L'agression d'un militaire français, une réplique du meurtre de Londres?

Imprimer

L’agression d’un militaire français : une réplique du meurtre de Londres ?

Nul ne l’aurait prédit ! Et voici que moins de deux ou trois jours après le meurtre sauvage de Londres, les mêmes, mais France cette fois ci, s’en prennent à un soldat, symbole de la force armée de l’hexagone, en opération au Mali, contre, précisément, des groupes islamistes d’Al-Qaïda..

En dépit des précautions oratoires d’usage, les milieux judiciaires savent d’ores et déjà bien à quoi s’en tenir. Et c’est justement ce qui fait froid dans le dos. Car si des individus, nés dans ce pays ou y vivant, se mettent à agresser des gens dans les moyens de transport ou dans les rues, alors plus personne n’est en sécurité. Et les autorités en place dont la mission première est d’assurer la sécurité des citoyens, ne manqueront pas de prendre des mesures dont certaines pourront paraître aléatoires, voire ségrégationnistes. Heureusement que l’agression s’est achevée sans gravité et heureusement qu’aucune fusillade ne s’en est suivie car cela aurait été une véritable tragédie.

Au plan philosophique plus large, nous sommes fondés à nous poser des questions : est ce qu’une certaine culture est en guerre contre l’Occident chrétien ? Est ce que le terrorisme international, toujours le même, va s’en prendre à tous les pays du monde qui sont différents, qui prient autrement, pensent autrement et vivent autrement ?

Le signal envoyé par un incident aussi grave est très inquiétant. Et risque de susciter dans la population des réactions encore jamais vues. L’agresseur ne tardera pas à être pris car les caméras de surveillance ont enregistré la scène et les services sont tenus d’avoir des résultats.

Comment faire pour ramener le calme et l’harmonie ? Il est difficile de parler ou de négocier avec des fanatiques. Mais alors quelles mesures prendre ? Je ne pense pas que la crise économique soit, dans ce contexte précis, un facteur d’explication. Attendons encore un peu pour y voir plus clair. Mais restons vigilants.

Les commentaires sont fermés.