La Grèce hors de la zone Euro mais pas de l’Europe…

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La Grèce hors de la zone Euro mais pas de l’Europe…

 

C’est, semble-t-il, le plan préparé en secret par la commission européenne de Bruxelles, tant la situation du pays de Socrate ressemble à un casse-tête chinois. Et aussi parce que les Grecs votent des réformes qu’ils ne traduisent pas dans les faits.

 

Dès les origines, il y avait des pays parfaitement identifiés, qui n’avaient pas leur place dans la zone Euro car leur situation économique et monétaire ne le permettait pas. Et pourtant, pour des raisons d’égoïsme politique, ces même pays qui auraient dû refuser cette offre, l’ont acceptée, pensant pouvoir profiter impunément de la richesse de leurs voisins. Ce qu’ils n’avaient pas anticipé, c’est que ces pays riches et bien portants, e.g. l’Allemagne, fermeraient un jour le robinet. Et de tous ces pays, c’est la Grèce qui détient le douteux privilège de celui qui a le plus menti et trompé ses voisins sur l’état de ses finances.

 

Ce sera dur, mais ça le sera encore plus si on continue de laisser faire. Les experts évaluent à près de mille milliards d’Euros l’exclusion de la Grèce et le retour à la drachme… Rien que la France dont certaines banques avaient acheté des établissements financiers grecs évalue ses pertes à près de 100 milliards.

 

Le comble du cynisme a été atteint, voire dépassé, par le leader de l’extrême gauche donné favori par les sondages, qui n’a pas hésité à dire que l’Europe n’avait pas le choix, qu’elle devait continuer à soutenir la Grèce et sa gabegie, faute de quoi le pays annulerait sa dette et provoquerait la ruine de ses créanciers. Ce fut une déclaration inconsidérée car les autres pays européens ont alors vraiment découvert la nature de certains membres de la classe politique grecque… En bon français, cela s’appelle des maîtres-chanteurs. Et un petit pays comme la Grèce n’aura pas les moyens de peser sur le devenir de ceux qui le nourrissent.

 

Que va-t-il se passer à présent ? C’est très simple : comme c’est l’Allemagne qui détient la solution du problème il est pratiquement exclu que la Grèce continue de narguer les autres Etats européens qui la maintiennent sous perfusion. Elle va donc avec des fleurs (durch die Blume) imposer légitimement ses vues, en menaçant de cesser de payer à fonds perdus. Et qui pourrait le lui reprocher ?

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