières, Moïse Mendelssohn, figure de proue de l'Aufklärung berlinoise, écrivait en 1783 qu'aucune congrégation religieuse ou groupe ecclésiastique n'est suffisamment éclairée pour lui confier le droit d'admettre ou d'exclure…

      Il semble que la France ait simplement pris conscience de la dimension «irrationelle ou supra rationelle» de ce problème. Commet permettre à des gens qui croient détenir la Vérité absolue et qui s'auto-proclament les compagnons de Dieu pourraient-ils douter ou reculer devant l'irréparable?

       C'est là tout le problème…
     

  • Justice et politique

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      La saga politico-judiciaire continue pour Dominique de Villepin. Cette affaire dite Clearstream a le don d'agacer ou d'amuser les Français qui ne comprennent pas vraiment que l'on continue de susciter leur curirosité, comme pour détourner leur regard des vrais problèmes de la vie vie quotidienne.

      Quel intérêt avons nous à voir notre ancien premier ministre convoqué régulièrement au pôle financier de Paris, à le savoir soumis à un contrôle judiciare praticulièrement dur?

       Sans faire le moins d monde injure à la justice qui doit être respectée, on peut parier, dès à présent, que la justice ne saura jamais le fin mot de l'affaire… En revanche, les politiques devraient prendre leur courage à deux mains et réduire cette affaire à ses dimensions réelles: une opération mal montée, destinée à règler des comptes politiques entre factions opposées…

      Cette opération ou simplement ses conséquences font malheureusement partie des mœurs politiques à chaque consultation électorale importante. Celle-ci met en présence des personnalités ou des intérêts particulièrement importants.

      Peut-être faudrait-il donner des mœurs poitiques une autre image… Tout le monde y gagnerait. Il est vrai aussi, cependant, que la justice ne peut pas rester les bras croisés devant ce type d'affaires. Il convient donc de trouver un moyen terme entre la justice-spectacle et la justice-revanche…

      Le chanyier des réformes, la lutte contre les déficits, le compbat contre le terrorisme international, la réduction des inégalités etc… autant de défis exaltants sur lesquels il convient de se concentrer.

     

  • L'incrusion des avions israéliens en Syrie

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      Curieuse intervention des avions de chasse de Tsahal dans l'espace aérien syrien… Venus probablement de leur base en Turquie, puisqu'un accord existe entre l'armée turque et Tsahal, les avions ont bien dû effectuer une mission en Syrie, mais laquelle? C'est là que le mystère s'épaissit au fur et à meusre que l'on tente de le percer.

      Attaque d'un convoi d'armes destinées au Hezbollah au Liban? Prise de photographies aériennes de sites nucléaires syriens ou irano-syiens, intimidation des autorités de Damas ou test de la défense anto-aérienne ?

      Ce qui est frappant, c'est le silence obstiné de l'état-major israélien alors que les Américains ont, de leur côté, confirmé avoir eu connaissance de cette incursion.  Cette situation ouvre tout un champ de spéculations sur une éventuelle action coordonnée entre les deux armées contre des objectifs soit suriens, proprement dits, soit iraniens. Et dans ce dernier cas, toutes les inquiétudes sont permises…
     

  • Dépnéaliser le droit des affaires…

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       Cette expression est visiblement malheureuse car elle donne l'impression, surtout à des esprits français, qu'une catégorie de citoyens, les entrepreneurs en l'occurrence, vont jouir d'un statut d'exception alors que tous sont égaux devant la loi. Dans un pays où la population confond volontiers égalité avec égalitarisme, il fallait se méfier et ne parler que de simplification.

       Chacun connaît la différence entre le code civil et le code pénal: les condamnations émanant du premier sont, pour ainsi dire, bénignes, les secondes sont particulièrement infâmantes et inscrites au casier judiciaire.

