- Page 2

  • L'instabilité chronique du Proche Orient

    Imprimer



    Que se passe-t-il au Liban et en Palestine? Les troubles succèdent aux troubles, les malheurs aux malheurs et tout espoir de paix s'éloigne dangereusement. Est ce que cette région du monde, où l'humanité pensante et croyante a fait ses premiers pas, est désormais condamnée à des drames incessants? Comment se fait-il que depuis des décennies, le calme ne soit jamais vraiment revenu dans cette région?

    Avant, on mettait en avant l'héritage de la colonisation. Depuis quelque temps, on se réfugiait derrière le conflit israélo-arabe, et, par la suite, israélo-palestinien. Il y a peu, c'est la mondialisation qui était montrée du doigt. Bref, quels que les motifs invoqués, nous ne parvenons pas à trouver le fil d'Ariane, susceptible de nous aider à remonter des effets à la cause ou aux causes…

    Que faire? L'ONU ou l'Europe, peut-elle rester les bras croisés à comptabiliser les morts et à voter des aides d'urgences aux populations si durement éprouvées? Il faudrait peut-être engager une entreprise de longue haleine visant à rapprocher les cultures, à instaurer un authentique dialogue entre les hommes de sensibilités et de religions différentes afin de déplacer le problème du plan politique ou plan humain et humanitaire.

    Le plan de coopération euro-méditerranéen lancé par Nicolas Sarkozy le soir même de sa victoire ne doit pas rester lettre morte: il faut aider les pays en voie de développement, les contraindre (s'il le faut) à respecter chez eux les règles décmoratiques et fixer sur place leurs nationaux qui ne parviennent pas toujours à s'intégrer correctement dans les pays occidentaux où ils viennent grossir le sous prolétariat des grandes villes. Y parviendrons nous? Nous ne perdons rien à essayer…

  • Le Darfour

    Imprimer



    Le récente visite du ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, au Darfour revêt une importance particulière. Avec plusieurs centaines de milliers de morts et pas loin de deux millions d'êtres humains déplacés, cette tragédie ne peut plus durer. on en parle sans agir vraiment depuis le temps où M. Colin Powell était secrétaire d'Etat des USA!

    Aujourd'hui, il faut agir et mettre à l'abri ces hommes et ces femmes livrés sans défense au bon vouloir de leurs agresseurs. C'est à l'ONU de prendre des mesures, y compris coercitives à l'égard du Soudan qui devrait user de sa souevraineté dans le bon sens: c'est-à-dire mettre fin aux exactions dont sont victimes des populations civiles.

    Le droit d'ingérence, c'estg aussi cela.

  • Les élections législatives en France

    Imprimer



    Selon toute vraisemblance, les Français vont offrir au nouveau Président de la République Nicolas Sarkozy une chambre introuvable avec une majorité écrasante afin de faire passer ses réformes. Faut-il s'en féliciter ou s'en inquiéter? Un peu, les deux!

    Une majorité large conforte le choix initial des Français, désireux dans leur immense majorité, d'amorcer la rénovation du pays et de le mettre de plain pied avec la mondialisation. En revanche, une trop forte majorité parlementaire risque de ranimer les manifestations de rue et de provoquer des désordres.

    Reste l'ouverture et l'entrée au gouvernement d'hommes de gauche et du centre qui donneront à ceux qui ont voté autrement l'impression réelle qu'il sont eux aussi représentés dans le pouvoir exécutif.

    Il semble que le président l'a compris lui qui a tant insisté sur le devoird 'ouverture. ce serait la bonne solution. Il faut l'appliquer.

  • le livre de Tom SEGEV, 1967, Paris, Denoël

    Imprimer


    Cela fait quarante ans aujourd'hui que la geurre des six jours éclatait et donnait à Israël une incontestable suprématie aérienne qui allait décider de l'issue de cette confrontation armée, encore une, entre Israël et ses voisins. Tom SEGEV, journaliste et chroniqeur isréalien connu, a consacré plus de 600 pages à cet anniversaire et sa somme se lit comme un roman policier.

