Les Français et les nouveaux impôts

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Les Français et les nouveaux impôts

 

Je voudrais aborder ce sujet qui ne fait as partie de mes compétences habituelles en partant d’un fait vécu hier soir en Normandie. Il a trait à la levée d’impôts nouveaux, nécessaires au redressement économique et financier de la France. On peut comprendre que les Français rechignent à accepter un alourdissement de la fiscalité mais il faut dire, aussi, que la situation est telle que si l’on veut assainir tout en étant juste une telle fiscalité s’impose, au moins temporairement.

 

Alors de quoi s’agit-il ? Hier soir, nous étions dans un établissement que nous fréquentons depuis des années en Normandie. En prenant la commande, la femme du patron qui est aussi le chef du restaurant, nous a prévenu de la fermeture prochaine, durant trois mois… de son restaurant.

 

Le raisonnement était simple mais inquiétant pour ce qui est de la mentalité des classes moyennes : comme les gens dépensent de moins en moins et comme la fiscalité se fait de plus en plus lourde, le couple de restaurateurs a décidé de réduire son activité, donc ses impôts puisque le travail est de plus en plus taxé. Du coup, à quoi bon continuer de travailler pour, dirent-ils, alimenter els caisses de l’Etat…

 

Je ne m’attendais guère à une telle réaction de la part de bons Français, courageux et travailleurs qui ont, pour la première fois de leur vie, fait ce raisonnement : si on travaille toute l’année, le chiffre d’affaires est tel qu’on travaille pour l’Etat… Donc, pensent-ils, épargnons nous, travaillons moins, réduisons l’activité et attendons de voir…

 

Si cette attitude venait à se généraliser, les recettes fiscales de l’Etat iraient en s’amenuisant et cela ne ferait l’affaire de personne puisque nous attendons désespérément la croissance. Et avec une telle mentalité ce ne sera pas pour demain !

 

On dit bien que trop d’impôts tue l’impôt. C’est vrai. Mais cela risque aussi de casser la dynamique du pays. Si les avocats, les médecins, les ingénieurs, les professeurs en faisaient autant, où serions nous ?

 

Il faut se ressaisir.

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