      Or, nous avons connu une génération de juges post soixante-huitards qui se targuaient de rendre la justice en incarcérant le plus de patrons possible. Certaines fois, la mise en détention pouvait se justifier, d'autres fois elle n'était que l'expression criante d'une rvanche judiciare d'une classe sociale sur une autre classe sociale. Un procureur d'une grande probité a même parlé d'une détention-pression…

      Or, comme le rappelait un excellent magistrat de la cour de cassation aujourd'hui décédé, Jean-François Burgelin, le juge n'est pas un justicier; et ce grand magistrat, catholique pratiquant, ajoutait qu' il lui est souvent arrivé d'acquitter des prévenus, faute de preuve, alors qu'il était conviancu de leur culpabilité. Il n'a donc pas soumis les faits ou les lois à sa propre subjectivité ou à ses opinions politiques.

      Il faut espérer que cette attitude prévaudra seule et que justice sera faite sans acception de personnes ni dureté excessive.
     

  • Lévolution du monde arabo-islamique depuis le 11 septembre 2001

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       Dans une tribune bien charpentée comme à l'habitude, publiée dans le Monde du 8-9 septembre, Antoine Basbous analyse l'évolution du monde arabo-islamique depuis la catastrophe du 11 septembre 2001. Il est difficile de dire que l'Occident ou le président Bush ont échoué dans leur lutte contre le terrorisme car il est encore trop tôt pour tirer des conclusions.

       Conclure des attntats quotidiens en Irak à une défaite de la stratégie américaine en Mésopotamie  est erroné.  Si les chiites et les sunnites ne s'entretuaient pas du temps de Saddam c'était uniquement parce que celui-ci les contrôlait d'une main de fer et n'hésitait pas à faire des bains de sang au moindre soulèvement.

      Mais ce qui est plus grave, c'est plutôt l'extrême faiblesse des régimes arabes ou musulmans soutenus par les USA. Est-ce la faute des Américains? Nullement. Si les régimes pro-occidentaux sont mal assurés et faibles, à qui la faute?  C'est pourtant le cas de Karzaï en Afghanistan, de Abbas en Palestine, de Musharraf au Pakistan, de Maliki en Irak…

       On fait avec ce que l'on a. Et nécessité fait loi. Mais l'avenir est incertain.
     

  • Les racines chrétiennes de l'Europe

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       Voici un thème récurrent et qui connaît de nouvelles variations avec l'avènement de tout nouveau souverain pontife. Est-ce mal? Non point. C'est tout à fait légitime, l'Europe ayant une religion fondatrice, le judéo-christianisme ou le christianisme tout court.

         L'Europe, comme disait Renan au cours du XIX e siècle, suit une religion sémitique donc non indo-européenne. L'Orient, ajoutait-il, voit nâitre des religions tous les jours, l'Occident n'a jamais vu la moindre religion naître das son orbis…

         La frilosité de l'Europe en matière religieuse s'explique assez bien: alors que dans les pays arabo-musulmans, l'expansion religieuse (e;g. le prosélytisme chrétien) est banni ou, à tout le moins, sévèrement contrôlé), l'islam peut s'étendre à sa guise en Europe. Nous en voulons pour exemple le désarroi des autorités allemandes, aux prises avec une vague de terrorisme islamique mais incpables de dire combien d'Allemands de souche sont passés à la religion de Mahomet.

       Vivons nous une islamisation de l'Europe, comme l'affirment avec force les partisans d'une manifestation anti-musulmane en Belgique?  Il faut faire preuve de prudence mais aussi de lucidité:les pays arabo-musulmans doivent permettre qu'on fasse chez eux ce qu'ils tentent de faire chez nous. Ceci n'est pas une revendication épidermique mais le sentiment communément répandu.

     L"islam comme toutes les autres religions monothéistes a un bon fonds, celui de la fraternité d'Abraham. C'est sur cela qu'il faut insister pour que l'opinion perçoive mieux le changement.

      La saint Père a donc raison de souligner une évidence historico-religieuse: ce continent est accueillant mais doit rester lui-même. Il n'est pas une terre de conversion. Au risque de provoquer une violente réaction auctochtone, ce qui serait éminemment regrettable.
     