    Bien introduit, ayant eu accès à tant de notes secrètes aujourd'hui déclassfiées, l'auteur a donc puiser aux meilleures sources et nous renseigner sur des aspects peu connus ou tenus secrets jusque là. on sent en particulier les hésitations, pour ne pas les atermoiements du Premier Ministre de l'époque Lévy Eshkol, la haine tenace que lui vouait David Ben Gourion, les luttes sourdes qui secouaient la direction politique israélienne, opposée la plupart du temps à la haute hiérarchie militaire (au point que les jeunes généraux, rêvant d'en découdre appelaient les politiques les juifs tandis que ces derniers les surnommaient les prussiens!); on voit un général Rabin, tout jeune jeune chef d'Etat-Major, sombrant dans une inquiétant dépression avant de se ressaisir… Enfin, des choses qui nous étonnent et nous inquiètent.

    Les choses les plus émouvantes sont probablement les comptes rendus d'entrevues secrètes entre le défunt roi Hussein de Jordanie et les émissaires du gouvernement israélien; le «petit roi» recherché par les un s et méprisé par tant d'autres, a finbi par perdre une bonne moitié de son petit royaume, pris dans un engre,age qui le dépassait de très loin… Et puis, il y eut cet étrange bombardement du navire espion isréalien, le Liberty pour lequel on n'a jamais su ce qui s'était vraiment passé…

    Un livre à lire…



  • Retour sur la guerre des six jours…

    Imprimer


    Le journal Le Monde, daté des 3-4 juin, purblie en page 12, dans la rubrique Décryptages, une interview, menée par Sylvain Cypel, de Tom Segev, chroniqueur au journal Ha-Aréts et auteur d'un livre intitulé 1967: six jours qui ont cnagé le monde (Paris, Denoël).

    On y lit que cette guerre, déclenchée à un moment où l'armée de l'Etat hébreu était, certes, très forte, mais où le pays se trouvait dans une situation préoccupante, a bouleversé les données géostratégiques de la région, et, partant, du monde tout entier.

    On apprend que les Israéliens étaient, à l'époque, très partagés sur la guerre et sur ses objectifs: Lévy Eshkol, alors Premier Ministre, ne voulait bouger qu'après s'être assuré de l'appui politique et militaire du président américain Lyndon Johnson, alors que les jeunes généraux, presque tous issus du yishouv, c'est-à-dire nés sur place, rêvaient d'en découdre… Une certaine incompréhension s'était même insinuée dans l'establishment politico-militaire de l'époque: les généraux étaient appelés les prussiens alors que les dirgeants politiques, tous nés en diaspora (Moshé Dayan y coimpris) étaient appelés… les juifs!

    Après que l'issue de la guerre ne faisait plus de doute, les généraux ont insisté pour attaquer la Syrie, conquérir le Golan et pousser ainsi leur avantage jusqu'au bout! Le général Dayan, alors ministre de la défense, n'était pas convaincu, craignant une possible intervention soviétique aux côtés des Syriens…

    Certaines conséquneces furent absolument inattendues: outre la réintégration des juifs orientaux dans le jeu politique en Israël, il y eut une sorte de «rejudaïsation» des prussiens qui découvraient les lieux saints (le mur des Lamentations, le caveau des patriarches…) D'où les photographies émouvantes qui firent le tour du monde, où l'on voit un Moshé Dayan, se recueillant devant les vestiges du Temple de Jérusalem. L'histoire retouvait en quelque sorte, sa place dans l'histoire d'Israël…

    Mais la conséquence la plus grave fut évidemment l'occupation de territoires et l'administration idrecte de millions d'ex-citoyens égyotiens et jordaniens. Israël qui n'eut pas le choix, face à une guerre qui lui fut imposée, en paie le prix aujourd'hui encore…

  • Nicolas Sarkosy, une nouvelle ère de la politique française…

    Imprimer



    Tous les observateurs sont unanimes, mêmes ceux qui se veulent proches de l'opposition: l'activisme du nouveau président français, le fait qu'il se batte sur tous les fronts, recadre ses ministres les uns après les autres et continue de s'adresser aux Français acomme il le faisait avant les léections, tout ce ci marque une étape nouvelle dans la politique française.

