L'emploi d'armes chimiques par les troupes de Bachar el Assa

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L’emploi d’armes chimiques en Syrie par Bachar el Assad

Le document que l’on vient de voir sur I-Télé et les commentaires fournies par un journaliste. I photographe au journal Le Monde ne font pas l’ombre d’un seul doute : le photographe a lui-même été exposé et a pu ressentir dans sa chair (troubles de la vision, maux de tête, vertiges, détresse respiratoire, etc) les méfaits délétères de tels gaz de combat. Il était en discussion avec des rebelles aux portes de Damas et c’est là que les bombardements de gaz ont commencé.

Du coup, on se demande quelle est la crédibilité des déclarations du président Barack Obama et du monde occidental en général. On ne veut toujours pas comprendre le mode de fonctionnement d’un tel régime, celui des Assad qui tiennent sous leur coupe tout un pays et ont enrégimenté ses habitants. S’il a pu survivre, c’est parce que ses moyens de coercition et d’oppression ne respectent rien, ne ménagent rien et ne tiennent compte de rien. Songez que ce régime est le seul être encore en guerre avec son voisin Israël et à menacer son petit voisin le Liban qu’il a occupé et aspiré économiquement pendant plus de trente ans. Et la légalité internationale a accepté cette énorme anomalie. Tout comme elle fit mine de bouger alors que près de 100 000 morts jonchent les paysages de la Syrie.

On nous répond qu’une intervention militaire est très risquée alors que l’Iran et le Hezbollah interviennent aux côtés de Bachar au vu et au su de tous. Je comprend mieux désormais les réactions des Israéliens qui se défendent lorsqu’ils sont attaqués et ne comptent que sur eux mêmes. Ces pauvres Syriens peuvent attendre encore longtemps avant qu’on vienne à leur secours.

Si la Syrie changeait enfin de régime, non point pour rejoindre l’islamisme mais pour faire vivre une authentique démocratie, un horizon nouveau apparaitrait au Proche Orient. Mais ne rêvons pas, surtout quand on voit qu’on prétend encore chercher une solution diplomatique dans les prochains jours à Genève…

Comment voulez vous que les opposants discutent avec leur bourreau ?

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