Acheter une botte de menthe fraîche au marché de Genève

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Acheter une botte de menthe fraîche au marché de Genève

 

Aimez vous boire de du thé vert de Chine, mêlé à de la bonne menthe fraîche ? C’est mon cas et hier matin, sur le marché de Genève, face au temple où j’avais jadis écouté de la musique baroque du XVIIe siècle, j’ai acheté cette excellente menthe que j’ai pu déguster le soir à Paris peu avant minuit. C’était la première fois que j’emportais avec moi, après toutes ces années, de la menthe suisse.

 

Le vendeur était un jeune homme d’une trentaine d’années, très bien élevé, très poli, et une dame a entendu mon épouse demander ce que l’on pouvait bien de ces orties en vente… Le vendeur répondit qu’on pouvait en faire d’excellents potages avec de l’ail etc… La dame éclata de rire et nous dit que lorsqu’elle était enfant, on la menaçait de recevoir des fessées avec de telles orties. Elle ajouta dans le même éclat de rire que s’i l’on s’avisait d’en faire autant aujourd’hui, on serait cité à comparaître devant le tribunal.

 

Oui, ma bonne dame, autres temps, autres mœurs.

Mais vive la bonne menthe fraîche de Genève où la Réserve est toujours aussi magique.

 

 

Commentaires

  • Cher Monsieur,

    J'ai l'honneur de porter à votre connaissance que le jardin de mon voisin contient déjà plusieurs pissenlits en fleur. Ils sont jaunes, avec des feuilles vertes. Leur taille semble normale pour des pissenlits, quoiqu'elle serait un peu trop petite s'il s'agissait de baobabs. Mais c'est que ce ne sont pas des baobabs.

    Si je pense pouvoir l'affirmer avec une telle certitude, c'est, il faut l'avouer, qu'ils ressemblent trop à des pissenlits pour qu'un botaniste sérieux les considèrent, fut-ce un instant, comme des baobabs. Cette hypothèse ferait en effet sourire même le plus ignorant des citadins si je la soulevais en sa présence.

    -Quoi, me dirait-il, ce citadin ignorant, mais non au point de prendre des pissenlits pour des baobabs, vous prenez ces pissenlits pour des baobabs ? Mais, mon ami, n'avez-vous point lu l'austère et magnifique "Traité des Pissenlits considérés dans leur différence avec les baobabs" du célèbre et érudit Professeur Hayoun ?

    Je serais bien marri alors de voir mon ignorance confondue par cet ignare citadin, que son inculture n'aurait pas empêché de reconnaître ces pissenlits pour ce qu'ils sont : de simples et tranquilles pissenlits, quand moi, fier de ma science péniblement acquise, je les aurais pris pour des baobabs ?

    Je suis donc persuadé pour cette raison que ces quelques remarques retiendront toute votre attention. Et, c'est pourquoi j'ai l'honneur, cher Monsieur, de vous assurer de la sincérité empressée de mes sentiments les plus respectueux.

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