    La politique européenne d'abord: Nicolas Sarkozy sillonne l'Europe et convainc de la justesse de ses positions Espagnols et Allemands, même si dans ce certain cas ce n'était pas gagné d'avance.^

    Pour Madame Ingrid Bettencourt il semble qu'il ait trouvé les arguments qui touchent le président bolibien et l'amènent à composer avec les FARC.

    Enfin, au plan intérieur, il engage toutes les réformes avec constance et sérieux à un moment où les Français ne pensent qu'à organiser de bonnes vacances estivales: touy passe: la justice, les finances, l'université etc…

    Je ne parle même plus des élections législatives tant leur résultat apparaît comme un acquis! Les socialistes, unique force d'opposition encore organisée, n'espèrent plus qu'une chose: limiter l'ampleur de la défaite.

    Voici un homme qui a su parler au cœur de la France et trouver les moyens de la faire. Puisse-t-il continuer à être en osmose avec un peuple qui a usé tant de gouvernements et constitutions…



  • Parler avec la Syrie?

    Imprimer

    BLOG

    Parler avec la Syrie ?
    Le Monde du 2 juin publie en page 22 une intéressante tribune signée par deux contributeurs américains qui s’interrogent sur l’attitude à adopter face à la Syrie, un état policier et autocratique qui n’hésite pas, par des moyens plus ou moins détournes, à terroriser son petit voisin, le Liban, après l’avoir occupé pendant plus de trente ans.
    Les auteurs considèrent que l’institution du tribunal international, appelé à juger les assassins présumés de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, a toutes les chances d’être instrumentalisé par les gouvernements occidentaux afin de faire plier la Syrie… Ils s’élèvent aussi contre l’attitude, incompréhensible, selon eux, de la France, qui fonce tête baissée (sic) et ne veut rien entendre, au lieu de revenir à son ancien rôle de médiateur et d’interlocuteur avec des pays arabes en délicatesse avec les pratiques démocratiques.
    Si je comprends bien la trame de cette tribune, il conviendrait de prendre la Syrie telle qu’elle est et de s’accommoder de ses mœurs politiques assez spéciales : intimidations, enlèvements, manipulations de groupes terroristes, fournitures d’armes au Hezbollah, attentats et déstabilisations en tous genres… Mais quid alors de la légalité internationale ? Quid de la souveraineté d’un Etat tel que le Liban, abandonné pendant des décennies à la guerre civile et ravagé, pour finir, par une très pesante tutelle syrienne ?
    Une attitude plus réaliste et sérieuse à la fois conduirait les observateurs vraiment scrupuleux à exiger la mise en jugement des coupables, quel que soit leur rang, la préservation de la souveraineté libanaise et un échange d’ambassadeurs après reconnaissance des frontières de la Syrie et du Liban…
    Il est très regrettable de lire parfois sous la plume d’observateurs réputés informés et compétents des plaidoyers qui renforcent l’impression que le Proche Orient ( conflit israélo-palestinien, ingérence syrienne, terrorisme, etc) ne sortira jamais de la crise. Non, il n’existe pas de fatalité. Tous les peuples ont le droit de vivre en paix et en bonne intelligence avec leurs voisins. Je pourrais assurément m’employer, moi aussi, à une dialectique spécieuse et trouver, dans une langue de bois que personne ne comprend, de bonnes raisons de laisser les choses en l’état. Mais alors à quand l’avènement d’un monde plus sûr et plus juste ?