  • Les réformes en France

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        Ce pays est absolument unique au monde: alors que l'unanimité se fait auour de la nécessité d'introduire des réformes (les régimes spéciaux, le système de santé, la YVA sociale, etc…) des voix s'élèvent pour mettre en garde, voire menacer des pires conséquences si les réformes envisagées étaient effectivement engagées…

     

       On croit vraiment rêver! Mais que faut-il donc attendre pour que l'on accepte sans trop de vagues que la France puisse enfin se mettre au diapason des autres pays. Si l'on continue dans cette voie, nous allons recreuser l'écart avec notre puissant puissant voisin allemand et accumuler les retards. La raison: l'Allemagne est parvenue à introduire des réformes de fond en optant pour un gouvernement de grande coalition … En France, nous avons l'ouvreture, mais cela ne suffit pas. Il faut plus d'adhésion de la population. Une population qui comprenne enfin que ce n'st pas une solution viable que de toujours remettre les choses à plus tard.

     

  • Les présidents fondateurs

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      Que se cache-t-il derrière ce titre étrange, au premier abord? Eh bien, une réalité toute simple: on observe depuis peu de temps que lrosque les présidents, vice-présidents ou premiers ministres quittent le pouvoir, ils créent ou fondent une fondation censée leur permettre de poursuivre leurs activités ou d'innover…

     

     La première question que l'on se pose est la suivante: mais pour quelle raison le font-il aujourd'hui, alors qu'ils ne sont plus au pouvoir? Lorsqu'ils étaient en charge, ils avaient en main le pouvoir et tous les leviers, notamment financiers et économiques de l'Etat?

     

     Gorbatchev a créé sa fondation qui se donne pour objectif de fournir de l'eau potable à ceux qui en sont privés. Bille Clinton, champion toutes catégories, donne des conférences extrêmement onéreuses afin d'alimenter en rentrées financières une fondations tous azimuts: lutter contre le sida, aider les petits entrepreneurs aux Etats Unions, promouvoir  des minorités a l'éduction et à la culture, la paix dans le monde etc… L'ancien vice-président Al Gore se concentre sur l'environnement et sillonne la planète pour sensibiliser l'opinion mondiale. Jacques Chirac lève des fonds pour une nouvelle fondation destinée à amorcer le dialogue des cultures et des civilisations…

     

      Et que fera le président Georges WXalker Bush lorsqu'ils quittera la pouvoir? IL a dit qu'il ferait des conférences. Gageons que lui aussi créera une… fondation! On peut même se demander si le sémillant Tony Blair, émissaire du quartett ne va pas en faire autant…

     

    Il est intéressant de relever que ces hommes, naguère si puissants, jugent que la fondation est le meilleur moyen  de continuer à œuvrer et à avoir de l'influence, et que c'est le seul moyen qui permette d'avoir encore barre sur les choses.
     

  • Ben Laden et nous

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        Cette journée du 11 septembre aura paru interminable à certains d'entre nous: quelques hommes d'affaires ont même repoussé à une date légérement ultérieure leurs rendez vous pris pour ce jour craignant qu'il ne soit fatidique… Ceci a même donné des idées à de mauvais plaisants qui ont déclenché une alerte générale de la police féférale allemande…

     

       Mais la menace est hélas très réelle… Quelques questions se posent cependant: L'homme le plus recherché du monde est-il encore vivant? Cette cassette si libéralement diffusée est-elle authentique? On ne sait plus que penser.

     

       Il est vrai qu'un Ben Laden vivant et menaçant est fort commode: cela permet de renforcer la lutte contre le terrorisme de par le monde et de justifier, au passage, tant d'autres choses…

     

       Une chose demeure toutefois indéniable: De l'Algérie à Israël, des terroristes ont frappé, soit pour s'en rendre à un chef d'Etat Abdelaziz Bouteflika, soit pour blesser des soldats isréaliens en garnison près d'Ashkélon. Dans les deux cas, le terrorisme n'est pas mort. Sommes nous bons pour une guerre de 10 ou de cent ans?