Mandat politique et enrichissement personnel

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Mandat politique et enrichissement personnel

Depuis l’affaire Cahuzac, c’est le thème du jour et cela risque bien de le rester. On ne parle plus que de déclaration de patrimoine, de ressources, de conflits d’intérêts etc… Or, depuis Athènes, les hommes qui ont exercé le pouvoir politique ont constamment profité de leur position pour s’enrichir ou, à tout le moins, améliorer leur situation économique et sociale. Depuis les temps les plus reculés, les dirigeants des sociétés humaines, des Etats ou d’autres configurations ont été soupçonnés de profiter de leur situation pour asservir ou exploiter les autres.

Prenez le cas de la Bible où nous lisons à propos du prophète législateur Moïse que les enfants d’Israël le suivaient du regard, semblant lui reprocher de s’être enrichi à leurs dépens, ce qui était faux puisqu’il semble avoir toujours été désintéressé. Le second exemple est celui du prophète Samuel qui, prenant sa retraite, prie les membres de son peuple, de venir reprendre ce qu’ils lui ont offert, un âne ou une autre monture, etc… Et le peuple, unanime, répond : non tu ne nous as rien pris, tu ne nous pas  exploités.

Depuis ces temps là, la vie a changé, les hommes politiques ont fait de leurs différents une occupation à plein temps et sont devenus les salariés du système. Il faut comprendre que toute fonction représentative est génératrice de frais et que l’argent doit bien provenir de quelque part. C’est de là que vient tout le mal : si vous élisez quelqu’un, il faut bien le payer afin qu’il ne succombe pas aux tentations de l’industrie et du grand capital mais si vous le payez bien, il y prend goût et ne veut plus partir : il se fonctionnarise, c’est pourquoi le non cumul des mandats est une bonne mesure.

Quant à la déclaration du patrimoine et du reste, c’est très bien mais assez irréaliste.  Ce n’est pas cela qui empêchera de nouvelles affaires. Ce qu’il faut absolument : c’est un état comparatif entre ce qu’on possède au départ et ce que l’on a à l’arrivée, c’est-à-dire quand on quitte les positions. Et cela n’est pas pour demain.

Mais il faut bien dire que une bonne majorité d’hommes politiques est honnête et ne fraude pas. Mais ils n’en restent pas moins des hommes…

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