Le vote de cet après midi à l'Assemblée Nationale française

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Le vote de cet après midi à l’Assemblée Nationale française

Certains se demandent avec gravité si le premier ministre Manuel VALLS ne s’est pas trop imprudemment engagé en demandant un vote, même si ce n’est pas vraiment un vote de confiance à la représentation nationale. IL est indubitable qu’il aura la majorité mais il va donner, ce faisant, donner à certains l’occasion de se distinguer et de se faire remarquer de leurs électeurs et de l’opinion.

Certains créditent le couple de l’exécutif d’un calcul presque sordide : ils veulent montrent, le président et son premier ministre, que les bonnes vieilles recettes de la gauche classique sont périmées et qu’il convient, au gouvernement, de faire preuve de réalisme, c’est-à-dire de se conduire comme des social-démocrates, voire des social-libéraux ! Et si certains paléo-socialistes veulent se compter, libres à eux de le f aire.

Le problème est qu’à ce petit jeu, nul ne sera vraiment entièrement gagnant : cela pourrait conduire à une scission au sein du PS dont les militants et les députés les plus à guache rejoindraient peut-être le Front de gauche, puisque le PC n’existe pratiquement plus. De fait, c’est Mélenchon et le secrétaire général du PC qui fait le plus parler de lui.

Plus en profondeur : c’est aussi la position de François Hollande qui est menacée car certains au PS n’hésitent plus à dire qu’en 2017 le parti n’a pas encore désigné son candidat et que d’autres que le tenant du poste pourront se présenter et tenter leur chance. Ce sera une redistribution des cartes.

Nul n’aurait jamais pensé que l’exercice du pouvoir conduirait ainsi à une fracture du PS. C’est pourtant ce qui va se passer. L’exfiltration de gentil garçon qu’était Harlem Désir en était le prodrome. L’installation de M. Cambadélis peut réserver quelques surprises. Il est moins malléable que son prédécesseur et représente une réelle intelligence politique.

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